Cet hôtel est devenu une caserne de cavalerie
moulins de Bréchoux et de Saint-Georges, en Bourgogne. On possède de Ledoux un recueil intitulé : « L'Architecture considérée sous le rapport de Tart, des mœurs et de la législation. » Paris^ Fauteur, 1804, gr. in-fol. de 240 pages de texte, avec i25 pi. Ces planches et d'autres ont été publiées de nouveau en 1847, mais sans texte, sous ce titre : « L'Architecture de G.-N. Ledoux ». 2 vol. Paris^ Lenoir. Ledoux fut admis à F Académie royale d'architecture le 14 septembre 1773. Il mourut à Paris le 20 novembre 1806. (Thiéry.
— Leroy, Rues de Versailles. — Saint- Fargeau. - Mag.piti.
— Fournier, Chî^on. des rues de Paris. — Joanne, Env. de Paris.)
LE DR EUX construisit en 1729, sur ses dessins, la salle de spectacle de Compiègne ; il fut admis à l'Académie d'architecture le 24 mars 1 742 et mourut en 1 762. (L. de Ballyhier, Compiègne hist.)
LEDRUT (Gérard) était, en 1494, maître des œuvres de la ville de Lille. Il fut, la même année, avec d'autres architectes en renom , appelé à Saint-Omer pour être consulté sur la construction du clocher de la cathédrale. Son avis l'emporta sur celui de ses collègues , car les chanoines , après lui avoir demandé un rapport écrit , le rappelèrent auprès d'eux pour avoir de plus amples renseignement^ '. Il donna, en effet, les
I. Les anciens comptes de la fabrique de Saint-Omer, pour l'année 1493-1494, mentionnent ainsi qu'il suit les dépenses auxquelles donna lieu la présence de Ledrut : « Item pour plusieurs repas et despens faits à l'hostel S''^ George de Ricaumez et maistre Robert Peppin, et aussi acheté par moy (le trésorier) et porté a l'ostel du dit George pour accompagnier et gouverner maistre Gherard Ledrut, maistre machon, de Lille, lequel bailla son avis pour fonder et soubstenir le clocquier et y vacqua en çestç ville par l'espace de v jours, payé audit George
DES ARCHITECTES FRANÇAIS. Sq
instructions nécessaires pour la continuation de ce clocher, dont la construction était restée interrompue depuis 1471. Le maître maçon de la cathédrale eut la surveillance du chantier , mais Gérard fut chargé de la haute direction des travaux. « Le lundi de la Pentecouste » suivant, un messager fut chargé de porter à Lille, pour le soumettre à « maistre Gherard, le patron que avoit pourtraict maistre Jean , le machon, pour savoir sil estoit soufïisans ». A la fin de Tannée 1499, l'exhaussement était terminé, et on se disposait à monter le beffroi-, mais les chanoines, voulant s'assurer si cette opération était opportune, firent de nouveau venir de Lille Gérard, et convoquèrent en même temps les maîtres d^œuvres de Montreuil, de Saint-Josse, de Saint-Bertin, et celui même de la ville. A la suite de cette réunion, le beffroi fut mis en place et les cloches posées. (Hermand, Epoque. — Deschamps de Pas, Samt-Omeî\)
LEDUC DE TOSCANE (François), architecte du roi. En 1696^ la flèche de Téglise Notre-Dame de Fontenayle-Comte (Vendée) menaçant ruine, cet artiste fut chargé par le curé et les fabriciens dMndiquer les réparations à y faire et d'en dresser un devis. Ce devis s'éleva à la somme de 10,000 livres, plus 3oo livres qui devaient être données à Leduc pour ses honoraires, c'est-à-dire « par forme de gratiflication ». Toutefois, les travaux projetés ne furent commencés qu'au mois de mars 1700. Tandis que Leduc surveillait les travaux de l'église, un certain François Duchesne, établi à Fontenay-le- Comte, lui demanda le plan de la maison qu'il fit bâtir dans le clos Saint-Louis, laquelle est habitée au-
comme il appert par sa cedule vi 1. v s. — Item audit maistre Gherard pour ses vagacions pour x jours tant a venir que raller pour chacun jour XL s. comme appert par sa cedule; payé xx 1. »
jourd'hui par la famille Parenteau de la Voûte. On doit aussi à Leduc le dessin du clocher de Luçon et la reconstruction d'une partie des bâtiments de Tabbaye de Saint-Michel-enl'Herm. (B. Fillon^ Poitou et Vendée. — Doc. artisi.)
LEDUC (Gabriel) fut d'abord adjointe Lemuetpourla conduite des travaux du Val-de-Grâce, à Paris; le maître-autel de cette église fut exécuté sur ses dessins. Dans la même ville il répara^ en i665, la chapelle haute de l'église Saint-Denis de La Châtre. Il commença, en 1679, l'éghse Saint-Josse, rue Aubry-le-Boucher, dont il éleva le portail jusqu'à la première corniche. On lui doit aussi la continuation de l'église Saint- Louis- en-l'Ile, commencée par Levau, dont il fit la nef-, le corps principal et la décoration de la bibliothèque des Augustins déchaussés -, la continuation de l'église des Petits-Pères, commencée par Bruand ( il ajouta au projet de son prédécesseur les tribunes des piliers de la coupole); une maison sise rue Saint-Dominique, appartenant à l' Hôtel-Dieu, et qui a été gravée par Marot; en 1675 le maître-autel de l'église Saint- Barthélémy, près le Palais de Justice, Il mourut à Paris en 1704. (Piganiol. — L'abbé Pascal, Saint-Louis-en-VIle.)
LEDUC (Jean) fut un des architectes du duc Léopold de Lorraine. Eh 1722 il dirigea la construction des nouvelles écuries du palais ducal de Nancy, lesquelles étaient situées près des Cordeliers. A la même époque il restaura l'Orangerie du même palais. Il avait été chargé, en 171 7, de la surveillance des travaux exécutés sous la direction de Guesnon et de Révérend , pour la construction du « Château de la Cour », dépendant du même palais. (Lepage, Palais ducal.)
LEDUC (Nicolas), Dans l'église de Berric (Morbihan), au-dessus de la porte de la sacristie, on lit l'inscription sui-
vante : « mars : 1639 : fut faict : cest œvre : par m : p. le CANDER, R. (recteur?) de berric et ni : leducar : » On a cru pouvoir traduire les deux derniers mots de cette inscription par NI (colas) leduc ar (chitecte). Cette interprétation est peut-être un peu forcée, mais le lecteur jugera. (Rosenzweig, Stat. arch.)
LEDUIN, abbé de Saint- Wast d'Arras, fut architecte. (Châtillon, Ami.)