Poétiquement, ruche (Virg. G. iv, 58 ; voir Alveare
5. Châssis en forme de cône, fait de lattes ou d'osier, dont se servaient les foulons et les teinturiers pour essuyer, sécher et blanchir l'étoffe (Apul. Met.w, p. 193). On plaçait ce châssis sur un réchaud ou sur un pot contenant du soufre allumé, qui, comme on le sait, a la propriété de blanchir le linge, et on le couvrait ensuite de l'étoffe : ainsi la chaleur était concentrée et l'air extérieur ne pouvait pénétrer dans l'appareil. Le spécimen ici donné est tiré d'une peinture trouvée dans l'établissement d'un foulon (fuUonica ) à Pompéi. Dans l'original, un homme le porte sur la tète et lient le pot de soufre à la main ; mais on l'a dessiné ici posé sur le sol, avec le vase de soufre placé au-dessous , précisément de la même manière qu'on l'emploie maintenant d'habitude en Italie pour sécher le linge : on voit ainsi plus clairement comment on s'en servait.
C. Palissade circulaire plantée autour des tiges des jeunes arbres pour les empêcher d'être endommagées par le bétail (Columell. V, 6, 21).
7. Partie de l'intérieur d'un théâtre ou d'un amphithéâtre (Apul. Met. x, 227 ) qui contenait les sièges sur lesquels s'asseyaient les spectateurs, et qui était formée par plusieurs rangées coucentri-
qiies de gradins, soit taillés dans le roc sur le penchant d'une colline, soit supportés par des arcades construites dans la carcasse de l'édifice. Suivant les proportions du monument, ces rangées de sièges étaient partagées en un , deux ou trois étages distincts , séparés l'un de l'autre par un mur {balteus) de hauteur suffisante pour empêcher qu'on ne passât de l'un à l'autre. Les différentes divisions étaient distinguées par les noms à'ima, summa, média cavea, c'est-à-dire rangée inférieure, supérieure ou du centre : celle qui était au has était la place d'honneur, où s'asseyaient les équités (Plaut. Ampli. Prol. 66; Cic. Am. 7 ; id. Senect. 14 ). La gravure donne une vue de l'intérieiir ou cavea de l'amphithéâtre de Pompéi tel qu'il subsiste encore maintenant et en présente le plan général. Voy. aussi les articles et les gravures des mots Thea- TRUM et Amphitheatrum. -
CAVERNjE( xoiXy) ou xoîXy) vaû;). La cale d'un vaisseau et les cabines qu'elle contient (Cic. Orat. iii,-,46 ; Lucan. ix, 110).
CELERES. Nom primitif qui servit à désigner l'ordre équestre à Rome , lors de son institution par Romulus. Ce corps était composé de trois cents hommes ayant un cheval ; ils étaient choisis parmi les trois cents familles patriciennes et formaient ainsi le noyau de la cavalerie romaine (Liv, I, 15 ; Plin. H. N. xxxiii, 9; Festus, s. v.; Nielnihr, Hist. Rom. i, p. 325, trad. angl.). Leur chef s'appelait trihunus celerum (Liv. i, 59).
CELES (xîXri;). Cheval de selle, par opposition au cheval de trait. C'était sur-
tout le cheval de course, monté dans l'hippodrome grec ou le cirque romain (Plin. H. N. XXXIV, 10). On en voit un spécimen dans la gravure ci-jointe représen-
tant Cupidon à cheval, d'après une frise en stuc des bains de Pompéi.
2. Râteau ou navire d'une forme particulière, dans lequel chaque rameur maniait une seule rame, par, opposition à ceux où chaque homme en maniait deux
et à ceux où plusieurs manœuvraient une seule rame. Les plus considérables de ces navires avaient beaucoup de rameurs et étaient quelquefois pourvus d'un mât et d'inie voile; mais ils n'avaient pas de pont et étaient souvent employés par les pirates à cause de leur rapidité (Plin. H. N. VI, 57 ; Aul. Gell x, 25, Herod. VII, 94 ; Thuc. iv, 9 ; Scheffer, Mil. Nav. p. 68). La gravure ici donnée est prise de la colonne Trajane et représente un vaisseau manœuvré de la façon que nous avons décrite et appartenant par conséquent à cette classe.
CELETIZONTES (xeÀrjTiiiovTe;). Cavaliers qui montaient les chevaux de course dans l'hippodrome grec (Plin. H.
^. XXXIV, 19, n° 14). Voy.l'avant-dernière gravure. Ils répondaient à nos yockeys.
CELEUSMA (x£Xeu(7(j.a). Chant ou cri que faisait entendre le chef des rameurs (hortator, pausariits, xEXeyar^ç) pour animer les rameurs des vaisseaux grecs et romains et les aider à frapper les flots en mesure (Mart. Ep. m, 67 ; Rutil. I, 370). L'air était quelquefois repris , chanté en chœur par les rameurs, et quelquefois joué sur des instruments de musique (Auson. in Div. P'err. 17 ).
GELLA. Cave : ce mot, quand on l'emploie dans un sens général , désigne un magasin ou un dépôt au rez-de-chaussée dans lequel on gardait des denrées de toute espèce. Les différentes sortes de caves sont distinguées par une épithète qui indique la nature des articles qu'elles contiennent; par exemple :
1. Cella xinaria (oivswv). Cave poMr le vin , formant une des principales dé-