COURTOIS ADAM. —Y. ADAM COURTOIS
COURTONNE (Jean), né à Paris en 1671, fut reçu membre de l'Académie royale d'architecture en 1728 et succéda, comme professeur, à Bruand fils, le 17 décembre 1730. Il avait le titre d'architecte du roi. Ses principales œuvres sont, à Paris, l'hôtel de Noirmoutiers, construit en 1720, rue de Grenelle-Saint-Germain-, l'hôtel de Matignon, rue de Varennes, élevé en 1721, pour le maréchal de Montmorency; des bâtiments pour les chartreux, rue d'Enfer; des travaux d'agrandissement à l'hôtel de Vendôme, dans la même rue. Il a publié un ouvrage sous ce titre : « Traité de la perspective pratique, avec des remarques sur l'architecture, suivi de quelques édifices considérables mis en perspective et de l'invention de l'auteur». Paris, 172b. Il mourut à Paris, le 17 janvier 1739. (Recueils mss. — Roquefort.)
COURTOYS (Geoffroy;, de Gondrecourt , fut, en 1 491, nommé « masson et regardeur sur les oeuvres de massonnerie au bailliage de Bussigny, pour corriger les abus et amendes rapportés aux officiers des lieux ». (Lepage, Les Offices.)
COURTRAY (J.), architecte du chœur de l'église de Charbogne (Ardennes'. On lit à l'intérieur de cette église l'inscription suivante : « Lan Ve et uns (i5oi)fut fait ce dit (un
cœur figuré) par J. de Courtray et son fils. » {Rev. des Soc. sav., 4e série, t. X.)
COUR VAUT (Josselin de) suivit Louis IX en Palestine en qualité d'architecte et ingénieur. (JoinvilleO
COUSSIN (J .-Antoine), né à Paris en 1770, mort le 26 mars 1849 , remporta le grand prix d'architecture en 1797 sur le sujet de concours « Greniers publics ». Il a fait, à Paris, la restauration de l'hôtel Bouillon , quai Voltaire, et à Bruxelles, celle de la bibliothèque et d'une partie de l'hôtel du prince d'Arembert. Il est l'auteur du monument funéraire élevé à la famille Daru dans le cimetière du Nord, à Paris. Coussin a publié le Génie de V architecture. (Guyot de Fère.)
COUSSIN (Louis-Ambroise), fils du précédent, né à Paris en 1798, a dessiné les planches du Génie de V architecture, ouvrage publié par son père, et construit l'établissement des Messageries Laffitte, rue Saint-Honoré, à Paris. Il a publié avec Tardieu une nouvelle édition de Vitruve. (Guyot de Fère.)
COUSSAREL fut chargé en 1667, avec son confrère Brunel , de refaire à l'abbaye de Bassac (Charente) une des voûtes de la grande chapelle. Précédemment il avait bâti le château de La Valette, situé dans le même département. (L'abbé Michon, Statist. de la Charente.)
COUSTOU (Charles-Pierre), architecte du roi Louis XVI. En 1780 il fit exécuter certains travaux au château de la Muette, à Passy, où la Cour allait chaque année au mois de mai. Il existe un joli portrait de Coustou dessiné
en 1764 par Cochin fils et gravé en [776 par Nicollet. Jiens. part.]
COUTURE [Guillaume-Martin), néàRouenen iy32, vint de bonne heure à Paris, où il débuta par la construction de quelques édifices privés, parmi lesquels on cite les hôtels de Saxe et de Coislin. Il lut admis à l'Académie royale d'architecture en 1 773, et reçut le grand-cordon de l'ordre de Saint - Michel en 1 788. Il éleva dans la cathédrale de Rouen le jubé en marbre dont Lecarpentier avait donné les dessins. En 1776, un incendie ayant détruit les bâtiments du Palais de Justice de Paris , lesquels s'étendaient de la galerie des Prisonniers à la Sainte-Chapelle, il fut chargé, avec Moreau, Desmaisons et Antoine, de diriger les travaux de reconstruction de ces bâtiments ' . Couture fut aussi un des architectes de l'église de la Madeleine. Adjoint à Contant dTvry, qui avait jeté les fondements de cet édifice en 1 764 , il fut, à la mort d ce dernier, en 1777, chargé de la continuation des travaux. Mais au lieu de suivre les plans de son prédécesseur, il en signala les défauts à l'Académie d'architecture , laquelle, après avoir reconnu l'insuffisance des proportions de l'édifice, décida qu'on donnerait à la nef cinq travées au lieu de trois 2. Les
1. Bachaumont, dans ses Mémoires, raconte que, dans une visite faite à la Conciergerie, Mme Necker envoya chercher Couture pour le réprimander. Le même auteur nous apprend que Couture parvint à obtenir de M. d'Aligre l'autorisation de détruire la tour de Montmorency. (Bach., 26 sept. 1778.)
