Rouleau de corde (Pacuviusa/;. Fest
2. Ornement que portaient les femmes , et qui parait avoir été une sorte de guirlande garnie de beaucoup de pendants qui se tressaient et s'enlaçaient autour de la tète , comme les enroulements et les têtes de serpents ordinairement représentées au bord de Vxgis de Minerve , et sur la tète de Méduse (Plin. H. N. IX, 58 ; cf. Val. Flacc. Tl, 396).
3. Le cordon qui attachait sous le menton le bonnet ( galerus ) des prêtres saliens , comme le montre la gravure ci-jointe, d'après un basi-elief en marbre, de travail romain (Juv. Tili, 208).
4. Espèce particulière de biscuit, de gâteau, fait en spirale (Cato, R. R. 77).
5. La'/a^e d'une colonne (Festus, s. -v.; Vitruv. ni, 5; Plin. H. N. XXXVI, 56), qui repose sur la plinthe (plinthus), ou sur un soubassement continu (podium), au lieu de plinthe. Dans sa forme la plus élémentaire elle se compose d'un unique torus surmonté d'un astragale , comme cela se voit dans l'ordre toscan et dans le dorique romain ; ou d'un torus supérieur et d'un torus inférieur, séparés par une scotia et des filets { quadrse), avec ou sans
astragale , comme on peut le voir dans la gravure ci-jointe , qui représente un modèle, très-beau et très-simple, connu maintenant sous le nom de base attique , et qui fut appliqué dans l'antiquité aux ordres corinthien et ionien. Le dorique grec n'avait pas de sp'ira.
SPlRULA.Diminutif de Spira,5 (Serv.
fl</ Virg. ^n. 11, 217), et de Spika , 4 (Arnob. u, 42).
SPLENIATUS. Couvert de mouches ( splenium. Mart. x, 22).
SPLENIUM (<iii)ir,vtov). Enduit collant que l'on étendait sur de la toile ou du cuir blanc (Plin. Ep. vi, 22; Ov. A. Am. m, 202), et que l'on portait en guise de mouches sur la figure pour cacher quel-
que défaut ou quelque cicatrice , à peu près comme nous faisons de ce que nous appelons taffetas d'Angleterre (Mart. Il, 29, 10; viii, 33\
SPOLIARIUM. Chambre à déshabiller, où l'on dépouillait les gladiateurs tués dans l'arène de leurs armes et de leurs vêtements (Senec. Ep. 93; Lamprid. Commod. 18 et 19; Inscript, ap. Grut. 489, 12) ; par suite , on applique aussi ce mot en général à tout endroit où il y a eu quelqu'un d'assassiné et de volé (Senec. de Prov. 3).
2. Chambre pour se déshabiller dans des bains (Gloss. Isidor.) ; synonyme d'Apodytkrium; mais ce sens du mot ne repose absolument que sur l'autorité que nous venons de citer.
SPONDA (èv^XaTov). Dans une couchette', l'une des quatre traverses aux-
quelles sont attachées les cordes supportant le matelas, torus (Petr. Sat. 97, 4 ; Ov. Met. VIII, 656), comme le montre la gravure ci-dessus , d'après une lampe en terre cuite , ornée de figures. Mais, quand le lit ou le canapé était muni de montants aux pieds et à la tête et d'un dossier (pluteus), comme dans le spécimen ci-joint ,
d'après un bas-relief romain, le côté ouvert ou devant du lit , par où y entrait celui qui devait l'occuper, prenait plus particulièrement le nom de sponda (Mart. III, 91 ; Hor. Epod. 3, 22), et la partie intérieure du dossier, celui de sponda in-
SPONDAULKS.
Sl»ORTll.A.
lerior (Isidor. Orig^. xx, 11, 6; Suet. des, 49).
