Cic. de Fin. Il, 8). Diminutif de Saccus
S ACCUS ((jàxxo;). Grand sac fait de toile grossière ; ainsi, un sac à blé ou à farine (Cic. Ferr. ii, 2, 38 ; Phaedr. ii, 7), comme celui que représente la figure ci-jointe, d'après un groupe de soldats
sur la colonne Trajane, qui sont occupés à porter chacun à son quartier les sacs de blé, qu'on vient de répartir entre les différents détachements de l'armée.
2. Grand sac à argent, mot que l'on emploie pour donner l'idée d'une immense fortune (Hor. Sat. ii , 3, 146, et I, 1, 70), tandis que le diminutif (sacculus im plique une très-mcdiocre aisance ou même la pauvreté.
Le spécimen est emprunté à un bas-relief qui, comme le témoigne l'inscription qu'il porte, servait à indiquer aux passants le chemin du trésor public.
3. Saccus 'vinarius. Panier ou crible en osier, en jonc, ou écorce, à forme de cône renversé (Columell. IX, 15, 12), au travers duquel les anciens faisaient passer leur vin au sortir de la cuve, pour le clarifier et le rendre moins capiteux (Plin. H.JV. xxiv, 1, et xiv, 28 ; Mart. Xll, 60). La gravure représente
SACELLUH.
un ustensile de ce genre, d'après un basrelief romain, où sont figurées différentes opérations des vendanges et de la fabrication du vin ; le raisin dont il est plein en indique suffisamment l'usage.
4. Saccus nivarius. Morceau d'étoffe grossière, qui servait aux pauvres, en place du colum iiivarîum, à rafraîchir leur vin en y mêlant de la neige.; on plaçait au-dessus de la coupe l'étoffe, avec un morceau de neige dessus, puis on versait le vin sur la neige, et on le faisait filtrer à travers l'étoffe dans la coupe (Mart. XIV, 104).
SACELLUM (Ttept'êoXoO- Diminutif de Sacrcm. Petite enceinte ronde ou carrée, consacrée à une divinité, et contenant un autel (C. Trebat. ap. Gell. vi, 12), mais sans toit (Festus, s. v.). Les particuliers en consacraient souvent ainsi dans leurs propriétés en l'honneur de quelque divinité favorite, comme le faisaient les magistrats, au nom de l'Ëtat, dans les endroits publics (Cic, Div. i, 46; ylgr. II, 14 ; Ov. Fast. I, 275).
SA GENA. Voyez Scena.
SACERDOS (lepeOç et U'peta). Prêtre, prêtresse; terme très-général désignant les prêtres des deux sexes, de quelque classe ou collège sacerdotal qu'ils fissent partie; on comprend donc sous ce titre VJugur, le Pontifex, le Flamen, la Festalis, et d'autres encore qui sont cités, avec le nom qui leur était propre, dans la Table analytique (Varro, L. L. V, 83 ; Cic. de Leg. il, 8 ; J'err. il, 5, 45; Qs.Fast.y, 573).
SACERDOTULA. Jeune prétresse, ou prêtresse d'un rang inférieur, qui en sert une autre (Varro, L. L. V, 130; Festus, V. Flaminia).
SACOMA ((iin)cu(jLa). Contre-poids ; c'est proprement un mot grec latinisé ( Vitruv. X, Prsef. 9), dont le synonyme latin est ^Equipondicm (Voyez la figure à ce mot).
SACOMARIUS. Celui qui fait des contre-poids (Inscript, ap. Murât. 979, 4).
SACRARIUM (iepoçu^axiov). Dans un sens général, tout endroit où l'on garde des objets sacrés , et particulièrement la sacristie d'un temple, la pièce où l'on conservait les ustensiles, les vases,
les instruments qui servaient au culte de la divinité (Serv.a«^ Virg. y£«.xiii, 199; Ov. Met. X, 691); ainsi la ville de Céré, où les Vestales avaient fui avec le feu sacré et les objets du culte, lors du siège de Rome par les Gaulois, est appelée par Tite-Live (vil, 20) le sanctuaire du peuple romain, sacrarlum populi Romani.
