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CORNEILLE (ÉTIENNE), peintre, demeurant au Mans, paroisse Saint-Vincent, fils de défunt Étienne Corneille, peintre, et de Jeanne Desouches, veuf de Nicole ‘Petitbon. Par contrat du 15 janvier 1666, devant René Bobet, notaire au Mans, il épouse Françoise Bourné, veuve de Urbain Langlois, maître chirurgien à la Flèche, demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas, fille de défunt Laurent Bourné, notaire, et Pasquine Beuzelin. Présents : Louis Pauquet, prêtre, chanoine archidiacre en l’église du Mans ; noble maître Louis de Mondières, sieur des Angevinières, conseiller au présidial ; Françoise Robelot; qui signent. Il demeurait au Mans, paroisse Saint-Nicolas, où il mourut le 28 mai 1687 (1).
CORNILLART {...), « haulte contre, musicien passant, » recoit des chanoines de Saint-Julien 13 sols 6 deniers, pour avoir chanté à la musique du chœur, »
le 8 mars 1649 (2).
CORNILLAT {...). Le 15 juin 1649, les chanoines de Saint-Julien donnent 30 sols « à maîtres Tramblée et Cornillat, tailles, musiciens passants, pour avoir chanté en musique au service de.leur église » (3).
CORNILLE (.….), peintre, au Mans (4).
COSNUAU (JEAN), marchand orfèvre au Mans. Le 22 juillet 1667, Michelle Letoré, sa veuve, demeurant
(1) « Le.28e jour de.may 1687, mourut Estienne Corneille, peintre, et son corps fut le lendemain inhumé dans le grand cymetière de cette ville par monsieur le curé et messieurs ses prestres. A. Hervé. » —: Registres paroissiaux de Saint-Nicolas du Mans.
(2) Arch. du Chap., B. 10, p. 334.
(3) Ibidem, p. 365.
(4) « Pour avoir faict racommoder, dorer et estopher le cocq du clocher, payé la somme de huict livres au sieur Cornille, comme apert par son acquict du vingt-sept juin mil six cent soixanteet huict,cy...8#». Sans indication de provenance. :
‘en lamaison de Jean Raguideau, archer huissier en la maréchaussée du Mans, paroisse de la Couture, « estant
gizanse au lict, malade de maladie corporelle, » dicte
son testament à Simon Péteillard, notaire royal au Mans. Elle veut être inhumée en l’église des Jacobins, dans la fosse de son défunt mari ; elle demande de nombreuses messes ; elle nomme pour exécuteur testa-
mentaire Jean Maceot, notaire royal au Mans, et le charge de fournir «... une tombe de pierre de taille qui sera posée sur la fosse de sondict defunt mary et d’elle,
sur laquélle:sera escrit leurs noms et le temps de leur
déceds... » Dès le surlendemain, 24 juillet, elle dicte au
même notaire un codicille par lequel elle révoque ledit Maceot pour exécuteur testamentaire, « n’entendant
qu'il s'ingère en ladite charge, » et nomme en sa place
ledit Raguideau et Étienne de Launay, maître apothi-
caire, ses gendres (Elle avait encore un autre gendre, Michel Fouschard, tanneur).
COSNUAU (Jan), maître orfèvre au Mans, paroisse du Crucifix, époux de Marguerite Pilard. Le 16 août 1653, devant Rodolphe Le Jetté, notaire, ils se font donaison de tout «ce que permet la coutume ». Les chanoines de Saint-Pierre-de-la-Cour firent marché, le 31 Juillet 1665, avec Jean Cosnuau, pour la réparation de la châsse de sainte Scholastique (1). Voici le devis des travaux que l'artiste s’engageait à faire.
Mémoire de ce que il fault faire à la chässe de saincte Scholastique.
« Et premier. La figure de Sainct Benoît. Il luy faut remettre deux tenons qui sont cassés afin de remettre
(1) Marché entre les commissaires du Chapitre et Jean Cosnuau, passé le 31 juillet 1665, devant Claude Bainville et Noël Boulye, notaires au Mans. Minute de maître Narbonne, notaire à Yvré-l’Evéque.
ER deux goupilles et le remettre au feu et le redorer.
« Plus à un des pilliers du costé de Sainct Benoist, … il le fault resouder et y mettre une virolle d'argent, et la resouder et la redorer doncil y a une virolle de cuivre antiennement mize. | |
« Plus un aultre pilier, lequel est cassé au-dessus de troys petits pilliers donc il manque à un petit pillier une pointe, et le fault redorer et encore le souder au pied. |
« Plus au Sainct Simon il fault resouder la scie qui est rompue et redorer et mettre un amortissement au lag et le redorer.
« Plus à l’image de Saincte Catherine il fault y remettre un fleuron à la couronne et la redorer et faire entrer le fleuron avec un aviz.
« Plus à l’image de Saincte Scholasticque la palme rompue en deux morceaux, il fault la resouder et redorer. |
« Plus à l’image Sainct Paul il fault son espée et redorer la figure.
« Plus au ste de costé et proche Saincte Barbe, il le fault resouder par le hault et redorer.
« Plus à l'amortissement de au-dessus de Sainct Benoist, il y fault une des pièces qui sont rompues et y refaire un fueillage qui est perdue et redorer.
« Plus au couronnement de fueille d’aquante il y fault resouder quatre pièces qui sont rompues et fournir le hault d’une qui est perdue et la redorer.
« La unziesme est le dosme qui fault resouder cinq petits amortissements et la croix de au-dessus et le redorer.
« Etil fault desmonter toutesles figures et garde barser et mettre en couleur et rebrunir.
