Cinctus al te. Voyez .\l.TlcmcTUS
CINCTUTUS. Vêtu à la mode des premiers temps , c'est-à-dire ne portant qu'un court jupon autour des reins (cinctus, Ttzçti^o}[L'x), comme on l'a vu dans l'avant-dernière gravure (Hor. A. P. 50 ; Ovid. Fast. V, 101 ; cf. Plut. Rom. 21).
CINERARIUM. Nichedans une tombe, où l'on pouvait placer une grande urne cinéraire ou un sarcophage, par opposition au columbarium qui était de dimensions plus petites et fait seulement pour recevoir deux pots, ollœ ( Inscript, ap. Grut. 850, 10; ap. Fabrett. 16, 71.
CaLPDRNIA EMIT COLUMBARIA N. IV.
OLLAS N. VIII ET CINERAKIUH MEDIA- NDM). La gravure, qui représente un cdté d'une chambre sépulcrale, tel qu'on l'a trouvé dans les fouilles, offre une
disposition semblable à celle dont parle l'inscription précédente, avec deux co-
lumbaria au bas , au-dessus desquels est le même nombre de niches pour des urnes cinéraires , et une plus considérable au centre {cinerarium medianum) avec sou sarcophage.
CINERARIUS. Esclave qui se tenait aux ordres de Vornatrix pendant qu'elle coiffait sa maîtresse. Sa principale fonction consistait à faire chauffer les fers à friser dans les cendres (cineres), d'où lui venait son nom (Varro.Z. L. v, 129). H faisait aussi quelquefois l'office de barbier (Catull. 61, 138 ; Seneca, Constant. Sap. 14).
CINGILLUM. Diminutif de Cingclum.
Dans un passage de Pétrone {Sat. 67, 4), le seul où ce mot se trouve, il est clairement employé pour désigner un vêtement de femmes qui se portait sur la partie supérieure du corps, et qui, partant des épaules, descendait un peu plus bas que la ceinture. Quand Fortunata parait au banquet de Trimalcion , elle porte un
eingillum jaune qui laisse voir une tunique couleur de cerise; la tunique est
CmCCLITH.
assez courte pour qu'on puisse apercevoir les anneaux précieux qui entourent ses chevilles et ses souliers grecs : Galbino succi/icta cing'Ulo , ita ut infra cerasina appareret tunica, et periscelidcs torise pliKcasiseque inauratx. Par conséquent , le cingillnm doit avoir ressemblé à ce que nous appelons maintenant une jaquette ou un spenser. On trouve fréquemment des vêtements semblables dans les peintures de Pompéi , et c'est sur une de ces peinluresque notre gravure est copiée. Si la tunique était seulement tirée un peu plus haut par-dessus la ceinture, de manièieàdécouvrirles pieds et les chevilles, il y aurait accord complet entre notre figure et la description.
CINGULA. Sangle ou surfaix de sanglefar lequel était attaché le coussinet
de la selle, comme dans la gravure, tirée de la colonne de Marc-Aurèle (Ovid. Rem. Am. 236; Calpurn. Ed. vi, 41 ).
2. Ceinture qu'un homme porte autour des reins (Ovid. Art. Am. m, 444) ; voy. CiNGULUM, 3, 4.
CINGULUM (xaivia). Bandeau ou ceinture portée par les femmes sur leur tunique, immédiatement au-dessous du sein, pour que le vêtement ne fût pas lâche et eût bonne tournure, comme on le voit dans la gravure ci-jointe d'après une statue grecque (Isidor.
Orig. XIX, 33. 1 ; Virg. JEn. i, 492).
2. (îio)VYi). Ceinture portée aussi par les femmes et surtout par les jeunes fem- T[\"s qui n'étaient point encore mariées ; elle était attachée plus bas que celle des
femmes mariées, juste au-dessus des hanches, comme on le voit
par la gravure ci-jointe,
qui représente Electre
d'après un marbre trouvé
à Herculanum , avec la
ceinture dessinée à côté ,
d'après un vase grec.
Dans ce sens, on applique aussi ce terme à la
ceinture de Vénus ( Fes-
tus , s. 1'. ; Valerius
Flaccus, VI, 470). Voy.
le mot Cesttjs.
