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du maistre macon de ladite Ferté, Mathurin Dela-
borde, visitant Les orgues de l’église, et devisant de la
manière de faire un pourtraïct propre et convenable
pour faire un fust nouvel, puis, quand le plan est arrêté, S.
Sainctot Chemin en faict un certain pourtraict en parchemin portant le devis dudit orgue.
« C’est à cet admirable artiste, qui parfois était réduit, quand la besogne chômait à l'atelier, à accom- moder les civyères brisées des macons ou à faire leurs rabots, c'est à cet admirable artiste, écrit encore l'abbé Charles, que nous devons le dessin de notre buflet d'orgues. Adossé au flanc méridional de la nef de. l'église de la Ferté, près de la tour, il repose sur une base en forme de cul-de-lampe, merveilleusement découpée, en style gothique, par Everard Baudot, en 1501. Le style de la Renaissance, adopté depuis l’arrivée de Mathurin Delaborde, maitre de l'œuvre de l’église en 1535, s'imposait au crayon de Sainetot Chemin ; il lui fallut trouver un plan qui pt satisfaire les exigences des partisans du style classique et rester en harmonie avec les sculptures gothiques d'Everard Baudot. Notre artiste triompha de cette double difficulté, et le buffet d'orgues de la Ferté. est un des plus beaux morceaux de la sculpture sur bois au xvi° siècle ». Sainctot Chemin fit pour l’église de Souvigné-sur-Même, de 1552 à 1555, un « contretable », un crucifiement et ses «imaiges » placé à l'arc triomphal (1), et six autres
(1) ÇA Sainctot Chemin, macson tailleur de pierre, la somme de quatre vingts cinq livres t. pour son payement de la facson de la contretable suyvant la convencion faicte avecques luy par Jacques Bruneau et Robert Braisme, précédens procureurs comme par acquit dudit Chemyn..…., LXXXV#. » La même année, les procureurs lui confient l'exécution de l’arc triomphal, du calvaire qui devait l’orner et de six autres statues. (Audit Chemyn, la somme de quarante-deux livres t., pour le payement, de la facson de l'arche, suyvant le marché faict avecques luy. par lesdits comptables, ensemble pour le crucifix et ymaiges aux costés
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statues. À l’époque des guerres de religion, les sceulptures de l'artiste fertois furent cachées en terre où elles furent oubliées. Ce ne fut que trois cents ans plus tard, le 20 avril 1876, que la pioche du fossoyeur les découvrit dans leur cachette. M. l'abbé Charles en
donna une description que nous lui empruntons. « Le calvaire, magistrale composition due au ciseau de
Sanctot Chemin, est formé de six blocs de pierre tirés des carrières de Sainte-Gauburge (Orne), présentant un développement de ! m. 70 c. en hauteur. Les personnages, qui ont une moyenne de 90 c. de taille, sculptés en ronde bosse, se détachent presque complètement du fond.
« Suivant les règles de l’iconographie chrétienne au xv1° siècle, dans la scène de la Passion de Souvigné, le Christ est suspendu à la croix par trois clous, un seul pour les deux pieds ; ses yeux se ferment à la lumière, sa tête, couronnée d’épines sanglantes, s'incline sur l'épaule droite, ses longs cheveux descendent jusque à la poitrine. Trois petits anges ailés, vêtus de longues tuniques, recueillent dans des calices le sang qui s'échappe des plaies du Sauveur ; celui qui reçoit le sang de la blessure des pieds tient à la main, non pas un calice, mais un vase plat peu profond, de la forme du San-Catino ou Saint-Graal conservé dans le trésor de l’église métropolitaine de Gênes. Un genou en terre, une sainte femme, dans laquelle la tradition aime à voir la Madeleine, embrasse le pied de la croix. Elle porte une robe bouffante aux épaules qui, serrant les poignets et la taille, laisse voir une chemise finement d’icelluy et pour six autres ymaiges qu’il est tenu faire, pourquoy lesdits comptables luy ont baillé les pierres, pour ce... XLIT #. » Comptes de fabrique de Souvigné-sur-Même, 1552-1554. — L'abbé R. Charles, Etude
historique et archéologique sur l’église et paroisse de Souvigné-sur- Même, Mamers, 1876.
