CORNET BÉRANGER. —V. BÉRANGER COR- NET
CORNOT (Alexandre) donna,, en 1 585, le modèle « en ronde-bosse » du sommet du grand clocher de l'église collégiale de Villefranche-de-Rouergue. Il s'agissait d'une sorte
1. « Lorsqu'on eut fait la sottise de détruire ce précieux pavé, dit Félix de Verneilh, quelques savants, au nombre desquels il faut citer M. Dusevel, ont du moins obtenu que la dalle centrale fût conservée et déposée au Musée. Nous l'avons donc vue comme tout le monde, et, malgré son état de vétusté, nous avons longtemps considéré, non sans un vif intérêt, ces noires silhouettes de marbre, accompagnées toujours de l'équerre et du compas, qui ont représenté Thomas de Cormont, Renaud, son fils, et le fameux Robert de Luzarches. » Quant à l'inscription en vers qui se déroulait sur une lame de cuivre, la minime valeur du métal aura tenté quelque larron, car elle a disparu.
de dôme à élever au-dessus de l'horloge. Ce travail ne fut achevé qu'en 1604. (Advielle, Les Beaux-Arts.)
COTTARD éleva à Paris, vers le milieu du XVIIe siècle, l'hôtel d'Amelotde Bizeuil, situé rue du Temple, plus connu sous le nom d'hôtel de Hollande, lequel a été gravé par Marot et reproduit par Blondel. Il reconstruisit à la même époque la chapelle et les bâtiments de l'hôpital de la Merci, rue du Chaume1, qui, toutefois, ne furent achevés que par Boffrand. En 1670 il acheva les bâtiments de l'Hôtel de ville de Troyes, commencés en 1624 par Louis Noble. On a de lui un recueil ayant pour titre : « Nouveaux desseins de lambris de menuiserie à panneaux de glace, dessinés par le sieur Cottar, architecte du roy ». 6 pi. in-folio. (G. Brice. — Aufauvre, Troyes et ses environs. — L'abbé Pascal, Not. sur Saint-Nicolasdes-Champs .)
COUCH AUD (Antoine), né à Genève (Suisse), de parents français, le i5 avril 181 3, élève de Chenavard et de M. H. Labrouste, a construit l'église Saint-Paul-en-Jarret (Loire). Il a aussi fourni des dessins pour la reconstruction de la façade de l'église Saint-Pierre, à Lyon. On a de lui l'ouvrage intitulé : « Choix d'églises byzantines en Grèce ». Paris,
Lenoir, 1842, in-40, 37 pi. Il mourutà Lyon, le 20 juin 1849.
(D'Aussigny, Eloge de Couchaud.)
COUCY (Robert de) naquit dans la première moitié du XIIIe siècle ; il succéda à Hugues Libergier comme architecte
1. Cet hôpital avait été fondé en 1348 par un bourgeois de Paris nommé Arnoul Braque. En 1787, on abattit la voûte de la nouvelle chapelle ; la nef de Cottard, sans toiture, est devenue un magasin à charbon.
de la cathédrale de Reims. On pense qu'il éleva cet édifice jusqu'à la hauteur des corniches des chapelles, du chœur et des bas-côtés, sauf les premières travées de la nef, qui sont évidemment d'une date postérieure et d'une autre main. (Viollet-le-Duc, Dict.)
COUCY (Robert de), fils du précédent, fut l'un des architectes de l'église Saint-Nicaise, de Reims. Il commença le transsept, qui resta toujours inachevé, bâtit le chœur, le rondpoint et les chapelles. Hugues Libergier , son prédécesseur , avait élevé le portail, les tours, la nef et les bas-côtés de cette église, commencée en 1229. Robert termina sa tâche en i20,7et mourut en 1 3 1 1 , après avoir été aussi l'un des architectes de la cathédrale. Voici l'inscription qui était gravée sur la tombe de cet architecte : « Cy gist Robert de Coucy, maistre de Notre-Dame et de Saint-Nicaise, qui trépassa l'an 1 3 1 1 . » Cette tombe, placée dans le cloître de Saint-Denis, à Reims, portait l'effigie en relief de Robert. (Guillaume Marlot, Hist. de Reims. — Taylor, La Ville de Reims.)
COUD RAY, Il a construit plusieurs édifices à Weimar et donné les dessins du Pentaqonium-Wimariense , gravé par Schwerdtgeburth et publié en i825.(Dussieux, Art. fr.)
COURBET (Jacques). Après la chute du pont Notre- Dame, à Paris, en i5oo, il fut appelé avec un certain nombre de ses confrères devant les officiers municipaux, pour donner son avis sur le mode de construction à adopter pour l'érection du nouveau pont. (Leroux de L., Pont N.-D.)
COURMONT (Guillaume)} l'un des maîtres d'œuvres de la cathédrale de Sens. En 1442 il travaillait à cet édifice et recevait, outre une petite pension annuelle, 3 sous 4 deniers
tournois par chaque jour « qu'il bcsoignait à l'église ». (Quantin, Not. hist.)