‹ Dictionnaire des artistes & artisans manceauxChapitre 26 sur 65 · PRE · texte numérisé non relu

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Moreau, naquirent : 1° Jean IT Boinard; 2° Marie Boinard ; 3° Françoise Boinard.

Jean Il Boiënard vint au monde probablement à Paris. Fils d’un peintre, il était naturel qu’il embrassât la carrière de son père. Tous les biographes ignoraient son existence ; nous avons pu la constater dans un acte notarié du 25 juin 1711, passé devant Louis Hodebourg,

. notaire au Mans, par lequel Jean Boïinard, peintre, et

ses deux sœurs reconnaissent une dette de leur père. Dans un autre acte du 13 octobre 1714, Jean II Boinard est dit « peintre de l'académie du Roy, demeurant à Versailles » ; 1l résidait à Paris le 7 mars 1722. Il épousa Ambroise Berault, fille de François Berault, conseiller du roi. Jean II Boinard finit ses jours au pays de ses ancêtres. Il habitait au Mans, sur la paroisse Saint- Vincent, où on le voit prendre part, le 27 juin 1734, à une réunion d'habitants. Avec lui s'arrêta l’héritage artistique que deux générations lui avaient légué. De ses deux fils, Jean et Ambroise-Mathieu-Charles, aucun n'embrassa l’état paternel. Le second entra dans la magistrature et devint lieutenant aux eaux et forêts du comté du Maine,

BOISCLEREAU (P1ErRE), « maitre maçon », fit, de 1553 à 1555, le magnifique jubé des Jacobins du Mans. Cet ouvrage « d'architecture parfaite servit beaucoup, en 1562, contre les calvinistes qui voulurent piller l'église : les religieux y firent placer des hommes munis d'armes à feu, qui firent fuir les religionnaires ». Les chroniqueurs manceaux ont nommé notre sculpteur : Brisse Leret (1), Brisleret (2), Brisseletet (3), Bissele-

(4) Annuaire de l'an VIII, p. 30.

(2) Le Paige, t. II, p. 240.

(3) Almanach manceau de 1768, p. 51.

rot (1), et Brisselerat (2). M. l'abbé Esnault se propo- A sait, dès 1879, de donner sur cet artiste manceau = quelques notes, qui devaient permettre de lui restituer son véritable nom et rectifier les auteurs qui l'ont défiguré (3). Dans les cartons du bien regretté défunt nous n'avons trouvé aucun renseignement qui nous autorise 72 à soutenir l'orthographe Boësclereau ; néanmoins nous | “4 À l’adoptons sans la prouver. .

BOISCLEROT (MATHURIN), « maître maçon et archi- 4 tecteur », cité comme expert à la requête des chanoines hi 4 de Saint- CEE en 1562, pour apprécier les dommages |

faits par les huguenots à leur église. | ei 4

BOISLANDON (HIÉROSME), «maitreorloger», demeu- nr rant au Mans, témoin dans un contrat de vente par n Michel Turquetin à Pierre Fleury, passé devant maître François Jardin, notaire au Mans, le lundi 3 décembre 1640. 11 travailla pour le Chapitre en 1650 (4) et 1678 (5).

BOISSIÈRE fit pour l’église de Douillet-le-Joly un tableau du Rosaire, qui lui fut payé, en 1774, 102 # (6).

BOLLÉE (Jean-Barrisre), « habile fondeur de Lorraine », reçut, le 16 may 1743, six livres seize sols du procureur de fabrique de Saint-Antoine de Rochefort (7). En 1746, il fit les cloches de Vivoin et de Congé-des-

(1) Pesche, t. III, p. 367.

(2) Almanach manceau de 1759, p. 76. — Annuaire de l'an IX, p. 116.

(3) Revue historique et ar chéologique du Maine, t. VI, p.385.

(4) Le 6 mai 1650, les chanoines de Saint-Julien lui paient quarante livres, ( pour ses gages d’une année entière. pour avoir fait aller la petite horologe de l’église... ». Archives du Chapitre, B. 10, p. 528.

(5) Le 20 mai 1678, « veu les mémoires de Boislandon, nostre horologeur, nous, auparavant que d’y statuer, avons ordonné qu’il seroit communiqué à MM. les commissaires de la forge. ». Archives du Chapitre, B. 13, p. 277 vo. Le 28 novembre 1678, le Chapitre ordonne de lui payer 120 #. Ibidem, p.327 vo.

(6) Robert Triger, Étude historique sur Douillet-le-Joly, p. 191.