plissée sur le sein. Un touret, formé d’un cercle ga de pierreries, retient en partie son abondante chevelure dont les boucles roulent en courbes sinueuses jusqu sur ses épaules. À droite du Christ, la Vierge joint les mains dans l’attitude d’une douleur indicible, mais qui a je ne sais quoi de calme et de contenu, et qui, toute poignante qu’elle est, contracte sestraits sans en altérer la beauté. Saint Jean se retourne du côté gauche pour … contempler son maître expirant. Sa tête est admirable- … ment expressive ; 1l porte la main gauche sur son cœur, et, de la droite, désigne Jérusalem, la cité déicide, dont on aperçoit les édifices dans le lointain. « Le caractère qui domine dans ce groupe qui saisit le spectateur, c'est l'empreinte d'un sentiment profondément chrétien. Il semble que le sculpteur, sans chercher à faire valoir son talent, se soit oublié lui-même, et qu'absorbé par le but de son œuvre à la fois artistique et religieuse, il n’ait pensé qu’à faire passer. dans l’âme du spectateur des sentiments d'amour et de pitié pour les acteurs du drame sanglant de la rédemption du monde. « Les têtes sont d’un beau style, surtout celles de la Vierge et de saint Jean ; les extrémités, les mains, les pieds sont bien traités. Il n’en est pas de même du torse du Christ, qui a été un écueil pour l'artiste, peu familiarisé avec l'anatomie du corps humain et peu habitué à représenter le nu.
« Les draperies ne se ressentent pas de la roideur de l’époque gothique ; elles sont largement rendues, avec une ampleur même qui, parfois, alourdit le personnage. Comme toute la sculpture fertoise que nous connaissons de cette époque, ces statues sont courtes et mesurent à peine six têtes et demie de hauteur.
« Quoique ce groupe date du milieu du xvi* siècle, la composition n’en reflète encore que faiblement l’ RE
de la Renaissance, qui, depuis vingt ans déjà, avait fait son apparition dans l’église voisiné de la Ferté- Bernard, où l'artiste travaillait dès 1531. C’est que le sculpteur fertois avait commencé ses études dans l’atelier des vieux maîtres attachés à l’art gothique et qu'il resta fidèle à leurs traditions. Toutefois, disons à sa louange qu'il a puisé ses meilleures inspirations dans ‘étude de [a nature elle-même pour le jeu et l’expression des physionomies, et que sa manière de draper les personnages prouve que les œuvres classiques de la Renaissance lui étaient connues, par le dessin ou par la gravure ; mais, tout en gardant son originalité, il ne s’est point écarté des règles de l’iconographie chrétienne. « Sainctot Chemin était mort en 1570. Les registres paroissiaux de la Ferté portent en effet cette mention à la date d'août 1570 : «..….. Chemyn, fille de feu Sainctot Chemyn, menuisier ». Les travaux journaliers que l’ar- tiste exécuta à la Ferté, sa présence à une réunion d’ha- . bitants de cette ville tenue en 1530, autorisent à croire qu'il en serait originaire (1). » L'abbé Charles attribue à Chemin un pied de pupitre du xvi° siècle conservé à
‘église de Souvigné-sur-Même.
CHERET (P1eRRE), « entrepreneur des ouvrages du Roi », demeurant au Mans, paroisse de la Couture. Le 23 octobre 1785, devant L.-C. Morin de la Masserie, notaire au Mans, Marguerite Touzée, veuve Morin Charlot, demeurant susdite paroisse, sa belle-mère, lui donne procuration pour recevoir le remboursement d’une rente.
CHESNEL (François), « entrepreneur de la banlieue du Mans », époux de D'* Renée Quillet, demeurant à
(4) L'abbé R. Charles, L’'Œuvre de Sainctot Chemin, sculpteur fertois, dans le Bulletin monumental, t. XLII.
L'or Dre: Le Alençon. Le 15 janvier 1738, étant au Mans, « FAN n l'auberge où pend pour enseigne le Roy d’E Espagne, Aueparoisse de la Coulture, » ils prennent à bail, devant René-François Fay, notaire, de Jean-Joseph Perroche, se prêtre, titulaire de la chapelle de Sainte-Anne desservie 4 en l'église du Mans, « une maison de maistre, dépendante Ke temporel de ladite chapelle, nommée le Bignon, sise paroisse de Sargé, » pour deux ans à. partir de ce jour, à raison de 80# par an.
CHEUVREUX (...), brodeur au Mans, travailla de 1746 à 1751 pour l’église d’Assé-le-Riboul (1). |
CHEVALLIER (CuarLes), «maitre tailleurdepierre ». Le 26 août 1656, devant Jean Loyseau, notaire au Mans, sa veuve, Jeanne Varanne, accepte le reste du bail que Urbain Le Tessier, marchand pâtissier, «avoit d’une maison sise au bas du Pont-Neuf, paroisse du Grand-Saint-Pierre, à raison de 120# par an. »
CHEVALLIER (DanieL), maitre horloger, répare en 1657 l'horloge d’Assé-le-Boisne (2).
