TYMPANUM
UMBILICUS.
dans le portique du Panthéon, où la petitesse de l'intervalle semble n'avoir pas dû laisser la place nécessaire aux machines.
6. Roue pleine h chevilles, pour élever de l'eau au bord des étangs ou des flaques d'eau stagnante , où il n'y a pas de courant pour faire marcher la roue. Vitruve (x, 4) décrit plusieurs de ces appareils. Le plus simple ressemblait à la roue hydraulique ordinaire, qui est décrite et figurée au mot Rota , 4, excepté que la roue même était pleine, et que la force motrice venait du pas de l'homme , et non de l'action d'un courant. Un autre appareil plus compliqué se composait d'une roue munie d'un certain nombre d'ouvertures (aperturœ), au lieu d'auges ou de godets [modioli, haustra), pratiquées sur la circonférence du tambour, et par lesquelles l'eau pénétrait , à mesure que la roue accomplissait sa révolution sous les pieds des travailleurs; elle tombait sur des planches {tabiilœ) rayonnant dans l'intérieur de la roue du centre de l'essieu à la circonférence. L'essieu était formé d'un cylindre creux, percé aussi d'un certain nombre de trous (columbaria), par lesquels l'eau s'y précipitait, pour être répandue à l'une des extrémités de ce cylindre dans leréservoir (/a^rw/n /i^weMm), et de là dans les conduits qui la menaient fertiliser la terre. Enfin, quand l'eau se trouvait assez loin au-dessous du plan dans lequel était placé le tympanum , une chaîne sans fin munio de seaux, comme celle de nos bateaux dragueurs, était attachée à la roue , de sorte que les uns montaient pendant que le» autres descendaient , et que chaque seau, au moment où il passait au-dessus de l'axe, se vidait dans un réservoir construit tout exprès.
7. Surface triangulaire plane et unie, marquée A dans la figure , et comprise
entre les corniches horizontale et convergentes qui terminent le pignon d'un bâ-
timent (Vitruv. m, 6, 12 et 13) ; ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec la peau tendue sur un tambourin ou un tambour.
8. Panneau de porte (Vitruv. iv, 6, 4 et 5) ; ainsi nommé à cause de cette même ressemblance que nous venons de signaler. Voy. Janda.
9. Grande soucoupe plate ou assiette à reboi^ds droits, comme ceux d'un tambourin (Plin. H. N. XXXIII, 62).
TYROPATINA. Grand gâteau plat fait de fromage et de miel (Apic. vu, 11); mot hybride composé du grec Tvpôç, fromage, et du latin patina.
TYROTARICHUS. Plat composé de poisson salé (en grec, xâpixo; ), de fromage (en grec, xupôç) et d'œufs durs, assaisonné de poivre et d'épices , et accompagné d'une sauce au vin et à l'huile (Apic. IV, 2 ; Cic. ad Jtt. iv, 8 ; adFam. IX, IC).
UDO (oùSwv). Espèce de brodequin fait d'une peau de chèvre où est resté le poil (Mart. xiv, 140) ; on ne sait aucun autre détail sur ce brodequin.
UMBELLA et UMBRACULUM ((txkx- Seiov). Parasol (Mart. XIV, 28), ei parapluie ( Juv. IV, 50 ), s'ouvrant et se fermant comme les nôtres (Arist. £q. 1348), et formé d'une pièce ronde tendue sur un certain nombre de côtes ou de ba-
guettes convergentes {virgœ. Ov. A. Ain.
II, 209); une esclave le portait ordinairement au-dessus de la tète de sa maîtresse (Mart. XI, 73), comme le montre la gravure, empruntée à un vase peint.