2. Couche ou civière sur laquelle on emportait les morts (Mart. x, 5, 9).
SPONDAULES (oTtovSauXr.ç). Musicien qui accompagnait avec une double flûte longue, tilia longa (Marins Victorin. 1,
2478 ; Diomcd. m, 472), les hymnes que l'on chantait dans les sacrifices pendant qu'avaient lieu les libations , comme le montre le groupe ci-joint , emprunté à la colonne ïrajane. Le servant (coot/Z/jw) est en avant de l'autel avec la boîte à encens ( acerrrt ; d'où lihareacerra), derrière lui le spondaules avec une double flûte, et à droite Tiajan avec une paiera ; la gauche du groupe est occupée, dans la composition originale, par le popa et la victime. SPONSA, SPONSUS. Couple fiancé, pas encore uni par le mariage. Chez les Romains, on fiançait souvent les jeunes
gens l'un à l'autre longtemps avant l'époque où devait aToir lieu le mariage. La
cérémonie des fiançailles avait lieu en présence des parents et des amis des deux parties intéressées ; les deux fiancés y signifiaient le contrat de mariage (sponsalia ), puis ils mettaient la main dans la main, et s'engageaient l'un à l'autre , le jeune homme mettant au doigt de sa fiancée un anneau, symbole de la fidélité qu'ils devaient se garder mutuellement.
Les fiançailles sont représentées dans la gravure ci-jointe , d'après un bas-relief romain. On l'appelait la femme sperata, pendant qu'on lui faisait la cour ; pacta, quand l'amant avait fait ses propositions et avait été accepté par la jeune fille et son père ; sponsa, quand ils s'étaient mutuellement engagé leur foi, et nupta, une fois mariée (Non. s.v.).
SPORTA. Panier fait de paille ou de bois tressé, rond et évasé, avec un petit fond j>lat; deux anses placées en dessus servaient à le suspendre, soit au liras, soit à un bâton (Jitgum), quand on le portait tout rempli , d'un endroit à un autre. Il était employé à beaucoup d'usages différents (Columell . viil, 7,1; Varro, ap. Non. s. V.; Plin.
H. N. XXI, 49) ; mais surtout pour recevoir les produits de la pêche et les transporter (Mart. X, 37 ; voy. la gravure au mot Hamiota). Le spécimen est emprunté à une statue de jeune pécheur, conservée au musée royal de Naples.
SPORTELLA (cnupîS.ov). Diminutif de Sporta ; particulièrement un petit panier dans lequel on faisait passer à table des gâteaux, du fruit, diftérenis comestibles (Petr. Sat. 40; Cic. ad Fam.
IX, 20 ; Suet. Dom. 4).
SPORTULA ((TTiupiôtov). Diminutif de Sporta ; petit panier de pèche (Plaut, Sticlt. II, 2, 16; Apul. Met. i, p. 19), comme celui que l'on voit dans la gravure précédente. Il parait que l'on employait aussi des paniers de ce genre pour faire passer à table certains comestibles; par suite, ce mot servit à désigner un don , consistant en un petit panier de provisions, que faisaient les grands personnages à leurs clients et à
SPCHA.
STADIUM.
leurs subordonnés , pour les récompenser et les dédommager de la cour qu'ils leur faisaient et du temps qu'ils y employaient, quand tous les matins ils se rassemblaient à leur porte pour leur présenter leurs respects. Plus tard, quand les habitudes devinrent plus élégantes et les mœurs plus corrompues , on changea ce don en nature en une somme d'argent ; d'où, par suite , on donna le nom de sportula à toute espèce de cadeau et de présent (Juv. m, 294 ;Mart. XIV, 125; Plin, Ep. II, 14, 4).
SPUMA (sous-entendu caustica ou Batava). Pommade que les Gaulois et les Germains fabriquaient de moelle de chèvre et de cendres de bouleau , et qui donnait au\ cheveux une teinte d'un brun clair (Mart. îiv, 26 ; Vill, 33, 20). On Pappelait aussi Sapo ; voy. ce mot. \ SQUAMA {keniç, , çoXU). Voy. LoRiCA, 3 et 4.