2. Espace consacré dans la maison d'un particulier (Cic. ad Fam. xui, 2), comme une chapelle ou un oratoire. On a découvert un lieu de ce genre dans une maison de Pompéi ; c'est une pièce carrée, ayant à l'une de ses extrémités une abside pour la statue de la divinité, et au milieu un autel entouré d'un petit péristyle formé de quatre colonnes qui soutenaient le toit; de chaque côté, un escalier conduit aux étages supérieurs.
Quelquefois, le sanctuaire du foyer (Corn. Nep. Them. 8 ; cf. Thucyd. i, 136).
3. Un appartement du palais impérial (Auson. Grat. Act.)\ on employait ce terme pour flatter l'empereur en insinuant qu'il était dieu.
SAGA. Proprement, une femme habile, profondément versée dans les mystères de la religion (Cic. Div. l, 31; Feslus. -v. Sagaces); d'où le sens, attaché plus communément à ce mot, de sorcière, ou diseuse de bonne aventure (Hor. Od. i, 27 ; Columell.1,8,6 ; XI, 1,2). La figure de femme ci-jointe, qui, dans la peinture
de Pompéi d'où elle est détachée, est représentée assise contre la porte d'une misérable hutte couverte de chaume , réu-
SAGATCS.
nit tous les caractères que la tradition populaire prête aux sorcières, et semble être le type de la magicienne des contes de fée avec lesquels nos nourrices bercent les enfants. Le chapeau, la baguette magique, le chien, le chaudron, rien n'y manque.
SAGATUS. Qui porte le manteau de drap grossier qu'on appelle sagitm (voir ce mot) ; et comme le sagum était porté plus particulièrement par les soldats, le mot sagatus est souvent opposé à togatus, et l'on indique par là que l'individu dont il s'agit est prêt à se battre (Cic. Fragm. ap. Non. v. Sagum; Gapitolin.
Marc. Antonin. 27).
2. Fait en drap grossier et à longs poils, 'est-à-dire, fait comme le sagum (Columell. xii. 1, 21; i, 8, 9).
SAGENA (aoLy-ry/i). Ce que nous appelons seine; grand filet, dont une des extrémités était soutenue sur l'eau par des morceaux de liège, tandis que l'autreétait précipitée au fond par des balles de plomb qui donnaient au ûlet de la tension; à l'aide d'un bateau, on le jetait de manière à former un cercle assez vaste, puis, quand les deux bouts du filet se touchaient et qu'il formait une enceinte continue, on le tirait vers le bateau ou au rivage, comme cela se fait encore dans le golfe de Napleset sur la côte de Cornouailles (Manil. Astron.y, 678; Ulp.X>i^. 47, 10, 13)
SAGINARIUM Endroit où l'on engraisse de la volaille (Varro, R. R. m, 10, 7).
SAGITTA (TÔ$eu(Aa, ôiaxôç, iô;). Flèche; chez les Grecs et les Romains elle
était ordinairement armée d'un fer ovale, sans crochets, comme le montre le spécimen ci-joint, trouvé en Atlique.
2. Sagitta liamata ou adunca. Flèche à fer crochu, comme dans le spécimen ci-joint, emprunté à une lampe en terre
Asiatiques et les peuples du Nord qui s'en servaient (Ov. Trïst. m, 10, 63).
3. Lancette ou flamme servant à saigner le bétail (Veg. Vet. i, 22, 4, et 25, 5), évidemment ainsi appelée parce qu'elle avait la même forme que le fer d'ime flèche grecque ou romaine, comme le montre la figure ci -jointe, d'après un original en bronze, trouve à Pompéidans la maison d'un chirurgien.
SAGITTARIL Archers qui formaient une partie de l'infanterie légère dans les armées romaines. Mais comme l'arc n'é-
cuile; c'étaient plus particulièremeul les
tait pas chez les Romains une arme nationale, c'étaient les alliés qui fournissaient en général les corps d'archers (Caes. Sali. Tac. etc.). La figure représente un archer germain, d'après la colonne Antonine.
