Bracse laxx (6û).a.viot). Larges pan
talons portés de la même maolère que les
précédents; ils étaient particuliers aux nations du Nord (Ovid. Trist. v, 7, 49; Lucan. i, 430), comme on le voit par la figure ci-jointe, qui représente un des auxiliaires germains de l'armée de Trajan. Ces pantalons étaient aussi particuliers aux Phrygiens, parmi les Asiatiques (Eurip. Cycl. 182): c'est le costume habituel de Paris.
3. Bracx virgatœ (Propert. IV, 10, 43), ou ;7ic/« (Val. Flacc. vi, 227).
Pantalons rayés, bigarrés et brodés, portés surtout par les habitants de l'Asie. Voyez la gravure suivante.
BRACARIUS. Littéralement, un culottier (Lamprid. ^lea;. Sev. 24), mais dans l'Édit de Dioclétien (p. 20), tailleur en général, pour toute espèce de vêtement.
BRACATUS ou BRACCATUS. Personne qui porte des culottes ou des pantalons; épithète qui caractérise surtout le peuples de l'Asie ou du Nord (Cic. ad Fam. IX, 15; Pers. Sat. m, 53), par opposition aux Grecs qui n'en portèrent jamais, et aux Romains chez qui ils ne furent adoptés qu'assez tard sous l'empire. Si celte mode fut adoptée à une époque antérieure, ce fut seulement par des personnes qui affectaient des mœurs étrangères (Tac. Hist. il, 20).
2. Bracatus totum corpus, culotte' de la tête aux pieds. Expression qui dési-
gnait une espèce particulière de costume, portée communément par les peuples qui habitaient les rivages du Palus-Méotide (Mêla, II, 1). Ce costume est souvent attribué aux Amazones sur les vases d'argile des Grecs. C'est d'un de ces vases
BRACHIALE.
BCBILE.
qu'est prise la gravure que nous donnons. C'était un vêtement dont le bas formait un pantalon et le haut une sorte de gilet ou de jaquette , mais qui était fait tout d'une pièce, comme la phrase l'indique et comme le montre clairement une figure dans Winckelmann [Mon. Ined.
n° 149), et qui laisse découverte la partie que cache ici une sorte de jupon.
3. Bracatus miles. Soldat portant des braies ; ce qui veut dire , si la phrase se rapporte à l'époque de la république ou aux premiers temps de l'empire, soldat étranger ou auxiliaire (Propert. m, 4, 17), par allusion à ces peuples qui portaient de longues culottes comme costume national (Voy. la gravure de BRACiG, n° 2, et plusieurs autres spécimens de la colonne "Trajane) ; mais, à partir du règne d'Alexandre Sévère et sous les règnes suivants , ce vêtement fut aussi adopté par les soldats romains (Lamprid. Alex, Sev. 40). On peut le voir sur les figures de
l'arc de Constantiu, qui furent exécutées à l'époque où l'arc fut bâti et non pas empruntées aux œuvres d'art de l'époque de Trajan. Nous avons donné un spécimen de ces dernières au mot Brac^, u° 2. Aiusi , dans la période de l'empire qui commence au règne d'Alexandre Sévère, l'expression bracatus miles caractérise les Romains eux-mêmes aussi bien que les troupes auxiliaires.
4. Bracata Gallia. Province de Gaule, appelée ainsi des longues braies ou culottes que portaient ses habitants. Dans la suite on la nomma Gallia Narbonensis (Mêla, II, 59; Plin. H. N. m, 5).
BRACHIALE (iteptêpaxtôviov). Pièce
des armes défensives qui couvrait le bracldum ou la partie du bras entre le poignet et le coude. Elle est distinctement mentionnée par Xénophon {Cyrop. VI, 3, 4), comme partie du costume que portaient les Perses ; on la voit quelquefois sur des figures de gladiateurs romains, quoique le mot latin ne se rencontre pas dans ce sens, excepté peut-être dans TrebelliusPoUion(<:/aMi:/. 14), où il peut encore signifier un bracelet. Le siiécimen donné ici est pris d'un original de bronze qu'on trouva, avec d'autres pièces d'armure, à Pompéi, et qui appartenait probablement à un gladiateur. On voit au côté les anneaux par lesquels ce brachiale était attaché sur le devant du bras.
