‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 25 sur 327 · Mur ou parapet, qui, dans im théâ · texte numérisé non relu

Mur ou parapet, qui, dans im théâ

tre ou amphithéâtre , formait une ligne de démarcation entre une rangée de sièges msfnianum) et une autre (Calpum.

Ed. VI, 47). Il servait à empêcher les diflérentes classes de spectateurs de passer des places assignées à leurs ordres respectifs dans d'autres parties de l'édifice où elles n'avaient pas droit de s'asseoir : par exemple, d'une rangée supérieure dans une inférieure. La figure présente une vue du plus grand théâtre de Pompéi , et montre une partie de deux mœniana ou rangées de sièges avec le èalteus(\m les sépare. On comprendra que ce parapet, qui n'est ici qu'un débris, courait sans interruption autour de toute la rangée de sièges. Les spectateurs, en entrant au théâtre, suivaient la galerie couverte , qui est l'arcade vaste et obscure, figurée à main droite, jusqu'à ce qu'ils arrivassent à une des petites portes ( vomitoria) par lesquelles ils pénétraient dans l'intérieur; ils descendaient ensuite les escaliers de devant jusqu'à ce qu'ils fussent parvenus à la rangée ou au gradin {gradus ) où se trouvaient les places qui leur étaient assignées. On voit au-dessus un autre balteus, avec deux de ses portes , qui séparait le second msenianum des sièges supérieurs. On remarquera aussi que le passage couvert qui entoure le premier mœnianum ne communiquait pas avec le msenianum supérieur ; on y arrivait par un corridor distinct , qui avait un escalier séparé dans la partie extérieure de l'édifice.

BAPHIUM (paçeîov). Établissement de teinturier (Inscript, ap, Carli, Antich. Ital. tom. lU, p. 14 : Procuratori Baplùi Cissx Histrix. Cf. Lamprid. Alex. Sev. 40 ; Strab. XVI, 2, § 23).

BAPTISTERIUM (pauTtffTYiptov). Mot de forme grecque (Sidon .Ep.\i,2), quoiqu'on ne le trouve dans aucun auteur grec. Bain froid où l'on se plongeait ; il était construit dans la cella frigidaria (Plin. Ep. II, 17, 11 ; v, 6, 25). La gravure représente un bain froid et la pièce qui le contient , telle qu'elle subsiste encore à Pompéi. Le bain lui-même {baptisterium) est un bassin de marbre circulaire, de3m' 88** de diamètre ; deux gradins y sont pratiqués, et il y a au fond

BAHBATULUS.

un siège bas (à main gauche dans la gra-

vure), sur lequel le baigneur pouvait s'asseoir et se laver,

2. Ce mot désigne, dans les auteurs ecclésiastiques ou après l'établissement du christianisme , un édifice distinct de l'église, dans lequel étaient placés les fonts baptismaux (Sidon. Ep. iv, 15). Le baptistère bàli par Constantin près de l'église de San Gioviann't Laterano,'k Rome, est un modèle de ce genre d'édifice. On trouve une vue de l'intérieur de ce monument dans Gally Knight [Ecclesiastical architecture of Italy).

BARBATULUS. Celui dont une jeune barbe commence à entourer le menton, sans être raccourcie ou arrangée par le barbier (',Cic. ad Att. i, 14 ). Ainsi la por-

taient les jeunes gens de Rome avant que l'habitude de se raser eût été adoptée ;

Cal

dans la suite, ils i>ortèrent toute leur barbe jusqu'à l'âge viril , où, devenue plus longue , elle demandait à être arrangée avec art. La figure est prise d'une statue de Drusus, fils de Tibèi-e, trouvée à Pompéi.

BAHBATUS (Titoywvta;). Homme qui porte toute sa barbe , comme le faisaient ordinairement les Grecs, jusqu'à l'époque d'Alexandre, et les Romains, jusqu'à l'an 300 avant J.-C. (Plin. H. IV. vil, 59; Cf. Liv. v, 41, et Cic.

de là vient que les auteurs latins emploient souvent ce mot pour caractériser les manières rudes et incultes des premiers âges (Cic.

Mur. 12; Sext. 8).

La figure ci-jointe est tirée d'une pierre gravée qui représente, à ce qu'on suppose, Numa Pompilius. On s'autorise , pour cette conjecture , de sa ressemblance avec le profil qu'on voit sur certaines monnaies où est inscrit le nom de Numa.

2. Barbatus hene. Personnage dont la barbe est coupée et arrangée avec un art qui lui donne une sorte de beauté ; cette mode s'introduisit parmi les jeunes élégants vers les derniers temps de la république ( Cic. Catil.

11,10), et fut adoptée par les empereurs depuis le temps d'Adrien, comme on le voit par le buste ci-joint d'Antonin le Pieux, d'après une pierre gravée.

BARBITOS et BARBITON (pàpêtioî, pâpêiTov, et papû[xiTov, Jul. Poil. IV, 59). Instrument à cordes du genre des lyres ; il était plus grand que la lyre proprement dite, et avait des cordes plus fortes (Pollux, /. c. );; par conséquent il donnait des notes plus hautes et plus pleines que les lyres ordinaires. On se servait pour jouer du barbïlon des doigt, et du plectrum ( Claud. Prœm. ad Ep'itli. in Nupt. Uon. et Mar. 9; Ausons

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