2. Sagittarii équités ( iir7roTO$6xat ), Archers à cheval (Tac. Ann. ii, 16; Gurt. V, 4). Voyez HippoTOXOTA.
SAGITTO(toÇ£uw). Tirer del'arc; art qui, chez les Grecs et les Romains, n'était guère autre chose qu'un jeu d'adresse et un des plaisirs des champs. La figure, empruntée à un vase peint, représente un d'entre trois jeunes hommes grecs qui tirent un coq attaché au haut d'une colonne; l'un d'eux est agenouillé, dans la même attitude que la figure au mot Pharetratus; celui que nous avons reproduit montre bien la manière de tenir l'arc, de fixer la flèche, de la tirer entre ses doigts, et delà diriger en étendant iç long du trait l'index de la
8AGMA.
^SAGOCHLAMYS.
main gauche : ce qui confirme et éclaire les différents iextes où est décrite cette
opération — ■ nervo aptaresagittas (Virg. jÈn. X, 131); imponere (Ov. Met. vill, 381); dirigere (Claud. IV Cons. Honor.
630), etc.
SAGMA [aà'^\La). Bât fait de planches, servant, pour les chevaux de charge et les bêtes de somme, à recevoir les paniers et les paquets; par opposition à la selle ordinaire (ephippiiim), qui était douce et rembourrée, et ne contenait pas de bois(Veget. fet. m, 69, 1 ; Isidor. Orig. XX, 16, 6). Le spécimen est emprunté à
une peinture de Pompéi, et l'on voit sur la colonne Trajane des bâts du même genre. Les pièces de ))ois qui forment saillie sur le côté sont destinées à recevoir les paquets que l'on veut placer en dessous, et forment ainsi une large base sur laquelle on |)eut tout empiler.
SAGMARIUS. Cheval, mulet ou autre
bête de somme, qui porte un fardeau sur le bât (sagma) décrit dans le dernier article (Lamprid. Elag. 4 ; Aurel. Imp. in Ep'tst. ap. Vopisc. Aurel. 7). La figure ci-jointe est tirée de la colonne Trajane. SAGOCHLAMYS. Espèce particulière de manteau militaire introduit sous l'empire, et qui, comme l'indique son nom, tenait sans doute à la fois de la chlamyde grecque, et du sagum romain ou étranger (Valer. in Epist. ap. Trebell. Claud. 14). Les deux figures de la gravure ci-jointe, dont l'une représente un barbare au service des Romains, et l'autre un jeune captif de même origine, portent un manteau d'une forme toute particulière, qui se trouve plusieurs fois reproduit sur la colonne Antonine. Il est formé de deux pièces d'étoffes carrées, attachées l'une à l'autre sur chaque épaule par une broche, de sorte que l'une des deux pièces pend par devant, l'autre par derrière, de
la même manière ; cette forme carrée, la longueur de la draperie, sa disposition, rappellent sous beaucoup de rapports les deux vêtements dont les noms réunis forment celui du vêtement dont nous nous occupons actuellement. 11 suffit, pour s'en assurer, de recourir aux figures données à chacun de ces deux mots. Comme on ne peut douter qu'un vêtement aussi original que celui qui est représenté ci-dessus n'ait eu un nom à lui, et que la langue latine ne nous en présente aucun qui lui convienne aussi bien que celui de sngoeldamys, il n'y a rien de déraisonnable à admettre
SAGDLATUS.
SALIRNS.
que c'est bien là le vêlement que désigne ce mot.
SAGULATUS. Qui porte le sagulum (Suet. Vit. 11).
SAGULUM. Diminutif de Sagcm ; le diminutif impliquant quelquefois finesse de tissu, tout autant que réduction des dimensions de l'étoffe, et sagulum voulant aussi bien dire un sagum mince et fin qu'un petit sagum (Suet. Aug.