BREPHOTROPHEUM et BREPHO- TROPHIUM (Ppeçoxpoçetov). Hôpital d'enfants trouvés. Les deux mots latiu et grec sont d'une date récente et ne se rencontrent pas avant l'époque des empereurs chrétiens , où les enfants trouvés furent déclarés libres et où la loi défendit à ceux qui les recevaient ou les élevaient de les retenir ou de les vendre comme esclaves (Imp. Justin. Cad. i, 2, 19). En effet, quand exposer, vendre ou donner en gage des enfants était chose communément permise et pratiquée , il est peu probable qu'un élablissement de ce genre eût été entretenu aux frais de l'État.
BUBILE (pôauXo; ou pôayXov). Fâcherie ou étabte pour les bœufs (Phaedr. il,
8; Cato.iî. R. 4; Columell. I, 6, 4).
La gravure, qui pourrait presque passer pour le dessin d'une ferme moderne , est copiée d'une miniature du Virgile du Vatican.
8tf
BCBSEQCA.
BUBSEQUA. Jeune Tacher qui mène le bétail dans les pâturages et qui l'en
ramène, etc. (Apul. Met. vin, p. 152; Sidon, Ep. 1, G). La gravure est prise du Virgile du Vatican.
BUBULCUS. (poux.éXoç). En général , 'vaclier, bouvier ou pdtre (Virg. Ed. X,
9), qui soigne, dirige et gouverne le bétail d'une ferme; dans ce sens le mot pastor est plus usité. La gravure est prise d'une pierre gravée.
2. Dans un sens particulier et plus commun , ce mot désigne un paysaji qui conduit un attelage de bœufs, attachés à la charrue (Columell. ii, 5, 2; 13, 1 ; 2, 25), comme on le voit dans la gravure au mot Arator, ou à un char de quelque espèce que ce soit (Ovid.
Trlst. m, 12, 30).
BUCCELLATUM. Dur biscuit de soldat dont on distribuait des rations dans une marche (Spart. Pescenn. Nig. 10; Ammian. xvii, 8, 2).
BUCCULA (TiapafvaOî;). Mentonnière du casque; il y en avait une de chaque côté, attachée par des charnières et qu'on pouvait ainsi lever et i)aisser à volonté. Dans les moments d'action , les bucculx étaient attachées sous le menton ; pen-
dant le repos , elles étaient souvent attachées au - dessus du casque. Voy. les gravures au mot Galea (Liv. XLiv, 34 ; Juv.
X, 134). La ligure cijointe donne une vue de côté d'un casque en bronze trouvé dans une tombe à Paeslum, avec la mentonnière pendante.
BUCCULABIUS, Ouvrier qui faisait ou attachait des mentonnières {hucculse) aux casques (Aurel. Arc. Dig. 50, 6, 6).
BUCINA et BUCCLNA (puxâvn;. Espèce particulière de corne, tordue en spirale (Ovid. Met. i, 336), comme la
coquille du poisson dont elle fut faite dans l'origine, ainsi qu'on le voit par la gravure ci-jointe, d'après une petite figure de bronze qui appartint jadis à Blanchini. Sous cette forme, la plus ancienne qu'elle ait eue, la hncina était communément employée par les porchers et les bouviers pour rappeler leurs troupeaux des bois et les réunir (Varro, R. R. H, 4, 20; m, 13, 1; Prop. iv, 10, 29); par la garde de nuit et les Accensi pour annoncer les heures pendant la nuit et le jour (Prop. iv, 4, 6; Seneca , Thyest. 798); et dans les premiers temps, pour appeler les Quirites à l'assemblée ou les réunir dans une conjoncture pressante (Prop, iv, 1, 13).