(7) Comptes de fabrique de Saint-Antoine de Rochefort.

| 2'u8 4 ue Guérets (1). Trois ans plus tard, il refond celles de Vivoin, comme nous l’apprend l’acte suivant :

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« Aujourd'huy quinzième de juin mil sept cent quarante-neuf, à l'issue des vespres, 11 « Nous, Joseph-Bernard-Louis Lehault, notaire royal, demeurant à Vivoin, soussigné, sommes transporté sous lebalet,au-devantdel’église paroissiale lieuordinaire des .… assemblées, à la réquisition des ey-dessous dénommez, pour conclure le traité et marché pour la fonte des cloches de la ditte église. Sont comparus chacun de maistre . René Le Baron, prestre, curé dudit lieu, Jacques Cail- lard, René Heliand, René Ermenault, René Percheron, etc., tous manans et habittans dudit Vivoin, assemblez au son de la cloche et en la manière accoustumée, d’une part,

« Et Jean-Baptiste Bollée, marchand fondeur, de la paroisse de Brenat (Brevat ou Bonat?) en Lorainne, et de présence en ce lieu, d'autre part ; |

LA re Lesquels ont fait entre eux ce qui suit: C’est à sçavoir que le dit Jean-Baptiste Bollée s’est obligé de fondre les deux cloches dans les fourneaux qu'il a fait faire en la ville de Beaumont-le-Vicomte et d’aider à les placer dans le clocher et les rendre en état de sonner le mieux qu'il luy sera possible; s’oblige en outre de rendre cent pour cent-cinq, attendu qu'il se trouvera du déchet lorsqu'elles seront fondues ; en outre, qu’elles seront fondues toutes seules, c’est-à-dire sans d’autres cloches ; en considération de quoy les dits habittans dudit Vivoin se sont obligez de luy payer la somme de cent livres lorsque les dites cloches seront replacées dans le clocher; à quoy et à tout ce que dessus les dits habittans se sont obligez solidairementlesuns pourles autres, s’obligent

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(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

donné acte aux dits habittans et audit Jean-Baptiste ‘4 Bollée. Fait et arresté sous le balet, le jour et an que

dessus... » (1). :

« B. BOLLÉE. »

BOMBLEUX (Micnon), peintre et vitrier, ot à | ‘église de la Guerche, 1496 (2). |

BONNECAMP (Maraurin), peintre, originaire de Vitré en Bretagne, vint s'établir au Mans, paroisse de Gourdaine. Le 8 juin 1628, il épousa « honneste fille … Françoise Bernier ». Le noël « composé en faveur des habitants de Gourdaine », au commencement du xvr1° siècle, met en scène le peintre Bonnecamp et le sculpteur Hoyau :

Le sieur de Bonnechamps s ‘autorise De dire que Dieu favorise

Notre humanité fragile

Et qu'il veut en l’art de peincture

Et le sieur Oyau par sculpture Crayonner son humanité.

Notre artiste manceau eut trois enfants : 1° Nicolas Bonnecamp, « bourgeois de la ville d'Angers, y demeurant paroisse Saint-Pierre »; 2° Marie Bonnecamp, femme de maître Jacques Duval, sieur de la Rivière, avocat au Mans ; 3° Gilette Bonnecamp, femme de... Juston, dont François Juston, marchand à Vitré, qui épousa, au Mans, Scolastique Le Guëdre. Le 9 mars 1655, devant Jean de Labbaye, Nicolas Bon-

(1) Minutes de Me Guittet, notaire à Beaumont-le-Vicomte, (2) Notes manuscrites de l’abhé Lochet,

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necamp, étant au Mans, « logé en la maison où pend pour enseigne le Cheval blanc, paroisse de la Cousture », vend à François Juston, pour 1000 #, une maison sise à Vitré sous le bout des Halles, appartenant audit Nicolas de la succession de ses père et mère, suivant les partages qu'il en a-faits avec maître Jacques Duval, mari de Marie Bonnecamp, devant M° Mathurin Berard, notaire au Mans, le 28 février 1655.

Cette maison de Vitré avait été achetée par André Bonnecamp et sa femme, par acte passé devant Pierre de l’Espine et Georges Gadaud, notaires à Vitré, le - 14 mai 1603.

Marie Bonnecamp, femme dudit Jacques Duval, avait été en pension chez Gilette Bonnecamp, femme de Juston, à Vitré, pendant quatre années et demie, finies en novembre 1650, à raison de 110 # par an pour sa nourriture et son entretien. Duval n'ayant pas voulu acquitter cette dette, François Juston, héritier de ses père et mère, vint exprès de Vitré au Mans en réclamer le paiement : avec fortes instances, auxquelles, malgré sa résistance,

Duval fut obligé de céder, le 9 mars 1655. Devant Jean ‘de Labbaye, il promet d’acquitter tout ce qu'il doit à Juston.

