Agitator equorum (y)vio)(oc), cocher
AGITATRIX.
AQENCM.
OU conducteur qui menait une autre personne dans une voiture, que ce fût ou non un char de guerre (Virg. Mn. ii, 476). La figure est tirée d'une terre cuite qui représente Paris enlevant Hélène ( Winck. Mon. ined. 117).
3. Quand on emploie le mot agitator seul, sans autre terme qui en modifie ou en détermine le sens, c'est un conducteur aux courses de chars du Cirque (Plaut.
Men. I, 2, 50; Suet. Nero, 22). Voy.
AcRiGA. La gravure est prise d'une lampe en terre cuite que possédait primitivement Bartoli.
AGITATRIX. Femme qui met quelque chose en mouvement : de là, sylvarum agitatrix, chasseresse qui bat les bois et les taillis ( Arnob. IV, 22), épithète particulière de Diane , déesse de la chasse. Elle est ainsi représentée dans la figure ci -jointe d'après une lampe en terre cuite
qui faisait partie primitivement de la collection de Bartoli.
AGMINALIS, se. eqims. Cheval de somme qui suit une armée pour porter les armes, l'équipement, le bagage. La figure, tirée de la colonne Trajane, montre
un de ces animaux chargés des boucliers
et des casques des soldats romains ( Dig. 50, 4, 18, § 21 ; Cod. Theodos. 8,5,6). AGOLUM. Longue baguette terminée en pointe, dont se servaient les conducteurs de bestiaux et. les pâtres romains pour chasser devant eux le bétail. (Festus, s. V.). Les pâtres de la campagne ro-
maine se servent aujourd'hui d'un instrument semblable : il est fait d'un rejeton droit du cactier à raquette et rappelle tout à fait la figure que nous donnons d'après une peinture de Pompéi.
AGONOTHETA (àYwvoÔéTYi;). Président des jeux publics en Grèce : c'était toujours un personnage éminent, dont la fonction était de terminer les discussions, de proclamer les vainqueurs et de décerner les prix ( Spart. Hadr. 13 ).
AGRIMENSORES. Arpenteurs (Amm.
Marc. XIX, 11, 8). Corps formé en collège par les empereurs romains et payé par l'État.
AHENUM. Proprement chaudière ou marmite pour faire chauffer de l'eau, qu'on suspendait au-dessus du feu , par opposition à la casserole (cacabus) où l'on faisait bouillir la viande ou les légu-
AlA.
mes et qu'on plaçait sur le feu (Paul Dig. 33, 7, 18;"Serv.
ad Virg. ALn. i, 213); cependant celte distinction n'est pas toujours observée. L'œil au sommet de l'anse de la chaudière est destiné à recevoir le crochet auquel on la suspendait.
2. Chaudière qui contenait l'eau pour les bains (Vitruv. v, 10, 1). Elles étaient toujours au nombre de trois , disposées dans un ordre ingénieux qui économisait le bois. La plus grande , qui contenait l'eau chaude {caldarium), était placée immédiatement au-dessus du fouineau, dont la bouche est indiquée par l'ouverture carrée qu'on voit au bas de la figure ci-jointe ; sur cette chaudière en était placée une seconde ( tepidarium ) , qui, à cause de la distance plus grande du feu, ne recevait qu'une chaleur tempérée et qui, par conséquent, contenait une eau moins chaude; la deinière de toutes (frigidarlum) recevait directement l'eau froide de la citerne. Ainsi, quand l'eau chaude était tirée de la chaudière inférieure, l'espace vide était immédiatement occupé par une eau qui avait acquis déjà un certain degré de chaleur, et la seconde était remplie de nouveau par l'eau froide de la chaudière supérieure. Toute celte disposition devient très-claire par la figure qui montre les trois bouilloires des bains de Pompéi, telles que les a restaurées M. \V. Gell d'après les empreintes que leurs formes avaient laissées dans le mortier de la muraille où elles étaient scellées.
ALA. Aile d'un oiseau, et de là, en raison de sa ressemblance , la barbe atla-
.chée au bois d'une flèche pour guider et soutenir son vol dans l'air (Virg. Mn.
IX, 578). La figure représente une flèche grecque trouvée dans l'Attique.
