‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 247 sur 327 · Joug, ou barre de bois, que l'on po · texte numérisé non relu

Joug, ou barre de bois, que l'on po

sait en travers sur le garrot de deux chevaux attelés à un même char, et auquel s'attachait le timon (tcmo), comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après une peinture de Pompéi (Stat. Srlt>. iv, 3, 35).

3. Espèce de plat, probablement de forme circulaire , semblable au plateau

sa

STATOttES.

que l'on voit suspendu au premier des pesons figurésci -dessus (Corn. Nepos, ap. Plin. H. N. XXXIII, 52).

STATORES. Esclaves publics ou domestiques payés par l'Ëtat, qui servaient dans les provinces les magistrats romains, et que l'on employait surtout pour porter des lettres, des messages, desdépèches,etc. (Cic. ad Fam. Il, 17; X, 21). Cet emploi fut aboli par Septime Sévère, et les fonctions que remplissaient les siatores remplies par des soldats (Lamprid. Alex. Sev. 52;Ulp. Dig. l, 16, 4).

STEGA (axixTi). Mot formé du grec, qui signifie le pont d'un vaisseau (PÏaut. Bacch. II, 3, 44; Stlcli, m, 1, 12); les Romains employaient, pour désigner ce même objet, l'expression CoNSTRATUM Navis, ou Tabclatum ; voyez la gravure

au mot CONSTRATUM.

STELA ou STELE (<7Tir,Yn). Mot grec ( Plin. H. N. VI, 32); en latin, Cippcs.

STEMMA((TT£(i.[jLa). C'est à proprement parler un mot grec, désignant dans cette langue une guirlande tout entourée de brins de laine, que l'on portait sur la tête comme couronne, ou qui servait pour divers autres objets ( voy. CoRONA , Infdla). Mais les Romains employaient ce mot dans un sens plus particulier pour désigner un long rouleau de parchemin orné de guirlandes, sur lequel était racée en gros caractères la généalogie de la famille, et que l'on avait l'habitude de suspendre aux bustes des ancêtres, placés dans leurs niches {œdiculœ) autour de l'atrium (Plin. H. iV. xxxv, 2 ; Senec. de Ben. m, 28) ; par suite , ce mot servit à signifier un arbre généalogique des titres de noblesse (Saet.Calb. 2; Ner. 37 ; Mart. v, 35; Juv. vin, 1 ; Pers. III, 28).

STEREOBATÀ (Vitruv. iv, 3, 1). Synonyme de Stylobata.

STIBADIUM ((TTtêàÔioY)). Lit de repos, de forme circulaire , adapté à une table ronde (Flin.£/7. v, 6, 36 ; Mart.xiv, 87; Sidon. Ep.l, 1 1 ; Serv. ad \ir^. Mn.

ï, 698); autrement appelé Sigha.

STIGMA ((7TtY[ia). Mot à mot, marque que laisse une piqûre; d'où flétrissure, marque faite avec une pointe (scriptum et inscriptum, Quint, vu, 4, 14 ; Sen.

de Ben. IV, 37), ou imprimée ( impres' sum , Petr. Sat. 105), sur le front d'un esclave (Id. if>. 103) convaincu d'avoir ^olé, de s'être enfui ou d'avoir commis quelque autre crime. Souvent on se contentait d'une seule lettre, F par exemple pour fur; mais le dernier des textes de Pétrone auquel nous avons renvoyé mentionne expressément un mot entier, sinon une phase , comme écrit en grosses lettres sur la figure d'un malheureux et la couvrant tout entière.

2. Marque que l'on faisait avec une pointe sur le bras des conscrits (Veg. lUil. 1, 8 ; II, 5), après qu'on les avaitreconnus propres au service militaire, de manière à pouvoir les appeler sous les drapeaux quand on en aurait besoin ; de même sur le bras des ouvriers employés dans les usines de l'État, pour les empêcher de quitter leurs travaux et d'accepter de l'ouvrage d'autres maîtres (Impp. Arcad. et Honor. Cod. 11, 9, 3). On faisait quelquefois cette même marque sur la main (Imp. Zeno, Cod. 42, 10).

STIGMATIAS (ffxiYixaTtaç ). Esclave marqué d'un stigma (Cic. Off. ii, 7).

STIGMOSUS (Petr. Sat. 109). Synonyme du précédent.

STILUS ou STYLUS (Ypaçiç). Instrument fait de fer ou d'os (Isidor. Orig. Vf, 9) pointu à l'un de ses bouts et ayant à l'autre une large lame plate (Sympos.

AUn'igm 1), et servant à écrire 'sur des tablettes couvertes d'une couche mince de cire (Plant. Bacch. iv, 3, 79 et 91). On employait la pointe pour tracer les caractères, et le bout plat pour faire des corrections en rendant de nouveau unie la surface de la cire, de manière à effacer les lettres qui y étaient marquées ; c'est ainsi que l'expression tertere stilum (Hor. Sat. 1,10,72) signifie raturer ou corriger ce que l'on compose. Les philologues font en général remonter ce mot au grec oxùXo?, pilier; mais, comme les autorités les plus considérables en fait de latin l'écrivent avec un i et non avec un j, et que la pé- I nultième du mot latin est brève, tandis que

celle du mot grec est longue, il est plus probable que stilus vient de ati\f/p^, tige, ce qui est aussi un des sens du mot latin stilus (Columell. xi, 3, 46; v, 10,

2.Stilusciecus.La pointed'une cbaussetrape, que l'on plaçait à terre, de manière que cette pointe, cachée dans l'herbe.

blessât à l'improviste les pieds des chevaux. C'était un moyen d'arrêter la cavalerie de l'ennemi et de l'empêcher d'avancer (Hirt. B. Afr. 31 ; Sil. Ital. x, 414). Le spécimen est tiré d'un original antique.

3. Tige ou aiguille d'un cadran solaire (Mart. Capell. vi, 194), autrement appelée Gnomon. Voyez la figure à ce mot.

4. Aiguille de bronze, ou baguette de fer pointue, qui servait à détruire sur les arbres fruitiers les vers et les insectes qui les rongeaient.

5. Sonde que l'on enjployait dans les jardins potagers pour déposeret faire germer une graine dans les parties charnues de la tiged'une plante d'une espèce différente (Columell. XI, 3, 53).

STIMULUS (xévTpov). Aiguillon, hkton qui se termine par une pointe de fer, et qui sert à conduire des bœufs, des che-

vaux, des mules, des esclaves (Tibull, i, 1, 10; Columell. ii, 2, 26; Sil. Ital. vu, 702; Plaut. Most. i, 1, 54). Le spécimen est tiré d'une terre cuite conservée à Vellelri, d'après Ginzrot.

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