CORTINA
M. Cœs. Ep. I, G ; Plin. H. N. XXIV, 26).
La gravure est prise d'une peinture de Pompéi , et représente des génies mâles et femelles occupés à ce travail.
2. Aurum coronarium. Somme d'or envoyée par les provinces à un chef pour faire la couronne d'or du triomphe (Cic. Pis. 3T). Voy. Corona, 1 (3).
3. Opus coronarium. Ouvrage en stuc employé pour décorer les corniches (Vitrnv. vil, 6. Voy. CoRONA, 14 et 15).
CORONATUS ((TTEçavïiyopo;)- Qui porte une guirlande ou une couronne.
Voy. les figures au mot CORONA.
2. Décoré de guirlandes ou de festons ; dans ce sens le mot coronatus s'applique aux choses , comme a«ix vaisseaux ( Ov. Fast. IV, 135); aux autels (Prop. ni, 10, 19) ; au bétail (Prop. m, 1, 10; IV, i, 21).
CORRIGIA (i(Aa;, açaiponriTi^). Cordon de soulier et lacet de brodequin (Cic.
Div. II, 40); on les faisait quelquefois de peau de chien (Plin. H. N. xxx, 12).
Nos spécimens sont pris de peintures de Pompéi.
CORRUGIS. Littéralement, ridé; on applique aussi ce mot aux plis d'un vêtement ample (sinus corrugis , Nemes.
Cyneg. 93), qui apparaissent quand on le serre avec une ceinture (voy. les figures du mot CoRONARics), ou aux plis irréguliers et transversaux qui se forment quand on jette une portion du vêtement
sur l'épaule au lieu de la laisser pendre, comme on le voit dans la figure du mot
CONTABULATIO.
CORSiE. Filets ou moulures dont on se servait pour décorer la face intérieure d'un pied-droit de porte en marbre (Vitruv. IV, 6). Voy. la gravure du mol Antepagmentum .
CORTINA. Vase profond et circulaire, ou chaudron , dont on se servait pour faire bouillir de la viande, foudre de la poix (Plin. H.
N. XVI, 22) , faire de la couleur ( id.
XXXV, 42) , sans compter plusieurs autres usages auxquels sa forme et sou caractère le rendaient propre : quand on le plaçait sur le feu il était élevé sur un trépied ou supporté par de grosses pierres qu'on mettait dessous (Plin. H. N. xxxvi, 65). Notre spécimen est pris d'un original trouvé à Pompéi.
2. (ôXtio;, xûxXoç, èiït6rj[ia Toû xpîiroSo;). Couvercle placé sur le chaudron ou la partie creuse du trépied de Delphes (Virg. Mn. vi, 347 ; Prudent. Apot/t. 506 , tripodas cortina tegit ; Jul.
Pollux, X, 81), sur lequel la prêtresse s'asseyait pour recevoir l'inspiration divine et prononcer ses réponses. Il avait la forme d'un demiglobe, et il est fréquemment représenté de cette façon par les sculpteurs , seul sur le sol aux pieds d'Apollon ; mais quand il est placé sur ce chaudron , les deux ensemble forment un globe complet , comme on le voit par la gravure , prise d'un bas-relief d'un autel de la Villa Borghèse, Dans l'original , le corbeau consacré à Apollon est perché au sommet; dans un des vases d'Hamilton, on voit Apollon lui-même assis sur le chaudron sans couvercle, et, dans un autre, sur un couvercle comme celui que nous donnons.