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RS A D L

Pillon, fille demeurante paroisse de Saint-Pavin-de-la- Cité, la somme de 12# pour le portraict demaître Arnoul Pillon, advocat, son père, qu'elle luy avoit faict faire ». Par contrat passé devant Simon Péteillard, notaire au Mans, le 26 avril 1696, J.-B. Coulom épousa Jeanne du Rocher, veuve de Gabriel Boulanger. Le 3 septembre 1699, il est parrain de Mathurin Riballier, baptisé en l'église de Notre-Dame de la Couture. Nous le voyons qualifié « d’expert-prudhomme » et, en cette qualité, charger d'apprécier les biens dépendant de plusieurs successions, en 1724 et 1735. C’est à lui très probablement que l’on doit attribuer les deux tableaux qui ornent les petits autels de l’ancienne paroisse de Chevaigné (Sarthe), tableaux exécutés en 1725 (1). J.-B. Coulom dicta, le 8 septembre 1735, le testament suivant à René-François Fay, notaire royal :

« Du huitième jour de US mil sept cent trentecinq, après midy, devant nous, René-François Fay, notaire au Mans, y demeurant, fut présent sieur Jean- Baptiste Coulon, expert prudhomme, sain d'esprit et d’entendement, ainsy qu'il nous est apparu, et aux tesmoins cy-après nommés, demeurant audit Mans, paroisse de Saint-Ouen-sur-les-Fossés, lequel scachant que la mort est certaine et l'heure d’icelle incertaine, désirant avant d’en estre prévenu, ordonner de ses dernières volontés, a fait, nommé et dicté son testament, après s'estre recommandé à Dieu, à la sainte Vierge, à saint Jean-Baptiste, son patron, et à toute la cour céleste, de la manière qui suit :

(1) « Plus leur sera alloué la somme de cent-vingt livres qu'ils ont payée au sieur Coulon, paintre, pour deux tableaux fournis à ladite église, suivant sa quittance du vingt-huit septembre mil sept cent vingtcinq, Cy... 120# ». Comptes de fabrique de Chevaigné (Fonds Chappée). — L'abbé Froger, Réfection de l'église de Chevaigné en 1510, dans la Province du Maine, t. V, p. 150.

EN y rs

« Premièrement, souhaitte ledit testateur que lorsqu'il aura pleu à Dieu de séparer son âme d’avec son corps, sondit corps soit porté et inhumé dans le cimetière des prestres de l’Oratoire de cette ville ; que les prestres de ladite paroïsse assistent à ladite sépulture, et que le . Jour d’icelle il soit fait un service d’une grande messe de Requiem à l'autel de ladite paroisse, et pareil service le jour du seme; que pour le luminaire, il ne soit de plus hault prix que de la somme de dix livres, et au surplus se raporte à son exécutrice testamentaire cy-après nommée, pour faire faire telles autres pièces qu’elle jugera à propos, tant pour le repos de son âme que de ses parents et amis trépassés, qui est Jeanne Durocher, son épouse, qu'il nomme et choisit à cet effet, la priant de vouloir bien accepter cette commission pour l’exécution du présent, et y augmenter plustost que diminuer ; et pour la bonne amitié qu'il luy porte, il luy a donné, comme d'effet il luy donne, par ces présentes, tout ce que la coutume du Maine luy permet de donner, pour par ladite demoiselle Durocher jouir de l'effet dudit don comme de ses autres biens propres. De ce que dessus nous avons donné acte audit sieur testateur, et jugé de son consentement après luy avoir leu et releu. Fait et arresté, maison dudit sieur testateur, en présence de maîtres Pierre Langneur, Pierre Destouches, clercs tonsurés, et Jean Le Prou, maistre boulanger, demeurant audit Mans, paroisse du Crucifix, tesmoins à ce requis et appellés.

« J.-B. Couom, P. LANGNEUR, DESTOUCGHES, J. Le Prou, Fay. »

En même temps, ladite J. Durocher dictait au même notaire son testament conçu dans les mêmes termes.

