TIBIA
on le voit dans la figure ci-jointe , empruntée aussi à un bas-relief; par suite,
les sons que cette flûte fait entendre sont alors caractérisés par 1 epitliète hlforis (Virg. Mn. ix, 618, biforem dat tibia cantum; Stat. Tlieb. IV, 068, biforem tumultnm).
7. Tibise pares (ÇeuyY)). Paire de flûtes , de même longueur et de même diamètre, toutes deux dans le même ton , c'est-à-dire toutes deux basses ou toutes deux liautes ; un même musicien soufflait en même temps dans toutes les deux ; mais chaque flûte était à elle seule un instrument séparé et complet, et ce n'était pas, comme dans le modèle précédent, deux branches partant d'un même tronc. Le spécimen que nous donnons est emprunté à un bas-relief en marbre de la Villa
Mattei/où les deux flûtes sont tenues par une muse. h'Hécjre de Téreiice était accompagnée de flûtes de ce genre, comme nous l'apprend la notice mise en tête de la pièce ; — modos fecit Flaccus Claudi, tibiis paribus,
8. Tibiœ impares. Paire de flûtes inégales dans lesquelles soufflait en même temps un seul musicien, mais qui avaient chacune un diapason et des sons différents, l'une était basse et l'autre haute; différence qui résultait, à ce que l'on croit , de l'inégalité de longueur des deux flûtes et de l'inégalité des intervalles entre les trous, comme semblent l'indiquer les figures de la gravure, empruntées aussi à un bas-relief. Le Phormion de Térence était accompagné par des flûtes de ce genre ,
n n Tj
comme le dit la notice mise en tète de la
pièce ; — modos fecit Flaccus Claudii tibiis imparibics.
9. Tibia dextra. Dans une paire de tibiœ impares, celle qu'en jouant on tenait de la main droite ( Festus , s. a».), comme le montre la figure ci-jointe, d'a-
près une peinture d'Herculanum. Elle était faite de la partie su|iérieure de la tige du roseau (Theophrast. H. P. iv, 12; Plin. H. N. xvi, 66) et produisait les notes graves ou basses ( gravi hombo, Apul. Flor. I, 3, 2), ce qui la fait appeler par Hérodote la flûte mâle , aùXàç àvôpïjïo; (i, 17). h^ Eunuque de Térence était accompagné par une paire de flûtes basses — tibiis duabus dextris ; V^ndrienne par deux paires de flûtes, une de basses , une de hautes — tibiis paribus dextris et sinistris.
10. Tibia sinistra ou Ixva. Dans une paire de flûtes, celle que l'on tenait de la main gauche, comme le montre la dernière figure. Elle était faite de la partie inférieure de la tige du roseau ( Theophrast. H. P. IV, 12'; Plin. H. N. xvi, 66) ; elle produisait les notes hautes ou aiguës (acuto tinnitu , Apul. Flor. I, 3, 2) ; ce qui la fait appeler la flûte féminine, aùXôç ■Yuvatxïiloç , par Hérodote (i, 17).
11. Tibia bicentiva. La flûte qui conduit ou flûte basse ; synonyme ,de tibia dextra (Varro, R. R. I, 2, 15), parce que c'était la flûte de droite qui commençait.
12. Tibia .f«cce«?(Va. La seconde flûte ou flûte haute ; synonyme de tibia sinistra (Varro, R. R. i, 2, 16), parce que le chant, que commençait la basse, était
TIBIALE.
TIGNUM.
aussitôt repris et continué par la flûte haute ou de la main gauche.
13. Tihiœ Sarraux. Paire de flûtes, de longueur et de diamètre égal, comme les tiblse pares, de manière que toutes les deux étaient à la même hauteur et dans le même ton ( Serv. ot^ Virg. v£n. ix, 618). Les Adelplies de Térence étaient accompagnés par cet instrument, dont on suppose que le nom vient de Sarra, l'ancien nom de Tyr ; mais sur cette origine, ainsi que sur les propriétés et les caractères particuliers de cet instrument, on ne sait rien de réellement authentique.
14. Tibix milvinx. Flûtes qui avaient un son particulièrement aigu et perçant ( Solin. 5; Festus, s.vS); on n'en sait pas plus long sur leur l'orme et leurs caractères distinctifs.
TIBIALE (it£ptxvY)[jiÎ!;). Grande guêtre, qui entourait le tibia du genou à la cheville'; les Romains ne la portaient pas habituellement, mais accidentellement; elle était adoptée sous l'empire pardes personnes d'un tempérament délicat , comme Auguste ( Suet. Aug. 82) , ou par ceux dont le métier rendait utile cette protection, comme les soldats (Paul. 'Oig.
49,16, H), ou par les chasseurs, emploi qu'atteste notre gravure; la guêtre qu'elle représente est portée par un chasseur dans un bas-relief romain où est figurée une chasse de bêtes féroces.
TIBICEN (aùXYiT^;). Musicien qui
flûte formaient à Rome une corporation (iinscript. ap. Grut. 175, 10; Val. Max. II, 5, 4); on en faisait beaucoup de cas (Ov. Fast. VI, 657), et on les employait sans cesse dans les fêtes et les solennités religieuses ( Ov. /. c; Cic. Jgr. Il, 34 ; PI in. H. N. xxvili ,3), dans les funérailles (Id. x, 60), et sur la scène (Hor. J. P. 215). La gravure, tirée d'une peinture de Pompéi , représente un joueur de flûte au théâtre , assis sur l'autel de Bacchus (thymele) au milieu de l'orchestre ; battant la mesure de son pied gauche, et vêtu de la longue robe dont parle Horace {l.' c).
TIBICINA (aùXriTpi;). Joueuse de flûte {tibia), comme le représente la figure ci-jointe , d'après une peinture
joue de la flûte (tibia). Les joueurs de
d'Herculanum (Mart. XIV, 64). C'étaient généralement des filles qui se louaient pour jouer dans les dîners et les réunions de plaisir (Plaut. Jul. il, 4, 2; Most. IV, 3, 2; Stick. II, 3, 56).
TIGILLUM. Diminutif de Tignum.
TIGNARIUS, s. eut. faber, charpentier; proprement, celui qui façonne et assemble les solives et les poutres ( ligna) d'un toit (Cic. Brut. 73) : travail qui, chez les Romains , formait un métier séparé, tous ceux qui le pratiquaient étant associés en une corporation distincte (Inscript. fl/J. Grut. 360, 2). Mais dans la langue du droit ce mot prenait un sens plus général, désignant tous ceux qui, d'une manière ou d'une aulre, travaillaient aux constructions (Cujas, Dig.
TIGNUM. Dans un sens général, bois de charpente , poutre pour bâtir ; mais