STABULARIUS. Un loueur qui prend des chevaux en pension dans ses écuries (Ulp. Di^ 4, 9, 1; Gains, ib.).
2. yiuiergiste , ou maître d'un stabuliim, qui loge à pied et à cheval (Senec. de Ben. I, 14 ; Apul. Met. \, p. 13).
STABULUM (ffxaQfjié;). Dans un sens général, tout endroit où peuvent se tenir {stare) et s'abriter hommes ou animaux; ainsi une écurie pour des chevaux (Virg. Georg. III, 184,; voy. Eqcilk); un parc ou une bergerie pour les moutons et les chèvres (//>. m), 295; Mn. x, 727); une étable à bœufs (Columell. VI, 23 ; voy. BCBILE ) ; une basse-conr pour la volaille et les oiseaux domestiques ( Columell.viil, 1,3; voy. Oknithon, Chors); un hangar servant à proléger des ruches, (Id. IX, 6, 4 ; voy. Apiariom); un vivier où l'on gardait du poisson (Id. vill, 17, 7; voy. Piscina).
2. («avSoxEÏov). Auberge ou hôtel destiné à loger les voyageurs à leur passage dans un endroit ( Petr. Sat. 6 , et 16; Plin. Ep. vi, 19, 4). Une distinction entre le stabulum et la caupona est établie dans les Pandectes (Ulp. Dig. 4, 9, l),mais sans aucun détail qui puisse nous expliquer sur quoi portait cette différence. Cependant, à en juger d'après le sens général des deux mots , et les oc-
casions particulières où on les trouve employés, on pourrait conjecturer que la caupona n'était destinée à recevoir que les voyageurs à pied, tandis que le stabu' lum avait également place pour le cavalier et sa monture. Une telle distinction s'accorderait très-bien avec nos habitudes, puisque maintenant beaucoup de nos aubergistes ne logent qu'à pied ; chez les Romains , elle était d'autant plus nécessaire que la grande majorité des voyageurs allaient à pied , et que ceux qui étaient assez riches pour se servir de chevaux et de voitures avaient en général recours à l'hospitalité privée , au lieu de descendre dans une auberge. Un stabulum ainsi compris devait être un établissement bien moins commun que la cau' pona, se trouvant toujours sur une route, ou à l'entrée de la ville, de manière que les personnes venant de la campagne pussent y laisser leurs chevaux et leurs voitures , et se dispenser ainsi de les conduire dans les rues, tandis que la caupona était située le plus souvent au cœur de la cité. Cette idée est encore confirmée par la découverte d'une auberge ayant place pour hommes et animaux, à la sortie de Pompéi , tout près des portes, sur la route d'Herculanum ; de très-vastes écuries y sont annexées , où l'on trouva le squelette d'un âne, avec plusieurs mors , des roues et d'autres objets servant aux chevaux et aux voitures.
STADIODROMUS((T'ra8'.o5p6ixoç). Celui qui court dans le stadium grec ( Plin. H. N. xxxviii, 19, 3).
STADIUM (ffxotSiov). Arène pour la course à pied, ainsi nommée parce que la fameuse arène d'Olympie avait exactement un stade ( aTaStov ), mesure de longueur qui comprenait 600 pieds grecs ; ce qui vaut un huitième du mille romain, ou 185 mètres. Une arène de ce genre formait ordinairement une des principales dépendances des gymnases grecs et des thermes romains; toute espèce de combats gymnastiques, outre les courses à pied, y avaient lieu. D'autres fois ces stades étaient des monuments isolés.
Dans son ordonnance générale , le stade se rapprochait fort de l'hippodrome grec et du cirque romain , moins la barrière
STALAGBIIDM.