COULLÉE (Jean), « compagnon sculpteur », chez

Jean Mongendre l’ainé, demeurant au Mans, paroisse

Saint-Vincent, signe comme témoin, avec celui-ci, un

testament devant Claude Bainville, notaire, le 6 décem- ? ?

bre 1668.

COULLON (GUILLAUME), menuisier à Beaumont-le- Vicomte, travailla, en 1685, pour l’église d'Assé-le- Riboul (1).

COULLON (MicueL), maître menuisier à Beaumontle-Vicomte, exécuta plusieurs travaux en l’église de Beaumont, en 1687, et conclut avec les habitants le traité suivant :

« Du dimanche vingt et neuviesme jour de décembre mil six cent quatre-vingt-six, après midy. Devant nous, René Gallois et Charles Le Sueur, notaires royaux, résidens en la ville de Beaumont-le-Vicomte, furent présens chacuns de Jacques de Fontaines, escuier, sieur de la Poudrière, conseiller du roy, lieutenant général civil et criminel en la sénéchaussée et siège royal dudit Beaumont, et Juge de police audit lieu ; vénérable et discret maître Louis Trouillet, prêtre, curé doyen dudit lieu ; maître André Peschard, conseiller du roy, lieutenant particulier audit siège. Claude-Jacques Martin, conseiller et advocat du roy audit siège ; Jean Gauvain ; Charles Belin, sieur du Hamel ; François Escureul, sieur de la Touche ; Julien Martin, sieur de la Porte ; Charles Jousset, Anselme Gaulier, sieur de Chantelou, advocats audit siège ; René Perou, docteur en médecine ; Louis Vavasseur, greffier audit siège ; Michel Barbier, François le Hault, Christophle Launay, notai-

(1) « Plus à Coullon, menuisier à Beaumont, pour avoir racomodé le tabernacle, fait une carie au daiz qu’on porte à la Feste-Dieu, un pied à poser la croix sur l’autel et autre travail, suivant ses acquitz de 1685, . 6# 10 sols. » Comptes de la fabrique d’Assé-le-Riboul, 1686.

res rOYaux ; Édouard Varlet, docteur en médecine : Jean Haton, Louis Haton, maîtres apotiquaires, etc., etc., tous paroïssiens, manans et habitans de ladite ville et parroisse de Beaumont, congregez et assemblez à issue des vespres au son de la cloche, à la diligence de maitre Guillaume Belin, sieur d’Esfiard, leur procureur de fabrice, pour adviser aux affaires d’icelle, sur ce que l’église parrochialle n’estant assez grande pour contenir tous les habitans, en conséquence de plusieurs résultats, on y a fait une augmentation qui contient tout l'espace du chœur, la chappelle du Rosaire etune sacristie à costé ; que, d’ailleurs il à esté nécessaire de refaire deux piliers de ladite église, raccommoder les autres, refaire partie de la voûte de l’ancien chœur et quantité d'autres réfections et réparations dont la dépense a épuisé la plus considérable partye du fonds et tous les revenus de ladite fabrice, outre les dons faits par plusieurs particuliers pour y ayder ; que cependant louvrage est encores imparfaict, parce que le chœur et ladite chappelle du. Rosaire ne sont pas mesme lambrissez ; que les autels ne sont que sur de simples tables de bois, sans contretables, images ny autre décoration ; dans ceste occurance, Michel Coullon, maitre menuisier, et Anne Potier, sa femme, demeurans audit Beaumont, dont ledit Coullon est natif, animez d’un bon zelle pour la gloire de Dieu, ont offert de faire et fournir tout le lambry dudit chœur et un platfond au lieu de lambry dans ladite chappelle du Rosaire et autant qu’elle contient d'espace, et de rendre le tout prest, en estatet bien et deuement travaillé suivant l’art du mestier, dans le jour etfeste de Pentecoste prochain, et de donner en outre à ladite fabrice 8# de rente à prendre par chacun an après le décès du plus vivant d'eux sur tous et chacuns leurs biens, pourveu et à condition que ladite fabrice se