2. Je possède un curieux mémoire manuscrit de Couture sur l'histoire de la construction de l'église de la Madeleine à cette époque; mais il est trop étendu pour pouvoir être donné ici in extenso. Ce document, daté du 10 août 1791, nous apprend qu'il existait alors des loteries dont les produits étaient destinés à la construction et à l'entretien des édifices religieux, et que, de 1704 à 1777, 100,000 francs
travaux de Couture , conduits avec lenteur faute de ressources suffisantes, furent interrompus par la Révolution. Il avait commencé à Caen une caserne monumentale qui ne fut achevée qu'en i833. Couture mourut à Paris le 29 décembre 1799. {Biog. univ. — Rens. part.)
seulement purent être attribués annuellement aux travaux de la Madeleine. Cependant, les constructeurs de l'église Sainte-Geneviève, plus favorisés , recevaient des subsides considérables , et cette inégalité dans la répartition des fonds provenant des loteries avait excité l'envie de Couture. Il s'étonne, il s'indigne presque qu'on fasse si peu pour son église, qui, « placée dans un des plus grands et des plus beaux points de vue, se trouve être, pour tous les habitants de Paris et même pour les étrangers, le monument, si on peut le dire, de tous les jours, sans cesse sous les yeux parce qu'il est placé sur un des plus
grands passages de la capitale Sainte-Geneviève, dit-il, orne aussi
sans contredit la capitale, l'illustre même comme monument et superbe ouvrage de l'art ; mais cet édifice n'est vu que du curieux qui va le chercher, qui se dit : « Il faut que j'aille voir Sainte-Geneviève », et qui fait exprès une course préméditée, un petit voyage, et si ce curieux citoyen ou étranger, que la vue de ce monument appelle, est connaisseur, il est affligé de ne pouvoir voir, à toutes les heures de la journée, l'architecture du portail éclairée d'une manière favorable, défaut de position fâcheux pour l'effet d'un édifice, où les ordres d'architecture se trouvent employés avec tous leurs ornements et leurs richesses. Le portail de la Madeleine n'a point ce défaut, » ajoute Couture, « il est éclairé à toutes les heures du soleil depuis son lever jusqu'à son coucher, et offre les différents angles des ombres que le peintre cherche pour son tableau. » Pauvre Couture ! C'est probablement pendant les insomnies que lui causaient les lauriers de Soufflot, qu'il avait, comme Josué, imaginé d'arrêter le soleil dans sa course en le forçant à faire jouer tout le jour sur son portail ces ombres que le peintre cherche pour son tableau. C'eût été là, en effet, un bon tour à jouer au confrère de Sainte-Geneviève, qui n'avait, l'infortuné, pour éclairer son œuvre, que le soleil de tout le monde, et qui dut prendre son parti de n'admirer son péristyle que tantôt dans la lumière et tantôt dans l'ombre.
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COUVRECHEF, né à Mathieu , près de Caen, quitta son village en 1 840 comme tailleur de pierres et se rendit à Paris pour y faire ses études. Devenu architecte des bâtiments de la Couronne, il fut envoyé par l'impératrice Eugénie, en 1857, dans la province de Biscaye, en Espagne, pour préparer la restauration du château d'Artéaga. Il mourut pendant cette mission, et ses restes furent rapportés à son village natal, où ils reposent. [Moniteur univers., 6 juin 1860.)
CRADEY (Jeannot) reçut en i6o5 des honoraires pour la direction des travaux exécutés au château de Pau, notamment pour la construction d'une terrasse en pierres de taille. (Archiv. rov. des Basses-Pyrén., série B.)
CRAFFE ouCARAFFE. On nommait porte de Craffe ou Caraffe une porte de Nancy bâtie à la fin du XVe siècle. Elle était appelée aussi porte Notre-Dame ; mais la tradition était que la première appellation venait du nom de l'architecte qui l'avait bâtie. (D. Calmet, Bibl. lorraine.)
