‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 26 sur 327 · BASILICA · texte numérisé non relu

BASILICA

Epigr. 44). Ainsi cet instrument était à la lyre ce qu'est le violoncelle au violon. Il est très-probable, d'après tous ces détails, que la figure donnée ici est un snécimen authentique de l'ancien barbitos. Elle est prise d'une peinture de Pompéi, où elle est placée à côté d'Apollon, et porte à terre sur un bouton proéminent, comme notre basse de viole ; elle atteint en hauteur à la moitié de la figure peinte.

BARCA. Bateau employé pour transporter au rivage la cargaison d'un vaisseau. Quand le vaisseau partait , on mettait ce bateau à bord et on ne le descendait que lorsqu'on en avait besoin (Isidor. Orig. XIX , 1 , 19; Not. Tir, p. 77).

BAKDOCUCULLUS. Vêtement avec capuchon (ciicullus) qui, si nous en jugeons par le nom , était particulier aux Bardéens,

Seuplede l'Illyrie (Cf. Capitol. Pertin. 8) : [artial {Ep. I,64;cf. Juv.5af.vill, 145) l'attribue aux Gaulois, et dans un autre passage (£/>. xiv, 128) il indique clairement que c'était un vêtement de dessus porté par le bas peuple de ce pays, et ayant une sorte de ressemblance avec la pxnula romaine. Ainsi c'était probablement un manteau d'étoffe grossière, avec un capuchon, qui couvrait tout le corps, pareil à celui que porte le charretier dans la gravure ci-jointe, prise d'un basrelief de tombeau trouvé à Langres. Ce

ment ces ressemblances et ces différences qui expliquent pourquoi Martial a rapproché les deux mots. [La coule des moines, avec le capuchon pour rabattre sur la tête, est une imitation de ce vêtement primitif des paysans.]

BARIS (pâpt?). Bateau à fond plat dont on se servait sur le Nil pour le transport des marchandises, et plus particulièrement pour faire passer la rivière à un mort et le mener au lieu de sa sépulture avec un cortège funèbre (Herod.

II, 96; Diodor. i, 96). La figure ci-

vêtement a des manches que n'avait pas la psenula. Il y a de côté, près du pied droit, une fente, la même que dans lapxnula, mais moins longue. Ce sont précise-

jointe représente, d'après une peinture égyptienne , un de ces bateaux qui porte une momie. Quand Properce (m, 11, 44) applique ce nom aux vaisseaux de guerre d'Antoine et de Cléopâtre, on doit l'entendre dans un sens d'ironie et d'extrême mépris.

BASCAUDA. Même sens que le gallois basgawd et l'anglais basket (panier, corbeille). Ces objets de l'ancienne industrie des Bretons furent importés avec leur nom à Rome (Mart. Ep. XIV, 99), où ils étaient employés parmi les ustensiles de table et très-recherchés (Juv.iJaf. xil, 4(i; Schol. Vet. adl.).

BASILICA. Vaste édifice public, élevé dans le forum ou place du marché, ou près de cette place : il servait de lieu de réunion pour les marchands et ceux qui faisaient des affaires , aussi bien que de cour de justice ; il répondait aussi sous ijeaucoup de rapports à la fois à un hôtel de ville et à une bourse modernes (Cic. f^err. II, 5, 58; ad AU. Il, 14),

L'intérieur d'une basilique avait une grande ressemblance avec la plupart de nos vieilles églises. Il se composait d'une nef centrale et de deux ailes latérales qui en étaient séparées par une rangée de colonnes, comme on le voit dans

BA.SILICCS.

BASTERNA.

le plan ci-joint de la basilique de Pom-

péi. C'est dans cette partie de l'édiûce que ceux qu'appelaient leurs affaires et les marchands se réunissaient et trafiquaient. A l'autre extrémité de la grande nef, une partie de l'édice était séparée

par une grille (voy. la partie à main droite dans la première gravure), comme le sanctuaire d'une église ; quelquefois il y avait une tribune élevée hors du corps principal (voy. la gravure ci-dessous) : on avait ainsi dans la même construction un lieu retiré et éloigné du bruit et du tumulte des trafiquants. C'était là que siégeaient les juges et que l'on plaidait. L'intérieur de l'édifice était de plus entouré d'une galerie supérieure, élevée sur les colonnes qui partageaient les ailes inférieures, comme on le voit dans la

gravure ci-jointe, qui montre une section et une élévation en longueur de l'ancienne basilique de Vérone , telle qu'elle a été restaurée d'après ses ruines par le comte Ârnaldi. Ces galeries supérieures étaient construites principalement pour la commodité des spectateurs et des oisifs, qui pouvaient ainsi assister au mouvement des affaires sans y apporter aucune confusion ni aucun trouble ( Vitruv. V, 1 ).