2. Vasie pièce des maisons romaines qui avaient de l'étendue et de la magnificence. Il y avait généralement deux alx, une de chaque côté deï'atrium, munies de sièges et fermées par des rideaux. Si nous nous en rapportons aux
rissemblaucesavoc les maisons de la Turquie moderne, qui ont précisément dans leurs galeries deux pièces semblables, fermées de rideaux et pourvues de divans, les aise étaient faites pour que le maître de la maison pût y recevoir les visiteurs et jouir de la conversation de ses connaissances. On voit la place des alx dans le plan de la maison de Pansa (Voy. Do- Mus), où elles sont marquées C C. On a une perspective de leur intérieur dans la figure ci-dessus, qui est une restauration de Vatrium de la maison de Salluste à Pompéi ; on entre dans les alœ de cette maison par deux larges portes situées au fond delà chambre, à droite et à gauche, et dont les rideaux sont tirés."
3. Dans de vastes constructions, telles qu'une basilique ou un temple étrusque, (|ui étaient partagées |iar des rangées de colonnes en une nef centrale et deux ailes latérales comme nos églises ( le grand temple de Piestum donne un spécimen de cette distribution ; voy. aussi la gravure au mot Basilica), les ailes latérales semblent avoir porté le nom d'a/a? (Vitr. IV, 7, 2). Par ce motif, le professeur Becker (Gallits, p. 107 de la trad. angl.) s'efforce d'établir que les alx des maisons particulières n'étaient pas les appartements décrits ci-dessus, mais seulement deux ailes latérales, séparées par des colonnades du centre de Vatrium.
Mais, pour soutenir celte hypothèse, il lui faut inventer un atrium imaginaire
ALABASTF.R.
qui ne ressemble en rien à ceux qu'on a découverts jusqu'ici à Pompéi ou ailleurs : il lui faut séparer le cavxJiitm de Vatrium, et composer sur un plan entièrement conjectural une maison romaine qu'il distribue en trois parties distinctes, Vatrium d'abord , le cavxd'mm ensuite , et enfin le péristyle. Tout cela est assez plausible en tbéorie, mais n'est pas confirmé par les découvertes faites dans les fouilles. Aussi , en l'absence d'une autorité positive, l'explication donnée sous le n° 2 nous semble-t-elle mériter plus de confiance.
4. Aile d'une armée : ce qui, dans les écrivains latins, revient à dire la partie o\\ le contingent fournipar les alliés. En effet, ils étaient toujours placés sur les flancs pour couvrir les légions composées de citoyens romains qui occupaient le centre de l'ordre de bataille (Veget.
Mil. 2, 14).
5. Par une raison analogue, on appela aussi ait une brigade de cavalerie de 300 hommes et au-dessus, fournis par les alliés [.••], qu'on plaçait de la même manière sur les flancs (Cincius ap. Gell. xvi, 4,4).
ALABASTER ou ALABASTRUM (à),âêadTpoi; et àXâSauTpov). Petit vase pour renfermer des parfums de prix (Cic. Fragm. ap. Non.
s. t.', Petr. Sat. 60) : le plus souvent il était d'onyx (Plin.
H. N. XXXVI, 12) et quelquefois d'or (Theocr. Idrll.
XV, 114) : il avait quelquefois une forme particulière , celle d'une poire ou d'un pendant de perle, ou d'un bouton de rose, tous objets auxquels on le compare (Plin. H. N.\x, 56; XXI, 10). La figure représente un original que possédait primitivement l'antiquaire romain Pietro Ciacconi (Fortunatus Schackius, Mrriotliec.
ALaRII. Troupes placées sur les ailes d'une armée romaine, comprenant l'infanierie et la cavalerie : elles se composaient toujours des contingents fournis par les alliés ; leurs armes et leurs vêtements variaient suivant les coutumes des nations différentes qui les envoyaient
(Cic. Fam. il, 17; Cœs. Bell. Gall. I, 51 ). On voit de pareils corps de troupes dans plusieurs batailles figurées sur la colonne Trajane : ce sont des auxiliaires Germains , des cavaliers Sarmates, etc. ; tous portent le costume de leur pays.
ALBARIUM ou OPUS ALBARIUM (xoviapia). Stuc ou enduit dont on couvrait les murs en briques : il se composait de grès, de brique et de marbre, réduits en poudre et broyés ensemble pour les revêtements de l'extérieur, on de gypse et de plâtre , pour les ornements plus recherchés employés dans l'intérieur des édifices (Vitruv. VII, 2; Plin. H. N. XXXVI, 55 et 59).
ALBARIUS (xoviat^O- Plâtrier dont le métier était découvrir les murs d'un enduit blanc et de faire en stuc des corniches, des frises et des reliefs d'ornement (Inscript, ap. Gruter. 642, 11; cf. Plin. H.N. XXXVI, 5;)).
