CORONA
COBONARICS.
vure ci-jointe, qui représente la personnification du Printemps d'après un bas-relief en marbre ( Plin. Histor.
Natur. XXI , 8 ; Aul. Gell. xviii, 2 ; Plaut. Bacch.
11. Corona sutilis. Guirlande d'ornement pour la tête , faite de fleurs détachées de leur tige et cousues ensemble.
C'était celle que portaient les Salii dans leurs fèfes, et d'abord elle était composée de fleurs de tout genre; mais plus tard elle le fut seulement de roses : on en choisissait les plus belles feuilles et on les cousait ensemble (Plin. /f, N.
XXI, 8). Elle est représentée dans la figure ci-jointe sur la tète d'une impératrice romaine, d'après une pierre gravée.
12. Corona natal'uia. Guirlande de laurier, de lierre ou de persil, que les Romains avaient l'habitude de suspendre à la porte d'une maison où un enfant venait de naître, delà même façon que les Hollandais y mettent une rosette de ruban en pareille occasion (Barthoi in t/e Puerp. p. 127 ; cf. Juv. Sat. ix, 85).
13. Corona longa (Û7io9u(jLt;, ûitoÔ'j- (Xiaç). Longue guirlande ou feston de fleurs pendant sur le cou et sur la poitrine, de la même façon que le rosaire, qui en tire probablement son origine, puisque le rosaire est encore appelé la corona par les Italiens modernes ; mais chez les Grecs et les Romains il semble avoir été plus particulièrement employé comme ornement de fête pour décorer les maisons ainsi que les personnes (Ov. Fast. IV, 738; Cic. Leg. ii, 24). La gravure ci-jointe est prise d'une sculpture
en ivoire'de la galerie de Florence; on suppose qu'elle représente M. Antoine dans le costume d'un compagnon de Bacchus :
c'est trait pour trait la description que Cicéron fait de Verres avec une couronne sur la tête et une guirlande au cou : Ipse aulem coronam habebat unam in capite, alleram in colla (Verr. Il, 5, 11).
li. Corniche, ou membre saillant dont on se servait pour décorer les murs, soit pour en couronner le haut , soit pour faire des divisions d'ornement sur la surface (Vitruv. V, 2 ; Vil, 3, 4 ; Plin. H. A. XXXVI, 59).
15. Membre particulier de la cornic/ie qui couronne un entablement au-dessous du toit; il est encore appelé par les architectes la couronne. C'est le membre
particulier qui a une face large et plate ; il est placé entre la sima recta au-dessus et le cjmatium ou filet au-dessous, du milieu duquel il s'avance avec hardiesse (Vitruv. IV, 3,6). Lesarchitectes romains, différents en cela des nôtres, semblent n'avoir pas eu de mots pour exprimer collectivement tous les membres dont une corniche est composée ; par conséquent ils ne regardaient pas la corniche comme une partie de l'entablement qui formât un tout, mais comme plusieurs membres distincts, qui sont toujours énumérésséparément, tels que sima, cjmatium in summo, corona, cjmatium in imo : toutefois Hésychiusse sert du grec xopwvî; dans un sens collectif, équivalent à notre mot corniche.
CORONARIA. Femme qui fait des couronnes et des guirlandes (Plin. H. N. XXI. 3) Voy. la gravure suivante.
CORONARIUS. Qui fait et vend des guirlandes, des festons ou des couronnes, en fleurs réelles ou artificielles (Front, ad
COROrCATCS.