‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 30 sur 327 · Sabot d'enfant (Virg. ^n. vil, 382 : Fers. Sat. m · texte numérisé non relu

Sabot d'enfant (Virg. ^n. vil, 382 : Fers. Sat. m

2. Flûte en buis (Ovid. Met. xiv, 537 ; Prop. IV, 8, 42). Deux flûtes grecques en buis sont conservées dans le Musée Britannique. Voy. Tibia.

3. Peigne en buis (Ov. Fast. VI, 229; Juv. XIV, 194). Voy. Pecten.

4. Tablette en buis, couverte de cire, pour écrire (Prop. lll, 23, 8).Voy. Cera, Tabella.

CACABULUS ou CACABULUM (xaxxâêtov). Diminutif de Cacabus (Apic, IV, 1).

CACABUS ouCACCABUS (xaxjcâêTi, xax)ca6(;, v.àxxaêo;) . Pot pour faire bouillir de la viande, des légumes, etc. (Varro, L. L. V, 127). Il était placé immédiatement sur le feu ou sur un trépied {tripus) qui y louchait seul.

Voy. Ahenum). Les pots communs étaient faits en poterie; quand on parle d'autres espèces de poterie, la matière est toujours indiquée par une épithète caractéristique , comme pot d'étain {stanneus , Columell. xil, 42, 1); pot de bronze (xneus, id., xil, 48, 1); pot d'argent {argenteus , Ulp.

Dig. 34, 3, 20). La figure ci-jointe représente un modèle en bronze de Pompéi ; un spécimen fort en usage et placé sur un trépied est donné au mot Tripes, 1.

CADUCEATOR. En général toute personne qui était envoyée par une des parties belligérantes à l'autre, et qui portait la baguette de paix (cat/uceMi). Les personnes employées à de telles missions furent tenues de tout temps comme sacrées et inviolables (Liv. XXXH, 32, Cato apud Fest. sub terb, Voy. aussi Ceryx et Fe- TIALIS).

CADUCEUS ou CADUCEUM (xY)pûxeiov, xYipûxiov). En général, baguette de héraut (Cic. de Or. i, 46), consistant en un simple bâton d'olivier, orné dé guirlandes (MùUer, archéologie de l'art, p. 504, et gravure au mot Ceryx, 2). Le mot caduceus est spécialement appliqué à la baguette attribuée par les anciens poètes et artistes à Mercure [caduceus Mercurialis, Apul. Met. XI, p. 245), comme héraut ou messager des Dieux. Alors la place des guirlandes est occupée par des serpents : c'est une allusion à la fable qui rapporte que Mercure, voyant deux serpents se battre, les sépara avec son bâton ; de là vint qu'une baguette ainsi ornée fut adoptée comme emblème de la paix (Hygin. Astron. ii, 7 ; Macrob.5af. 1,19). Ces deux traits caractéristiques, le bâton d'olivier et les serpents pour guirlande, sont clairement représentés dans la gravure cijointe , prise d'une urne funéraire : quel-

CADCCIFRR.

CvïMEJiTUM.

quefois deux ailes sont ajoutées au sommet, comme dans la gravure suivante.

CADUGIFER. Qui porte le caducée; épithète caractéristique de Mercure, con-

sidéré comme messager des Dieux (Ov.

Met. vill, 627 ; Fast. v, 449). La gravure est prise d'un marbre de Rome.

CADUS (xâSo;). Grande jarre de poterie dont on se servait surtout pour garder du vin (Mart. iv, 06, 8; Virg. Ain. I, 135; Cop. II). Elle était employée aussi à d'autres usages, pour contenir de l'huile, du miel, des fruits secs, du poisson salé, des viandes, etc. (Mart.

I, 44, 9; I, 66, 10; Plin. H.

N. XV, 21 ; XVIII, 73). Elle avait un goulot un peu étroit et un trou qui pouvait être fermé par un bouchon de liège ou autre (Plin. H. N. XVI, 13); le corps de cette jarre était effdé par le bout et avait, dans l'ensemble, la forme d'un sabot d'enfant {turbines cadorum, Plin. H.N. XXVII, 6).

On peut distinguer tous ces traits caractéristiques dans la figure ci -jointe tirée d'un original découvert parmi plusieurs autres sortes de vases dans une cave à vin ancienne dont nous donnons le plan et la perspective au mot Cella, 2.

Ci^LUM (yXû^avov). Ciseau ou burin employé par ceux qui exerçaient l'art de la ciselure (cielatura) des métaux (Isidor. Orig. XX, 4, 7; Quint. Il, 21, 24).

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