TRIARII
TRIBULCS.
III, 67), et dont le sens est très-douteux. Quelques-uns supposent qu'il désignait les bottines (£v8po|j.tôe;), que portaient les vainqueurs dans les jeux de la Grèce ; d'autre, une espèce particulière de costume par lequel se distinguaient les parasites grecs, et qui leur assurait l'entrée des maisons où leur compagnie était goûtée ou tolérée ; mais tous les efforts pour arriver à une interprétation définitive sont restés sans résultat.
TRIARII. Corps de fantassins pesamment armés, qui formaient la troisième division d'une légion romaine. On les distinguait primitivement par le nom de Pilani, à cause du lourd javelot (pilum) dont ils étaientmunis; mais, quand cette arme fut aussi donnée aux deux autres divisions, aux Hastati et aux Principes, ils changèrent leur ancien nom contre celui de Triarii, soit à cause de la position qu'ils occupaient dans l'ordre de bataille, où ils formaient la troisième ligne , raison que donne Tite-Live, soit parce que ce corps était composé d'homme d'élite pris dans les trois classes de la population romaine qui fournissaient des soldats pesamment armés, raison que donne Niebuhr. Leur armure défensive et offensive se composait d'un casque de bronze, à haut cimier, d'unecuirasse, d'un grand bouclier, d'une épée courte et pointue, et du lourd javelotou/^i/u/n; mais on ne connaît l'existence d'aucun monument authentique où ces traits se trouvent reproduits avec assez d'exactitude pour qu'on y reconnaisse des triaires [\arro, L. L. V, 89; Liv. viii, 8). Vers les derniers temps de la république, l'ancienne distinction entre les soldais appelés Hastati, Principes et Triarii, fut abandonnée, par suite du nouveau système qui consistait à ranger l'armée en bataille par cohortes.
TRIBON (Tpîétov). Mot grec, qui signifie mot à mot un vieux vêtement râpé; par suite, on donna plus particulièrement ce nom à une sorte de manteau très-grossier, commun et petit, que portaient les Spartiates, et qu'adoptaient ceux qui affectaient de singer les mœurs Spartiates , surtout les philosophes des sectes stoïque et cynique, comme mar-
que extérieure de leur pauvreté, de leur austérité, et de la simplicité de leur vie.
(Auson. Epigr. 53 ; cf. Plat. Protag. 22 ; Conv . 34 ; Aristoph. Plut. 842 et 882). La gravure représente un philosophe grec vêtu du tribon, d'apiès une statue de la villa Borghèse. Dans l'original, la maigreur de la draperie et la grossièreté du tissu sont clairement marquées par la forme et la qualité des plis ; mais ce caractère, quoiqu'on en retrouve quelque chose dans notre dessin, y est moins apparent, les traits y manquant de netteté, par suite surtout des petites dimensions auxquelles on a été obligé de le réduire.
TRIBULUM et TRIBULA (xà xptêo).a). Appareil qui servait à battre le blé; c'était un plateau de bois, dont le dessous était garni de morceaux aigus de silex ou de dents de fer. Un animal y était attelé, et le traînait par-dessus le
blé ; pour l'alourdir, ou plaçait souvent dessus des corps pesants, ou celui même qui conduisait l'attelage y montait et s'y tenait debout (Varro, R. R. i, 52, 1 ; Plin. H. N. XVIII, 72; Virg. Georg. i, 164). Oit a gardé cette habitude ea Orient, où la machine que représente la gravure est encore d'un usage général.
TRIBULUS ( xpteoXoi;)- Cliaussetrape ; appareil formé de quatre fortes pointes de fer sortant en des points diffé-
TRIBCKAL.
rents d'une boule du même métal, et disposées de manière qu'il s'en trouve toujours une dressée en l'air, quand on
jette à terre la chausse-trape. Elle servait, dans l'ancienne tactique, à arrêter l'élan d'une charge de cavalerie ; en effet, jetée à tei-re et cachée dans l'herbe, elle blessait les pieds des chevaux (Veg. Mil. m, 24).
TRIBUNAL (5txa(TT^piov). Tribunal, plate forme élevée qui formait l'un des bouts d'une salle de jugement, et sur laquelle étaient placés les sièges curules des juges et antres personnes de distinction, qui voulaient assister aux débats
(Cic. Ferr. Il, 2, 33 ; </e Oral, i, 37 ; Suet. Tib. 33). Elle était quelquefois carrée, et construite en dedans du mur extérieur de l'édifice, comme le montre le massif marqué sur le côté droit de la gravure, qui est un plan de la Basilica de Pompéi; ailleurs, c'était une abside en demi-cercle {liemicydium, Vitruv. V, 1, 8), faisant saillie sur le mur du fond, comme dans la Basilica de Vérone, dont une restauration est donnée à ce mot.
2. Dans un camp, le tribunal était une plate-forme élevée sur laquelle s'asseyait le général pour rendre la justice (Tac. Hist. IV, 25 ; III, 10); quelque chose d'analogue au suggestum figuré à ce mot.
3. Dans un théâtre romain, le tribunal était un siège élevé, situé dans le parterre (orcliestra; Suet. Claud. 21), et qu'occupait généralement le préteur (Id. Aug. 44).
TRIBUNUS. Tribun, titre qui dési-
gnait ordinairement un officier appartenant à une tribu, soit élu son président, soit chargé de s'acquitter en son nom de certains devoirs ; par suite, on transporta postérieurement ce nom à plusieurs classes d'officiers chargés de fonctions toutes différentes. Voici, parmi ceux qui portaient ce titre, les plus importants :
1. Tribunus celerum. Le tribun qui, sous les rois, commandait le corps de cavalerie qui formait leur garde du corps (Liv. I, 59; Pomp. Dig. I, 2, 2; voy. Celeres).
2. Tribuni militum consulari potestate. Tribuns militares revêtus du pouvoir consulaire. C'étaient des magistrats suprêmes ayant le rang et le pouvoir de consuls, mais varianteii nombre de trois à six, et dont les premiers furent élus dans l'année de Rome 310, en place de consuls, par une sorte de compromis entre les patriciens et les plébéiens, pour éviter que le consulat fût partagé avec des membres de ce dernier ordre. Leur costume et les insignes de leur dignité étaient les mêmes que ceux des consuls (Liv. IV, 6 etT).
3. Tribuni militares ou militum {^i- Xtapxoi). Tribuns militaires, officiers de l'armée romaine dont le rangétaitau dessous de celui des legati, au-dessus de celui des centuriones (Varro, L. Z. v, 81 ;
Cic. Cluent. 36). Le nombre des officiers de ce grade attachés à chaque légion varia suivant les temps avec la force même de la légion; ils avaient un commandement important et un rang élevé; ils sont souvent représentés sur les colonnes et les arcs de triomphe, comme formant
TBICHILA.