2. La bucina fut aussi employée comme un des trois instruments à vent qui servaient à faire des signaux ou à commander aux soldats (Polyb. xv, 12, 2' Virg. y^«. XI, 475; Vegét. Mil. m, 6);' mais l'instrument militaire était alors
BUCINATOR.
d'une forme différente : il avait une embouchure plus large, faite de métal et recourbée «ur elle-même (qux in semetipsam œreo circula flectitur, Veget.
/. c.) : nous en douuons ici une sorte de spécimen, d'après un bas-relief de marbre publié par Buniey, Hist-. de la Mus. vol. I, pi. G.
BUClNATORou BUCCINATOR (p^xa- VYjTrj; ou puxavtaxïiç). Qui sonne de la corne appelée ^«c(rtfl (Polyb. il, 29, 6; XXX, 13, 11; Caes. B. C. ii, 35). 11 faut ajouter aux usages mentionnés dans
le précédent article, qu'on se servait aussi de cette trompe pour faire des signaux à bord d'un vaisseau , comme on le voit dans la gravure tirée d'une lampe en terre cuite qui représente un vaisseau entrant au port; les matelots plient les voiles, pendant que le maître signale son arrivée en sonnant de la bucina.
BULGA. Petit sac de cuir que l'on portait au bras (Non. s. v.), de la même façon que le réticule mo.lerne. Les voyageurs s'en servaient comme de bourse (Lucil. Sat. VI, p. 20, 1, éd. Gerlach ; Varro ap.
Non. /. c); les laboureurs l'employaient comme poche pour contenir la semence au temps des semailles (la TtTjpa ffTC£p(ioç6po; de l'Anthologie grecque). C'est à cet usage que servait le spécimen que nous douuons ; ce sac est porté par une ligure pourvue de divers instruments de labourage , sur une belle tazza
d'argent du musée de Naples (Mus. Borh. XII, 47).
BULLA. Littéralement bulle d'eau; Ce mot s'appliquait à divers ornements de forme globuleuse ou ayant quelque analogie avec une bulle, tels que :
1 . Une tête de clou , faite sur des dessins riches , exécutés en bronze ou quelquefois en or (Cic. f^err. v, 57), et employée peur orner les panneaux extérieurs d'une porte. Le spécimen ci-joint est pris d'un original en bronze et représente une tète de clou qui décore les anciennes portes de bronze du Panthéon à Rome.
2. Un clou de métal ou d'autre matière de prix , attaché comme ornement à d'autres objets; par exemple, à un ceinturon, à un baudrier, à une gaine, etc. (Virg.
JLn. IX, 359 ). Le spécimen ci-joint est pris d'un original eu ivoire trouvé dans les catacombes à Rome.
3. Bulla aurea. Ornement d'or porté par les enfants des nobles familles de
Rome (Plin. H. N. xxxiii, 4). Il se composait de deux plaques d'or concaves, attachées ensemble par un lien élastique de la même matière et formant ainsi un globe complet qui renfermait une amulette (Macrob. Sat. i, G). La gravure représente un original qui fut trouvé à Roma-Vecchia (Ficoroni, Bolla d'Oro, p. 8). Il est ici réduit au tiers de sa grandeur actuelle.
BDLLATCS.
BCSTCM.
4. Bulla scortea. Ornement du même genre, fait seulement de cuir au lieu d'or, que portaient attaché à une courroie de la même matière {lorum, Juv. v. 165) les enfants des affranchis et ceux des classes inférieures (Ascon. in Cic. Verr. v,
68). Le spécimen ci-joint est pris d'une statuette de bronze trouvée à Pérouse; les détailsdu cordon par lequel cette bulle était attachée autour du cou indiquent clairement que ce n'étaient que des lanières de cuir tressées.
BULL AT US . Enfant qui porte \dibulla ; elle était suspendue par un cordon autour du cou , de manière à pendre sur le devant de la poitrine. Elle était portée par les enfants romains, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint l'âge de puberté; ils la mettaient alors de côté avec la prœtexta et la consacraient aux divinités tutélaires de leur maison (Scipio Afr. ap.
