‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 98 sur 327 · EQUES · texte numérisé non relu

EQUES

NIDM, pour Jupiter et les douze dieux, à l'occasion d'une réjouissance ou d'une calamité publique (Festus, s. o).). On plaçait alors les statues des divinités sur des couches devant des tables (Val. Max. Il, 1, 2) couvertes de friandises que mangeaient ensuite les epulones.

EQUARIUS, sous-entendu medlcus ( Itiniarpoç). Vétérinaire (Val. Max. IX,

16, 2). La gravure représente un equarius et montre comment les anciens saignaient les chevaux, d'après un bas-relief romain découvert dans les provinces méridionales de la France.

2. Garçon d'écurie ou palefrenier (Solin. 48). Même sens que Eqciso.

EQUES (lnTtEÛ;). En général quiconque est à cheval, cavalier (Mart. Ep.

XII, 14). Les Grecs et les Romains montaient sans étriers et à poil ( Varro, ap. Non. p. 108,), comme on le voit dans la gravure ci-jointe, représentant un jeune Athénien , d'après la frise des Pf:-

nathénées (comparez les gravures des mots Celks et Decubsio, qui sont romaines) ; ou avec un coussinet {ephippium), qui est

en général couvert et caché par une pièce d'étoffe de couleur jetée par-dessus (voy. les gravures suivantes), mais jamais avec une selle régulière faite de bois comme les nôtres. Cette invention est postérieure et contemporaine de la décadence de l'empire. Les femmes montaient décote, corn* me les nôtres, sur un coussinet ou ephippium, ainsi que le prouvent les expressions muliebriter equitare ou equo insidere (Ammian.

XXXI, 2, 6; cf.

Achill. Tat. Amor, Clitoph, et Leucip.

I, 1 ; Agathias, m). Quelquefois les hommes eux-mêmes suivaient cette mode, ainsi que le montre la gravure ci-jointe, représentant un citoyen aisé de Pompéi qui fait à cheval un tour de campagne , d'après un paysage trouvé dans cette ville. 2. Chevalier, membre d'un corps établi dans l'origine, à ce qu'on suppose , par Romulus et composé de trois cents hommes, choisis parmi les familles patriciennes, qui servaient à cheval et étaient montés aux dépens de l'État pour former la garde du corps du roi. Leur nombre fut considérablement augmenté à différentes époques, et plus tard la propriété, au lieu de la noblesse , devint la condition essentielle pour être admis dans ce corps, qui constitua ainsi la cavalerie des anciennes armées romaines et forma un ordre séparé dans l'État, distingué des sénateurs par l'insigne de Y angmticlave (Clavcs Angcstus) , et du peuple par l'anneau d'or que les chevaliers portaient au doigt. Comme cette classe avait cessé de faire un service militaire distinct avant la fin de la république, et que les monuments subsistant encore qui offrent des scènes de guerre sont tous postérieurs à cette période , nous n'avons pas une représentation authentique d'un chevalier romain de cette classe , si ce n'est dans quelques figures sur les monnaies de censeurs, qui sont trop petites et trop imparfaites pour donner des détails minutieux ou caractéristiques. Toutefois les chevaliers, sur ces médailles, apparaissent

EQCES.

Page 1