charge de faire dire et célébrer par chacun an, après le

décès du dernier mourant, un service de trois grandes messes dans ladite église, à pareil jour que le plus vivant décédera, pour le salut et repos de leurs âmes et de leurs parens et amis trepassez dont sera faict la prière le dimanche précédent au prosne de la grande messe, et de donner et payer par ladite fabrice sur ladite rente, aussy chacun an à pareil jour, aux pauvres honteux de la charité establie audit Beaumont, 60 sols... Ce que lesdits habitants acceptent. » Le 24 août 1687, devant les notaires royaux audit Beaumont, les « paroissiens, manans et habitants de ladite ville, assemblez à issue des vespres, ont recogneu que ledit Coullon a bien et deuement lambrisé le chœur de ladite église, et mis et fourny un platfond à ladite chappelle du Rosaire, ainsy qu'il s’y estoit obligé par ledit acte, et mesme qu'il a le le tout faict blorder (?), et en outre faict mettre et poser le crucifix, avec les images qui sont aux costés, et estre contens et satisfaits desdits ouvrages ».

COURET (AmBroisEe), maître fondeur. Le 3 février 1628, le procureur de la fabrique de Saint-Georges-de- Lacoué (1), luimarchanda pour 48# la façon de la cloche de l’église. Un premier coulage, qui fut fait le 15 février 1629, ne réussit pas « manque de mestail ». Dans son Martyrologe de l’église de Saint-Georges-de-Lag-Coué, Marc Couëffé, citant l'inscription de cette cloche, donne au fondeur le prénom de Mathurin, alors que les comptes de fabrique portent Ambroys(2). Nous croyons que cette divergence provient de ce que le rédacteur des comptes, ayant à nommer dans le même article Ambroys Duval, et Couret qui fournit le métal, a, par

(1) L'abbé R. Charles. Essai archéologique et historique sur Saint-

Georges-de-Lacoué et Saint-Fraimbault-de-Gabrône. (2) Semaine du Fidèle, t. XVII, p. 734.

une distraction facile à comprendre, donné au premier le même nom de baptème qu’au second. Par ailleurs nous avons la preuve qu’un Mathurin Couret exerçait, en 1629, la profession de fondeur en notre pays.

COURET (MarauRiN), maître fondeur à Chérancé. « Le sabmedy dixiesme jour de mars 1629, furent refondues et refaictes les deux cloches de Ballon, soubs les Halles dudit lieu, par un nommé Couret de la paroisse de Cherencé, et fut sur les quatre heures du soir. Le lendemain dymanche furent benistes et oinctes des sainctes huiles par moy, Fabian Prunier le jeune, prêtre, naguères curé dudit Ballon, en l’esglise dudit lieu ; le lundi subsequent furent montées en la tour de ladite église et mises en accord par ledit Couret, et fut mys 108 livres de métal dans lesdictes cloches oultre ce qu'elles pesaient, à 12 soulz la livre » (1). En 1632, Couret refondit la grosse cloche de l’église de Contres (2).

COURIOT (...). Le 1°’ juillet 1788, devant Ch.-L.-A. Crepon, notaire au Mans, contrat de mariage de Guillaume Couriot, « l’un des vicaires de l’église cathédrale de cette ville », y demeurant paroisse du Crucilfix, fils des feus Jacques Couriot et Barbe Vielle, assisté de

(1) Reg. par. de Ballon. — L'abbé Aubry, Ballon, Saint-Mars et Saint-Ouen, 1833.

(2) « Item, en marchandant avec ung fondeur pour reffaire la grosse cloche de ladicte esglize qui estoit cassée, en dépence paié la somme de 4#.

