‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 262 sur 327 · Vrille de menuisier (Isidor. Orig · texte numérisé non relu

Vrille de menuisier (Isidor. Orig

XIX, 19, 14; Celsus, VIII, 3), qui fait en perçant son trou , une sciure fine (scobis; Columell. iv, 29, 15). C'était

TERGINUM.

TESSERA.

un outil d'une invention très-ancienne ; ce qui le faisait distinguer par le nom de terehra antiqua (Columell. /. c.) ; il ressemblait tout à fait à notre vrille , comme le montre la reproduction ci -jointe d'une ancienne vrille, d'après Ginzrot.

2. Tarière f({VL\, en forant, fait de petits copeaux (ramenta), au lieu de sciure (Columell. iv, 29, 16; Plin. H.

N. XVII, 25); c'est une invention postérieure, à laquelle on donnait le nom particulier de gallica terebra ( Columell.

Plin. //. ce. ); elle était sans aucun doute pareille à notre tarrière.

3. (Tçjuitàv'.ov). Charnière ou tarière que l'on met en mouvement et que l'on fait marcher au moyen de la corde d'arc attachée à son manche; elle servait à forer de petits trous dans du métal , du marbre ou des pierres précieuses (Plin. H, N. xxxvii, 76 ), comme l'emploient encore aujourd'hui nos joailliers. Pline en attribue l'invention à Dédale H. N. VII, 57), et, conformément à cette tradition , le spécimen ci-contre est étendu à terre à côté de la génisse d'airain que cet artiste est en train de faire pour Pasiphaé, dans une peinture de Pompéi.

4. (xpÛTiavov). Trépan, instrument dont se servent les chirurgiens pour percer les os, et spécialement ceux du crâne (Celsus, VIII, 3).

6. Machine de guerre qui servait aux assiégeants à percer les murs de la ville qu'ils attaquaient (Vitruv. x, 13, 7).

TERGINUM. Courroie de cuir qui servait au Lorarius pour fouetter les esclaves (Plaut. Pseud. i, 2, 22); voy. ce mot.

TERUNCIUS. Sous-entendu nummus.

La dernière et plus petite subdivision du denarius , ou monnaie d'argent des Romains ; elle contient trois douzièmes ( uncix ) ou un quart de Vas , et elle a ainsi la même valeur que le quadrans en cuivre. Il semble incroyable qu'une aussi faible valeur ait jamais été représentée en argent : cependant le teruncius est compté

parmi les monnaies d'argent par Varro , (L. L. V, 174).

TESSELLA. Diminutif de Tessera.

Petit cube en marbre, en pierre ou en quelque composition, servant à faire des pavés en mosaïque, des parquets de marqueterie (Senec. Q. N. vi, 31. Voy. Pa- VIMENTCM, 3 et 4).

TESSELLARIUS. Quelqu'un qui fait des tessellœ pour plancher (Cod. Theodos. 13, 4, 2).

TESSELLATUS. De marqueterie; se dit des planchers (Suet. Cacs. 46) ; voyez Pavimentum, 3).

2. Appliqué à un fouet (Apul. Met, VIII, p. 173); voy, Flagrum, 2).

TESSERA (xûêoi;). Dalle de pierre ou d'une composition quelconque pour faire des planchers (Plin. H. N. xxxvi, 62; Pallad.i, 9, 5). Synonyme de Tessella.

2. Tessera lusoria. Dé pour jouer à de purs jeux de hasard ou à des jeux mêlés de calcul et de hasard ; c'était un petit cube d'ivoire, d'os ou de bois, marqué de points sur ses six côtés comme les nôtres (Plin. H. N. XXXVII, 6;Cic. Z)/V. II, 4I;Mart.

XIV, 17; Ov. Trist. ii, ^^M • •!

473). On avait l'habitu- "^^1 « «| de de jouer avec trois dés tesserse, que l'on jetait avec un cornet ( fritillus ) ; le meilleur coup était celui où les trois dés présentaient sur la même face un nombre différent ; le pire, celui où les trois nombres amenés étaient les mêmes, trois as par exemple. La figure est la reproduction d'un original en ivoire trouvé à Herculanum. Cf. Talcs, 1 .

3. Tessera liospita lis {(y\>\i.è6ko^). Symbole d'hospitalité et d'amitié; c'était une petite tablette que le maître de la maison remettait à l'hôte qui le quittait; on la brisait en deux morceaux, et chacun des

MANLIVS

deux en gardait une moitié, afin que si jamais eux ou leurs descendants se rencontraient de nouveau, ils pussent se reconnaître et renouveler ou acquitter leurs anciennes obligations de famille (Plaut.

TKSSKRA.

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