« Plus je remarqué à l'amortissement 1l y manque un
ls
bout de un des carré qui est perdu et fault le resouder
et redorer.
« J. COSNUAU. »
L'ouvrage était terminé le 17 octobre 1665 ; il fut reçu par les délégués du Chapitre, qui donnèrent à l’ouvrier la rétribution de 3004 (1).
Jean Cosnuau était mort en 1693. Sa veuve céda ses privilèges, le 10 décembre de cette année, à Jean Léon, marchand orfèvre à la Flèche.
« Cession de privilège par la veuve Cosnuau à Jean Léon ».
« Du premier jour de décembre 1693, après midy.
« Devant nous, Jean Loyseau, notaire garde nottes réservé au Mans, furent présens et submis Marguerite Pelard, veuve Jean Cosnuau, vivant marchand orpheuvre en cette ville, y demeurant paroisse de Saint-Benoist, d'une part, et Jean Léon, orpheuvre, demeurant en la ville de la Flèche, paroisse de Saint-Thomas, d’autre part, entre lesquels a esté fait Le traité qui ensuit. C’est à savoir que ladite veuve Cosnuau a cédé par ces présentes avec garentye audit Léon, pendant trois ans qui ont commencé de ce jour, son droit de privilège d’orphèvrerie en sadite qualité de veuve establye en cette ville, auquel effet elle luy aidera du poinson de sondit deffunt mary pour marquer d'iceluy les ouvrages que ledit Léon fabriquera, qui seront de bonne matière et de la qualité requise qu'il vendra et disposera comme à luy appartenant, à la charge par luy de garder les
(1) Archives de la Sarthe, G. 493. Ces documents nous ont été communiqués par M. Triger, qui les a déjà utilisés dans son remarquable ouvrage sur sainte Scholastique. Nous le prions d'accepter tous nos remerciments, L.-J, D.
édits et déclarations, le tout durant le temps qu'il sera soubz elle, comme aussy de luy aider des outils qu'elle peut avoir de ladite profession, dont sera fait mémoire, et qui seront rendus par ledit Léon à ladite veuve lorsqu'ils se sépareront, le tout, pour et moyennant la
somme de douze livres que ledit Léon promet et s’oblige
payer à ladite veuve Cosnuau chacun an, dont le premier
terme eschéra dans un an ; en outre, aura une chambre
pour elle seulement, dans l'appartement que ledit Léon
prendra, dont il payera le loyer à sa décharge ; et, en considération des présentes, ledit Léon promet donner
à ladite veuve une escharpe neupve suivant sa quahité, et ce après les trois premiers mois expirés. Passé en nostre estude, présens maistre François Couette, huissier audiencier en la sénéchaussée, et Pierre Lemasson, praticien au Palais, demeurant au Mans, tesmoings. »
COUBARD (Jean), de Saint-Denis-d’Orques, fit l’architecture des autels du Saint-Rosaire et de Saint- Étienne, élevés l'an 1787 dans l'église de Saint-Symphorien, par les soins de Pierre Mazetin, procureur de
fabrique (1).
COUDRAY l’ainé, maître menuisier, fit, en 1748, deux Re fn pour l’église de Saint- Calais, et reçut pour ce travail 68# (2).
COUDREUX (Nicoras), « entrepreneur des ouvrages du roy », fils de Gabriel Coudreux, aussi entrepreneur des ouvrages du roy, et d'Anne Gachot, demeurant ensemble à Tours. Par contrat du 1°" juin 1769, devant Guy Martigné, notaire au Mans, il épouse Marie-Louise
(1) Duc des Cars - Abbé A. Ledru, le Château de Sourches et ses seigneurs.
(2) L'abbé Froger, la Paroisse et l'Église de Notre-Dame de Saint- Calais, p. 25.
Courtois, fille de Jacques Courtois, conseiller du roi, greflier en chef de l'élection du Mans, et de Marie-Claude Charher, demeurant au Mans, paroisse de la Couture, d'eux assistée et de Jeanne-Rosalie et Romaine-Julie Cou- dreux, ses sœurs. Le futur recevait une dot de 10.000#,
et la future de 8.000#. Ont signé avec eux : Guillaume de la Massuère, Delaunay de Fontay, Veron de la Touche
et de la Gracinière, Fauneau de la Touche, etc.
COUIDON (RENÉ), organiste au Mans. Le 11 janvier 1790, devant Étienne Ourdel, notaire au Mans, contrat de mariage de René Couidon, garçon majeur, organiste, fils de Jacques Couidon, commis à l’intendance de Poitiers, et de Marie Drouillard, demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas, avec Marie Deniau La Marre, fille mineure de François Deniau La Marre, marchand, et de Marie Tiberge, demeurant au Mans, d'eux assistée, et de -Françoise Deniau, sa sœur. et Louise Derouet, veuve François Deniau, son aïeule. Le futur apportait 1200# en argent, instruments de musique et meubles ; la future recevait en dot 10.000# en marchandises, satins, taffetas, toile, droguet, casimir, siamoise, etc.
COULIN. Le sieur Coulin, de Sainte-Suzanne, fournit pour 318# l'horloge publique de Rouessé - Vassé, posée la semaine avant Noël 1775 (1).
COULOM (JEAN - BapristE), peintre, auteur des tableaux du Roman comique conservés au musée du Mans, naquit « en la ville de Pau en Béarn », du mariage de Michel Coulom et de Marie Philip. Il était établi au Mans, sur la paroisse Saint-Benoît le 16 juin 1695. A cette date, « 1l recogneut avoir reçu de demoiselle Anne
(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet:
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