CHEVALLIER (JEAN), fondeur au Mans, « fit la cage de cuivre sur quoi est posé le reliquaire de sainte Scholastique en l’église de Saint-Pierre-de-la-Cour au Mans, et ce quatre ans après (c’est-à-dire en 1514) ; il prit 50# de façon » (3).
(1) « Plus demande allouement de la somme de soixante livres qu’il a payé au sieur Chevreux l’aisné pour avoir fait une chape noire et une chasuble, avoir fourni les doublures, galons, orfrairie et tout ce qui estoit nécessaire, à l’exception du damas noir... 60#, » Comptes de la fabrique d’Assé-le-Riboul, 1746-1751.
(2) 1657 « Item, payé à Daniel Chevallier, maître horloger, la somme de quatorze livres dix sols pour son sallaire d’avoir raccommodé ladite horloge, pour ce... XIIII# 10 s.. » Comptes de la fabrique d’Assé-le-Boisne, 1655-59.
(3) Note de G.-J.-J, Savarre, chanoine de Saint-Pierre. Bibl. -des PP. Capucins du Mans.
CHEVALLIER (JEAN), « maçon architecte », fils de Thomas Chevallier, maçon (qui viendra ci-après), et de Guillemine Godeffroy, épousa, par contrat du 4 mai 1688, Madeleine Paris. Celle-ci étant veuve, obtint le 21 mars 1707 une ordonnance du baïlli de la prévôté royale du # Mans, pour faire intimer le curé et les paroissiens de | . N.-D. du Pré, afin de procéder à la réception des répa- rations et réfections du presbytère de ladite paroisse ; __en conséquence, les susdits étant assemblés, le 26 dudit mois, en présence de Michel Martigné, notaire, Pierre Angoulvent, curé, « dit qu'il ne peut recevoir lesdites réfections et réparations qui ne sont point en estat ».
CHEVALLIER (JÉRÔME), « architecte », demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas, oncle du précédent.
| Le 1° octobre 1683, devant Jean Loyseau, notaire au
Mans, il fait le traité suivant avec Elisabeth de la Rivière, veuve de Denis le Voyer, seigneur de la Chevallerie, conseiller en la cour des aides, à Paris:
« Ledit Chevallier a promis et s’est obligé de faire, dans l’église de Saint-Padvin de la Cité, au-devant de l'autel de Sainte-Marguerite, une cave en voulte qui aura de longueur sept pieds de dedans en dedans, et quatre pieds et demy de largeur aussy de dedans en dedans, et le profond sera soubs clef de la voulte de cinq pieds, et les murs auront tout autour un pied de profondeur pour les fondemens, et un pied de large, joignant d’un costé le lieu où est le cercueil des damoiselles Bodereau et Rivault, et s'étendra du costé des fonds jusques à la susdite largeur de quatre pieds et demy de dedans en dedans, aboutra d’un bout le banc du sieur Péan du Chesnay, et d'autre bout vers ledit autel de Sainte-Marœuerite jusques à ladite longueur de sept pieds, pourquoy faire lesdits fons seront déplacés et remis au
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dudit sieur du Chesnay, à un ei de distance Loi ou environ, une pierre de deux pieds et demy à trois pieds en caré pour servir d'ouverture à descendre les. corps dans ladite cave, laquelle pierre sera au niveau du pavé et clora ladite cave sans qu'il puisse y avoir de. vide ny jour ; et pour fournir les matières nécessaires à l'effet que dessus, comme pierre, chau, sable et pavé, icelle besongne faire et rendre preste et recevable, démolir et te lesdits fons, enlever les terres et …
débris hors ladite église en lieu que le public n’en soit incommodé, et ensuite réparer où besoin sera, le tout dans la Péprns prochaine, pour et moyennant la somme de 45#... Fait et passé en l'étude de nous, notaire ».