« ltem, pour 50 livres de mestail qu’il a convenu avoir pour mettre à ladicte cloche, pour la somme de 30#, à raison de 12 soulz la livre, 30#.

« ltem, pour avoir faict aporter ledict mestail depuis Mamers jusques audict Contres, paié 17 soulz 6 deniers, 17 s. 6 d.

« Item, pour la fason de ladicte cloche, paié à Mathurin Couret, fondeur, la somme de 20# ». — Comptes de la fabrique de Contres, 1632 (Suit la description de tout ce qu’il a fallu pour la fonte).

« Îtem, dict aussy ledict procureur avoir esté exprès dudict Contres jusques à Charencé, distant de quatre lieux et demye pour paier le fondeur qui a fondu ladicte cloche du reste qui luy estoit deu de la reffection de ladicte cloche, demande qu’il luy soit alloué la somme de 30 soulz ». lbidem, 1633.

LME À +11

Jean Couriot, marchand°à Brûlon, son oncle ; Jean Granger, marchand à Brûlon, mari de Jacquine-Françoise Couriot, son beau-frère; Clément Vallée, bourgeois, et Gabrielle Couriot, son épouse, ses oncle et tante, demeurant paroisse du Crucifix ; Clément-Jean Couriot, étudiant en chirurgie, son frère germain ; Louise Vallée, sa cousine germaine, demeurant paroisse du Crucifix ; François Vallée, curé de Neuvillette, son cousin germain, et René Bruneau, maître papetier, demeurant au dehors de la paroisse de la Couture, son cousin issu de germain, — avec Marie-Louise Cosson, fille mineure de défunts Jean Cosson, meunier, et. Marguerite Bouglé, demeurant paroisse du Crucifix.

COURTE (...), fondeur de cloches, en 1639, il travaille avec Vilpail, pour l’église de Chauffour (1).

COURTIN (RogerT), orfèvre, cité dans une assemblée des habitants de la Ferté-Bernard de l’an 1500 (2).

COURTOIS (...), « haulte contre », reçut des chanoines de Saint-Julien 14 sols 6 deniers, le 13 février 1648, et 15 sols, le 16 avril 1648, « pour avoir chanté à la messe du chœur » (3).

COURTOIS (CnHarLes ou CHarLor), tailleur d'imaiges au commencement du xvi° siècle, 1508-1515. On suppose qu'il était parent, peut-être même le frère de Robert Courtois, qui travaillait dans le Maine en 1498, et qu'il serait venu de cette province dans celle de Touraine qui en est voisine (4).

COURTOIS (JEHAN), peintre verrier, exécuta, en

(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(2) Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard, p.251.

(3) Arch. du Chap., B. 10, p. 167 et 188.

(4) Ch. de Grandmaison, Documents inédits pour servir à l’histoire des arts en Touraine.

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1533, pour l’église de Notre-Dame-des-Marais, à la Ferté-Bernard, une verrière représentant l’Assomption, qui lui fut payée 40#. Ce vitrail, qui était donné à cette église par Claude de Lorraine et Antoinette de

Bourbon, seigneurs de la Ferté, est aujourd'hui détruit.

Il ne reste plus à la Ferté de l’œuvre de Jehan Courtois que deux panneaux de moindre importance : l’Adoration des bergers et le Repas de Jésus chez Simon le lépreux a Béthantie (1). De ce que l'artiste avait travaillé à la Ferté, M. L. Charles en a conclu qu'il était originaire de cette ville et probablement fils de Robert Courtois. Le docteur Giraudet en fait un

Tourangeau. D’après lui, les termes mêmes exprimés

sur les registres de Notre-Dame-des-Marais indiquent clairement que Jehan Courtois était étranger au pays et qu'il n y avait pas de famille : les dépenses de ses frais d'hôtellerie, pendant son séjour, figurent dans les payements effectués par les marguilliers. Par ailleurs on constate sa présence à Tours, où il exécuta de nombreux travaux de 1534 à 1584. À notre humble avis, les raisons apportées par le docteur Giraudet ne sont pas sans réplique. Il ne serait pas impossible que Jehan Courtois, fils de Robert, né à la Ferté, où il travailla en 1533, se füt plus tard fixé à Tours, où l’attiraient de nombreux travaux à exécuter, alors que la besogne manquait en son pays d'origine.

