‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 204 sur 327 · Pictura udo tectorio (Vilruv. Vil · texte numérisé non relu

Pictura udo tectorio (Vilruv. Vil

G ). Peinture à fresque, c'est-à-dire exécutée sur un mur revêtu d'un ciment trèsfin, fait de poussière de marbre et decraie, quand ce ciment était encore humide.

5. Pictura textilis (Cic. Verr. \\, 4 , 1 ; Lucret. ii, 35). Tableau fait par des broderies de diverses couleurs, invention fort ancienne, dont on attribuait la gloire aux Phrygiens, très-habiles danscetart; aussi acu pictus, veut-il dire brodé.

PICTURATUS. Peint quand il est question d'une étoffe. Ce mot veut dire aussi brodé (Virg. ^n. m, 483 ).

PILA. La première syllabe longue (ryôri). C'est probablement un mortier profond {alla. Ov. Ibis, 573), où l'on broyait et mêlait différentes substances en une poudre impalpable ( Plin. H. N. XVIII, 29, 2), en les écrasant avec un pilon très- volumineux et très-lourd (voyez PiLUM, 1); d'où, par suite , les mots grecs' fyStçet ryôtfTjxa désignent aussi une danse, où l'on frappait souvent et très-fortement la terre du pied.

Le spécimen que nous donnons est la copie d'un original découvert à Pompéi. On y voit que \iipila différait du mortarium, mortier de plus petite dimension, qui servait plutôt à pétrir, à faire une pâte ; mais la distinction n'est pas toujours observée.

2. (neffffô;). Pdi«r ou pile de forme conique ; on en employait sous l'eau pour supporter le tablier d'un pont (Liv. XL, 51; Suet. Claud. 20; Senec.

Q. N. VI, 30) ; comme monument pour recevoir une inscription ( Nep. ^Ic. 4) ; en avant d'une boutique de libraire, pour exposer aux regards les catalogues (Hor. Sat. I, 4, 71 ); et à d'autres usages analogues.

3. {ly8ô\Lri<jii). Brise-lame, jetée ; toujours arrondie à son extrémité , elle présente, en ce point, de la base à son sommet, une figure à peu près analogue à celle des objets que l'on désigne ordinairement et proprement sous ce nom.

PILA, la première syllabe brève ((ïçaïpo). Balle à jouer ; on comprenait sous ce nom générique les quatre sortes

de balles dont se servaient les anciens , c'est-à-dire follis, liarpastum, paganica et trlgon. Chacune a son article.

2. Pila picta (Ov. Met. X, 262). Balle à jouer, dont l'enveloppe extérieure était peinle de différentes couleurs, et ornée d'emblèmes et de figures variées ; elle entre souvent surles vases peints, comme accessoire dans des scènes de la vie du gymnase ou de jeux de femmes. C'est sur l'un d'eux qu'est pris le spécimen que nous en donnons; il s'y rencontre parmi d'autres colifichets, instruments de travail féminin et jouets, suspendus à la tombe d'une jeune fille grecque. Il seml>lerait que le vert ait été, pour ces halles, une couleur qu'on choisissait de préférence (prasina pila, Petr. Sat. 27) ; par suite, une de ces mêmes balles, dans une inscription ( ap. Grut. tom. i, p. 2, 1537), est désignée par l'épilhète vitrea, c'est-àdire de couleur vitreuse et verdâtre , comme celle de l'eau ; de même 'vitrea iinda (Virg. ;E«. vu, 759), vitrea sedilia ( Id. Georg. iv, 350).

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