« Le vingt et quatrième jour d'avril mil sept cent deux, Marin-Jean Pétay et Jean Veron, maitres tailleurs de pierres, maçons, demeurant au Mans, paroisse de la. Coulture, promettent et s’obligent solidairement de faire à la descharge de Hierosme Chevallier, architecte, demeurant audit Mans, paroisse de SE à ce présent et acceptant cent toizes de murailles de leur façon, à la terre de Roche - Patras, appartenant à ù M. Le Vayer du Tronchet, de haulteur de douze à treize pieds y compris le fondement, d'épaisseur dans le fondement de vingt poulces, et le surplus de dix-huit poulces, moyennant le prix et somme 25 sols par chascunes toizes, payables par ledit Chevallier à proportion de leur travail... »
Jérôme Chevallier était certainement mort avant 1708 ; il avait épousé Françoise Mezangeau, dont il eut : 1° Françoise Chevallier, femme de Guillaume Dupuy, marchand, paroisse du Grand-Saint-Pierre ; 2° Margue-
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rite Chievallier, veuve en 1708 de Michel Pissot; 3° René Chevallier, « auservice de Sa Majesté » en 1708; 4° Marie . Chevallier, fille.
. CHEVALLIER(Juzren), fondeur, reçut du Chapitre de Saint-Pierre-de-la-Cour, en 1508, 12 sols 6 deniers «pour avoir fait les fenestres de fonte pour fermer la châsse de sainte Scholastique » (1).
CHEVALLIER (JuLrEN), « maître menuisier et sculpteur en bois », demeurant au Mans, paroisse Saint- Benoît. En 1669, 1l fit un autel pour la chapelle de la Sauvagère, à Chemiré-le-Gaudin.
« Devis des ouvrages de menuiserie qu'il convient | faire dans la chapelle de la Sauvagère, appartenant à : M.de la Chevallerie, suivant un grand dessin de pilastre et corniche grand comme..., et un autre petit des- | sin et un petit plan, quoy qu'ils ne soient pas réduits |. au juste, lesdits trois dessins paraphés par.
« Premièrement, un autel de bois de chesne compris (sic) de deux pilastres et de deux demy pilastres cannelés, accompaignés de leurs pieds destaux, bases et chapitaux, avec deux morceaux de lambris entre les pieds destaux et deux culs-de-lampe pour porter les bassins et les burettes.
« Une corniche, frise avec ses ornements et architrave, qui sera portée par lesdits pilastres et demy pilastres, et qui regnera tout le long dudit autel, depuis un coin de la chapelle jusques à l’autre.
« Des estayes de bois de chesne derrière lesdits pilastres et demy pilastres pour suporter la corniche.
« Un lambris de bois de sapin entre les pilastres et
(1) Arch. de Saint-Benoît du Mans. L'abbé R. Charles, les Artistes de l’église de Saint-Pierre-de-la-Cour. — KR. Triger et D. B. Heurtebize, Sainte Scholastique, patronne de la ville du Mans.
demy pilastres pour conserver les tableaux depuis table de l'autel et les lambris jusques dessous l’arcl trave, un gradin de bois de chesne à deux march pour mettre sur l'autel. | $ :
« Un marchepied peinct à onglet de parquet, à con partiment de bois de noyer, dessus une marche aussy … de bois de noyer peinct à onglets, quiregnera toutlelong dudit autel, depuis un coin de ladite chapelle à l'autre, avec les lambourdes de bois de chesne.
« Un quadre de bois de noyer à lentrée du devant de l'autel pour y enfermer le parement. 1
« Faire le tout de bon bois de chesne et de noïer sec. de dix ans, sans aubour et sans nœuds, et le rendre posé devant le dimanche de Pasques fleuries, en luy faisant, charoyer sur les lieux et luy fournissant de clous, plastre et autres choses nécessaires.
« Du vingt-quatriesme jour de novembre mil six cens soixante-neuf. "1
« Par devant les notaires et tabellions royaux demeurants au Mans, furent. présents maître Denis Le Voyer, | conseiller du roy en sa cour des aides, demeurant à Paris, paroisse Saint-Estienne-du-Mont, rue Perdue, L estant de présent en cette ville, d'une part, et Jullien ù Chevallier, maitre menuisier et sculteur en bois, demeurant au Mans, paroisse de Saint-Benoist, d'autre part, lesquels ont tite et accordé le marché et convention comme ensuit.