ALBATUS. Vêtu de blanc. Ainsi, dans les jeux du cirque, auriga alhahis (Plin. H. N. VIII, 65), cocher qui portait la couleur blanche ou appartenait au parti des blancs [factio albata ).
ALBO-GALERUS. Le bonnet de fourrure porté par le flaraen Dialis : il était fait de la peau d'une victime hlaiiche sacrifiée à Jupiter et portait à son sommet une pointe saillante de bois d'olivier , précisément comme on le voit dans la gravure prise d'une médaille fmppéeeu l'honneur de Marc-Aurèle (Festus, s. V. ; Varro, ap. Gell. X, 15, 4).
ALBUM (XevixojjAa). Espace ou place couverte de plâtre blanc sur les murs d'un édifice : on y écrivait des annonces ou des avis au public. De là on a éten-
du ce nom à toute espèce de tablette blanche portant une inscription , comme
ALEXA7(DRIKIIM OPITS.
ALIPTES.
la liste des sénateurs, les édits du préteur ou autres choses de mAme nature (Paul. Sentent. 1. i, t.l4; %e\\ec. Ep. 48 ; Cic. Orat, ii, 12 ). La figure cijointe est un fac-similé réduit d'un album trouvé sur une des maisons de Pompéi, et qui semble avoir été l'équivalent de ces annonces modernes : Sous le patronage de la famille royale ou Fournisseur breveté. Voici les mots : MarcuM Cerrinicm. Vatiam. jîIdilem. orat.
ut . favkat . scriba . issus . dignds. est; c'est-à-dire : « Le scribe Issus sollicite le patronage de M. Cerrinius Vatia ; il est capable ».
ALEXAKDRINUM OPUS. Espèce particulière de mosaïque dont on se servait particulièrement pour orner les chambres , et qui appartenait au genre de pavés appelés sectilia. Le caractère distinctif de ces mosaïques , c'est que les lignes ou figures qui eu formaient les dessins étaient composées dans un système de deux couleurs seulement , le rouge et le noir, par exemple, sur un fond blanc, comme dans le modèle , qui représente une partie du pavé d'une maison à Pompéi. Un passage de Lampride {Alex. Sev.
25) semble indiquer que cette sorte de mosaïque fut introduite pour la première fois par Sévère ; mais une telle assertion est peu vraisemblable, puisque l'on a trouvé de nombreux échantillons de ces mosaïques dans les maisons de Pompéi. Lampride veut dire probablement que Sévère introduisit seulement l'usage de composer ces mosaïques de deux esjièces de marbres qui différaient par la qualité et la couleur de celles qu'on avait employées auparavant pour cet objet, c'est-à-dire le porphyre et le marbre de Lacédémone.
ALICULA. Manteau court, ressemblant pour la forme* à une c/ilamrde ,
mais de dimensions plus petites , attaché sur le devant par une agrafe et porté par des gens de condition inférieure (Mart.
£p. XII, 82), par les pécheurs (Petr.
Sat. 40) et les jeunes gens (Ulp. Dig. 34,
2, 24). On le voit souvent dans les productions de l'art antique, comme dans la figure ci-jointe , prise d'une peinture de Pompéi. Dans toutes les représentations qu'elle offre , le terme A'alicula est clairement expliqué par la ressemblance de ce manteau avec deux petites ailes, lorsque le vent ou les mouvements de celui qui le porte le soulèvent et le font flotter sur les épaules.
ALIPES (uTepônou;). Qui a des' ailes
aux pieds, épithète donnée spécialement au dieu Mercure ; voyez la figure, prise d'une lampe enterre cuite. (Ovid. Fast.
V, 100; Met. IV, 753).
ALIPILUS (TtapaxîXTpioi;). Esclave attaché aux bains ou employé par des particuliers pour épiler les poils sur certaines parties du corps et sous les aisselles. On employait à cet usage des hommes et des femmes (Senec. Ep. 5G; cf. Juven. Sat. XI, 157 ; Gratin. 'Qp. 2.
ALIPTES ou ALIPTA (àXeînTïic). Mot
ALLIGATI.
grec , mais employé par les Romains dans le même sens que par les Grecs, pour désigner une personne qui réunissait en elle le double emploi et l'autorité d'un maître de gymnastique et d'uu unctor. L'aliptes devait oindre et frotter le corps des athlètes d'huile et de sable fin mêlés, avant et après une lutte dans la palaestre, ou celui des jeunes gens dans les écoles de gymnastique ; il devait aussi diriger et surveiller leur éducation et leurs exercices (Aristot. £tlt. Nie. ii, 5; Pindar.
