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CIRCULUS

soin de réparation, si on n'avait pas commis de fraude en introduisant des tuyaux sans autorisation , pour distraire l'eau injustement ou pour en tirer une quantité plus grande que celle que concédait la loi (Frontin. ^q. 117 ).

2. Dans les armées romaines, détachement choisi pour faire la ronde; à certains intervalles et voir si toutes les gardes étaient régulièrement montées, et si tontes les sentinelles étaient à leur poste (Veget. Mil. III, 8 ; Inscript, ap. Murât. 540, 2).

3. Marchands voyageurs, employés par certaines fabriques et maisons de commerce pour porter et vendre leurs produits (Ulp. Dig. 14, 3, 15).

CIRCUITOR. Gardien employé dans une ferme ou une villa de campagne, pour faire la ronde et préserver de dégâts les jardinset les champs (Petr. Priap. 16,1).

CIRCULATOR. Jongleur ambulant ou charlatan qui allait de pays en pays pour gagner de l'argent eu faisant des tours de passe-passe (Ceisus. v, 27, 3; Apul. Met. I, p. 3 ) ; ou bien qui élevait des

animaux(Paul. Dig. kl, 11, 11), comme on le voit par la gravure ci-jointe, prise d'une lampe en terre cuite.

^ CIRCULUS (jcOad;). Cercle. Ce mot s'appliquait par extension à différentes choses qui ont une forme circulaire; ainsi : 1 . Le cercle d'un baril (cupa) qui re-

lie ensemble les douves, comme on le

voit par le spécimen ci-joint d'un baril romain, pris de la colonne Trajane (Petr. Sat. 60, 3; Plin. H. N. xiv, 27 ; XVI, 30).

2. Espèce particulière de gâteau ou de biscuit auquel on donnait la forme d'un cercle (Varro, L. L. V, 106; Vopisc.

Tac. 6).

3. Plat circulaire , dans lequel on apportait les mets qu'on plaçait sur la table (Mart. Ep. xiv, 138), comme on le voit

par la figure , prise dn Virgile du Vatican. Reaucoup de plats étaient seulement passés à tour de rôle aux couvives sans être posés sur la table.

4. Large bande dans la sphère, qui contient les douze signes du zodiaque et représente la marche du soleil à travers ces signes, comme on le voit par le spécimen ci-joint , pris d'une peinture de Pompéi (Aul. Gell. XIII, 9,3).

5. Cercle imaginé dans le ciel ou tracé par les astronomes sur le globe céleste ,

pour désigner certaines régions du ciel

CIRCIMCIDANICUS.

et expliquer la marche des planètes, comme ou le voit par la gravure ci-jointe, prise d'une statue d'Atlas portant le ciel sur ses épaules (Varro, L, L. vi, 8 ; Cic. Somn. Scip. 3 ; Ovid. Met. li, 616).

CIRCUMCIDANEUS. Littéralement, coupé tout autour ; on se servait de ce mot dans un sens particulier pour désigner une qualité inférieure de vin nouveau ou de moût obtenu par les pressions répétées. Afin d'entendre distinctement le sens du mot et la qualité de l'objet qu'il désigne, il faut seulement se rappeler que , lorsque les grappes intactes avaient été écrasées dans une cuve sous les pieds nus, les tiges et les peaux qui restaient étaient portées en bloc au pressoir (torcular)^ et là, soumis à l'action d'une poutre puissante (prelum) qu'on vissait sur eux : elle leur faisait rendre tout le jus qu'ils pouvaient encore contenir. Dans cette opération,.une partie de la niasse sortait naturellement et s'élevait autour du bord des surfaces qui révasaient,sans qu'elle eût été complètement pressée. En couséquei/ce, on la détachait tout autour avec un couteau et on la replaçait sous la poutre : le jus qu'elle rendait était le circumcidaneum. Quand la masse des peaux était enfermée dans un panier {âscina) ou entre des lattes de bois (régulée), afin que rien n'en sortît, on ne faisait pas de circumcidaneum (Cato, J{. R. 23, 4 ; Varro, R. R. i, 24 ; Columell. XII, 36;Plin. H. N. xiv, 23 et 25).

ClRCUMClSlTlUM(Varro, R. A.i,54), même sens que Circumcidaneum.

CIRCUMCISORIUM. Instrument dont les vétérinaires se servaient pour saigner le bétail aux pieds (Veget. Fet. i, 26).

CIRCUS (xipxo;, Polyb. xxx, 13, 2).

Cirque romain , qui , dans l'origine, n'était rien qu'un espace plat et découvert autour duquel on élevait des échafauds de bois provisoires pour recevoir les spectateurs. Même avant l'expulsion des rois, un édifice permanent fut construit pour cet usage sur un plan r«gulier, et toujours conservé dans la suite, jusqu'à la dissolution définitive de l'empire. L'édifice entier, avec l'arène et ses dépendances, était compris sous le nom général de cirque

(Liv. 1,35; Varro, L. L.\, 135; Dionys., m, 68).

On donna au plan une forme ohlongue, finissant à une des extrémités en un demicercle et fermé à l'extrémité opposée par des bâtiments appelés la ville (oppidum), sous lesquels étaient placées les écuries ( carceres ) pour les chevaux et les chars, marquées AA dans la gravure, qui représente le plan d'un cirque subsistant encore et bien conservé sur la voie Appienne, près de Rome : il est connu vulgairement sous le nom de Cirque de Curacalla. Un mur bas et étendu [spina, B sur le plan) était élevé en long dans l'arène, de manière à la diviser, comme une barrière, en deux portions distinctes ; et à chacune de ses extrémités était placée une borne ( meta ), autour de laquelle tournaient les chars ; la plus proche des écuries (c) s'appelait meta prima ; la plus éloignée ( d), nieta secundo. On remarquera que dans notre plan les deux côtés du cirque ne sont pas tout à fait parallèles, et que la spina n'en est pas également distante.

Peut-être est-ce une exception qui n'avait lieu que dans les cpnstructions d'une étendue restreinte comme celle-ci, pour donner plus de place aux chars au commencement de la course, (|uand tous partaient de front ; mais quand ils avaient tourné la borne du bout (d), ils étaient plutôt en colonne qu'en ligne, et en conséquence il suffisait d'un espace moins large dans cette partie de la course. C'est pour une raison analogue que la corne droite du cirque est plus longue que la gauche, et que les écuries (aa) sont disposées sur un segment de cercle dont le centre tombe exactement au point K, également éloigné de la première meta et du côté de l'édifice où la course commentait. On voulait que tous les chars, au moment où ils sortaient de leurs écuries, eussent à franchir la même distance avant d'atteindre l'endroit d'où l'on partait, situé à l'entrée de l'arène : là une corde blanchie à la craie (alba linea, r.) était fixée en travers à deux petits piliers de marbre (hermulœ) et détachée d'un coté aussitôt que tous les chevaux se trouvaient de front et qu'on avait donné le signal du départ. ,L'édifice construit eu

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