3. (Çioffr^p). Ceinture d'homme portée autour des reins et sur la tunique ,
comme on le voit
par la gravure, prise
d'une statue à Na-
ples. On y portait suspendus toute sorte de petits objets , et elle servait surtout à raccourcir la tunique, dans des exercices qui demandaient de l'activité. On le faisait en tirant par-dessus la partie inférieure à une hauteur suffisante (Petr.
Sat. 21, 2). Voy. Alticiuctus.
4. ([itTpa, î^touTTÔp, î^wvti). Ceinturon de soldat, fait de métal ou de cuir plaqué de métal, que l'on portait autour des reins pour assurer le bas de la cuirasse (voy. la gravure au mot Clypkatcs, 1 ) et pour
protéger le ventre. Le ceinturon était attaché par des crochets, comme on le voit dans la gravure, prise d'un modèle en bronze trouvé dans la tombe d'un guerrier à Pœstum; par-dessus était aussi attaché par une couroie le ceinturon auquel l'épée était suspendue {cinctorium). De là vient que Virgile, en décrivant l'armure de Pallas (.««. xil, 942), comprend ces deux ceinturons sous le pluriel cingula ; le baudrier passant sur
154 cmiFLO.
l'épaule (bal t eus), qui supportait le bouclier, est mentionné à part.
6. (fiiâÇtofia, iïep(!;w|jia). Partie du vêtement des femmes, semblable au cinc- /«ides hommes (Varro, L. L. V, 114) :
elle consistait en un jupon court, descendant de la ceinture aux genoux , qui était porté dans les premiers temps au lieu de tunique , surtout par les femmes qui menaient une vie active ou laborieuse; de là vient qu'on le donne d'habitude aux Amazones sur les vases d'argile. C'est d'un de ces vases qu'est prise notre gravure.
CINIFLO. Esclave attaché aux femmes d'une maison , et dont la fonction consistait ou à faire chauffer les fers pour Vornatrix (Schol. Acron. ad Hor. Sat. i, 2, 98), quand elle coiffait sa maîtresse ; ou, suivant Servius {ad Virg. ALn. xil, 6t 1 ), à se procurer et à donner la poudre (cinis) pour faire prendre à leurs cheveux une teinte légère de blond-cendré.
CI P PUS (<7TiQ).r)). Poteau ou pilier de pierre, court et rond, qu'on plaçait pour marquer les limites entre des terres ou des nations voisines (Simplic. ap. Goes , p. 88). La gravure représente une de ces pierres, conservée maintenant au musée de Véronne. L'inscription ( c'est une des plus
anciennes inscriptions 8(7* -«*
romaines authentiques ; *'^^'v.-.s»R.N«m^ qui existent ) nous ap- L^ v<*
prend quelle fut f\^-\>^>z.,i^,^,,^,^^-'^' cee par Atihus Saranus, qui fut envoyé par le ^ sénat comme proconsul pour terminer entre les habitants d'Ateste ( Este ) et de Vincentia {Ficence) un différend relatif à leurs limites.
2. Pillier bas, quelquefois rond, mais plus souvent rectangulaire, élevé comme pierre tumulaire sur la place où une personne était ensevelie, ou employé comme tombe , pour contenir les cendres après qu'elles avaient été recueillies du bûcher
CIRCITORBS.
par les personnes qui ne pouvaient faire la dépense d'une construction plusimpo-
santé (Pers. i, 37). La gravure représente une perspective et une coupe d'un cippus qui se trouvait autrefois sur la voie Appienne ; la section à main gauche montre le couvercle mobile et la cavité pour recevoir les cendres.
3. Fort poteau , fait du tronc d'un arbre dont on avait coupé les petites branches, qu'on avait aiguisé en pointe et enfoncé dans le sol, pour former une palissade dans les défenses de campagne (Cœs. ^. G. vil, 73).
CIRCINUS (ôtaêïiTTiç). Compas employé par les architectes, les maçons et les sculpteurs , pour tracer des cercles, mesurer des distances ou prendre l'épaisseur des solides (Caes. È. G. i, 38;
Vitruv. IX, 8, 2). La gra\ure représente trois sortes de compas, pareils à ceux dont on se sert encore maintenant, à droite un compas de proportion, à gauche un compas de calibre, et au centre un petit compas commun : tous sont pris d'originaux trouvés à Pompéi.
CIRCITORES. Surveillants des aqueducs romains, dont les attributions consistaient à visister les différentes lign< s pour voir si quelques parties avaient be-
CIRCCITOR.