iaTo6o£iji;). Le timon d'une char
TEIfTOHlCM.
rue (Virg, Georg.\, 171), qui passait entre les bœufs , et , d'un bout , tenait à l'extrémité recourbée ou queue de la charrue (A«m) , de l'autre portait le joug, au moyen duquel les bœufs étaient
attelés et tiraient : c'est ce que fera comprendre la gravure, qui représente une charrue étrusque ; voy. la figure au mot Aratrum, 2, aa, où l'on retrace la même pièce dans une machine plus perfectionnée et plus compliquée.
TEMPLTJM ( Téjjievoç). Dans son sens primitif , signifie une partie qui est coupée, retranchée, particulièrement par rapport à un espace imaginaire que l'augure séparait et limitait dans les cieux avec sa baguette (lituus), afin de déterminer le champ de ses observations sur le vol des oiseaux (Varro, L. L. vil, 7).
2. Pièce de terre séparée et limitée parles augures, avec certaines formules solennelles, pour différents usages religieux, mais plus particulièrement pour prendre les auspices (Varro, L. L. vil, 8 ; Cic, Lcg. II, 8; Liv. i, 6).
3. Temple ou édifice religieux, consacré , comme nous venons de le dire , par les augures , en y comprenant l'enceinte sacrée qui l'entourait (Cic. Ferr. li, 4, 43).
. 4. Tout endroit , tout bâtiment qui avait été consacré par un augure ; ainsi la Curie (Liy. i, 30; Cic. Bom. 61), les J{ostres{\d. Fat. 10).
5. En architecture , on appelle templa les pannes couchées en travers sur les arbalétriers (canterii), dans la charpente d'un toit , et formant un lit pour recevoir les chevrons (asseres) sur lesquels sont posées les lattes, puis les tuiles (tegulse. Vitruv. IV, 2, 1 ). Voyez la gravure au mot Materiatio ; elles y sont marquées gggg-
TENSA ou THEN'SA (fipfia 6cwv. Glos.
Philox.). Char de cérémonie traîné par
des animaux , sur lequel on transportait en grande pompe les images des dieux dans les jeux du Cirque ( Festus, s. v. ; Cic. Ferr. Il, 7, 72; Suet. Fest. 5), par opposition à ferculum, que les hommes portaient sur leurs épaules. La figure, copiée d'un médaille de Nerva , servira
à donner une idée générale du style et du caractère de ces chars ; quoiqu'on ne puisse la présenter comme un spécimen positif delà thensa, c'est pourtant encore là le nom qui semble le mieux lui convenir.
TENTIPELLIUM (-/aXéîcouO. Mot à mot , ce qui étend le cuir, par suite forme de cordonnier (Festus, s. ■v.) , comme celle que représente la figure ci-jointe, d'après une peinture à Herculanum. Il est probable que c'était un mot de la conversation et du métier; car Horace et le Digeste se servent, pour désigner le même objet, du mot forma.
2. Cosmétique que l'on s'étendait sur la figure pour faire disparaître les rides en tendant et en roidissant la peau (Festus, s. V.) : emploi du mot qui , comme le précédent, sent fort la conversation.
TENTOHIUM (ctxtiviÎ). Proprement, pavillon tendu sur des cordes (de tentas), par opposition Autahernaculum, qui avait une charpente de bois. Mais cette distinction n'était pas observée dans la pratique , et ce mot est presque toujours employé pour toute espèce de tente, qu'elle serve à des soldats ou à des voya-
TEPIDARIOM.
TEREBRA.
geurs ( Hirt. /?. G. 5 ; Suet. 7/A. 18; Virg. yErt. I, 472 ; voy. les gravures aux mots Papilio et Tabhrnaculcm).
TEPIDARIUM ou TEPIDARIA CELLÂ.
Dans des bains, chambre où l'on maintenait une température moyenne , aGn de
préparer le corps à la violente chaleur du sudatorium ou bain de vapeur, et quand on en sortait , de servir de transition entre la température du sudatorium et l'air extérieur (Celsus, i, 3 ; Vitruv. V, 10, 5). La gravure représente l'intérieur du tepidarium dans les bains de Pompéi. Il est contigu, ainsi que le recommande Vitruve (J.c), à la chambre où Ton se déshabillait (apodyterium), et à celle où se trouvaient les bassins pleins d'eau chaude ( caldarium ) ; c'est dans cette dernière pièce que donne entrée la porte de droite , comme on le reconnaît en se reportant au plan général de ce bâtiment figuré au mot Balinr^ , où le tepidarium est marqué C. Il contient trois baucî de bronze {suhsellia), dans les positions ou on les trouva quand furent faites le^ fouilles, et au fond on aperçoit un réchaud (focus) qui servait à en échauffer l'atmosphère ; tandis que le tepidarium âe la partie consacrée aux femmes (marqué g sur le plan auquel nous nous sommes déjà référés) était échauffé par des tuyaux de calorifère couraut sous le plancher. Tout autour de l'appartement, sous la corniche, les flgures d'homme ( telamones ) qui la supportent forment des espèces de compartiments où l'on déposait les parfums et tous les objets qui servaient aux baigneurs. On croit que dans un petit établissement comme celui de Pompéi , le tepidarium servait
aussi de chambre à oindre {elteothesium, unctorium), et que c'était là que le baigneur se retirait pour être gratté avec la strigile et frotté, après le bain de vapeur. Le petit enfoncement sombre sous la fenêtre contenait une lampe à huile.
2. Tepidarium, sous entendu ahenum ou vas. La chaudière qui contenait l'eau tiède dans un établissement de bains (Vitruv. V, 10, 1 ). Elle était placée sous la citerne à eau froide {frigidarium) et audessus de la chaudière à eau chaude {caldarium), mais communiquait avec toutes les deux par un tuyau , de sorte que , quand du dernier de ces réservoirs on retirait une certaine quantité d'eau chaude, le vide était aussitôt rempli par une même quantité de liquide déjà échauffé jusqu'à un certain degré dans le tepidarium, qui réparait lui-même immédiatement ses pertes à l'aide de l'eau froide de la citerne de dessus. Tous ces détails , ainsi que le procédé luimême, sont éclaircis par la gravure , où l'on voit les trois vaisseaux, avec leurs positions respectives par rapport les uns aux autres et au fourneau, d'après une peinture qui représente l'intérieur d'un établissement de bains et qui est tracée sur le mur de l'un des appartements des Thermes de Titus à Rome.
TEREBRA (TépE-rpov.) Instrument à forer, à percer ; c'est un terme général qui s'applique à plusieurs instruments servant à l'opération que nous venons d'indiquer ainsi :