XVIII
TURBO (pétxêiÇ, foago;, <TTpô|xêo;). Sabot d'enfant (Virg. JEn. vil,
TCRIBlLCM.
}78; TibuU. i, 5, 3), semblable à ceux dont on se sert encore maintenant.
2- Verticille ou pcson d'un fuseau [Catull, 64, 315; Aucl. Consolât, ad lÀv. 164) ; le terme technique est Vertii:iLL€Bi ; vovez ce mot.
TURIBULUM ou THURIBULUM (6u- (iiarViptov ). Encensoir, vase qui servait à brûler l'encens (Liv. xxix, 14), par opposition à acerra, la boîte dans laquelle on le portait au temple, et d'où on le tirait , soit pour le mettre dans l'encensoir, soit pour en jeter une pincée sur l'autel enflammé. Souvent ou portait ce vase suspendu à une chaîne, à l'aide de laquelle OD le balançait pour répandre la vapeur odorante dans les rues ( Curt.
VIII, 9) ou dans les temples ( Virg. ^n. XI, 481), comme cela se fait encore maintenant dans les églises catholiques. La gravure représente un original en bronze, découvert à Pompéi. Une des trois chai-
u'es qui le suspendaient à la main est attachée au sommet du couvercle, qui était ainsi un peu soulevé chaque fois qu'on balançait le vase et permettait par là à une bouffée de vapeur embaumée de s'échapper à chaque mouvement.
TURICREMUS ou THURICREMUS.
Sur lequel on brûle de l'encens; ainsi ara turicrema (Lucret. II, 353; Viig- JEn. IV, 463), un autel où l'on brûle de l'encens (voy. la gravure au mot Ara, 6 ) ; focus turicremus ( Ov. Her. il, 18), brasier servant au même usage. Voy. la gravure au mot Focus , 3.
TURMA (fXt)). Détachement de cava-
lerie, primitivement composé de trente hommes et de trois officiers (decuriones) (Varro, L. L. v, 91).
TURRICULA (TtupytStov). Diminutif de TCRRIS (Vitruv. x, 13, 6 ).
2. Boîte ou cornet à dés,' en forme de tour (Mart. xiv, 16, in lit.); ce qui la fait appeler aussi ;>jro^«j (Sidon. Ep. viil, 12), du mot grec qui signifie une tour. On nesait pas au juste en quoi consistait la différence entre le cornet à dés ordinaire, fritillus, et la turricula; quelques-uns pensent que le premier de ces mots désignait seulement un cornet circulaire , comme le spécimen donné au mot Fritillus, et le second un cornet quadrangulaire, dont un spécimen se trouve dans un ancien almanach que l'on suppose avoir été exécuté du temps de Constantin (Lambecc. Biblioth. des. tom. IV, col. 1665); il y est représenté debout sur une table avec une couple de dés tout à côté. Mais comme les tours des anciens étaient tantôt rondes , tantôt à pans carrés, le nom de turricula conviendrait aussi bien à l'une qu'à l'autre forme. D'autres érudiis ont conclu de là que la turricula, quoique probablement de forme semblable, était un instrument tout différent du fritillus, et qu'on s'en servait pour prévenir toute tentative de tricher au jeu. Suivant eux elle était fixée au tablier même (tabula), et les dés, au lieu d'être jetés directement du fritillus sur la planche , étaient précipités dans la turricula, par l'intérieur de laquelle ils tombaient jusqu'à la table, tournant avec »me rapidité de plus en plus grande à mesure qu'ils se heurtaient contre ses parois munies de saillies disposées à intervalles réguliers. Mais il faut regarder cette opinion comme reposant plutôt sur des inductions et sur des conjectures que sur des témoignages directs et positifs.
TURRIGER. Qui porte des tours.
Voy. TcRRiTUS.
TURRIS (TÛpaiç, itOpYo;). Dans un sens général , tout édifice ou toute réunion d'édifices très-élevés; par suite ce terme s'applique indifféremment aux monuments de l'architecture civile ou de l'architecture militaire , à un palais ou à un endroit fortifié (Liv. xxxiii, 48,
TCRUNDA.
Sali. Jug. 103 ; Suet. Nero, 38 ; Ov. A. Am. m, 416).
2. Tour de fortification , flanquant en certains endroits les murailles d'une ville, d'un camp retranché, ou de toute autre enceinte fortifiée ( Cic. Caes. Liv. etc.). Il y en avait de rondes et de carrées ; elles avaient plusieurs étages, étaient surmontées de créneaux (pinriœ), percées de meurtrières (fenestras) et souvent en bas d'une poterne (fornix) ; elles étaient en
général assez rapprochées les unes des autres pour qu'uu assaillant fût exposé à recevoir en même temps des traits de droite et de gauche. La gravure représente trois tours, deux rondes et une carrée , qui s'élèvent maintenant encore auprès de la Porta Asinaria , dans les murs de Rome.
3. Turrismobilis ouamhulatoria. Tour mobile, que l'on employait dans les sièges, faite en bois , couverte de fer, de peaux non tannées , ou de matelas rembourrés, qui servaient à briser la force des coups que l'on dirigeait contre elle. Elle était montée sur des roues, au moyen desquelles on pouvait la conduire au pied même des murs de l'ennemi. Elle était partagée en plusieurs plates-formes ou étages : l'étage inférieur contenait le bélier (aries), les supérieursdifférentes espèces de ponts- volants ou d'autres appareils servant à élever ou à descendre les assiégeants jusque sur les murs (pons, sambuca, tolleno), et la plate-forme qui la terminait portait des troupes légères qui par leurs projectiles nettoyaient les murailles avant qu'on y abaissât les ponts volants pour livrer l'assaut (Liv. XXI, 11 ; Vitruv. X, 13 ; Veg. Mil. IV, 17).
4 . Tour dressée sur le pont d'un bâtimeut de guerre , et sur laquelle montaient
les soldats pour faire avec leurs traiti plus de mal à l'équipage d'un vaisseau ennemi , ou pour prendre d'assaut du côté de la mer une forteresse ( Liv. xxiv, 34 ; Ammian. xxi, 12, 9-10). La gravurt est empruntée à un bas-relief en marbre, 5. Tour fixée sur le dos d'un éléphant, et du haut de laquelle , dans une bataille.
des soldats lançaient des traits ( Liv. xxxvii, 40 ). La figure ci-jointe est tirée d'une pierre gravée.
6. Espèce particulière d'ordre de bataille , où l'armée était rangée en forme de parallélogramme très-étroit (Cato, ap. Fest. 1». Serra prœliari; Aul. Gell. X, 9)
TLRRITUS. Muni d'une tour ou de tours; se dit des murs d'une ville (Ov. Am. m, 8, 47 ; voy. Tdrris, 2), devaisseaux (Virg. .(£«. viii, 693; voy. Tcb- Ris, 4 ), d'éléphants (Plin. H. N. Vlll, 7, 7 ; voy. Tcrris , 6).
TURUNDA. Pâtée faite de son , de farine ou de mie de pain, etc., pour engraisser la volaille ( Cato, R. R. 8SJ ; Varro, R. R. III, 9, 20).
2. Espèce de gâteau, fait des mêmes matières, et qu'on offrait aux dieux (Varro, ap. Non. s. v.),
3. Bande de linge ou plumasseau de charpie qu'on met dans le trou d'une plaie (Cato, R. R. 157).