BONNETTE (Srmox et TuiBauLT), charpentiers, construisirent, en 1531, la charpente de la chapelle de la Vierge en l’église de la Ferté-Bernard (1). En 1504, Thibault Bonnette fait marché « pour essoler les cloches et fournir du bois » à la voûte de l’église de Souvignésur-Même (2).

(1) « À Thibault et Symon les Bonnettes, charpentiers, la somme de 10 # qui leur a esté donnée par lesdits habitants pour les récompenser de la charpente de la chapelle neufve dont mencion est faicte au compte précédent, pour ce. X# ». Comptes de fabrique de la Ferté-Bernard, 1531-1532, cités dans l'étude de M. l'abbé R. Charles sur Souvigné-sur-Même.

(2) L'abbé R. Charles, Etude historique et archéologique sur l’église et paroisse de Souvigné-sur-Même (Sarthe).

BONOT (Paur), maître écrivain au M Marthe Berard, demeurant paroisse de Gou 7 juin 1651, le Chapitre de Saint-Julien lui f: trente livres « pour avoir enseigné à escrire au de la psallette par le temps de dix mois...» » (1). +

BORDELOU (Maitre Vicror), musicien, « “jou serpent », Le 8 avril 1650, le Chapitre de Saint: l'admet comme vicaire, à raison de dix sols par jour, quarante sols par mois (2), et le 16 novembre 1650, lui donne soixante sols « pour achapter un cahuet.… » | |

BORDILLON (François), architecte, entreprenet ir des travaux du roi, né à Marigné près Daon, le 28 avril 1736. Il bâtit le château de Narcé, à Brain-surl’Authion, et la tour du Rosseau, près Sorger. Il demeu ‘4 rait à Angers, place Cupif, et professait ne lui,en AVTOUE un cours élémentaire de dessin, d'architecture et de géométrie pratique, complété par des leçons surlacharpenterie, la coupe des pierres et la décoration, tant extérieure qu'intérieure, des monuments. Il avait épousé, le 20 mars 1777, Josèphe Chemineau, fille d’un maître chirurgien (4). 4

BOSSEAU (Maitre Louis), « taille, musicien passant ». Le 27 septembre 1649, il reçoit dés chanoines de Saint-

Julien quarante sols... «pour avoir chanté au service du chœur ces deux jours du mois... » (5).

BOUCHARD (Craune- PAUL), « sculpteur », signe comme témoin, un acte de mariage à Notre- Don de la Couture, au Mans, le 6 février 1748.

(1) Archives du Chapitre, B. 10, p. 749.

(2) Ibidem, B. 10, p. 520.

(3) Ibidem, p.643. :

(4) Port, les Artistes angevins, p. 47.

(5) Archives du Chapitre, B. 10, p. 490.

BOUCHER (JEAN), enfant de la psallette de la cathédrale, juin 1611 (1).

Le 14 mars 1612, le Chapitre IF donne un démissoire pour les ordres mineurs (2).

Le 25 mai 1612, le Chapitre le licencie à la Saint-Jean- Baptiste, vu son âge, et lui accorde 47 # 10 sols (3). Le Chapitre l’admet comme vicaire (chantre) ténor, de choro et pannis ecclesiæ, le 8 juillet 1615 (4), et le présente pour le sous-diaconat, le 31 mars 1610 (5).

BOUCHER (Jean), peintre, originaire de Bourges. « L'église de Saint-Vénérand, à Laval, possède de lui un tableau, assez original et assez bien fait, de l’Annoncation ainsi signé : loannes Boucher, Bitur. Inventor et Fecit, 1618. — L'église de la Trinité en possède une - copie par un anonyme (6). |

BOUCHER (Juzien), musicien. Le 18 mars 1611, les chanoines de Saint-Julien lui donnent vingt-cinq sols par mois pour chanter à la cathédrale (7).

BOUCHER (Pierre), musicien, clerc du diocèse du Mans. Le 21 février 1614, les chanoines de Saint-Julien le reçoivent « de choro et pannis ecclesiæ... » (8).

BOUCHEVREAU (DantreL), marchand orfèvre au Mans, signe comme témoin des actes devant Siméon Fréart, notaire au Mans, le 13 décembre 1604, etle7 juin 1606.

BOUCHEVREAU (Louis), marchand orfèvre au

(1) Archives du Chapitre, B. 8, p. 68.

(2) Jbidem, p. 131 ve.

(3) Ibidem, p.145.

(4) Tbidem, B. 9, p. 98 vo.

(5) Tbidem, p. 134.

(6) Notes manuscrites de l’abbé Cu (7) Archives du Chapitre, B. 8, p. 42, (8) Ibidem, p. 35.

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