‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 27 sur 327 · BIGA · texte numérisé non relu

BIGA

et pesante, armée de deux fourchons (Ov.

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Fast. IV, 927), qui servait dans la culture des champs à différents usages : par exemple, à trouer le sol au lieu de le labourer; à briser les mottes de terre retournées par la charrue; à remuer la charrue et à la nettoyer autour des racines de la vigne, etc. (Virg. G. Il, 356, 400, Tibull. n. 3,6;Columell, iv, 17, 8). Le modèle ici donné est pris d'une pierre gravée rui représente Saturne sous les dehors d'un esclave des champs, par allusion aux Saturnales.

2. Ce mot employé adjectivement s'applique aux objets qxii ont deux fourchons, deux lames ou deux dents , comme forfex ou ferrum bidens (Virg. Cat. 8 ; Cir. 213), paire de ciseaux (voy. la graviue au mot Forfex); bidens ancora (Plin. VII, 57), ancre à deux pattes; dans les premiers temps l'ancre n'en avait qu'une. Voy. Ancora.

BIDENTAL. Petit temple ou chapelle consacrée par les augures, et contenant un autel élevé sur tout lieu qui avait été frappé de la foudre (piiteal) ; il était appelé ainsi parce qu'il était d'usage d'y sacrifier une brebis de deux années ( bidens) (Festus, s. %'.; Hor. A. P. 471; Apul. de Deo Socr, p. 677). La gravure

présente un spécimen des restes d'un bidental à Pompéi. On voit l'autel au centre; les colonnes mutilées qui l'entouraient sont encore debout à leurs places ; on peut aisément se figurer ce toit et le reste de l'édifice.

BIFORIS et BIFORUS (5t6upo;). Ces mots s'appliquent aux fenêtres et aux portes, pour indiquer celles qui s'ouvrent à deux battants, au lieu de s'ouvrir tout

d'une pièce, et qui ressemblent par conséquent à ce que nous appelons fenêtres françaises et portes à battants (Ovid.

Pont. III, 3, 5 , Vitruv. iv, C, 6). Voy. la gravure au mot Antepagmentum.

BIFRONS StixÉTWTîo?). Tète qui a deux fronts ou deux figures, par devant et par derrière ; type attribué à Janus; comme marque de sa grande sagacité et comme emblème de sa connaissance du passé et de l'avenir, du connu , qui , à ce qu'il semble, est devant, et de l'inconnu, qui est derrière (Virg. yEn. VII, 180). Des bustes decette espèce, représentant les images de différentes personnes tournées dos à dos, étaient fort employés par les anciens pour orner leurs bibliothèques et leurs galeries de peintures ; on les plaçait souvent au haut d'un pilier carré, au milieu des carrefours; généralement ils couronnaient le poteau qui formait le montant d'une grille de jardin ou d'une autre enceinte d'ornement ; à cette intention , en effet, on choisit un objet qui peut être vu de face ou de tous les côtés. La gravure ci-jointe est prise du Capitole de Rome ; elle présente deux bustes de femme d'une grande ressemblance, coïncidence très-rare ; car des bustes de cette espèce représentent la plupart du temps des têtes d'hommes empruntées à des personnes différentes.

Ce sont généralement des philosophes, ou le Bacchus indien uni à quelque personnage mythologique ou autre.

BIGA (ffuvwpiç). Deux chevaux attelés ensemble par une barre transversale

portant sur leur garrot, comme on le voit clairement dans la gravure, prise

BIGATDS.

BIPAUTJM.

d'une peinture de Pompéi. C'est dans ce sens que le pluriel bigx est employé le plus souvent et avec le plus de propriété (Plin. H. N. VII, 57; Virg. Mn. ii, 272; Catull. LV, 26).

2. Au singulier, ce mot désignait un char traîné par deux chevaux, quoique dans ce cas on se servît aussi du pluriel.

On appelait aussi biga une voiture à deux chevaux (Suet. Tth. 26; Tac. Hist.i, 86), soit char de guerre, soit char de course. C'est un de ces derniers qui est représenté ici d'après une lampe d'argile.

