EQUES
drapés simplement dans la tunique (/«nica ) et tenant un cheval par la bride devant le censeur, qui siège sur sa chaise curule; ce qui s'accorde avec le témoignage de Polybe (VI, 25), qui dit que l'ancienne cavalerie romaine n'avait pas d'armure défensive avant que leurs relations avec les Grecs leur eussent appris à adopter le même costume que les cavaliers de ce pays.
3. Soldat à cheval, qui ne recevait pas sou cheval de l'État, mais qui pouvait, s'équiper lui-même et éviter ainsi la fatigue plus gi'ande de servir à pied (Liv. V. 7; XXXIII, 26; Caes. passim, etc.). Ces troupes recevaient une solde de l'État, et elles formèrent la cavalerie romaine, après que les chevaliers réguliers eurent cessé de faire le service militaire. Des soldats
de cette classe sont fréquemment représentés sur les colonneset les arcs de triomphe de l'époque impériale, semblables à la Ggure ci-joint&, prise de la colonne de Marc-Aurèle : elle a un casque , une cuirasse à écailles, une lance, un petit bouclier rond, pas d'étriers, et un coussinet couvert d'une housse.
4. Eques legionarius. Cavalier légionnaire, évidemment, comme l'épithète l'indique, distinct des chevaliers et de la cavalerie ordinaire, qui était placée d'habitude sur les ailes , et fournie très-souvent par les alliés. Le nom porte naturellement à conclure que c'était un corj)s de cavalerie pesamment armée , comme l'infanterie de la légion. La figure ci-
jointe, prise de la colonne de Marc-Aurèle, confirme notre conjecture en montrant qu'à cette époque du moins il y avait une classe de troupes romaines à cheval qui portaient une cuirasse exacte-
ment du même genre que les légionnaires de la même période, comme on le verra en comparant les gravures des mots Legionarius et LoRiCA SQCAMATA avec la figure ci-jointe, dont la partie inférieure est cachée dans l'original par les groupes qui la masquent (Liv. xxxv, 5. Veg.
Mil. II, 1).