2. Après l'introduction et l'établissement du christianisme par Coustanlin, ce prince convertit plusieurs des anciennes has'dicx en édifices destinés au culte; leur plan était parfaitement adapté à ce but. De là vient que, dans les auteurs ecclésiastiques de cette période , le mot basHlca est employé communément pour désigner une église ( Sulp. Sev. Hist.

Sacr. II, 33 et 38). Cinq de ces édifices à Rome gardent encore leur ancien nom de basiliques ; de plus, ils conservent des marques de leur destination primitive :

on les tient ouverts tout le jour, comme une cour de justice, au lieu de les fermer à certaines heures , ainsi que toutes les autres églises.

BASILICUS (jacttu). Nom donné à

im coup de dés. Quelle combinaison de chiffres fallait-il pour amener ce coup, on l'ignore : mais on peut juger, d'après sonnom, qu'il était excellent, quoiqu'audessous de celui de Vénus, qui était le meilleur de tous (Plaul. Cure, il, 3, 80 ; Becker, Gallus, p. 393 de la trad. angl.).

BASTERNA. Sorte de palanquin, destiné particulièrement aux femmes (Poet. Incert. in Anthol. Lat. Ep. m, 1 8 3). C'était une voiture fermée ( Ammian . XIV, G, 16), traînée par deux mulets, un

devant et l'autre derrière, attachés chacun à des brancards séparés (Pallad.

vil, 2, 3). Cette description répond si exactement à la figure ci-jointe, copiée d'une ancienne gravure du quinzième siècle, et à des voitures semblables dont on se sert encore dans différents pays, qu'il n'y a pas de doute que l'ancienne bas-

BASTKRNAIIICS.

BESTIABICS.

terna fût faite sur un modèle analogue.

BASTERNARIUS. Esclave conduisant les mulets qui portaient un palanquin ou basterna {Ssmm. Ep. VI, 15).

BATILLÛM ou BATILLUS. Petite pelle ou brasier, servant de réchaud, sur

lequel on portait du charbon allumé pour brûler des herbes odoriférantes et de l'encens (Hor. Sat. I, 6, 36). La gravure ci-jointe est tirée d'un original en bronze trouvé à Pompéi.

2. Pelle commune pour enlever les ordures, etc.; elle était tantôt en bois (Varro, R. R. i, 50, 2) et tantôt en fer (Varro, R. R. m, 6,5).

3. Petit plat, muni d'un manche et servant de creuset pour essayer l'argent (Plin. Ji. N. xxxiil, 44). La figure est

prise d'un bas-relief trouvé sur la voie Appienne. On reconnaît clairement l'usage de cet objet, dans le modèle original, au sac de monnaie qui est figuré tout à côté.

BATIOLA. Sorte de vase à boire de grande capacité et de matière précieuse ; mais on ignore quelles eu étaient la forme et la contenance précise (Plaut.

Stich. V, 4, 12).

BAXA et BAXEA. Sorte de chaussure légère, patin, sandale ou soulier, faite chez les Romains de fibres, de feuilles ou de petites bandes de saule tressées

(Isid. Orig. XIX, 34, 6 et 13), et, chez les Égyptiens, de la feuille du palmier ou du papyrus (Apul. Met. ii, 39). Elle était portée et sur la scène comique (Plaut. Men. II, 3, 40), et par les philosophes qui affectaient une grande sim-

plicité de costume (Apul. Met. xi, p.

244). La gravur»; ci-jointe représente un modèle en papyrus de la collection de Berlin, Ces chaussures sont quelquefois indiquées aux pieds des statues égyptiennes, et on en a découvert plus d'un original dans les tombeaux d'Egypte ; quelques-unes sont faites avec des quartiers fermés et une empeigne, comme un soulier; d'autres avec une feuille qui forme un simple lien placé sur le cou-de-pied, comme un socque ; d'autres, enfin, comme le spécimen donné ici, avec un lien placé sur le cou-de-pied, et une autre feuille plus petite, dans la partie antérieure de la semelle , destinée à passer entre le grand orteil et le doigt voisin.

