‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 248 sur 327 · Stimulus cuspidatus rallo. Aiguil · texte numérisé non relu

Stimulus cuspidatus rallo. Aiguil

lon dont l'une des extrémités est garnie

d'un racloir qui servait au laboureur à nettoyer le soc, comme la pointe à conduire ses bœufs (Plin. H. N. xviil, 49, 2). Le spécimen est emprunté à un bronze étrusque.

STIPES (ctxûtvo;). Pieu rond fixé en terre (Festus,*. 1).), servant à borner un champ (Ov. Fast. \\, 642), à attacher différents objetsdd.iA. IV, 331'; Suet.iVe/o, 29), ou à en supporter d'autres , comme cela se voit dans la gravure, qui représente, d'après la colonne Trajane, la manière dont les soldats empilaient leurs boucliers et leurs casques quand ils étaient occupés d'ouvrages de campagne, qu'ils travaillaient à des fortifications, etc.

2. Poteau dressé pour servir aux exercices des conscrits (Mart. VII, 32); synonyme de Palus.

STIVA (èxéT).ifi).Le manche de la charrue ; c'était, dans sa forme la plus élémentaire, une simple branche dressée tenant à la grosse branche qui formait le corps de la charrue, buris (Varro, L. L. V,

135) ; le laboureur la tenait de la main gauche pour conduire la machine, ou appuyait sur elle pour faire pénétrer le contre en terre, comme le montre la gravure ci-jointe, copiée d'un bas-relief romain; ce dessin fait aussi comprendre des expressions comme stivx pêne reclus innititur (Columell. I, 9, 3); stivx innixus (Ov. Met. VIII, 218); stivam premens (Id. Fast. IV, 826). D'autres manches de charrue, perfectionnés, sont figurés aux mots Aratruh et Bura.

STLATA. Espèce particulière de navire , brigantin (Aul. Gell. X, 25; Auson. Ep. XXII, 31), à bau d'une Ion-

STOLA.

gueur extraordinaire, et très -peu élevé au-dessus de l'eau (Festus, s. v.) ; traits caractéristiques qui ue se trouvent assez accusés dans aucun monument ancien pour qu'il soit possible de donner, un spécimen qui mérite confiance.

STOLA. Robe de femme; vêtement caractéristique de la matrone romaine, comme la toga était celui du citoyen (Petr. Sat. 81; cf. Cic. P/iil. ii, 18; quoique dans ce dernier passage la leçon ait été contestée ). C'était une tunique très-large, quelquefois à longues manches , d'autres fois à manches courtes , serrées au bras par des agrafes ; en tout

cas, on la mettait comme indumentum (Sen. de Fita beata ,13), par-dessus la chemise (^««/'ca i«/ima), et elle était fixée au corps par deux ceintures , dont l'une passait sous le sein , l'autre au-dessus des hanches (fi/cc/Hc^a, Enn. ap. Non.), de manière à présenter entre ces deux liens qui la comprimaient, un grand nombre de petits plis irréguliers {riigx, Mart. III, 93). Jusqu'ici la stola ne diffère réellement pas de la tunique que portaient ordinairement les femmes romaines. Ce qui en constituait le caractère distinctif pétait un ornement nommé instita, cousu sous la ceinture {subsuta, Hor. Sat. I, 2, 2'J) et traînant par derrière, de manière à couvrir la partie postérieure des pieds (medios pedes ; Ov. A. j4m. I, 32) depuis la cheville ( talos, Hor. /. c; ib. i, 2, 99); c'est cet ornement, on peut maintenant le supposer avec toute confiance, que représente la

longue queue {instita longa, Ov. /. c.) qu'il est si facile de distinguer par derrière la figure ci-jointe , que l'on croit représenter Vélurie, mère de Coriolan, d'après une fresque dans les thermes de Titus. Il est à remarquer que ni les lexicographes ni les archéologues n'avaient donné le vrai sens du mot instita, n'avaient dit ce que c'était au juste, quoique tous semblassent s'accorder à entendre par ce mot un volant cousu autour du bas d'une tunique pour en faire une stola, et c'était, quoique avec doute et sans grande conviction, l'opinion que l'on adoptait quand il fallait expliquer ce mol. Mais on a depuis examiné la fresque dont est tirée la gravure ci-jointe, et qui jusqu'ici avait échappé à l'attention des savants ; on a remarqué le caractère tout particulier de cette espèce de queue traînant par derrière, qui, on le voit encore mieux dansle dessin original, est une pièce séparée attachée sous la plus basse des deux ceintures, et ne fait pas partie intégrante de la tunique ; enfin ou a analysé plus soigneusement les textes d'Horace et d'Ovide indiqués ci-dessus , et qui impliquent tous clairement que Vinstita n'était pas un ornement qui fit tout le tour du bas de la robe, mais qu'elle tombait et traînait par derrière, et cachait aux cegards seulement la moitié des pieds, les talons; toutes ces considérations réunies produisent un tel degré d'évidence, qu'il est difficile maintenant de ne pas s'y rendre. De plus l'image que piésente un passage de Stace (Tlieb. vu, G64), où l'on voit une instita attachée sous la tète d'un thyrse comme ornement — pampineo subnectitur instita pilo, ■ — se comprend bien mieux dans le système où il s'agit d'une large bande d'étoffe, d'une longue écharpe , que dans celui d'un volant circulaire, comme on s'en convaincra aisément en se reportant à l'article et à la figure au mot Mitra, 1 , dont celui qu'emploie Stace n'est dans ce cas qu'un synonyme poétique.

2. (ffTOAin). Les Grecs employaient ce mot dans un sens plus général, l'appliquant à toute espèce de robe portée par les hommes aussi bien que par les femmes, et m cela ils sont imités par les

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