« C’est à scavoir que ledit Chevallier a ma et . s'est obligé de faire un autel et fournir de bois confor- F mément aux articles cy-dessus et devis qui en ont esté représentés audit Chevallier et qui sont demeurés ès mains dudit sieur de la Chevallerie, et iceluy rendu ve dans le jour et feste de Pasques fleuryes, et ce pour et ; D
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moyennant la somme de 160#, sur laquelle a esté présentement payé audit Chevallier la somme de 51#, et le surplus luy sera payé lorsqu'il aura faict ledit autel et posé en la chapelle de la Sauvagère.. Faict et passé en la maison de Buttet, l’un des notaires soubsignés ; ledit Chevallier a déclaré ne scavoir signer, enquis.
| « Le Voyer, BOUVIER, BUTTET. »
Le 20 avril 1670, devant Sébastien Bellanger, notaire au Mans, Julien Chevallier reconnut avoir reçu de maître « Michel Jeusdon, secrettaire de l'évesché du Mans, la somme de 25# restant de la fasson du prix d’un aultel et deux cheminées. »
Par acte du 25 février 1673, « Jullian Chevallier, maître menuisier au Mans, y demeurant paroisse de . Saint-Benoist, promet et s’oblige faire et livrer à
Marin Huault, marchand cirier, dans le jeudy absolu | prochain, un bastiment en scintre à quatre pantes pour
faire une des grosses torches, et fera en oultre le moulle de la corniche scintrée comme celles qu'il a cy devant faictes audit Huault, duquel scintre de la corniche y aura la moitié en frise de bois ou terre pour mouller, au choix dudit Chevallier, et fera aussy le petit bastiment pour suporter la couronne, suivant le dessin qui luy en sera donné par ledit Huault ; quel ouvrage ledit Chevallier assemblera et posera dans la maison dudit Huault, deux fois, s'il est nécessaire, pendant quel temps ledit Huault le nourrira et ses ouvriers; et sera tout l'ouvrage cy-dessus de bois de chesne ou noyer et de bon assemblage, et fera aussy un petit modelon et une rose convenable à ladite corniche, le tout pour et moyennant la somme de 24#, que ledit Huault a promis et s'est obligé payer, scavoir demain 6#, et le surplus lors de la réception dudit ouvrage... ; ledit Chevallier a déclaré ne scavoir signer. »
Le 20 juillet 1686, devant Jean Loysee ë Mans, il fait traité d'apprentissage avec maître And Brochard, curé de Saint-Pierre-le-Réiteré, et s engage de prendre pour apprenti André Lamberdière, âgé de vingt ans, neveu dudit sieur Brochard et demeurant chez lui, et ce, pendant trois ans à partir du 22 courant, et » « de luy monstrer et enseigner autant qu'il le pour sondit mestier de menuisier et sculteur, le norir à sa. table comme luy, coucher et boue. le traiter humainement et avoir soin qu'il assiste au divin service N les jours de dimanches et festes, le tout pour la somme 4 de 115#, pour les droits de la torche et boiste deubz = par un apprentif à la communauté dudit mestier. » : ‘
Le 12 septembre suivant, devant ledit notaire, les parties annulent ce traité, « attendu que ledit Lamber- 4 dière a déclaré n’avoir l’inclination pour apprendre ledit mestier ». Puis, le même jour, nouvel acte devant ledit notaire, par lequel le traité du 20 juillet est renouvelé M aux mêmes conditions. “4
Le 11 juin 1687, en présence de Louis ten notaire au Mans, « Ané Gergois, auvergnat, comnagnon menuisier, de présent en cette ville, s’est transporté au domicile de Julien Chevallier, auquel parlant, ledit Gergois, en exécution du jugement ce jourd'huy rendu entre luy et ledit Chevallier, a offert présentement travailler en la maison d'iceluy Chevallier, lequel n’a voulu recevoir ledit Gergois à son offre, et dict qu'il consentoit qu'iceluy Gergois travaillast en cette ville et chez telmaistre que bon fe semblera, à la réserve des nommés Gondard et Dugué, et luy donner son congé à cette condition, lequel Gergois a protesté de nullité de l’exception dudit Chevallier, attendu qu'il n’est point asseuré de trouver de besongne autre part, et quil est M prest d'exécuter ledit jugement en son entier, »
Julien Chevallier avait épousé, avant 1671, Suzanne Chambey, qui vivait encore en 1686.
CHEVALLIER (Juzren), maître menuisier au Mans, paroisse de la Couture, époux de Julienne Dutertre. Le 5 mars 1673, devant maître Jean Loyseau, notaire au Mans, 1l cède à maitre René Pancher, notaire à Fyé, tous ses droits dans la succession de défunte Catherine Perier, dont lui et sa femme étaient héritiers pour une moitié. À cet acte signent comme témoins, maître Jean Arnoul et Pierre Rottier, « musiciens », demeurant au Mans. Par un autre acte du même jour, devant ledit notaire, il cède pour 100#, audit maître Jean Arnoul, musicien, sa part dans la succession de défunte Anne Beaucler, tante maternelle de ladite Dutertre, sa femme. Julien Chevallier fit le buffet des orgues de la Mission, comme nous l’apprennent les actes suivants.