Macrob. Sat. ii, 10; Pers. Sat. v, 31). La gravure est prise d'un bas-relief en terre cuite et représente un jeune garçon avec sa tablette à l'école.
BULLLLA. Diminutif de Bulla. Ornement porté par les femmes autour du cou ; il était du même genre que le dernier, mais de dimensions plus petites et fait d'or, d'argent, de bronze ou de pierres précieuses (Insrript. ap. Ficoroni, Bolla d'Oro, p. 26; Hieron. in Isai. ii, 3, 18).
BURA ou BURIS (yûri;). Partie de derrière d'une charrue ancienne (Varro, /?. B. I, 19, 2), formée de la branche d'un arbre, ou d'une simple pièce de bois, recourbée à une de ses extrémités (Virg.
Georg.i, 169), comme une queue de bœuf (poèç oùpà) ; c'est de cette ressemblance quevintlenom latin (Serv. a</Virg. Le. ; Isidor. Orig. XX, 14, 2). La gravure re-
présente une ancienne charrue d'après une pierre gravée ; la partie recourbée à main gauche est la hura; le croc placé au-dessous el garni de fer faisait l'office de soc l^vomer) ; la pièce verticale , formée par une branche naturelle, montant dans une direction opposée, était le manche (stiva) par lequel le laboureur conduisait la charrue ; l'extrémité droite , partant horizontalement de la courbure, formait le timon (temo) auquel les bœufs étaient attachés. Comparez Aratrum , 2, où l'on voit la même partie dans une charrue grecque perfectionnée , aux lettres AA.
BUSTUARIUS. Gladiateur qui engageait un combat mortel autour du bûcher.
quand on brûlait le corps ; usage qui avait son principe dans l'idée qu'on apaisait les mânes avec du sang, et dans la coutume qui en résulta de tuer des prisonniers de guerre sur les tombeaux de ceux qui avaient péri dans la bataille (Serv, ad Virg. jEn. li, 519; Cic. Pis. 9; cf. Hom. //. XXI, 26; Florus, m, 20, 9).
Le spécimen ci-joint est tiré d'une pierre gravée : le caractère de la figure est indiqué par la pyramide sépulcrale placée dans l'arrière-plan.
BUSTUM (rjjAêoi;). Place vide sur laquelle on élevait un bûcher et on brûlait le corps ; elle était appelée ainsi spécialement quand Varea se trouvait dans l'eu-
BCTVRUM.
CADCCEU8.
ceinte sépulcrale et près de la tombe où les cendres étaient ensuite déposées. Il faut par conséquent la considérer comme une place particulière pour brûler les morts de la famille, par opposition à l' Ustrinuni ou terrain public (Festus , s. v.; Lucret. m, 319; Cic. Leg, il, 26; Suet, Nero, 38).
BUTYRUM(PoyT\;pov).//«ttrre.Ceproduit ne paraît pas avoir été inventé par les Grecs ou les Romains; il vint probablement aux Grecs des Scythes, des Tliraces et des Phrygiens , et aux Romains des nations de la Germanie. Après que les Grecs et les Romains eurent appris la manière de faire le beurre, ils l'employèrent seulement comme remède ou comme onguent dans les bains, mais ils ne le mirent pas au nombi'e de leurs mets et ils ne s'en servirent pas dans la cuisine. Us ne savaient pas , comme nous , le rendre consistant ; ils le laissaient à un état huileux ou presque liquide ; dans tous les passages où ce mot se rencontre, on parle du beurre comme de quelquechose de liquide etqu'on peut verser (Columell. vi, 12, 5; Plin. H. N. XI, 96; xxvill, 35; Beckman, Hist. of Invent. vol. I, p. 504-7, Londres, 1846).
BUXUM (7t0?oî). Buis. Les anciens se servaient beaucoup de ce bois , ainsi que nous , parce qu'il est ferme et se prête à la main d'aeuvre. Ce mot est communément employé pour désigner tous les objets différents qu'on faisait avec le buis; par exemple :