Tout large vase de bois servant à contenir de l'eau
PISTILLUM ou PISTILLUS (Gnepov).
Noire pilon; instrumenta grosse tête arrondie (Hieron. Ep. 69, n. 4) servant, avec le mortier (mortarium) (Plaut. Aul.i,Z. 17), à pétrir, à mêler, à remuer, en tournant en rond le pilon , les matières contenues dans le mortier (Virg. Moret. m, 102; de là le proverbe grec OitÉpou irspiaTpocpiô) ; tandis que le pilum était un instrument plus grand et plus lourd, destiné à écraser et à pulvériser dans un vase profond appelé pila. La gravure représente un pilon antique trouvé dans quelques restes de constructions romaines, que l'on découvrit quand on faisait l'entrée du pont de Londres ; c'est absolument le pilou moderne. Une épigramme (ap. Sympos. 85) implique que les Romains faisaient aussi des pilons à deux têtes, une à chaque bout de l'instrument, comme nos cloches gymnasti-
ques, et les deux mots pisi'dlum et pl- Itim, ainsi que les mots grecs qui leur répondent, sont souvent pris l'un pour l'autre sans égard à la différence de leurs acceptions propres,
PISTOR. Mot à mot, quelqu'un qui écrase quelque chose dans un mortier ; par suite, et plus particulièrement, un meunier, parce que dans des temps très-anciens, avant l'invention des moulins munis de meules à moudre, on broyait le blé en farine avec un pilon très-lourd, de la manière que nous le représente la figureauraotPiLDM, 1 ; plus tard ce même mot signifia ^ow/aw^er (àptouoiôi;), parce que ces sortes d'artisans moulaient toujours eux-mêmes le blé dont ils faisaient leurpain (Varro, ap. Non. v. Pinsere; Plin. H. N. xvill, 28; Varro, ap. Gell. XV, 19).