UMBILICUS ( ô[j.<paX6<;). Proprement,
CMBILICOS.
le nombril ; appliqué par suite à différents objets qui rappellent l'apparence du nombril humain , ou sa position centrale par rapport au reste du corps; ainsi :
1. Le bout du cylindre autour duquel était roulé un livre ancien , avec la feuille qui l'entoure de ses plis , présente quelque ressemblance avec le nombril de l'homme, comme le montre le bout de bâton que l'on voit paraître à gauche , au bas de la gravure , qui représente, d'a-
près une peinture d'Herculanum , un livre à demi déroulé. Beaucoup d'antiquaires croient que Vumhilicus et les cornua étaient la même chose désignée sous des noms différents ; mais il y a de bonnes raisons de croire qu'il n'en était pas tout à fait ainsi. Quand une feuille était complètement écrite , on attachait à l'une de ses extrémités un bâton , autour duquel on la roulait toute entière. Dans les manuscrits trouvés à Herculanum, ces bâtons ne font saillie ni d'un côté ni de l'autre sur les bords de la feuille, mais, comme le montre la gravure , ont leius extrémités sur le même plan. Dans des bibliothèques ordinaires ou s'il s'agissait de volumes destinés à être placés dans une capsa, auquel cas toute augmentation de longueur eût été gênante, il semble probable qu'une fois l'opération dont nous venons de parler terminée , le rouleau était achevé et complet, sauf qu'on peignait le bout du bâton (Mart.iil, 2, 6) : ce qui le faisait ressortir, et produisait celte ressemblance avec le nombril d'où venait le nom A'umhilicus. Mais les personnes qui tenaient beaucoup à la reliure et à la décoration extérieure de leurs livres ajoutaient aux deux bouts du bâton des têtes de clou [Inillce), qui , d'un côté et de l'autre , faisaient saillie sur le rouleau, comme les cornes saillantes de la gé-
nisse , et alors les umbil'ici ainsi ornés recevaient le nom de cornua. Ainsi on doit considérer ces deux mots comme pouvant, dans une certaine mesure, s'échanger l'un contre l'autre , surtout quand ils sont employés figurément pour désigner la fin d'nn livre ( Hor. Epod. 14, 6; Mart. iv, 91; xi, 107), où était attaché le cylindre dont les umbil'ici ou les cornua formaient les extrémités.
2. La tige métallique qui formait le milieu d'un cadran solaire (Plin. H. N. VI, 39) ; autrement appelée Gnomon.
Voy. ce mot.
UMBO (aixStov). Dans un sens général , toute pièce formant saillie sur nue autre surface , surtout quand cette saillie est de figure ronde ou conique ; d'où les sens particuliers suivants :
1. (ojAçoXôi;). Pointe, cône faisant saillie au milieu d'un bouclier (Virg. Mn. II, 544), qui repoussait et détournait les traits venant frapper ce point , et jouait quelquefois dans la mêlée le rôle d'une sorte d'arme offensive (Liv. iv, 19) ; mais souvent, par métonymie, on employait ce mot pour le bouclier tout entier. Le spécimen est emprunté au Virgile du Vatican.
2. Plis faisant saillie devant la poitrine et produits en relevant une partie du côté gauche de la toge , que l'on maintient à une certaine hauteur en roulant ce rempli autour de l'espèce de baudrier que formait en travers de la poitrine le sinus supérieur; il y fait une masse de plis épaisse et ronde, qui ressort sur le reste de la draperie comme le cône sur le bouclier. C'est la partie marquée 5 dans la figure ci-jointe , d'après une statue de la villa Pamfilià Rome (Tertull. de. Pall. 5 ; Pers. v, 33). Dans le dernier de ces textes, le mot um/>o est appliqué par figure à la toge elle-même.
coo
ITHBRACULCM.
UlfGOENTAHIUS.
3. La grosse pierre qui forme le rebord du trottoir de chaque côté d'une route ou rue, ainsi que le montre la gra- Ture ci-jointe , représentant une partie
de la chaussée qui d'He»-culanum mène à Pompéi , près de la porte de cette dernière ville.
UMBRACULUM. Synonyme de Um-