COURTOIS (Rogerr). En octobre 1498, la fabrique de Notre-Dame-des-Marais conclut un marché avec « Robert Courtois, demourant à la Ferté-Bernard », pour la verrière de l’Arbre de Jessé, qui devait être placée à la grande croisée de la nef. On lui donna 100#

(1) Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard.

(2) Dr Giraudet, les Artistes tourangeaux. — Jehan Courtois, peintre verrier, dans le Bulletin monumental, t. XLVI.

pour son travail. « Cette belle page, écrivait en 1877 M. l'abbé Charles, n'existe plus. Nous en avons vu détruire une quinzaine de panneaux. Heureusement que quelques-uns de ses débris ont été conservés et entassés avec un grand nombre d’autres fragments de verrières, dans le clocher de l’église. Ces derniers vestiges de richesses anéanties nous ont permis de constater le aire des Courtois. Or ce faire très caractérisé se retrouve en deux vitraux du xv° siècle, placés dans la basse nef du nord, le Trépassement de Notre-Dame et la Résurrection de Lazare. » « Robert Courtois figure encore dans une assemblée de ville de 1509. IL reçoit de ses concitoyens la mission de dessiner en médaillons les traits de la vie de la Vierge, destinés à être brodés sur les orfrois d’ornements d'église que la communauté fertoise fait fabriquer (1). » |

COURVASIER (Davip). On lit dans le compte de Julien Gaillet, procureur de la fabrique de l'église de Bérus, en 1651. «Plus paié à David Courvasier, 66# pour avoir faict une partye du grand autel». Il était probablement d'Alençon, car le même compte attribue 70 sols à « Jacques Prodhomme pour avoir esté quérir l'autel à Alençon (2). »

COUSIN, maitre de chapelle à Saint-Malo, obtint le prix au concours de la Sainte-Cécile en la cathédrale du Mans, l’an 1676 (3).

CRE (MicnEeL), peintre, a signé une Visitation qu'on voit au maître-autel de l’église de Villaines-sous- Lucé (4).

Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard. |

Arch. de la fab. de Bérus.

(1) (2) (3) L'abbé Chambois, la Fête de la Sainte-Cécile en la cathédrale du (2 )

Mans, dans la Province du Maine, t. II, p. 35. (4) Notes manuscrites de l’abbé Lochet,

CREMIÈRE (Josias). Le 7 avril 1640, les paroissiens de Marolles-les-Braults firent marché avec Josias Cremière, pour la façon des autels des chapelles de la Sainte-Vierge et de Saint-Sébastien, moyennant quatre cent quarante livres d'argent et deux cents livres de chanvre (1).

CREPON (Curisropue), fondeur, exhiba aux assises du fief de la Couture, en 1618 (2). Le 13 mars 1632, il fondit la petite cloche de l’église de Moncé-en-Belin (3).

CRESSY (François de), comédien, fait baptiser son fils au Grand-Saint-Pierre, le 24 octobre 1771.

CRESTIAU (Jean), prêtre, musicien passant à la cathédrale du Mans, le 9 octobre 1613, y reçoit 16 sols (4).

CRÉTEL (...), peintre, travailla à l’église d'Assé-le- Riboul, en 1789-1790.

CREUZÉ (...), joaillier à Paris, possédait à Coulans un bordage, indivis entre lui et sa sœur, femme du sieur Assailly, négociant à la Rochelle ; il le loua, le 8 juillet 1749, devant Guy Martigné, notaire royal.