.20; Liv. VI, 34; Sil. Ital. iv, 615; XVII, 527).
SAGUM et -US ((TâY0ç,'ê?X7rTtç). C'est proprement un mot celtique, d'où vient en français saie et sajon. Les Romains l'adoptèrent, en lui conservant son sens, pour désigner un manteau fait de laine grossière ou de poil de chèvre. C'était une pièce d'étoffe carrée ou tout au moins rectangulaire (Afran. ap. Charis.
I, 81), qui, détachée du corps, pouvait être étendue comme drap (Suet. Otlio, 2), mais que, pour la mettre, on pliait en deux et que l'on attachait au moyen d'une broche (fibula, Varro, ap. Non.
s. V., d'où sagum fibulatorium, Trebell. Poil. Trig. Tjrann. 10), ou par un nœud (NoDCS ; voy. la figure à ce mot) sur l'épaule gauche. La broche rattachait l'un à l'autre, aux deux tiers environ de leur longueur, deux des bords de l'é-
toffe, de sorte que le côté et le bras gauche étaient couverts, le bras et le côté droit étant libres et découverts; deux des
coins de l'étoffetombaientsur la poitrine et le bras , tandis que les deux autres pendaient devant et derrière au niveau des genoux, comme le montre clairement la figure ci-jointe, d'après un bas-relief du musée de Vérone ; elle représente un licteur vêtu du sagum, qui était son costume de cérémoniequand il accompagnait le gouverneur de la province (Cic. in Pis. 23). CommeXe sagum était plus particulièrement un vêtement militaire, que portaient et les officiers et les simples soldats, les citoyens le prenaient généralement, quand était proclamé le tumultus, c'est-à-dire dans le cas d'une invasion ennemie, ou de désordres intérieurs.
De là vient que des expressions comme saga sumere , in sagis esse, ad saga ire, indiquent toujours des moments de guerre étrangère ou de troubles civils (Cœs. B. C. II, 75,- Sallust. Fragm. ap. Non, s. 1!.; Cic. Plùl. Viii, 11; Liv. Epit. 72).
2. Housse. C'était une pièce de peluche grossière que l'on plaçait sous la selle (sella bajulaloria) ou le hdt (sagma), pour empêcher le corps dur qu'il contenait de blesser le dos de l'animal (Ve- ^ get. Fei. m, 59, " 2), commeon le voit dans la figure ci-jointe, d'après une peinture d'Herculanum.
SALGAMA ( xà à^fixTa). Conserves, salaisons; racines, herbes, fruits, etc.
conservés dans la saumure (Columell. X, 117;xil, 4,4).
SALGAMARIUS. Celui qui fabrique et qui vend de ces conserves (Columell. XII, 44 et 54).
SALIENS. Mn jet-d'eau, se dégageant
par un petit tube (sipho) qui livre pas-
SALSAHENTUU.
sage à la colonne liquide cherchant à regagner son niveau (Cic. ad. Q. Fr. m, 1,2; Vitr. vili, 6, 2; TJlp. Dig. 19, 1, , 15). Agrippa établit cent cinq de ces fontaines jaillissantes dans l'enceinte de Rome (Plin. H. N. XXXVI, 24, 9). et la figure ci-dessus en représente une qui existe encore dans la boutique du foulon à Pompéi.
SALII (làiot). Les Saliens; douze prêtres de Mars Gradivus , qui avaient la garde des ancilia ou boucliers sacrés. Leur costume se composait d'une tunique brodée, serrée autour de la taille par une ceinture militaire en bronze (Cingulcm, 4), ou peut-être couverte d'une cuirasse ( Pectorale), ce qui semble plus probable ; par-dessus, comme manteau , ils portaient la trabea. Leurs têtes é- /vrtt taient surmontées du bon- ]|1\ net pointu (Apex; une courte épée pendait à leur gauche ; leur bras gauche portait un bouclier, et leur main droite une lance ou une baguette avec laquelle ils frappaient les boucliers sacrés pendant que leurs serviteurs les portaient à travers la ville suspendus à une perche (Liv. i, 20 ; Dionys. II, 70). La plupart de ces traits se retrouvent dans les gravures ci-jointes; la première, d'après un bas-relief romain, nous montre l'apex , la trabée et la baguette mentionnés ci-dessus; la main gauche porte une branche de laurier, parce que le prêtre est occupé d'un sacrifice d'action de grâces pour quelque victoire. La
seconde figure, d'après une pierre gra-
vée sur laquelle sont tracés des caractères étrusques, représente les broderies qui couvraient les vêtements de ces prêtres , les boucliers sacrés, et la manière dont on les portait processionnellement.