^spiiia ) elles loges (carceres) ; c'était une arène étroite et oblongue, se terminant à l'une de ses extrémités par un demicercle, à l'autre par une ligne droite, les sièges pour les spectateurs étant quelquefois pratiqués dans les flancs mêmes d'une colline eu pente, quelquefois établis sur des remblais de terre amoncelée tout exprès , quelquefois soutenus, comme ceux des cirques romains , sur des arches et des voûtes en maçonnerie et en briques. Les noms qui distinguaient les différentes parties du cirque étaient les mêmes que ceux qui servaient pour l'hippodrome, excepté quand il s'agissait de l'extrémité circulaire, qui avait son nom particulier ; on l'appelait cipevSôvo ( funda ), soit à cause de sa forme elliptique , soit qu'on lui trouvât de la ressemblance avec une fronde ou avec le chaton d'une
bague ; mais cette partie du stade ne servait pas dans la course à pied , car les 600 pieds que comprenait . le stadium n'allaient que jusqu'où vont les deux lignes droites qui forment les deux grands côtés du cirque, depuis A, le point de départ , jusqu'aux deux projections angulaires en maçonnerie qui terminent la <TÇcv56vY), marquée B dans le plan. La gravnre donne le plan d'un stade à Cibyra (aujourd'hui Buraz) en Lycie, encore très-bien conservé; rien n'y est ajouté que les deux massifs de maçonnerie qui, dans l'intérieur de l'arène, marquent le commencement de la açEvôôvT) , et encore ceux-ci sont-ils reproduits d'après des débris analogues qui subsistent dans ce qui reste du stade d'Éphèse. Ce stade de Gibyra se trouve sur le flanc d'une colline, dans laquelle on a pratiqué une lon-
gue terrasse plate dont le côté extérieur est bordé d'un remblai soutenu par des murs, et assez épais pour porter, échelonnées l'une au-dessus de l'autre, plusieurs rangées de sièges; le côté opposé et le demi-cercle du fond sont creusés dans la colline même , qui est taillée en vingt et un rangs de sièges , disposés en amphithéâtre , et coupés par des escaliers, comme la cavea d'un théâtre.
STALAGMIUM. Boucle d'oreille, garnie d'une ou plusieurs perles ou de petites boucles d'or qui y sont suspendues , et imitent la forme d'une goutte d'eau (<jTà).aYiAa); car c'est là le sens du mot grec d'où vient le mot latin que nous expliquons (Festus, s. v.;. Plaut. Men. m, 3, 18).
La gravure en donne un spécimen, d'après un original antique , conservé au Musée Britannique.
STAMEN ((irf.fiaïv). F/7. (Ov. Her.m, 76), composé de plusieurs filaments tirés du haut de la quenouille, colus {deducere 1 colo stamina, Tih. I, 3, 86), et tressés] par le pouce [stamina vollice torque, Ov. \ Met. XII, 475) et à l'aide du mouvement
de rotation du fuseau (fusus), qui le tenait suspendu en ligne verticale au-dessous de la quenouille, d'où le aomde sta-
men (de stare). Tous ces traits sont clairement reproduits dans la figure ci-jointe, qui représente une femme en train de filer, d'après un bas-relief romain.
2. La chaîne ou les filetsde chaCneà&ns un métier vertical, devant lequel le tisserand se tenait debout au lieu d'être assis (Varro, L.L.y, 113; Ov. Met.y\, 54, 55, 58 ; Senec. Ep, 90). Ils étaient tendus verticalement d'une ensouple {insubulum) à l'autre, ou dans des métiers tout à fait élémentaires , de la barre du métier (jugiim), comme on le voit dans la figure ci-jointe, qui représente le métier de Circé dans le Virgile du Vatican ; ilsformaient comme une charpente de l'étoffe, qu'il s'agissait de faire traverser par les fils de trame (suètemina). Par suite on donne aussi ce nom à tout ce qui est de fil; ainsi, à un vêtement (Claud. in Eutr. I, 304 ) ; à un bandeau qui entoure la tête (Prop. IV, 9, 52).