‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 209 sur 327 · Registre d'orgue hydraulique (Vitruv. X · texte numérisé non relu

Registre d'orgue hydraulique (Vitruv. X

PINNIRAPUS. Tout gladiateur donné pour adversaire à un Samnite ou à un Thrace, qui tous deux portaient (comme le montrent les gravures à ces mots) des plumes à leurs casques , plumes que le but de leurs adversaires était de saisir et d'enlever, d'où ce nom de pinnirapus (Juv. m, 158 ;Schol. Vet. ad L).

PINSOR. Forme ancienne pour Pis- TOR (Varro , de Fita P. H., ap. Non.

PISCATOR (àXieuî)- Pêcheur ; %<t HàX, comme notre mot français , également de celui qui pèche dans l'eau douce et dans l'eau salée, au filet et à la ligne, et aussi du poissonnier qui vend dans la

PISTILLUM.

ville le poisson qu'il a pris lui-même (Plaut. Capt. IV, 2, 34 ; Terent. Eun. n, 2, 26 ; Inscript, ap. Fabretti, p. 731, n" 450, piscatores propolœ).

PISCINA (t3(6uoTpof£tov). Vivier, dépendance ordinaire des maisons de campagne des riches Romains (Aul. Gell. ii, 20, 2 ; Cic. ad Att. ii, 1 ; Varro, R. R. m, 17; Columell, viii, 17).

2. Large piscine à découvert, pour le bain (Plin. Ep. V, 6, 25), remplie, soit d'une eau attiédie par les rayons du soleil, soit de celle que fournissait quelque source thermale (Id. ii, 17, II ; Suet. Ncro, 31), mais dont on abaissait quelquefois la température en y mêlant de la neige (Id. Nero, 27). La piscina diffère du baptisterium en ce qu'elle est à ciel découvert et généralement plus froide.

3. Piscina limaria. Réservoirs construits au commencement ou à la fin d'un aqueduc, pour permettre à l'eau de se purifier en déposant toutes les matières qu'elle pouvait tenir en suspension, avant qu'elle fût distribuée dans la ville (Froutin. Aq. 15, 19). On a découvert, dans différentes parties de l'Italie, plusieurs ouvrages de ce genre , dont quelques-uns sont construits avec beaucoup de grandeur et de magnificence ; la gravure ci-jointe donne le plan d'un de ces

réservoirs, qui existait autrefois sous la colline Pincia (collis liortulorum) et qui servait à purifier Vaqua Virgo. C'est un réservoir de petites dimensions et insignifiant si on le compare à d'autres bien connus; mais il n'en fera pas moins compiendre les caractères généraux de ces constructions, et les services qu'elles rendaient. A A représente

le conduit de l'aqueduc, qui décharge ses eaux dans la chambre B, où le cours' de l'eau est arrêté, c est une ouverture dans le plancher de cette chambre, par laquelle l'eau descend dans un autre caveau, D, au-dessous du niveau du conduit, et où se déposent les matières sédimentaires que l'eau contenait, e est une autre ouverture par laquelle l'eau passe dans un second caveau F, aussi audessous du niveau du conduit, où elle continue à se débarrasser de ce dont elle pouvait êtie encore chargée. De là elle s'élève au travers de l'ouverture G dans une chambre supérieure H, et elle rentre alors purifiée dans le conduit 1 1, prolongement de A A, qu'elle avait quitté du côté opposé du réservoir. L'ouverture K, au fond de la chambre inférieure de droite, est une vanne {cataracta) par laquelle, de temps en temps, on jetait dans l'égout de la boue et les autres matières qui s'étaient déposées sur le plancher des chambres.

4. Réservoir, ou bassin plein d'eau, dans Y atrium ou le peristylium des maisons particulières (Petr. 5a/. 62); c'est ce que l'on appelle plus ordinairement impluvium. Voyez ce mot.

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