‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 286 sur 327 · Roue pleine sans rayons {radiï), qui · texte numérisé non relu

Roue pleine sans rayons {radiï), qui

servait pour les charrettes (plaustra),

comme on le voit dans la figure ci-jointe, empruntée à un bas-relief romain (Virg.

Georg. II, 444 ).

4. Tympanum dentatum.'^ouGàami^mQ genre, dentée (Vitruv. x, 6).

5. Roue à chevilles pour soulever de lourds fardeaux , et que faisaient marcher des hommes (Lucret. iv, 907 ). La gravure ci-jointe est tirée d'un marbre conservé à

Capoue , et portant une inscription commémorative de la construction ou de la restauration du théâtre de cette antique cité. Il représente la méthode qu'employaient les architectes romains pour élever une colonne. La tête du fût est engagée dans des cordes qui traversent une chape formant le sommet d'un triangle ou fourche (vara. Vitruv. x, 13, 2), et qui sont disposées comme celles d'une machine à mater ; elles élèvent la colonne en s'enroulant autour de la roue à mesure que le poids des hommes qui montent le long de sa jante la force à tourner. Le chapiteau est placé à terre tout prêt à être mis en place , dès que la colonne aura été dressée. L'exécution de cet appareil est grossière et imparfaite dans les détails, et la roue est une roue à rais {rota), et non une roue pleine {tympanum), caractère qui peut avoir été adopté exprès par l'artiste, pour mieux montrer les hommes à l'ouvrage ; mais en tout cas c'est un morceau d'une grande valeur, en ce qu'il explique une opération de l'ancienne mécanique qui avait été regardée comme très-difficile à comprendre : savoir, comment les colonnes énormes formées d'un seul bloc de marbre pouvaient être dressées , quand elles étaient placées à de très-petites distances, souvent à environ deux diamètres et demi les unes des autres, [lar exemple.

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