Devis et mémoire pour les bustes de l'orgue auquel maitre Jullien Le Chevallier, maitre menuisier, s’est obligé à faire et poser dans l'Église de Messieurs de la Mission de cette ville.
« Premièrement, plancheyer la tribune de bon careau de deux pouces depesseur, laquelle tribune posera sur le tambour et aura de largeur vingt et un pied et unze de profondeur parceque Messieurs de la Mission feront poser par le charpentier les pouttres et soliveaux nécessaires. Sur ladite tribune regnera un porte-main de hauteur de trois pieds, tant au-devant qu'aux deux costés, avec une corniche comme il est marqué au dessein signé et paraphé par Messieurs de la Mission, le facteur et ledit menuisier. Sur la tribune sera posé le buffet du positif qui sortira hors d'œuvre de deux pieds et aura de profondeur trois pieds et demy et de face sept pieds. Il s'ouvrira par derrière avec des
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vollets brisés, et le montant du millieu sera mis. manière que l'on pourra le démonter toutefois et quan Les deux grandes tourelles seront aux deux bouts € auront de hauteur cinq pieds et demy entre les corn ches et unze pouces entre les pillastres. La petite os | relle du millieu aura quatre pieds entre les corniches et huict pouces de largeur. Les deux placefaces auront chacune trois pieds . hauteur entre les corniches et. quatorze pouces de largeur entre les pillastres. Chaque. pillastre aura quatre pouces de largeur. Il est à remarquer qu’il faut changer l’ordre des consolles qui sont dessus lesdits AE NE et les changer costé pour costé. Il faut aussy changer l’ornement de la petitte tourelle qui arreste les tuyaux et y mectre les armes de Monseigneur et au surplus suivrele dessein de point en point.
«S’ensuit le grand buffet. Il fault-poser sur la tribune le corps dembas, qui aura de hauteur jusques sur sa première corniche ou posent les tuyaux neuf pieds, et de profondeur quatre pieds et demy et de largeur treize pieds trois pouces environ. Il fault une ouverture pour les claviers qui poseront sur une traverse qui sera. élevée du plancher de trois pieds et demy et qui sera … presque carrée et en outre on fera un chassis dormant qui sortira de quattre pouces sur lequel battera deus volets pour fermer lesdits claviers. Il fault aussy qu’il y ait une traverse qui s’éleve du plancher d'environ dix-huit pouces sur cinq pieds de largeur qui se demonteront touttefois et quant et celle au-dessous du clavier. Il faut aussi faire un plancher entre les deux buffets du positif et grand orgue qui s’élevera du plancher de huict pouces et ensuite faire toute la menuiserie et sculture comme il est marqué audit dessein. Il fault que la grande tourelle qui sera au millieu ayent unze pieds environ entre les corniches, et de largeur entre les pillastres un
pied dix pouces. Ces deux tourelles qui seront aux deux bouts auront chacune huict pieds de hauteur entre les corniches, et de largeur entre les pilastres seize pouces. Les placefaces auront de hauteur six pieds entre les corniches et de largeur deux pieds et six de longueur. Il fault que les frises de la corniche qui seront sous les dits placefaces se demontent toutesfois et quante. Chaque pilastre aura de largeur six pouces et demy et trois pouces depesseur. Les corniches reigneront haut et bas partout à la réserve du derrière, et les bouts et les derrières seront de bon assemblage bien lié, particulièrement les costés propres parce qu’ils se voyent du dedans de l’église. Il fault que le derrière s'ouvre avec des portes qui auront cinq pieds et demy de hauteur, sçavoir trois dans le corps dembas, et en hault autant quil y a de tourelles et placefaces. Il est à remarquer qu'il fault changer l’ornement de la taille de la grande tourelle afin d'y mestre les armes du Roy avec
la couronne et les colliers de l’ordre.
« Le reste des changements est compris dans l'acte
fait au Mans, le 4 février 1693.
« HIMBERT, J. CHEVALLIER ».
Marche entre Messieurs de la Mission et Julian Chevallier.
« Du quatriesme jour de febvrier mil six cent quatrevingt-treize, après midy.