GRESONN 1ER (Jean), l'un des architectes du duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Il avait le titre de « maistre des œuvres et des eaux de Mgr le duc de Bourgogne » \ en cette qualité, il fit faire, en i38g, des travaux de diverses natures à des chaussées , étangs et moulins dépendant des propriétés du duc. (Canat, Maîtres d' œuvres.)
CRESPIN [(Jean) commença en 1600 la construction de l'église des Feuillants, à Paris, et eut pour successeur, de 1602 à i6o5, Achille Le Tellier. F. Mansart éleva plus tard le portail de cette église. (Berty, Topogr., t. Ier.)
CRETE 'Guillaume) fut, avec son confrère Olivier,
chargé, en 1596, de dresser les plans des travaux qui restaient à faire à l'église Saint-Germain d'Argentan. Pour salaire des trois jours qu'ils employèrent à ce travail , ils reçurent 1 1 livres i5 sous, et pour le vin du marché, 3 livres i5 sous. Les officiers de la ville s'engagèrent en outre à leur donner une gratification de 9 livres. En 1598 et 1599 ils dirigèrent l'exécution des travaux dont ils avaient fourni les plans, et reçurent pour salaire, Crête, 33 livres par mois, et Olivier, 25 livres. Crête construisit en 1606, pour le prix de 1,000 livres, les arcs-boutants du chevet de l'église. L'année suivante il fit la voûte du chœur et reçut, pour ce dernier travail, 678 livres. (L'abbé Laurent.)
CRÉVEUR (Louis de), abbé de la Trinité, à Vendôme. L'église de son monastère étant tombée en ruines à la suite des guerres des premiers Valois , le chœur, la nef et les chapelles latérales de cette église furent reconstruits par lui à la fin du XVe siècle. (De la Saussaye, Rapp. sur les mon. de Loir-et-Cher.)
CRUCY (Mathurin), né à Nantes le 22 février 1749, élève de Ceineray et de Boullée , remporta le grand prix d'architecture en 1774, sur des « Bains d'eaux minérales ». A son retour de Rome , où il fut envoyé comme pensionnaire du roi en 1775, il construisit à Nantes la salle de spectacle, dont l'intérieur fut incendié en 1796, puis restauré; la place Graslin, la place Royale, le cours Henri IV, la Bourse, la Halle aux toiles, l'église Saint-Louis, de Nantes, et l'église de Loroux, sont aussi au nombre de ses œuvres, ainsi que la place Louis XVI, qu'il décora en collaboration avec Ceineray; à Rennes il acheva la cathédrale. (Levot, Biogr. bretonne.)
GRUEYAS (Firmin). De 1.414 à 1460 il est nommé trente-sept fois sur les registres des consuls de Montpellier. En 1432 il reçut dix moutons d'or pour les visites faites par lui, cette année-Là et l'année précédente, à la tour de l'horloge de l'Hôtel de ville , alors en construction, et pour en avoir ordonné les travaux. Son nomse trouve encore, en 1446, sur une liste d'architectes qui firent une expertise au pont Juvénal. Il mourut en 1460, étant consul majeur. (Renouvier et Ricard.)
GURABEL (Jacques), né en 1 585, conduisit, sous la direction de Lemercier, la construction des bâtiments de la Sorbonne. Il passait pour le meilleur praticien de son temps. Curabel, qui n'approuvait pas la méthode adoptée par Desargues pour la coupe des pierres, publia une critique de cet ouvrage. (Mariette, Abecedario.)
CUSSET construisit, de i5io à i526, sous l'épiscopat de François d'Estaing, le clocher de la cathédrale de Rodez, lequel s'élève au nord près du chevet I. (Advielle, Les Beaux-Arts.)
CUSTIF (Jean) fut l'un des architectes de l'église de Caudebec. En i5Ô2 il exécuta les travaux de réparations à cette église. (L'abbé Cochet, Égl. de Caudebec.)
CUVÉ a construit la façade, la tour, les flèches et la
1. Cette tour, dit M. Joanne dans son Itinéraire de la France (Loire et Centre) , s'appuie sur une base massive ; mais les trois derniers étages en sont ornés, avec toute la perfection du style ogival en décadence,, de pinacles, de dais, de statues, de mille découpures diverses. Le dernier étage, octogonal, est surmonté d'une statue colossale de la Vierge entourée des quatre évangélistes. La hauteur'totale de ce clocher, l'une des merveilles du midi de la France, es: de 82 mètres .
première travée de la nef de l'église de Clamecy. (Guilbert, Villes de France.)