BIGATUS (nummus ou argentum bigatum, Liv. XXXIII, 23). Denier d'argent; une des monnaies les plus anciennes des Romains (Liv. xxill, 15; Tac. Ge?'m.

5), qui avait pour type

une biga ou un char à

deux chevaux sur le

revers (Plin. H. iV.

xxxui, 13) : et c'est

de là que lui vint son

nom. Le spécimen que

nous donnons est tiré

d'un modèle du Musée Britannique : ou

lui a conservé sa dimension actuelle.

BIJUGUS et BIJUGIS. Même sens que Biga.

BILANX. Balance à deux bassins (Mart. Capell. il, 180, p. 42). Yoyez

LiBRA .

BILIX (Si'iiiTo;.). Objet fait de deux fds ou à doubles lisses (licia). Ce mot s'applique à une étoffe tissue comme notre basin (Virg. ^n, xii, 375). Ce qu'elle a de particulier tient à la manière dont sont entrelacés les fils de la chaîne et ceux de ia trame. Dans une pièce de calicot commua, les ûls se croisent à

angles droits , chaque fil de la trame [subtemen) passant alternativement sur et sous un des fils de la chaîne (stamen) ; il en résulte des lisses simples. Mais, dans les tissus croisés, un fil de la trame est passé sur uu puis sous deux ou plusieurs fils de la chaîne, ce qui semble former comme des côtes sur l'étoffe.

Quand le tissu croisé est formé en passant sur un fil et sous deux, il faut des lisses doubles et on lui donne l'épithète de bilix ; quand il passe sur un et sous trois, celle de trilix, et ainsi de suite.

BILYCHNIS (sous-entendu lucerna).

Lampe munie de deuv becs et de deux

mèches, et donnant deux flammes séparées (Petr. Sat. 30), comme dans le spécimen, tiré d'un modèle en bronze.

BIPALIUM. Espèce particulière de bêche, munie d'une barre transversale

à une certaine hauteur au-dessus du fer, sur laquelle le laboureur pesait du pied en creusant la terre. 11 enfonçait ainsi le fer deux fois aussi avaut qu'avec la bêche ordinaire [pala). Le bipalium entrait habiluellement de deux pieds en terre, mais on pouvait accroître ou diminuer cette profondeur en plaçant plus loin ou plus près du fer la barre transversale (Cato, R. R. 45, 2; Varro, R. R. I, 37, 5; Columell. XI, 3, II). Le spécimen est pris d'un bas-relief de tombeau.

BIPEDA. Grand carreau, long de deux pieds, dont on se servait pour faire des pavés en plein air (Pallad. I, 40, 2, et 19, 1).

BIPENNIFER. Qui porte la hache à deux tranchants ( bipennis), arme qui caractérisait particulièrement les Amazones , comme on le voit dans la gravure , prise d'un bas-relief grec. On donnait aussi cette arme à d'autres personnages , comme au roi] de Thrace Lycurgue ( Ov. Met.

IV, 22), et à Arcas, fils de Jupiter et de Callisto ( Ovid. Metamorph. VIII, 391 ).

BIPENNIS (3î(7TO[ioi; TtéXcXui;, àÇîvr,).

Hache à double lame ou tranchant (Isidor. Or'ig. xix, 19, 11 ), dont on se servait comme de doloire (Hor. Od. iv, 4, 57 ), mais qu'on employait plus communément comme arme de guerre (Virg. jEn. v, 307 ; Pliu. H. N. vili, 8). Voyez la gravure et le mot précédents.

BIPRORUS (5i7tpwpoi:).Qui a une double proue (Hygin. Fah. 168, 277); ce qui signifie probablement un vaisseau construit avec un avant et un arrière tranchants et effilés , comme les rapides proas des mers de l'Inde , de façon à pouvoir voguer des deux côtés sans virer vent devant ou virer de bord (Cf. Tac. Ann. II, 6 ).

BIREMIS (SîxwTtoç). Littéralement, muni d'awe paire àe rames ou d'avirons ;

gnéc par les mots parva rat'is et alnus),

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