Transira, au pluriel (xà fféXtxaTa
Les bancs transversauxsur lesquels étaient assis les rameurs dans de grands navires, où plus d'un homme travaillait au même aviron ; ils allaient de la coque à quelque point d'appui dans l'intérieur du navire, de manière que le nombre d'hommes qu'exigeait chaque aviron put trouver place sur le même banc. Mais quelle était la longueur de ces bancs, comment étaient-ils au juste placés et
disposés, c'est ce qu'il est impossible de dire avec quelque certitude; car nous n'avons ni textes ni figures qui nous apprennent rien de positif sur la construction intérieure des navires anciens (Festus, s. V. Virg. ^n. iv, 573).
TRAPETUM,TRAPETUS,ou TRAPE- TES(plur,). Moulina olives, machine servant à écraser la partie charnue de l'olive et à la séparer du noyau (Virg. Georg. II, 519 ; Varro, X. L, V, 138), avant qu'elle fût soumise à l'action du pressoir (torcular). Caton décrit tout au long une machine de ce genre (A. R. 20-22 et 1 36), et on a découvert à Gragnano (l'ancienne Stables) un original antique qui, se rapporte si bien à cette description, qu'il n'y a pas à douter un instant de son nom et de son usage. On en a ci-dessous un double dessin : d'une part une élévation, de l'autre une coupe verticale ; on a rassemblé et remis à leur place avec soin et exactitude les différentes pièces, dont les unes furent trouvées en morceaux, les autres entières, sur le terrain. Les noms que nous assignons à chacune des pièces sont empruntés à la nomenclature de Caton,et les mêmes renvois s'appliquent aux parties correspondantes dans l'élévation
et la coupe. Le massif inférieur forme un bassin circulaire {mortarium, 1) de pierre dure et volcanique, dont les côtés portaient le nom de labra (Cato, 135). Du milieu du bassin sort une courte et épaisse colonne {miliarium, 2) qui sert à supporter les axes des meules (orées, 3, 3), qui sont plates à l'intérieur et convexes à l'extérieur. Au sommet de cette colonne est placée une boîte rectangulaire ou moyeu (cupa, 5), qui, à chacune de ses extrémités, reçoit une des deux perches qui passent comme essieux par le centre des roues, et à l'aide desquelles
TRAPETCM.
TRECHKPIPNCM.
on les fait tourner; en même temps il tient les surfaces intérieures des roues à une distance fixe des côtés du miliarium, de manière à les empêcher de frotter contre lui quand la machine marche. Le moyeu est fixé au sommet de la colonne par un fort pivot en fer {columella ferrea, 4), autour duquel il tourne avec les roues, et qui était muni à son extrémité supérieure d'un boulon (fistula ferrea), destiné à empêcher que tout l'appareil ne cédât et ne se démantibulât par en haut, si les roues rencontraient sous elles quelque sérieuse résistance. Sur les perches, juste au moment où elles sortent des roues, est fixé un anneau {armïlla, 8, 8), rivé par un clou qui le traverse (clavus), et servant à empêcher les roues de céder sons l'influence de quelque obstruction latérale qui tendrait à les jeter contre les labraou côtés concavesdu bassin. La surface inférieure du moyeu était aussi munie d'une pla([ue de fer {tabella ferrea) qui prévenait tout frottement entre la cupa et le miliarium. Il est maintenant aisé decomprendre comment agissait la machine. Deux hommes, dont chacun tenait le bout de l'une des deux longues perches (6, G), auxquelles étaient fixées les roues, les faisaient mouvoir simultanément en tournant autour du bassin, qu'on avait eu soin de remplird'une quantité suffisante d'olives. PendanI qu'on faisait ainsi accomplir aux roues une révolution autour du miliarium, la résistance produite par le fruit les forçait en même temps à tourner sur elles-mêmes, ayant ainsi les perches pour axes. Cette double action avait pour résultat d'écraser les peaux et les chairs sans attaquer les noyaux ; en effet, il ne faut pas manquer d'observer que les roues sont suspendues de manière à n'avoir de contact avec aucun point du bassin, à laisser toujours de l'espace entre leurs surfaces intérieures et la colonne centrale, entre leurs surfaces extérieures et les labra ou le fond du mortarium. C'était pour arriver à celte action douce, égale et régulière que la machine était construite et montée avec tant de soin et d'attention ; toutes les pièces en sont combinées dans la seule intention de tenir les roues
fixées à une dislance convenable des bords du bassin et de la colonne centrale ; car, si les noyaux avaient été écrasés avec la pulpe, l'huile aurait perdu en goût et en qualité (Columell. xil, 52, 6). On pourrait supposer que le trapetum servait primitivement à écraser le raisin, ce mot semblant venir du grec TpaTtÉu), fouler aux pieds le raisin, d'où dérivent Tpa- TtYjTÔ; et TpauriTTi;; mais aucun texte parvenu jusqu'à nous ne nous apprend qu'il ait jamais servi à la fabrication du vin, de sorte qu'il serait peut-être plus correct de lui donner pour étymologie la forme éxpairov du verbe TpÉTito, tourner, d'où l'adjectif verbal TpaTiYiTÉov.
TRAPEZITA (TparcÊÎltTrii:) Changeur (Plaut. Capt. 1, 2, 84) ; c'est simplement un mot grec latinisé, et dont l'équivalent latin est Mensarixjs.
TRAPEZOPHORUM (TpaTteîIoqîopov).
Pied de table ou de buffet {Cic. ad Fam. VII, 23; Paul. Dig. 33, 10, 3). C'étaient souvent des morceaux de prix, façonnés par d'habiles artistes, qui les vendaient eux-mêmes à des particuliers, et ceux-ci y faisaient adapter un dessus ; c'est ce qui explique comment tant d'objets de ce genre ont été trouvés dans différentes fouilles. Quelquefois ils sont composés d'une figure unique, qui est très-souvent un sphinx ; d'autres fois ils sont formés de la tête et des pieds de différents oi-
IBlBHIBmBlSI--
seaux et animaux, comme dans la figure cijointe, qui représente, d'après une lampe en terre cuite, un de ces meubles servant à orner les appartements et que nous^appelons consoles.
TRECHEDIPNUM. Mot forgé d'après le grec ou emprunté à cette langue (juv.