‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 28 sur 327 · SixpoTo;). Navire muni de deux · texte numérisé non relu

SixpoTo;). Navire muni de deux

rangs de rames ( ordines ) : c'est là l'ap-

de là l'emploi de ce mot, soit adjectivement avec scapha, soit substantivement, pour désigner im petit bateau gouverné par un seul homme qui manie une paire d'avirons, comme dans la figure ci-jointe, tirée d'une ancienne fresque (Hor. Od.

III, 29, 62 ; Lucan. viii, 562 ; cf. 565 et 61 1, ou la même embarcation est dési-

plication la plus commune de ce mot ; il désigne une birème ou vaisseau de guerre qui a deux rangs de rames de chaque côté, placés en diagonale l'un au-dessus de l'autre , comme dans la gravure , prise d'un bas-relief en marbre de la villa Albani ; chaque rame était manœuvrée par un seul rameur (Plin. H. N. vil, 57 ; CiES. B. C. III, 40; Tac. Hist. v, 23). 11 est évident que telle était la disposition adoptée dans la construction d'une birème, d'après le spécimen que nous donnons. On le voit aussi par les sculptures de la colonne Trajane (23, 24, 59, 61, éd. Bartoli), où une disposition semblable est indiquée ; enfin par le passage de Tacite (/. c), qui distingue un vaisseau qui avait ses rames placées sur un seul rang (moneris) de la birème, où elles étaient par conséquent disposées sur deux (complet quod biremium, quœque simplici ordine agebantur^.

BIROTUS et BIROTA. Ce mot pris substantivement désigne un objet qui a deux roues , et s'applique à toute espèce de voiture. Elles sont toutes énumérées dans la table analytique (Non. Marc. s.v. Cisiitm, p. 86 ; Cod. Theodos. 8, 5, 8).

BIRRUS. Capote avec capuchon

BISACGIUM.

BRABEOTA.

(Schol. Vet. ad Jiiv. Sat. vill, 145), tort en usage dans tontes les classes sous les derniers empereurs : on la portait pour se couvrir la tête et les épaules. Elle était à poil long (Claud. Epigr. 42), et, à cause de l'épaisseur de son tissu, on lui donnait l'épitliète de raide, rigens (Suip. Sev. Dial. 14); il est facile de reconnaître ces deux caractères daiis la gravure , tirée d'une statue trouvée à Pompéi, et qui représente un jeune pécheur endormi dans sa capote.

BISACCIUM. Double valise faite de toile grossière; c'est l'origine de l'italien hisaccia, du ôtaàxiov des Grecs modernes, et dn français besace et bissac (Petr. Sat. 31, 9; Anton, ad /.).

BISELLARIUS. Personne qui avait le privilège de se servir du bhellium (Inscr. ap. Grut. 1099, 2).

BISELLIUM. Fauteuil d'apparat et de grande dimension où pouvaient se placer deux personnes (Varro, L. L.\, 128), quoiqu'il y ait lieu de croire qu'il ne servait qu'à une seule. En effet, les différents spécimens trouvés ou représentés à Pompéi sont habituellement accompagnés d'un seul tabouret (suppedaneum) placé au milieu, comme dans le spéci-

men ici donné, qui estpris d'un bas-relief de Pompéi, et qui porte inscrit au-dessus son nom de bisellium. Ces fauteuils étaient employés par les personnes de marque, particulièrement les augustales, dans les provinces, au théâtre et dans les autres lieux publics, de la même façon que la sella curulis à Rome (Inscript, ap.

Mazois, Ruines de Pompéi, vol. 1, p. 24 ; ap. Fabreiti, c. 3, n. 324; ap. Grut.

BIVIUM. Route ou rue qui se partageait en deux branches (Plin. H. N. VI, 32); de là, in hivio (Virg. Mn. iv, 238), au point de partage de deux routes ou de deux rues. A cet endroit, il y a tou-

j ours une fontaine dans la ville de Pom-

péi, comme on le voit dans notre spécimen, qui présente une vue d'une des rues de cette ville.

BOIiE. Mot probablement identique avec le grec xXoiôç, c'est-à-dire large collier de bois qu'on mettait autour du cou des chiens dangereux (Xen. Hell. ii, 4, 41). Les Romains appliquèrent ce mot, avec un sens analogue, à un collier de bois ou de fer mis autour du cou des esclaves et des criminels (Piaut. Asin. m, 2,5; Capt. iv, 2, 109 ; Prudent. Prœf. Psycli. 34;Hieron. 5 in Hierem. 27).

BOLETAR.PIat pour servir des champignons, boletH^AdiTi. Ep. xiv, 101). Ce mot a ensuite été appliqué à toute espèce de plat (Apic. ii, 1 ; V, 2 ; viil, 7).

BOTELLUS. Diminutif de botulus (Mart. V, 78).

BOTULARIUS. Celui qui faisait et vendait des botuli, boudins noirs ou saucissons (Sen. Ep. 56).

BOTULUS (ç6(T*Yi). Sorte de saucisson ou de boudin noir : on le préparait avec le sang de l'animal (Tertull. Jpol. 9) : il semble avoir été estimé surtout par le bas peuple ou par des personnages tels que le Trimal(Jiio de Pétrone (Mart. XIV, 72; Gell. XVi, 7, 3;Petr. 5fl^ 49).

BOVILE (Veget. IV, 1, 3). Même sens que Bdbilk , qiti est la forme plus usitée.

BRABEUM, BRABIUM ou BRAVIUM (PpaSeïov). Prix donné au vainqueur dans les jeux publics ( Prudent. Péri Steph. V, 538). L'exclamation bravo!

comme signe d'approbation, vient de ce mot.

BRABEUTA. (PpageviTiî;). Juge qui proclamait les vainqueurs et décernait

BBACATCS.

les prix aux jeux publics de la Grèce (Suet. Nero, 53).

BRAC^ ou BRACC^ (àvaÇupCSeO- Vêtement qui couvrait entièrement la partie inférieure du corps (voy. la grav. n° 2) depuis la ceinture jusqu'aux chevilles ; il dessinait quelquefois les formes comme nos pantalons collants, et quelquefois il avait de l'ampleur comme nos pantalons ordinaires. Ce mot contient les éléments de l'écossais breeks, de l'anglais breeches, et du français braies. Les Romains comprenaient deux genres différents sous le terme généralde bracœ; mais les Grecs distinguaient chaque forme particulière par les noms caractéristiques qui suivent :

1. àvaÇupîSeç. Pantalons collants plus particulièrement propres aux nations

orientales et, parmi elles, aux Amazones et aux Perses (Ovid. Trist. v, 10, 34; Herod. I, 71), comme on le voit par la gravure ci-jointe, qui représente un prince perse à la bataille d'Issus, d'après la grande mosaïque de Pompéi.

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