CROCHARD (JuziEN), « tailleur de pierre, maçon et entrepreneur de bâtiment au Mans, paroisse du Crucifix », était. fils de Nicolas Crochard, maître maçon, et de Françoise Marest. Le 10 mars 1735, le Chapitre de Saint-Julien lui fit bail de « la maison canonialle dite des Ardents, estant en proximité de la chapelle des Ardents, en la Grande-Rue, paroisse du Crucifix, » pour six ans à partir du premier mai 1736, et pour 96# par an. C'était,

Henri Chardon, le Sépulcre de la cathédrale du Mans. Arch. de la Sarthe, H. 60.

(1) (2) (3) Reg. de l’état civil de Moncé.

— 166 — : ge

dit un mémoire de 1758, un entrepreneur fort occupé (1). Le 13 février 1749, il donne procuration pour régler ce qui lui reste dü par le Chapitre de l’église du Mans, « pour les reconstructions, réédifications et autres ouvrages qu'il a faits et matières fournies à leur maison dite de Saint-Martin et celle du Bas-Vollier, et aux écluses et portes de leur grand moulin, qu'il a entrepris pour la somme de 15.550#, ainsy qu'il paroist par l’arrest du conseil du 5 décembre 1747...» En 1750, il faisait écrire au marquis de Sourches cette lettre qu'il signait. Je la reproduis à cause des renseignements qu'il donne sur ses travaux :

« Au Mans, ce 28 juin 1750.

« Monsieur,

« Ayant eu l'honneur de marchander tous les ouvrages généralement de réfections et réparations de la dépendance de votre marquisat de Sourches, j'ay été surpris de voir M. du Boullay faire l’entreprise de la partie pour le logement d’un garde au bout de l’avenue de Bernay, et celle de la maison pour le jardinier. Je n'ay pu me persuader, monsieur, que ce fût par votre ordre, quoique m'en ait voulu dire M. du Boullay, qui s’en authorise pour m'enlever mes ouvriers. J'aurais moins sujet de m'en plaindre s'il se contentait d’empiéter sur mon marché avec des ouvriers étrangers, mais il y ajoute l'enlèvement des miens. Je me persuade, Monsieur, que cette conduite vous est inconnue ou quon vous l’a donnée sous un aspect différent, estant trop convaincu de votre justice pour croire que vous voulussiez l’autoriser. Je viens donc, Monsieur, vous supphier de vouloir bien donner un moment d'attention sur ce

(1) Bibl. des Capucins du Mans,

point, de considérer qu'on m'ôte les ouvrages où je pourroïis me dédommager de la perte que je fais sur d'autres, quon m'enlève des ouvriers à moy, et avec lesquels je suis en avance, et qu’enfin on contrevient aux conventions que vous m'avez arrestées, et de vouloir bien me rendre la justice qui m'est due.

« Je ne vous importune, Monsieur, assurément que malgré moy ; mais il est bien juste que si je fais le mauvais, que je fasse le bon, pouvant vous assurer, comme je puis vous le prouver, que je perds sur les deux fermes de la cour d'Épineu et du Coudray plus de 100# sur la maçonnerie, et que je ne fais que me retirer sur plusieurs autres. Si cependant, Monsieur, vous estiez du goût de faire faire le reste de vos ouvrages par M. du Boullay, à mon exclusion, je vous respecte trop pour m y opposer, et je suis prest de vous résilier ce marché pour le restant, comme j’eus l'honneur de vous le proposer lors de votre dernier séjour à Sourches, n’y ayant assurément pas, à beaucoup près, autant de proffit qu’on a pu ou voulu vous insinuer. C’est ce que vous pourra prouver les entreprises qu’on pourra vous faire, si l’on vous en rend le compte bien détaillé. On m’ajoute, Monsieur, que ces ouvrages ne sont point expliquez dans mes devis ; j'en conviens, mais mon marché est général, et c'est dans cet esprit que je n’ay pas hésité à faire construire les pilastres des claires-voyes de vos avenues, qui n’y sont pas comprises aussi, aussitôt qu'on m'en a requis. Ainsi, Monsieur, les deux maisons en question sont au même cas, de même que celles que M. du Boullay médite de faire faire.