Oiymp. VIII, 54-71); il leur donnait enfin des avis sur leur régime et leur façon de vivre. Il devait , pour remplir ces fonctions , connaître leur organisation musculaire et l'état général de leur santé (Cic. Fam. i, 9 ; Celsus, 1, 1 ).
2. Esclave attaché aux bains : le vrai terme latin, pour le désigner, c'était unctor. Il séchait le corps du baigneur en le frottant , en enlevait la sueur avec la strigile et l'oignait de parfums (Seneca, Ep. 56; Juv. Sat. vi, 422). La figure
est tirée d'une fresque qui représente une salle de bains peinte sur les parois d'une chambre sépulcrale : cette chambre est sur la voie Appienne, et fut découverte au siècle dernier (Ficoroni, La Bolla d'Oro, p. 45). La fresque était copiée probablement de quelque original célèbre, et Juvénal en avait sans doute une semblable présente à l'esprit quand il écrivait le passage auquel nous avons renvoyé. ALLIGATI. Captif ou prisonnier de guerre avec le soldat auquel il était confié; on appelait les deux ensemble alligati, parce que c'était la coutume des Romains d'enchaîner le captif à celui
qui l'avait pris. Les menottes étaient attachées au poignet droit du prisonnier et au poignet gauche du soldat qui en avait la garde. De là ce trait de Sénèque , alligati sunt qui alligaverunt, « ceux qui ont enchaîné sont enchaînés eux-mêmes « [De Tranq.
an. 10; cf. Stat.
Theb. xn,460). La figure, tirée de l'arc de triomphe dédié par les orfèvres de Rome à Septime Sévère, représente un soldat romain avec son prisonnier : ce dernier a les mains enchaînées derrière le dos, et le soldat se dispose à attacher la chaîne à son propre bras : on voit l'anneau qui forme la menotte au bout de la chaîne.
ALLOCUTIO. Allocution ou harangue :
particulièrement celles que les généraux romains étaient dans l'habitude d'adresser à leurs soldats. Ces scènes sont souvent représentées sur des médailles, des arcs de triomphe et des colonnes : le général y paraît sur une plate-forme élevée (suggestum), assisté de ses princi-
paux officiers , avec les étendards et les troupes disposées en face, comme on le voit ici d'après une médaille de Marc- Aurèle qui porte aussi l'inscription Ad- LOCtJTIO ACGUST. S. C.
ALTARE. Suivant les grammairiens, autel élevé (quasi alta ara), dédié seulement aux dieux supérieurs ( Serv. ad Virg. Ed. V, 66 ; Festus, s. i>.) ; tandis que ï'ara était plus basse , et qu'on s'en servait pour sacrifier aux dieux inférieurs aussi bien qu'aux dieux supérieurs. Peut-être uue telle interpréta-
ALVEOLUS.
lion serait-elle confirmée par la pierre gravée (|»e nous reproduisons ici (Agostini, Gemme, 142); on y voit deux autels ; sur tous deux on brûle de l'encens, mais l'un est plus élevé que l'autre. Uu modèle
analogue se voit dans les miniatures du Virgile du Vatican , où sont représentés quatre autels carrés, deux élevés et deux plus bas : ils semblent expliquer des passages comme celui-ci : Inter aras et altaria {VVm. Faneg.l; cf. Plin. H. N.
XV, 40), et d'autres endroits encore où l'on fait une distinction entre les deux mots. L'explication qui traduit altare par « ce qui est |)lacé sur l'autel ( ara) » est loin d'être aussi satisfaisante ; car, dans le passage de Quintilien (Declam. Xll, 20) , aris altaria imponere, la leçor^ est douteuse , et celui de Justin (xxiv, 2 ), sumplis in manits altarihus, prête à une explication toute différente.
ALTARIUM , la même chose qu'AL- TARK (Sulp. Sev.,l, 19).
ALTICINCTUS (v«J.ÎCa)vo; )• Q"i a
monté sa tunique plus haut que les genoux, en la tirant par dessus sa ceinture, pour donner aux membres toute leur liberté : c'était l'habitude des paysans, des laboureurs, des personnes enfin occupées à de rudes travaux ou à de violents exercices (Phiedr. ii, 5, 11 ). La figure ci-jointc est tirée du Virgile du Vatican.
ALUTA. Cuir préparé avec de l'alun (alumen) pour le rendre doux et souple : de là l'emploi que les poètes font de ce mot pour désigner un brodequin , un soulier, une bourse, etc., faits de ce cuir (Mart. Xll, 26; Juv. Sat.