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LL

COHTINALE.

3. Autel en forme de trépied, fait de Marbre, de bronze ou de métaux précieux, destiné souvent à être présenté comme offrande dans les temples des dieux, et conservé aussi comme meuble d'ornement dans les maisons des grands et des riches (Plin. H. N. xxxiv, 8 ; Suet. Aug. 52 ; cf. Mart.

XII, 66). La gravure est prise d'un original en marbre du Vatican.

4. VoiUe ou plafond de la scène dans un théâtre, ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec le couvercle d'un trépied, n" 2 (Sever. Mtn. 294),

CORTINALE.Cave où levin nouvellement fait était réduit par la cuisson dans des chaudières, cortinae (Columell. I, 6, 19).

CORTINULA. Diminutif de CORTINA (Ammian. xxix, 1).

CORVUS (xôpaÇ). Nom donné à plusieurs machines employées iur les vaisseaux et dans la guerre, et dans l'attaque ou la défense des places fortifiées ; elles étaient ainsi appelées , soit à cause de la ressemblance de leur forme avec le bec d'un corbeau, soit à cause de la manière dont on s'en servait, et qui rappelait le corbeau fondant d'en haut et emportant sa proie : par conséquent , on peut traduire ce mot par ceux de grue, grappin, pince, suivant les passages où il se rencontre (Quint. Curt. iv, 2; iv, 4; Vitruv. X, 19).

2. Instrument tranchant dont on se servait dans les opérations de chirurgie, et dont la lame avait la forme d'un bec de corbeau (Ceisus, vi, 19).

CORYCiEUM. Pièce dans le gymnase ou les bains considérables comme les Thermes de Rome ; elle était faite pour qu'on y jouât à une espèce particulière de jeu qui consistait à pousser et à repousser à coups de poing un large sac (xwpuxoç) suspendu au plafond, et rempli de graines, de gousses d'olives, de son ou de sable (Ànthyll. ap. Oribas. Coll. Mcd.

6; Vitruv. v, 11).

CORYMRIUM. Perruque arrangée comme le corjmbus (Petr. Sat. 110, 1 et

5) ; mode expliquée dans l'article suivant, n" 2.

CORYMBUS ()t6pu(JigoO- Bouquet de haies de lierre oade toute autre espèce de fruits qui poussent également en grappes de forme conique ; puis guirlande laite avec les feuilles et les grappes du lierre, dont les anciens se servaient comme d'un ornement de fête en plusieurs occasions, mais qui était surtout approprié à Bacchus et à ses compagnons, comme dans la gravure ci-jointe; elle est tirée d'un buste de marbre qui , à ce qu'on suppose , représente Ariane (TibuU. i, 7, 45 ; Prop. II, 30, 39; Juv. vi, 52).

2. Manière particulière d'arranger les cheveux, propre surtout à l'ancienne population d'Athènes (Heraclid. ap. Athen.

XII, 5; cf. Croby- Lus) , et , dans cette population , aux femmes (Schol. ad Thucyd. I, 6). Elle consistait à relever les cheveux tout autour de la tète et à les réunir en pointe au sommet ; on les attachait alors avec un bandeau, et ils ressemblaient pour l'aspect général à une grappe de baies de lierre , comme on le voit par la gravure, prise d'un bas-relief grec en marbre. Quand la chevelure était trop longue et trop abondante pour être attachée d'une façon aussi simple , on la fixait en un arc double sur le haut de la tète , comme dans la statue bien connue de l'Apollon du Belvédère, et dans un buste de Diane du Musée Britannique.

Dans Cicéron {ad Jtt. xiv, 3), le mot Corjmbus est un nom propre tiré de l'habitude d'arranger ses cheveux de la manière que nous avons décrite (Ernesti, Clav. Cic. s. i\). ,

3. Ornement élevé à l'arrière d'un vaisseau (Valer. Place, i, 272); le terme propre est Apldstre. Voy. ce mot.

CORYTUS (YwpyTÔ;). Proprement et

COTHCHNUS.

exactement, étui d'arc ( Serv. ad Virg. JEri. X, 168 ), par opposition au carquois pour les flèches {pliaretra ) ; quoique Je même étui fût quelquefois employé pour porter l'arc et les flèches , quand il est distingué par une épithète caractéristique ( sagittiferi coryti, Sil. Ital.

XV, 773). Nous donnons un spécimen des deux espèces de corjtus dans la gravure ci-jointe qui représente le simple étui d'arc d'après un vase d'argile, et celui qui contient l'arc et les flèches d'après une pierre gravée.

COS (àxôv/) ). Pierre à rasoir, pierre à aiguiser ou pierre à rémouleur, que l'on humectait d'eau et d'huile (Plin. H. N.

XXXVI, 47 ) et qu'on faisait marcher par le mécanisme dont on se sert encore maintenant. La figure ci -jointe, prise d'une pierre gravée, représente Cupidon aiguisant ses flèches sur une pierre de rémouleur, exactement comme Horace le décrit {Od. 11,8, 15 : ardentes acuens sagittas Cote cruenta ).

COSMET^Ï. Femmes de chambre, esclaves qui devaient assister à la toilette des dames romaines et aider à habiller et à parer leurs maîtresses ( Juv. Sat. vi, 499; Heindorf. ad Hor. Sat. 1, 2, 98).

COTHURNATUS. Qui porte le cothurne, comme on l'explique et le montre au mot suivant.

COTHURNUS ( xôOopvoç). Haut brodequin, grec d'origine, porté d'habitude par les chasseurs. C'était un brodequin de cuir, enveloppant tout le pied ( de là cothurno calceatus, Plin. H. N. VII, 19) et la jambe jusqu'au mollet ( Serv. ad

Virg. Mn.\, 337; Herod. vi, 125) ; il était lacé par devant, avait des revers

au haut et était remarquable en ce que, contrairement à l'habitude des anciens pour leurs chaussures , il n'avait pas de pied droit et de pied gauche, mais était fait avec une sandale droite (soloperpetuo, Sidon. Apol. Carm. II, 400 ) : de cette façon, chaque brodequin allait indifféremment à l'un et à l'autre pied {utriqueaptuspedi, Serv. ad Virg. Èucol. VU, 32 ). De là vient qu'on se sert fréquemment de ce mot au singulier, tandis que les ca/cet et les autres chaussures formant la paire se rencontrent le plus souvent au pluriel. Toutes ces particularités sont trèsvisibles dans la gravure, qui représente sur une plus grande échelle les brodequins portés par un chasseur d'oiseaux dans la gravure du mot Auceps.

2. Brodequin de mémegenre, mais orné avec plus de soin, qui est attribué par les artistes grecs à quelques-unes de leurs divinités, particulièrement à Diane, à Bacchus et à Mercure , et par les artistes romains à la déesse Roma et aux empereurs, comme signe de divinité. Il était porté par Marc-Antoine, quand il se parait du cothurne et des attributs de Bacchus ( Vell.

Paterculus, il, 82 ); mais les Romains ne le portaient pas comme une partie ordinaire de leur costume ; car Cicéron {Phil. III, 6 ) s'élèvecontrel'insolenced'un Tuditanus qui paraissait en public cum palla et cothurnis. La gravure offre un spécimen d'un cothurnus de cette nature, pris d'une figure de marbre de la déesse Roma.

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