« Voilà, Monsieur, 17 fermes incessamment prestes, ce qui est bien de l'ouvrage avancé. Il y en auroit encore bien davantage, si l’on ne m'avoit enlevé mes ouvriers et qu'on m'eüt fourni des matières. Je n’ay encore reçu

ITR en

que 4.000#. Je serois bien charmé, Monsieur, que vous voulussiez bien faire visiter ces travaux pour les constater, scachant que M. du Boullay vous a mandé que je ne veillois point ou peu à ces ouvrages, dont je ne crains nullement l'examen. Malgré que je lui aye prouvé. alors par mon portatif que j'aurois fait dans ce temps dix-sept voyages, 1l jugea à propos de les borner à deux ; je n'en scais pas trop la raison. k « Je serais bien charmé, Monsieur, que vous fissiez toiser et visiter ces travaux pour les constater, et qu’en attendant, vous voulussiez bien me faire la grâce de me faire tenir quelque somme, ayant besoin d'argent. Si vous n’estes plus du goût, Monsieur, de faire vos murs de clôture à chaux et sable, mais à pierre sèche ou à terre, donnez m'en vos ordres, je vous prie, et de me faire la grâce de me croire avec un très profond respect, Monsieur. | | « Votre très humble et très obéissant serviteur, « J. CROGHARD ».

Dans une lettre du 12 juin 1753, 1l disait que ces «ouvrages qu'il a fait faire sur la terre de Sourches vont . finir incessamment... » Le 30 mars 1760, les habitants de la paroisse Notre-Dame de la Couture, assemblés à l'issue de la grand’messe, à l'effet de délibérer sur le projet des réfections à faire à la nef de ladite église, choisissent « les sieurs Crochard et Pradrel, entrepreneurs de bâtiments. », pour en faire un devis. Julien Crochard fournit 3.800 ardoises d'Angers pour l'église d'Assé-le-Riboul (1). Il fit publier, en 1772, dans les Affiches du Mans, l'annonce suivante : « Il y a au magasin de M. Crochard, derrière l’église de la cathédrale, deux belles tables de marbre rouge à vendre, une

(1) Arch. de la fab. d’Assé-le-Riboul.

de quatre pieds, et l’autre de trois pieds et demi de longueur. S’adresser au portier de l'évêché, qui les fera voir ». Le 1°’ février 1773, le même journal annonçait « une cheminée à la prussienne, de forte taule, garnie de fer, fort propre, à vendre. S’adresser à M. Crochard,

architecte au Mans, qui en fera bonne composition ».

Le 24 janvier 1775, devant maitre Dubois, notaire au Mans, Julien Crochard, « veu le dérangement qu’a fait Françoise Crochard, sa fille, et craignant que par la suite elle puisse déranger ce qui pourroit revenir de sa succession... », substitue cette part au profit des enfants légitimes qui pourront naître de ladite Françoise Crochard. Outre cette fille, Julien Crochard avait eu de Françoise Bigot sa femme, deux autres enfants : Suzanne Crochard, qui épousa, par contrat du 19 mai 1758, François Deniau, marchand à la Ferté-Bernard, et Marie

Crochard.

CROCHARD (Nicoras I), maître maçon au Mans, paroisse du Pré, fils de Nicolas Crochard, marchand, et de Marie Dauphin, sa veuve, épousa, par contrat du 15 février 1697, Françoise Marest, fille d'Ambroise Marest, maître chapelier, et de Françoise Pago. Il se rendit adjudicataire, avec son frère Simon, « de trois pavillons. à construire dans la nouvelle place de l'Hôpital et joignant les murs de ville..., et d’un autre pavillon proche la Poissonnerie et adossé contre la tour Vineuse... » Les échevins du Mans lui reprochèrent l'exécution défectueuse de ce travail ; ils le firent examiner par Dominique Thébaudin, sieur de Bordigné, avocat au parlement et expert prudhomme au Mans, qui, dans son procès-verbal du 19 août 1704, constata cette mauvaise exécution. N. Crochard se soumit à cette expertise et, par acte du 9 septembre 1704, devant

