‹ Dictionnaire des architectes français (volume 2)Chapitre 16 sur 125 · ANNO 1430 OTTAVA CALENDIS AUGUSTI POSITUS ERAT PRIMUS · texte numérisé non relu

ANNO 1430 OTTAVA CALENDIS AUGUSTI POSITUS ERAT PRIMUS

LAPIS FONDAMENTis Hujus LATERis. » La deuxième inscription, tracée en beaux caractères gothiques sur les huit faces de la flèche, est en vieil allemand -, elle donne le nom de l'artiste et la date précise de la construction. En voici la traduction : « Anno DMi M ccccc m on commença à construire cette flèche, le très-noble seigneur Sigismond de Lupfen étant bailli, et Gabriel Suzgand administrateur de la ville de Thann. Elle fiit élevée avec Taide de Dieu, par moi Punig Walsch, i5 16. » (Comm. de M. Aymar Verdier, architecte.)

23o DICTIONNAIRE

QUESNEL (Jean). Le premier château de Gaillon, celui de saint Louis , ayant été en partie détruit par les Anglais au XV^ siècle , Guillaume d'Estourville , nommé archevêque de Rouen en 1624, entreprit la réédification de ce manoir. Il fit travailler aux nouveaux bâtiments de 1456 à 1463, et les constructions furent exécutées par Jean Quesnel, de Rouen. Mais Georges d'Amboise, trouvant trop modestes les plans de son prédécesseur d^Estourville, les abandonna, et résolut de créer à Gaillon cette résidence quasi royale dont il ne reste guère aujourd'hui que le souvenir. (Deville, Compt. de Gaillon.)

QUESNEY (Abraham) se réfugia à Berlin après la révocation de TÉdit de Nantes. Il construisit, dans cette ville, la maison des Orphelins et le temple de la Frédérichsstadt, lesquels furent bâtis sur le plan du fameux temple élevé à Charenton par De Brosse pour les protestants. (Dussieux, Art. fr.)

RABAULT (Nicolas) travailla, en 1640 ou 1641, à la construction des tours et du portail de la cathédrale de Rennes, dont les fondements avaient été jetés, en 1490, sous l'épiscopat dTves Mayeuc. Les travaux, interrompus à la mort de

cet évêque, par suite des troubles religieux, ne furent repris qu'en i6i3 et furent terminés en 1700. [Mél. d'hist. et d'arch. bret.)

RABLI (Guy) surveillait, en 1 352;, les travaux qu'on exécutait au château d'Argilly, appartenant au duc de Bourgogne. (A. Ghampollion-Figeac, Doc.)

RACLE (Léonard), né à Dijon en lySô, fut chargé par Voltaire de la direction des travaux que le célèbre philosophe fit exécuter à Ferney, notamment la décoration de la chambre dite du « Cœur » , où il construisit le petit monument qui devait renfermer le cœur de Voltaire. Un prix lui fut décerné, en 1786, par l'Académie de Toulouse, pour un mémoire sur la construction d'un pont d'une seule arche de 45o pieds d'ouverture. Il mourut le 8 janvier 1791 ^ (Dépery, Biogr.)

I. Racle doit sa petite célébrité à Voltaire et à sa qualité d'architecte de la fameuse colonie de Ferney. Il avait été présenté en 1773 à l'illustre philosophe, par M™^ de Saint-Julien, qui l'avait tiré, dit Voltaire, « du profond bourbier où il était plongé ». En 1775, Racle bâtissait à Ferney un certain nombre d'habitations, parmi lesquelles se trouvait le « Palais de la Tour-du-Pin », situé dans le « Pré de la Glacière ». Cette maison avait été commandée par M""^ de Saint- Julien, que Voltaire espérait alors attirer auprès de lui. L'architecte avait promis de couvrir ce bâtiment avant l'hiver; mais au mois de novembre on n'était encore qu'aux préparatifs, c'est-à-dire « à piquer à coups de marteau de grosses pierres de roche qui, au gré de Voltaire, ne convenaient point du tout à une maison de campagne ». Mais un bien autre contre-temps survint au printemps de l'année suivante; le i5 mai. Voltaire écrivait à son amie : « Voici, Madame, une aventure toute faite pour ceux qui croiraient aux présages : l'hôtel La-

RAGUANAULT (Mathieu), architecte tourangeau, était en réputation à Lectoure dans la seconde moitié du XV^ siècle. On croit qu'il alla s'établir à Lectoure, après le sac de cette ville par Farmée de Louis XI, en 1473. Il est probable qu'il fut un des architectes de la cathédrale de Saint- Gervais, mais on ne sait quelles sont les parties de cet édifice qui peuvent lui être attribuées. On pense aussi qu'il dut donner les plans de la cathédrale moderne de Sainte-Marie d'Auch, commencée en 1489. Vers cette époque il fut appelé à Agen, par l'évêque Léonard de la Rovère, pour diriger des travaux exécutés à la cathédrale Saint-Etienne. (P. LafForgue, Arts et art. en Gascogne.)

RANCONVAL ou RANGUEVEAUX (Henri de BouQUENON, seigneur de) était, en 1444, architecte de la ville de Metz. Ce fut sous sa direction qu'au mois d'août de cette année on construisit une tour et de nouvelles fortifications entre le Pont-des-Morts et le Pont-Thieffroy. Lorsque Charles VII et René d'Anjou vinrent assiéger Metz, Rançon val dirigea les travaux entrepris pour la défense de la ville, et fut ensuite chargé de réparer les maux de la guerre, c'est-àdire de relever une partie des ruines ordonnées pour assurer l'indépendance de la cité. C'est ainsi qu'il rétablit le pont de la porte des Allemands , « lequel avoit esté cheu durant la guerre )). En 1445, il jeta les fondements des deux tours de

Tour-du-Pin est tombé tout entier^ Ferney. Racle s'était avisé de faire une cave en sous-œuvre, prétendant soutenir la maison avec des étais : il s'était trompé; la maison s'est écroulée en un moment; il a démoli le peu qui restait, et il n'y a pas actuellement le moindre vestige de maison... » Je soupçonne Racle d'avoir été plus voltairien qu'architecte.

la même porte , comme le prouve le distique suivant, grave en relief à la face latérale gauche de l'entrée de cette porte :

HENRI DE BUSTROF DE RANCONVAL

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