CUVE LIER (Hugues) «, l'un des architectes de la cathédrale de Sens. En 1495, Martin Chambiges, qui construisait les portails du transsept de cette église , ayant été appelé à Paris, chargea Guvelier de le remplacer. Ce dernier éleva sur les plans du maître le portail d'Abraham, qu'il acheva en cinq années. De 1498 à 1499 il reçut, pour lui et ses maçons, 276 livres. En 1 5 16 il construisit la « librayrie » du chapitre. Il était encore maître de l'œuvre en i52i , et mourut en i522. (Quantin, Not. hist.)
CUVILLIÉS (François), né à Soissons en 1698, élève de Robert de Cotte. En 1725 son maître le fit nommer architecte adjoint à la cour de Bavière. En 1 729 il était logé au palais de Maxebourg, et ses émoluments, fixés d'abord à 600 florins par an, furent portés à 1,100. En 1738 il prenait le titre de Premier architecte de l'Électeur de Bavière Maximilien II. En 1 745 Charles-Albert, devenu empereur d'Allemagne sous le nom de Charles VII, lui conféra le titre de « conseiller et architecte de Sa Majesté ». Il travaillait alors au château d'Amalienbourg et à la résidence souveraine de Munich. En
1 763 il fut nommé directeur des bâtiments de la couronne -, en
1 764 il fit exécuter des travaux de décoration au château de Nymphenbourg. Il mourut dans les premiers mois de l'année 1768. Cuvilliés père éleva en Allemagne un grand nombre d'édifices publics et privés -, il est surtout connu en France par les recueils qu'il a publiés soit en son seul nom, soit en collaboration avec son fils. Le premier de ces recueils, paru en 1 738,
1. Il est appelé Hamelier dans les comptes de la construction de la cathédrale de Troyes.
se compose de 141 planches environ : ce sont des cartouches, des plafonds, des lambris, etc. La deuxième publication est de 1 745 : on y trouve des dessins de décoration, des caprices, des panneaux à divers usages, des meubles, des ouvrages de serrurerie, des fontaines publiques, des projets de palais et de maisons de campagne, des portes cochères, des lambris et jusqu'à des cadres de tableaux. La troisième publication, qui porte la date de 1756, contient des projets de bâtiments, des autels, des trophées, un projet de théâtre pour l'Hermitage, des jardins, etc. L'ensemble de ces publications forme un total de plus de 700 planches. (Bérard, Cat. de l'œuv. de Cuvilliés.)
CUVILLIES (François), fils du précédent, né à Munich en 1734, mourut dans la même ville, probablement dans les premiers mois de i8o5. En 1757 il fut attaché, en qualité de lieutenant, au Royal régiment français avec 3oo florins d'appointements. Il avait étudié l'architecture et remplissait en même temps auprès de son père les fonctions d'architecte adjoint. Le ier août 1 768 il fut nommé architecte de la cour de Bavière, ingénieur et capitaine au corps du génie. En 1769 son traitement fut porté à 1,200 florins, et en 1773 à 1,400. Vers cette époque, il publia un Vignole bavarois et une série d'études de Monuments propres à divers usages, tels que fontaines, palais, tombeaux, ponts, etc. (Bérard, Cat. de l'œuv. de Cuvilliés.)
DABIT (Arnaud) reçut en i565 32 écus d'honoraires comme architecte du roi de Navarre. [Archiv. d. Basses- Pjrén.)
DAILLY (Charles-Thierry) a construit plusieurs bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Germain-des-Prés, à Paris, dont la première pierre fut posée le 1 1 avril 1 7 1 5 par le cardinal de Bissy, abbé de Saint-Germain-des-Prés. (Hurtault.)
DALGABIO (Jean-Michel), élève de Delespine, né à Riva (Piémont), le i5 septembre 1788 , naturalisé Français. Il a construit, pour la ville de Saint-Etienne, les édifices suivants : la Condition des soies, le Palais de Justice, une caserne de gendarmerie et une prison, l'Hôtel de ville, plusieurs églises. Il a donné, en collaboration avec Maquet, les projets d'un théâtre, d'un marché aux grains et d'un hôpital pour la même ville, mais ces projets n'ont pas été exécutés. A Feurs (Loire), il a élevé un monument à la mémoire des victimes de la Révolution. S'étant retiré à Lyon, il y mourut le 3i décembre i852. (Chenavard, Not. sur Dalgabio.)
