‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 7 sur 327 · En architecture, armilles, c'est-àdire série d'anneaux ou · texte numérisé non relu

En architecture, armilles, c'est-àdire série d'anneaux ou

de filets circulaires, au [ nombre de trois ou de quatre dans les modèles anciens, qui sont placés immédiatement sous Vechinus d'un chapiteau dorique et qui décroissent perpendiculairement l'un au-dessous de l'autre, comme un étage de degrés renversé (Vitruv. IV, 3, 4).

ANQUINA (àYxoîvy)). Collier par lequel la vergue d'un vaisseau est attachée au mât (Isidor. Orig. xix, 4, 7; Helvius Cinna ap. Isidor. /. c); on l'appelle la drosse dans la langue technique.

bans la gravure, prise d'une lampe d'argile, Vanquina appraît comme un anneau demi-circulaire ou un lien de bois ou de métal ; mais, d'habitude, elle était faite de corde. Cette dénomination lui vint du sens primitif du mot grec, qui signifie bras plié. L'àyjtoîv/i SinXii, dont ou parle chez les Grecs, comme employée ix)ur les grands vaisseaux, par exemple, les quadrirèmes, etc., ne signifie pas que la vergue était maintenue par une double a/2^M</<a , mais que Vanquina était faite il'une double épaisseur de corde pour résister à l'usure par le frottement, proportionnée à la grandeur de la vergue.

ANSA. Ce parquoi nous saisissons quelque chose. Ce mot s'applique, de la même façon que notre mot poignée, à phsieurs objets qui diffèrent essentiellement l'uu de l'autre pour la forme et le caractère, quoique tous aient la même destination générale, celle d'une poignée par laquelle on tient les objets. Les plus importants sont ceux qui suivent :

1. (Aa6Yi. Ta (OTa.) Poignée de tout vaisseau fait pour contenir des liquides , comme coupes, pots, amphores, etc. Ces poignées variaient sans doute dans leur forme, suivant le goût de l'artiste qui les dessinait ; et elles étaient placées indifféremment sur le cou, sur un côté ou sur les deux, ou du haut au bas du vaisseau, de la manière enfin qui convenait le mieux à la beauté de l'ensemble ; car elles formaient toujours une partie intégrante de l'œuvre pour les artistes anciens, qui ne voulaient pas qu'elles parussent posées après coup comme de simples accessoires. La figure est tirée d'un pot de bronze trouvé à Pompéi avec une seule poignée d'un caractère fort beau, quoique simple ; mais on trouvera dans le cours de cet ouvrage une grande variété de formes différentes (Cato, R. fi. 113; Virg. Ed. m, 45; Ov. Her. xiv, 252 ; Met. vill, 653).

2. ^nsa ostii (ÈTrijTtaCTTyjp, xop(<>VY] , ^ÔTTxpov). Poignée d'une porte par laquelle on l'ouvrait ou on la fermait, et qui servait aussi de marteau (Petr. Sut. U6). On représente souvent ces poignées comme de simples anneaux attachés à un crampon; dans d'autres cas, ils étaient dessinés et ornés avec plus de soin, comme

on le voit par la figure ci-jointe , prise d'un original en bronze qui appartenait primitivement à la porte d'une maison de Pompéi.

Page 1