TYMPANUM
stade, marquait le but {meta. Varro, L. L. vu, 44; Festus, s.v.), comme on le \oit dans la gravure ci-dessus, empruntée à une peinture d'Herculanum. C'est aussi à cette mode que font allusion les expressions suivantes : Suggestum comx (Stat. Silv. I, 2, 114); Compagihus altum Mdificat capiU ( juv. "VI, 602).
2. Bonnet élevé, en laine, présentant la forme d'un cône ou but {meta), Serv. ad Virg. Mn. ii, 683), mais sans la pointe en bois d'olivier {apex) du bonnet des Saliens; quelques collèges de prêtres le portaient (Servius, /. c.) : c'est
lui qui couronne la tète ci-jointe , empruntée à une médaille en bronze représentant le génie d'Auguste faisant un sacrifice.
TYMPANISTA (xyiJLTtavta-TVii;). Un homme qui joue du tympanum ou tambourin ( Apul. de Deo Socr. p. 685), ainsi qu'on le voit dans la figure ci-jointe ,
tirée d'une mosaïque découverte à Pompéi , que l'on doit à Dioscoride de Samos , et qui représente un concert de quatre musiciens : un jeune garçon joue du monaulos, une jeune femme des tibise
pares, une femme plus âgée des cymbala, et enfin le personnage figuré ci-dessus du tympanum.
TYMPANlSTRlA(TU|Aitavî<7Tpta). Femme qui joue du tympanum ou tambourin (Sidon. Ep. i, 2; Inscript, ap. Douât.
cl. 8, n° 1), comme le représente la figure ci-jointe, d'après une peinture de Pompéi.
TYMPANIUM (Tuti7t«vtov). Diminutif de Tympandm ; perle dont un côté était plat et l'autre arrondi (Plin. H. N. ix, 44), comme une timbale , ressemblance à laquelle elle devait ce nom, à ce que l'oa croit.
TYMPANOTRIBA (xuixTiavoxpiêYiO (Plaut. Truc, ii, 7, 60), synonyme de Tympanista : ces deux mots ont un sens ironique et méprisant , et indiquent qu'il s'agit de quelque efféminé, semblable aux prêtres de Cybèle , qui employaient dans leurs cérémonies le tympanum, instrument qui convenait mieux aux femmes.
TYMPANUM (TOfATiavov, xO)c>w|j.x ^yjçaôiovo^). Tambourin, instrument formé d'un cerceau de bois, fermé d'un côté par une peau tendue comme la toile d'un tamis (Isidor. Orig. m, 21, 10; Eur. Bacc/i. 124) et garni de petites sonnettes ou grelots, comme on le voit dans la figure ci-jointe , d'après une pierre gravée. On en jouait en le frappant avec la main (Ov. Fast. iv, 324 ; Lucret. ii, 618 ;
TVMPANUU.
TYMPANL'M.
Catull. 64, 261; voy. la gravure au mot TvMPANlSTBiA),ouen faisant couiirl'indextout autour du bord (Suet. Jug^. 61 > voy. la gravure au mot Tympanista), et quelquefois aussi en se servant d'un bâton , ainsi que l'atteste Isidore (/. c), et comme on peut l'inférer de la plaisanterie de Phèdre ( m, 20) sur le pauvre âne qui reçut autant de coups et fut aussi battu après sa mort que pendant sa vie, sa peau ayant été employée à couvrir un tympanum. Cet instrument est distingué de la timbale, qui était plus grande et plus lourde, par l'épithète levé (Catull. 63, 6 ), ou inane (Ov. Met. III, 533 ) ; et comme il figure toujours dans les œuvres d'art qui représentent les cérémonies du culte de Bacchus et de Cybèle , il est clair que c'est du tambourin , et non du tambour, qu'il s'agit , quand le mot tympanum est employé à propos du culte de ces divinités.
2. On suppose que l'on désignait encore sous le même nom un instrument analogue à notre timbale , formé d'une peau tendue sur un bassin de métal, parce qu'une perle , plate d'un côté et arrondie de l'autre, était désignée par un diminutif de ce mot {tpnpanium). Apollodore (Biùl. I, 9, 7 ) décrit un instrument employé par Salmonée pour produire un bruit éclatant comme celui du tonnerre, qui ressemble fort à la timbale, étant formé d'une chaudière de cuivre {lebes) sur laquelle est tendue une peau. Si l'idée que nous exprimons ici est juste , il est probable ^ue c'est cet instrument que Justin désigne (XLi, 2), comme employé par les Parthes pour donner le signal du combat ; car ils se servaient aussi du tambour (symphonia) dans ces occasions (Plut. Crass. 23).