Pistor dulciarlus. Confiseur (Mart
PISTRILLA. Diminutif de Pisthina (Terent. Àdelpk. iv, 2, 45),
PISTRINA (Plin. H. N. xviii, 20).
Synonyme de Pistrincm.
PlStRINUM ((AuXwv), Désignait originairement l'endroit où l'on broyait le blé enfariné au moyen d'un gros pilon et d'un mortier profond, de la manièi'e que nous représente la figure au mot Pildm, 1 ; mais, après l'invention de moulinsà moudre (mola), on garda ce même mol pour désigner le moulin (Terent. Phorm. ii, 1,19; Cic. de Or. i, 11), ou des esclaves, des bêtes de somme ou de l'eau faisaient marcher les meules (Pallad. i, 42). Par suite des laborieux efforts qu'il fallait faire pour moudre à bras, ainsi que de la continuité de la fatigue, car on faisait souvent marcher les moulins nuit et jour (Apul. Met. IX, p. 183), le pistrinum servait de maison de correction pour les esclaves qui avaientcommisquelque faute.
On les condamnait à y être emprisonnés pendant quelque temps et assujettis à ce rude travail (Plant, passim).
PISTRIS ou PRISTIS ou PISTRIX (TttffTptçet TTptffxt;), Monstre marin (Florus, m, 6, 16; Plin. H. N. ix, 2), que les anciens représentent aussi avec les caractères que lui prête la gravure ci-jointe, d'après une peinture de Pom-
péi, c'est-à-dire avec la tète d'un serpent, le cou et la poitrine d'un qua-
drupède, des nageoires eu place de pattes de devant, et le corps et la queue d'un poisson (Virg. Mn. m, 427) ; forme qu'adoptèrent généralement les premiers artistes chrétiens pour représenter la baleine qui engloutit Jouas.
2. Nom donné à une espèce particulière de bâtiments de guerre, sans doute à cause de la ressemblance générale qu'ils présentaient avec la figure ci-dessus; peut-être parce que l'avant s'élevait très-haut au-dessus de l'eau, comme la tête et le cou du monstre ici représenté. Dans Virgile (JEw. v, 116),/?/5/mest le nom donné à un navire qui porte à l'avant la figure d'un de ces monstres comme emblème. Voyez la gravure à Navis, 2.
PITTACIUM (itiTTàxtov). Une bande, un morceau de papier, de parchemin ou de cuir servant à écrire, surtout comme étiquette pour une bouteille à vin. On y inscrivait la date de la vendange, la qualité du vin et l'époque où on l'avait mis en bouteille (Petr. Sat. 34 et 56).
2. Pièce de toile sur laquelle ou étendait un onguent pour faire un emplâtre (Laber, ap. Gell XVI, 7 ; Celsus, il, 10).
PLACENTA (TiXaxoû;), Gâteau mince et plat fait de farine d'avoine mêlée de fromage et de miel, mais très-grand, de manière à pouvo'ir être coupé en une multitude de morceaux, et distribué aux convives (Cato, R. R. 76; Hor. Ep. I, 10, 11; cf. 5a/, II, 8, 24).
PLAGA (èvôôiov). Filet de chasse, destiné à être tiré en travers d'une route, d'une ouverture, d'une avenue dans un bois, pour empêcher le gibier de franchir certaines limites où on voulait le tenir enfermé (Grat. Cyneg. 300; Hor.
Epod. 2, 23;Lucret. V, 1250; cf, Serv,
PLAlfSTRUM.
fl<f Virg. yE«. IV, 131). Quoique la nature et le caractère de ce filet ne soient pas connus d'une manière précise, et qu'il y ait discussion, cependant, de la comparaison de tous les textes où ce mot se trouve, il paraît résulter que sa forme et son usage auraient été les mêmes que ceux du rete, seulement qu'il aurait été plus petit, et employé pour suppléer aux filets de plus grande dimension dans les passages étroits et resserrés qui, sans cela, auraient permis de passer du pays couvert en plaine.