BENNA. Mot gaulois employé pour désigner un chariot à quatre roues ou

une voiture faite d'osier et pouvant contenir plusieurs personnes, comme on le voit dans la gravure ci-jointe, prise de la colonne de Maic-Aurèle (Festus, s. v.; Scheffer, de Re velue. Il, 21 ; cf.

Calo, R. R. 23,2, où cependant Schneider lit Maena),

BES. Les huit douzièmes ou les deux tiers d'un objet, par exemple, une des fractions de Vas. C'était une monnaie de compte et non une pièce de monnaie ayant cours (Varro, L. L. \, 172).

BESTIARIUS (er,p'.o|iaxr,0. Homme qu'on louait pour combattre les bétes féroces aux jeux du cirque, dans l'amphithéâtre de Rome, ou dans les autres spectacles qui étaient donnés au peuple (Cic. Sext. 64; ad Q. Fr. Il, (S). Les hesiiaru étaient distincts des gladiateurs et regardés comme une classe inférieure parmi les combattants ( Petr. Sat. 45, II). Dans l'origine, ils étaient complètement couverts comme eux d'une armure défensive et offensive , et portaient un

BIBLIOPOLA.

casque, un bouclier, un couteau ou une

épée et avaient les jambes protégées.

On voit la plupart de ces détails dans la gravure ci-jointe, tirée d'un bas-relief engagé dans la muraille du palais Savelli, maintenant Orsini , à Rome. Ce palais est bâti sur les mines du théâtre de Marcellus, à la dédicace duquel furent tuées six cents bétes féroces, carnage rappelé sans doute par le bas-relief dont nous parlons. Dans la suite, les hestiarii devinrent plus distincts des gladiateurs par leur costume et leur manière de combattre : ils n'eurent plus d'armes défen-

sives que des bandages sur les jambes et sur les bras ; et, pour armes offensives, ils ne portèrent plus qu'une lance ou une épée d'une main, et de l'autre une pièce d'étoffe iieinte, comme le matador espagnol : on le voit par la figure donnée ici et empruntée à une tombe de Pompéi.

Cette coutume s'introduisit d'abord sous le règne de Claude (Plin. //.i\'.vili,21). BIBLIOPOLA (Pi6Xiouw>-Ti(;). Libraire.

Son métier consistait à rassembler des manuscriU (Mart. Ep., IV, 12); à en donner avis par des catalogues affichés à l'extérieur de sa boutique (Mart. Ep.

I, 118, 11; Hor. Sat. i, 4, 71; ^.

P. 373); à en multiplier les copies en employant plusieurs mains à les transcrire (Mart. Ep. Il, 8; cf. Ep. vil, 11), et à les mettre en vente (Plin.

Ep. IX, m.

BI6LI0THECA (pigXioÔ^XYi). Bibliothèque, c'est-à-dire appartement ou édifice dans lequel on conserve une collection de livres (Cic. ad Fam. vil, 28). On a découvert une chambre disposée comme une bibliothèque, dans une des maisons d'Herculanum, en 1753 : elle contenait 1,756 manuscrits, sans compter plusieurs livres qui furent détruits par les ouvriers avant qu'on en connût le prix . Ils étaient arrangés sur des rayons autour de la chambre à une hauteur de |)rès de six pieds; et, au centre, il y avait une case isolée , formée par une colonne rectangulaire, qui faisait face de chaque côté , et qui était remplie de la même manière que les autres rayons (lorio, Officina de Papiri).

2. Bibliothèque, c'est-i-dire collection des livres contenus dans une bibliothèque (Cic. ad Fam. xiii, 77; Festus, s.

3. Casier pour livres ou suite de tablettes à livres (Paul. Dig. 30, 1,41; Ulp. Dig. 32, 3, 52, §8).

BIBLIOTHECL'LA. Petite bibliothèque (Symm. Ep.iv, 18).

BICLINIUM. Sofa ou couche sur laquelle pouvaient se placer deux person-

nes pour prendre leurs repas, etc. (Plaut. ffaccli. IV, 3, 84 et 117). C'est un mot hybride, moitié latin, moitié grec (Quiut. I, 5, 68). Le gravure est tirée d'un basrelief romain.

BIDENS (5îx£).>a, ffiJiwyr)). Houe forte

BIDENTAL.

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