DALOUS (Etienne). En 1426,1e 28 mars, il fut chargé de reconstruire le chœur de l'église paroissiale de Saint-Hilaire, près de Bonne-Combe (Rouergue). Il reçut pour cet ouvrage 1 10 moutons d'or, 36 setiers de seigle, 3 pipes de bon vin, 3 quintaux de chair salée de porc, une maison garnie de lits,
une quantité de bois suffisante, etc. (Marlavagne, Art, du Rouergue.)
DAMESME (Louis-Emmanuel-Aimé), né à Magny (Seine-et-Oise), mort à Paris en 1822. Il travailla, sous les ordres de Ledoux, aux barrières de Paris et éleva, dans la même ville, le théâtre de la Société olympique, rue Chantereine; une salle de spectacle et de bal, rue Saint-Martin, entre le boulevard et le Conservatoire des arts et métiers. A Bruxelles, avec Joseph Bonnevie, il construisit, de 1817a 18 19,1e Théâtre royal et la Prison municipale, et plus tard le château de Sillery (Seine-et-Oise). On lui doit le dessin du parc de Viry, dans le même département. (Daniel , Biog. des hommes remarq. de Seine-et-Oise. — Thiéry. — Pinard, Hist. du cant. de Longjumeau.)
DAMNAND (Jean), l'un des architectes de la cathédrale de Limoges. En 1 388, il travaillait à la consolidation du clocher de cette église. (L'abbé Arbelot, Cath. de Limoges.)
DAMPMARTIN (Drouet de). En i365, il apparaît pour la première fois en qualité de tailleur de pierre travaillant au Louvre, à une porte ou « huisserie à voulsure empointée et un chanteau auquel a un archet-, et dedans iceluy archet un escu des armes de la Royne, devers la rue d'Osteruche ». En i38o, il est appelé de Paris à Troyes avec deux autres maçons ou architectes pour « visiter la massonnerie de la « roe » (rose) par devers la court, l'official et toute l'église ^cathédrale) autour, tant en haut comme en bas ». Drouet demeurait alors à Paris « en la rue de Ioign)'', vers la porte Baudet, de lez l'ostel maistre Iean Desmares ». Le 10 février 1 383, il fut nommé par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, « maistre général de ses œuvres dans tous les pays ».
En 1 3g6, il était encore en charge. (Ganat, Maîtres des œuv. — Gadan, Compt. de Végl. - Leroux de L., Compt. des dép.)
DAMPMARTIN (Guillot de) fut maître désœuvrés du duc de Berry et d'Auvergne, comte de Poitiers. [Bull. arch., t. IL)
DAMPMARTIN (Jean de), Tun des architectes de la cathédrale de Tours. Il est porté avec sa femme, Marie de la Byardaise, sur un règlement de la confrérie de Saint-Gatien , conservé à la Bibliothèque de Tours, et mentionné ainsi : « Maistre de l'œupvre de la massonnerie de l'église de Tours ». Dans une autre pièce de 1453, il est qualifié de « honnorable homme maistre Jehan de Dampmartin, maistre et gouverneur de Teuvre de l'église de Tours ». Il avait deux fils nommés Huguet et Jean, et habitait la paroisse de Saint- Pierre-des- Gorps. (Grandmaison.)
DANGERS1 (Jean). Dans les archives du département de la Côte-d'Or, à propos de la construction d'une cheminée de l'ancien palais des ducs de Bourgogne , on trouve la note suivante : « L'an i5o4, le 28 octobre, le président de la Chambre des comptes fait marché avec Jean Dangers, maçon, de faire la cheminée de la grande salle de la maison du roi, à Dijon, suivant la « pourtraiture en faite », moyennant la somme de 1 20 livres, non compris les matériaux qui lui seront fournis... » (Arch. de la Côte-d'Or, Chamb. des comptes, layette 8 des aff. mélangées.)
1. M. Rossignol, dans son Inventaire des archives de la Côte-d'Or, appelle Danjou, et non Dangers, l'architecte de la grande cheminée dont il s'agit. Ces deux noms sont d'ailleurs synonymes. Jean était évidemment Angevin et prenait pour surnom soit le nom de sa ville, soit celui de sa province.
ljH DICTIONNAIRE
DAN J AN [Pierre - Alexandre), architecte expert juré du roi, construisit en 1 786, à Paris, le bâtiment contenant la bibliothèque de l'abbaye royale de Saint-Victor. (Thiéry. — Al m. des Bât., [789.)