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CICUTA. Littéralement ciguë. Par extension, ce nom a été appliqué à des objets faits des liges de cette plante, surtout aux clialumeaux de Pan (Virg. Ed. il, 36 ; Lucret. v, 1382).
CICUTICEN. Celui qui joue du chalumeau fait de tiges de ciguë (Sidon. Carm.i, 1 5). Lagravure ci-jointe est tirée d'une petite figure en ivoire du musée de Florence.
CIDARIS (xî^apiç et xiTaptç), Bonnet royal porté par les rois de Perse , d'Arménie et de Parihie; il avait une forme haute, roide et droite , et était entouré d'un diadème bleu à points blancs (Curt. lll, 3). Tous ces détails, excepté la couleur, sont
visibles dans la figureci-jointe, qui représente Tigrane , roi d'Arménie , d'après une médaille syrienne.
2. Bonnet porté par le grand prêtre des Juifs (Hieron. Epist. 64, 2 et 13).
CILIBANTUM. Table à boire de forme circulaire, supportée par trois pieds ; les tables circulaires avec un seul pied avaient un nom spécial, monopodia. Des tables de cette espèce sont fréquemment représentées dans les peintures de Pom»
péi ; nous en donnons un spécimen dans la gravure ci-jointe : elle porte les vases à boire (capides, capulx) comme le mentionne Varron ( L. L. v, 121).
CILICIUM (xaîjciov). Espèce d'étoffe grossière, faite de poil de chèvre, qu'on employait à plusieurs usages , plus particulièrement sur la flotte et dans l'armée : elle ressemblait probablement à celle dont ou fait maintenant les sacs à charbon et les muselières de cheval (Cic.
Ferr. Il, 1, 38; Liv. xxxvill, 7 ; Veget. Mil. IV, 6; Serv. ad Virg. Georg. m, 313).
CILLIBA (xi>Xî6a;). Mot grec, signifiant littéralement le tréteau qui forme toute espèce de support. Il fut ensuite adopté chez les Romains pour désigner une table de repas de forme carrée, supportée par des tréteaux, comme on le voit par la gravure , prise du Virgile du Vatican , qui
représente la table à laquelle mangeaieut les compagnons d'Ulysse, quand ils furent changés en bétes. Ces tables carrées étaient employées d'habitude par les premiers Romains ; mais elles tombèrent peu à peu en désuétude avant l'époque de Varron , où on adopta généralement la forme circulaire. Il y avait exception
cm^DiTs.
cmcTi's.
dans les camps , pour les repas des soldats, où la forme ancienne fut conservée comme plus commode (Varro, L. L. v.
CIN^DUS (xîvaiSo;). Slaitre de danse, qui apprenait l'art de la danse dans une école ( Scipio Afr. ap. Macrob. Sut. II, 10; Nonius, s. v.; Plaut. Mit. m, 73). Dans l'origine, quand cet exercice était restreint aux danses religieuses et guerrières, on ne le regardait pas comme malséant; mais avec la corruption des mœurs, quand les danses mimiques et lascives furent exécutées sur le théâtre, le nom de cinœdus fut donné à ceux qui s'y livraient ; ensuite , et dans un sens plus indéterminé , il devint un terme injurieux appliqué à tous les hommes enclins aux débauches dont se souillaient, au su de tout le monde, les danseurs de théâtre.
CINCINNATUS. Personnage dont les cheveux étaient frisés en longues boucles ou tire-bouchons, cincinni (Cic. in Sénat. 5 \ pro Sext. 11).
CINCINNUS (IXiÇ). Boucle ou long tire-bouchon , pareil au tortillement d'une frange (Cic. Pis.
H), ou à la vrille d'une vigne (Varro, R.R.\,Z\, 4), comme ou le voit dans la figure ci-jointe, tirée de la colonne Trajane. Quoique les cheveux forment naturellement des boucles de cette espèce, le mot cincinnus implique en général que les boucles étaient formées artificiellement par l'action des fers à friser.
CINCTICULUS. Diminutif de CiNC- TCS; jupon court, porté autour des reins par les jeunes garçons, comme les hommes portaient le cinctus ( Plaut. Baccli. III, 3. 28).
CINCTORIUM. Ceinturon porté autour de la ceinture pour attacher l'épée ( Mêla, II, 1,) par opposition au baudrier (halteus) qu'on passait sur l'épaule. Les consuls, les tribuns et les officiers supérieurs de l'armée romaine , sont toujours représentés , sur les colonnes et les arcs de triomphe , avec leurs épées attachées à un cinctorium, comme dans la gravure.
prise d'un bas-relief du Capitole à Rome,
mais les simples soldats portent les leurs suspendues à uu balleus.
CINCTUS, «.f ( SiàÇwjAa, itepîÇwixa).
Sorte de jupon, pareil au kilt écossais.
allant de la ceinture aux genoux ou à peu près; il était porté, dans l'origine, au lieu de tunique, par les hommes dont les occupations étaient rudes ou exigeaient une grande activité (Isidor. Orig. XIX, 33, 1; Varro, L. L. v, 114). On le voit par la gravure ci-jointe, tii-ée d'une lam[ie en terre cuite.
2. Ceinture portée sur la tunique (Plin. H. N. XXVIII, 9 ; Suet. Nero, 61) ; même sens que CmGULAet Cingulcm, 3.
3. Cinctus Gabinus. Manière particulière d'ajuster la toge ( Liv. v, 46 ; VIII, 9) ; on en jetait un pan sur la tète et on passait l'autre par derrière autour des reins (Serv. arf Virg. /En. vil, 612), de manière à former pour l'œil comme
CINGILLVM.
une ceinture , ainsi que le montre la
figure ci-jointe , prise du Virgile du Vatican.
CINCTUS, a, um. En général, qui porte un baudrier ou une ceinture, quelle qu'elle soit. Ce mot était employé pour les deux sexes, pour les femmes qui portaient une ceinture, ou sous le sein (Ovid. Met. VI, 59; voy. CiNGULCM, 1), ou autour des reins (Curt. m, 3 ; voy. CiN- GlTLDM, 2) ; et pour les hommes qui portaient une ceinture sur leur tunique (Plant. Cure, ii, 1, 5; voy. Cingclum 3 ) ou leurs épées attachées à un ceinturon {gladio cinctus, Liv. XXXVIII, 21 ; voy. Cinctorium); et pour les chasseurs qui portaient leurs couteaux dans une ceinture (cultro venatorio cinctus, Suet. Aug. 35 et 19).