SALILLUM (Catull. 23, 19). Diminntif de Salinum.
S.\LIN^ (àXoTtTQYio^)- Marais salins, fosses où l'on recueille et prépare le sel (Plin. H. N. XXXI, 39).
SALINATOR (àXoTcrjéç). Quelqu'un qui prépare et qui fait du sel; ainsi sulinator xrar'tus (Ennius, ap. Serv. ad Virg. jEh, IV, 244) est celui qui prenait à bail, du gouvernement le privilège de faire et vendre du sel.
SALINUM. Salière; servant à tenir le sel que l'on répandait sur l'autel dans un sacrifice , aussi bien que celui qui servait aux repas. C'était ordinairement une coupe placée sur un plat ou une soucoupe ; et comme elle était employée dans le culte domestique, la famille tout entière la regardait comme quelque chose de sacré et la vénérait , si bien que c'était une des ambitions des pauvres mêmes d'en acheter une en argent dès qu'ils pouvaient y parvenir (Val.
Max. IV, 4, 3; Liv. xxvi, 36; Hor.
Od. n, 16, 13).
SALISATOR ou SALISSATOR. Celui qui, d'après les mouvements de sou pouls, d'après des palpitations qu'il sent dans quelque partie de son corps, prévoit le bonheur ou le malheur ( Isidor. Orig.
SALISUBSULUS. Salien, danseur; épithète que l'on donnait aux prêtres de Mars (Catull. 17, 5), par allusion à la danse qu'ils exécutaient dans certaines fêtes , comme cela est expliqué au mot Saltatio, II, 3).'
SALPICTA, SALPINCTA, -TES ou SALPISTES :( ffaXTttyxTi^i;, aaXntffTr,;.
Jul. Firm. vill, 21; Vopisc. Carin 19). Mot forgé d'après le grec, et dont l'équivalent latin est Tcbicen (voy. ce mot).
SALSAMENTARIUS (TaptxonciXTi;).
Marchand de poisson salé (Auct. ad Heren. IV, 54; Macrob. Sat. VU, 3).
SALSAMEISTUM. Saumure ou vinaigre pour conserver le poisson (Cic. Div. II, 57) ; par extension, le poisson salé lui
8ALTATI0.
8ALTATI0.
niéme ; en grec, àpixoç (Terent. Adelph. 111, 3, 26).
SALTATIO (8p3((nç, yip^tM-r^fut^ .Danse.
Sous ce même titre les anciens comprenaient, en Grèce et en Italie, quatre sortes d'exercices différents qui n'avaient guère entre eux qu'un rapport , c'est que tous les mouvements de ceux qui les exécutaient étaient accompagnés et réglés par les sons des instruments ou des chœurs de voix ; c'étaient :
I. Les danses religieuses. Elles se composaient presque tout entières de mouvements lents et graves autour de l'autel , sans aucune attitude violente, sans aucune prétention à la souplesse, et elles ressemblaient plus à une marche en cadence accompagnée de musique , qu'à ce que nous appelons proprement une danse ; aussi , chez les Grecs et chez les Romains , des hommes et des femmes libres de tout rang, et même du plus élevé , jouaient leur rôle dans ces pompes , sans que cela nuisit à leur réputation et fût regardé comme au dessous de leur dignité { Quint, 1,11, 1 8 ; Macrob. Sat. u, 10; Serv. ad Virg. Ed. y, 73).