« Devant nous, Jean Loyseau, notaire, garde notte du roy reservé au Mans, y demeurant, fut presens en personne et submis Messire Pierre Himbert, superieur de la communauté des vénérables prestres de la Congrégation de la Mission de Nostre-Dame de Coueffort en cette ville, y demeurant, d’une part, et Jullien Chevallier, maître menuisier, en cette ville, y demeurant
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église de Coueffort et le sieur Chevalier sur ses biens, et en consequence ont promis de l’executer respectifvement chacun en leur egard, mesme le sieur Chevallier dessinné le dessin par luy fait concernant l'ouvrage speciffié audit escrit, lequel dessin après avoir été signé des partys est demeuré audit Chevalier pour le … suivre ponctuellement et tenu de le representeren l’estat qu'il est lorsqu'il aura entièrement fait et posé sondit | ouvrage dans l’eglise dudit Couelfort, et de doner le jour de la Pentecoste de l’année mil six cent quatrevingt-quatorze le tout, pour et moyennant la somme de 800# que ledit sieur Himbert promet payer audit Chevalier, savoir un tiers Le jour de la Pentecoste prochain, un autre tiers après que le corps dembas. du grand buffet positif et portemain seront posés, et le surplus après que ledit ouvrage sera fait et receu. En outre sera fourny audit Cher cies tout le bois et autres materiaux necessaires pour ledit ouvrage, estant ledit bois debité à la reserve du bois de deux pouces ou autres de pareil eschantillon que ledit Chevallier debitera dans le lieu qui luy sera fourny, dans ladite maison de Coueffort, pour travailler audit ouvrage, par ledit superieur, et auquel ouvrage iceluy Chevallier promet et s’oblige de comenser dans les premiers jours de mars prochain et de continuer sans pouvoir s’ocuper à d’autres ouvrages que du consentement dudit superieur ; comme aussy le sieur Chevallier s’oblige d’executer ledit dessin dans tout son contenu de manière que la menuiserie soit proprement faite, bien assemblée, ainsy que la sculteure bien faite, finie et bien proportionnée à l'ouvrage, et le tout
sujet à visite. À esté aresté entre les partyes qu'outre lesdit changements inserés dans le susdict escrit, qu'il faudra encore changer les culs-de-lampe qui sont sur les tourelles du positif et les faire de vases tournés avec des feilles de refente, comme aussy de mettre sur la tourelle du millieu du positif un autre ornement qui conviendra mieux que celuy qui est audit dessin et de faire par ledit Chevallier des plaintes aux platefaces tant du grand orgue que du positif où 1l mettra quelques ornements convenables audit ouvrage ; sera encore fait par ledit Chevallier des plafonds au dessoubs de la tribune et soubs le positif, et aux lieux ou le tambour ne remplira pas, et encore que le facteur de l'orgue trouvast à propos de changer quelque chose dans ledit ouvrage, tant pour les hauteurs que pour les largeurs, ledit Chevallier en sera averti avant que de le poser et assembler. Et a esté ledit escrit annexé aux presentes pour y avoir recour, dont avons dressé le present acte et jugé lesdits partyes de leur consentement après lecture donnée, passé audit Coueffort, presens maitres Jean Gaultier, soubsdiacre estant au seminaire dudit Coueflort, et Jacques Ingoult, maistre horlogeur, demeurant audit Mans, tesmoins.
« HimBEerT, J. CHEVALLIER, J. GAULTIER, Jacques INGouLT, LOYSEAU ».
CHEVALIER (MÉry), fondeur, fit en 1533 et 1535 les cloches de Lombron (1), et en 1542 celles de la Ferté (2).
(1) L'abbé Froger, la Paroisse de Lombron de 1450 à 1789 d’après les comptes de fabrique, dans la Revue hist. et arch. du Maine, t. XLI, p. 101.
(2) « Pour la despense faicte par Méry Chevalier, fondeur, quand il vint marchander et convenir avec lesdits habitants pour la faczon des cloches. la somme de 20 sols tournois.
« Pour la despense dudit fondeur, de ses gens et aides... et ailleurs pour là despense tant dudit fondeur et de ses gens que de quinze hommes qui
CHEVALLIER (MicEeL), uliens au Maïs D Saint-Benoît. Il épousa : 1° Madeleine Georget, mt e en 1717; 2° Anne Fouet, avec laquelle il testa, devant ; Lazare Boullier, notaire au Mans, le 19 octobre 1740. ‘1 fit, en 1703, le grand autel del ébise de Sainte- Jamme- 4 sur-Sarthe (1) ; en 1712, «une noue neuve de saint Martin, en évêque, posé sur le grand autel de Pontlieue, » payée 40#.Lamême année, «il ii pour la même église un Christ, avant de le mettre sous l’arcade, » et reçut 8#. Ce Christ avait été cédé au curé de Pontlieue par celui de Saint-Gilles (2). I1 sculpta, en 1716, les deux statues de saint Jean et de saint Sébastien que l’on voit encore sur le retable de la chapelle Saint-Léon à la Couture. Sur le socle de ces statues se lit l'inscription : « Æ. P. Michel Chevallier, 1716. » En 1720, Michel Chevalier reçut 150# pour douze bustes par lui faits et posés dans la bibliothèque de l’abbaye de Beaulieu (3).
