‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 284 sur 327 · TUS · texte numérisé non relu

TUS

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TUS ou THUS (yiSavwTÔç). Encens; gomme odoriférante attachée à un arl)re qui poussait en Arabie , très-employée par les anciens dans les sacrifices, le service des temples , ou autres cérémonies.

Un servant [camillus) le portait à l'autel dans une petite boîte carrée (acerra), d'où l'on retirait quelques grains qu'on jetait sur l'aulel enflammé {ara turicrema) ; ou bien on en faisait des pastilles , que l'on portait dans un plat creux {catinus), et qu'on laissait ensuite tomber sur un brasier allumé {focus turicremus) : on a un exemple de ces deux usages dans la gravure ci-jointe , d'après une fresque antique ; ou bien enfin on le fai-

sait brûler dans un encensoir ( turibulum), que l'on portait à la main, et que l'on balançait pour en répandre la vapeur odorante , comme on le fait encore dans les cérémonies du culte catholique (Hor. Od. III, 8, 2; Pers. y, 120; Ov. Met. VII, 589; Pont, ii, 1, 32).

TUTELA. Le génie tutélaire d'un navire , sous la protection duquel on sup- ])osait qu'étaient placés l'équipage et le ])àtiment ( Ov. Trist. i, 10, 1 ; Petr. Sat. 105), comme dans plusieurs pays catholiques on met chaque bâtiment sous la protection de quelque saint, qui lui sert de patron. La tutela, ou image du génie protecteur, était placée à l'arrière (Sil. Ital. XIV, 410), tandis que r<«.îi^/ie était la figure qui ornait la proue : c'était quelquefois une petite statue placée sur le pont (Petr. Sat. 108); quelquefois un portrait peint ou sculpté à la poupe (Sen. Èp. 7 G), comme dans la figure ci-jointe , d'après un bas-relief eu marbre , où on le voit

sur une petite pièce carrée qui fait saillie au pied de la tour. Les substructions de l'île du Tibre , qui représentaient le navire sur lequel fut apporté d'Épidaure

à Rome le serpent d'Esculape, offrent un spécimen de la même disposition; on voit sculpté sur la maçonnerie qui forme l'arrière du navire un buste d'Esculape servant de tutela, comme on peut s'en assurer, quand les eaux sont basses, en regardant au-dessous du mur du jardin du couvent de Saint-Barthélémy, ou en examinant une gravure de Gamucci, qui donne une reproduction exacte de ces substructions (Jnlic/iità di Jioma, p. 174. Venezia, 1588).

TUTULATUS. Dans un sens général, qui a les cheveux arrangés en forme de cône (voy. TuTCLCS), ou qui porte le bonnet sacerdotal que l'on désigne par ce même nom (TuTULUS , 2 ) ; par suite, dans un sens spécial , un prêtre qui le portait ordinairement (Varro, L. L. vu, 44; Eanius ap, Varr. /. c. ).

TUTULUS. Espèce particulière de coiffure que , dans l'origine , la Flaminica ou femme duFlamen Dialis (Festus, s. v.) avait seule le droit de porter, mais qu'adoptèrent plus tard les autres femmes (Inscript, ap. Grut. 579, 5). On la formait en ramassant et eu dressant sur le sommet de la tète, jusqu'à une très-grande hauteur, les cheveux attachés au moyen d'un ruiian de pourpre, de manière qu'ils présentassent l'appareuce du cône qui, dans le

XYHPANISTA.

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