‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 4 sur 327 · Mouche pour la figure (Ovid · texte numérisé non relu

Mouche pour la figure (Ovid

^rt. Jm. m, 202).

ALVEARE (djAtivoc, ffî|x6Xo;). Bûche dans laquelle les abeilles fout leurs rayons et déposent leur miel (Columell. xi, 11, 1). Chez les anciens, on faisait quelquefois les ruches de métal : nous en avons donné un modèle (voy. FoKl) d'après un original trouvé à Pomfiéi; on en faisait aussi de poterie, mais elles étaient peu estimées, comme trop exposées aux variations du chaud et du fioid. Les meilleures étaient faites de petites bandes de liège ou de fenouil (feriila ) cousues ensemble ; celles de seconde qualité , de vannerie (Columell. xi, G, 1 ; Virg. Georg. IV, 33), comme on le voit dans la figure ci-jointc, tirée d'un bas-relief romain, où la ruche entre comme emblème et accompagne la figure de l'Espérance (Montfauc, Anti(j.

expl. l, 204).

ALVEARIUM ((T(ir)vwv). Rangée de ruches ou place où l'on a posé les ruches (Varro, R. R. ni, Ifi, 12).

ALVEOLUS. Diminutif à'alveus , signifie |)roprement »me navette de tisserand, dont on se servait pour faire passer les fils de la trame {suhtemen) à travers la chaîne (i^fl/new) (Hier. Ep. 130 ad Uemetr. n. 15, ad torquenda subtemina in alvroUs fusa volvantur). De ce passage et du nom de cet instrument , nous pouvons sûrement induire que c'était un morceau de bois plat, arrondi on aminci en pointe à chaque extrémité et

taillé eu forme de bateau, avec une cavité au centre où Tou introduisait la tige de la bobine. Nous donnons ici une figure qui a tous ces caractères, et qui représente une espèce de navette fort commune , dont on se sert dans plusieurs pays. Elle répond si exactement aux expressions citées ci-dessus qu'on peut la regarder comme un ancien modèle au- (|uel le temps n'a rien changé. 11 y a sur UQ des côtés un petit trou par lequel sort

le fil , et , quand on lance la navette , la bobine et sa tige roulent {fusa volvuiitur) et fournissent le fil.

ALVEUS. H'alvics , ventre ; ce mot s'applique à des objets divers qui ont pour la forme une ressemblance réelle ou supposée avec cette partie du corps humain.

1. Long vaisseau de bois peu profond, que nous traduirions par les mots à! ange ou A'auget, et qui servait à contenir des liquides ou d'autres objets. Celui que nous figurons ici est tiré d'ime peinlure ^ de Pomi)éi , et servait à un charpentier pour y déposer ses outils et ses objets de première nécessité ( Plin. H. N. XVI, 22 ; Liv. i, 4 ).

2. Petit bateau ou canot, employé sur les rivières et d'une construction tout à fait primitive : il était creusé dans un seul tronc d'arbre (Vell. ii, 107). La figure donnée ici représente un bateau

de loch , découvert dans le marais qui forme le bord de l'ancienne rivière à la jonction de la Nen , à Horsey, près de Péterborough ( Artis. Durohriv. pi. 57 ) ; si ce bateau n'est pas d'origine romaine, il est certainement d'une très-haute antiquité , et comme il ressemble en tout point aux bateaux représentés sur les médailles qui rappellent la fondation de lîome, on |)eut l'admettre comme modèle de Valveus.

3. Coque d'un vaisseau, et, par extension dans les poètes, le .vaisseau luimême (Sali. Jug. 21 ; Prop. m, 7, 16).

4. Espèce particulière de plat ou de plateau sur lequel on faisait circuler à table certains fruits, comme les olives (Petr. 5af. 66).

5. Table employée par les Romains pour un de leurs jeux d'adresse. Comme les dés et les jetons sont mentionnés eu parlant du jeu qu'on jouait sur Valveus (Plin. XXXVII, 6 ; Val. Max. via, 8, 2), il en faut conclure que ce jeu était le ludus duodccim scriptorum, dans lequel, comme dans notre trictrac, le coup était déterminé par un jet de dés. Cet alveus ressemblait sans doute à notre table de trictrac, et il était divisé de la même manière que Vabacus (Voy. Abacus , n. 2); ou s'il y avait une différence réelle dans le sens de ces deux mots , peut-être le dernier terme était-il surtout employé quand la table se composait d'une plaque de marbre , et le premier quand elle avait la forme d'un auget de bois aux bords élevés, ainsi que l'indique la signification primitive de ces deux mots.

6. Bain d'eau chaude, construit dans le plancher d'une chambre de bain , à l'extrémité opposée de celle qui contenait le labrum ( Vitruv. v, 10, 4; Marquez, Case degli yiHtïcIà Romani, § 317); au fond se trouvait un degré qui servait de siège pour le baigneur quand il était entré dans l'eau (Auctor. ad Herenn. iv, 10). La figure ici représentée est une sec-

tion de Yalveus dans les bains publics de Pompéi. La partie ombrée est le parquet de la chambre, fait de briques, où l'on voit les tuyaux par lesquels l'air chaud circulait, l'un sous le bain luimême et quatre autres sous le parquet . A est Yalveus; B le siège sur lequel s'asseyait lebaigneur(^rarf«^, Vitruv. /. c);

AMENTUH.

C un parapet bas formant la partie supérieure du baiu (pluteus, Vitr. /. c.),d'où deux degrés, à l'extérieur, conduisent au parquet de la chambre. On comprendra le plan général de l'appartement où l'alveus est placé, el sa situation par rapport aux autres parties du même appartement, si l'on se réfère à la première gravure au mot Baline^, lettres D, /*, i.

7. Par extension de ce sens on appelait queic^uefois alveus toute espèce de vaisseau pour se baigner (Ovid. Met. vill, 662).

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