CHEVALLIER (Nicozas-GaBrieL et ÉTIENNE). Nicolas-Gabriel Chevalier, de Marolles, près Saint-Calais, et Étienne Chevallier, de Savigny-sur-Braye, charpentiers, font marché, le 21 novembre 1573, de faire... « tous assemblages, moullures et menuiserie de l’église et elocher de Sainct-Cir de Sargé et des deux chapelles. » (4).
ont aidé et assisté à faire la fonte de ladite cloche, la somme de 4 livres 2 solz tournois.
« Audit Chevalier, fondeur, la somme de 10#, a luy payée sur la somme de 42 livres 5 sols tournois a luy promise pour la faczon desdites deux cloches et pour deux chandeliers qu’il avoit auparavant venduz et livrez auxdits procureurs ». Archives de la Fabrique de la Ferté, 1542. — L'abbé R. Charles, la Fonte des cloches de la Ferté-Bernard, au XVIe siècle, dans la Semaine du Fidèle, t. XIII, p. 896.
(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.
(2) Archives de la Fabrique de Pontlieue.
(3) F. Legeay, Documents pour servir à l'histoire de l'ancienne abbaye de Beaulieu, p. 17.
(4) Archives de la Fabrique de Sargé. — L’abbé Blanchard, Canton de Mondoubleau.
CHEVALLIER (Pierre), «maître figuriste » au Mans, fit, en 1737, les ornements qui décoraient la grille de fer entourant le chœur de l’église de Saint-Calais (1). Il fournit à l’église de Thorigné (Sarthe) deux statues,
l’une de saint Gilles et l’autre de saint Antoine, en 1737 (2), etune figure de saint Jean-Baptiste, en 1740 /3).
CHEVALLIER (THomas), marchand fondéur au Mans, paroisse Notre-Dame de la Couture, fils de Thomas Chevallier, cabaretier, et de Magdeleine Maubert, dresse et signe son contrat de mariage, avec Françoise Alleaume, fille de feu Guillaume Alleaume et de Catherine Veau, remariée à Antoine Jalodin, devant Siméon Fréart, notaire au Mans. Le futur apportait ce
(1) « Plus la somme de cent dix-sept livres dix sols qu’il a payées au sieur Chevallier, maître figuriste au Mans, tant pour les ornements qu’il a fournis aux grilles et portes de fer, consistant en un Christ, le double fleuron, six fleurs de lys relevées en bosse, quatre vases avec leurs flammes, le tout doré, que pour un livret d’or employé à dorer les trois fleurs de lys de la croix, l’écusson et autres, que pour dix jours de nourriture et logement du sieur Chevallier, le tout suivant sa quittance, cy... 117# ». Comptes de la fabrique de Saint-Calais. — L'abbé Froger, la Paroisse et l'Église de Notre-Dame de Saint-Calais, p. 25.
(2) « Plus trois livres quinze sols pour depense faite au Mans par ledit sieur Massé et ledit sieur Chevallier, figuriste, en traittant avec eux pour les ouvrages de leur mestier au lieu de leur donner les arrhes qu’ils demandoient, cy... 3# 15 s. ».
« Plus quatre-vingt-cinq livres au sieur Chevalier, sculpteur, pour les figures de Saint-Gilles et de Saint-Antoine, suivant sa quittance du 16 février 1737, cy.….. 85# ».
« Plus audit sieur Chevalier, quatorze livres pour les souches tournées, blanchies et dorées des deux gros cierges, suivant sa quittance du 21 mai 1737, cy. 14# ». Archives du château de Thorigné.
(3) « Plus j’ay payé trois sols pour laffranchissement d’un port de lettre écritte au sieur Chevallier, figuriste, au sujet de la figure de Saint- Jean-Baptiste, cy... 3 s. ».
« Plus j'ai payé audit Chevallier la somme de quarante-cinq livres pour le prix de ladite figure de Saint-Jean, non compris la depense de lui et de son cheval pendant trois jours employez à la conduire et à la placer suivant sa quittance du 15 novembre 1740, cy... 454 ».
«Plus j'ai payé quarante-cinq sols à François Roland pour la voiture de ladite figure, non compris sa depense, cy... 2# 5 s. ». Ibidem, 1739- 4740, p. 30.