Cri | EE Michel Martigné, notaire au Mans, il s'oblige de : «remettre lesdits bastiments... dans l'estat qu'ils debvoient estre... ». Le 9 septembre 1702, devant maitre Louis Hodebourg, notaire royal au Mans, Nicolas et Simon Crochard, maîtres maçons, et Pierre Berthelot, maître charpentier au Mans, paroisses Saint- Hilaire et du Pré, font marché avec Gilles Bignon, maitre couvreur, paroisse Saint-Pierre-l'Enterré, qui s’oblige « de couvrir les trois pavillons que lesdits Crochard et Berthelot ont marchandé à faire avec le corps de ville sur la place neuve à aller à l'Hôpital général... », et cela pour 300#. | Nicolas I Crochard eut plusieurs enfants : Nicolas II Crocharüd, maitre maçon; Julien Crochard, entrepreneur de bâtiments ; Suzanne Crochard, épouse de Joseph Plessis ; et Françoise Crochard, épouse de Jean Chenon. Françoise Marest, veuve en 1721, était alors mariée en secondes noces avec François Bellanger, garçon tailleur de pierres, mort en 1735.

CROCHARD (Nicozas IT), maître maçon au Mans, paroisse Notre-Dame-du-Pré, fils de Nicolas I Crochard, épousa Catherine Chenon, par contrat du 19 juillet. 1721. Il était mort en 1741, laissant deux filles : Marie- Catherine Crochard, épouse de Louis Le Roy, et Marie- Crochard, épouse de Noël Guyon, « maître gainier ».

CROCHARD (Simon), « maitre maçon », frère de Nicolas I Crochard. |

CROCHET (ANToinE), « marchand orpheuvre », demeurant en l'Isle du palais, à l’enseigne de la Coupe d'or, à Paris, fournit, en 1628, à Jacques Couelfé, curé de Saint-Mars-de-Locquenay, « un soleil doré par les bouts pesant deux marcs six onces six gros (1) ». Ce

(1) Arch. de Saint-Georges-de-Lacoué,

« soleil » fut donné par Jacques Coueffé, à l’église Saint- Georges-de-Lacoué « pour reposer précieux corps de notre Sauveur » (1).

CROCQUENOYE (Guy), musicien passant à la cathédrale du Mans, le 1° avril 1611, y reçoit 16 sols (2).

CROIX-CHAUVEL (de la), refondit, en février 1657, les cloches de l’abbaye de Perseigne (3).

CROYSÉ (Axroine), maitre horloger, répara en 1630, l'horloge de l’église d'Assé-le-Boisne (4).

(1) L’abbé R. Charles, Essai historique et archéologique sur Saint- Georges-de-Lacoué et Saint-Fraimbault-de-Gabrône.

(2) Arch. du Chap., B.8, p. 44 vo.

(3) Arch. de la Sarthe, H. 969.

(4) « Payé à Anthoyne Croysé, horloger, pour avoir raccommodé lhorloge de ladite église (Assé-le-Boisne), la somme de 12#, pour ce 12# ». Comptes de la fabrique d’Assé-le-Boisne, 1630-1631.

DAGENNES {...), « taille, musicien passant », reçoit

20 sols des chanoines de Saint-Julien « pour avoir

chanté en musique au service du chœur de ladite église, » le 28 septembre 1647 (1).

DAGIN (..), brodeur au Mans, fournit, en 1700, un drap mortuaire à l’église de Chantenay (2).

DAILLIER (Gervais), orfèvre au Mans. Le 6 avril 1557 (v. s.), « honneste personne Gervaise Daillier, orfebvre, demeurant au Mans, » est témoin dans un acte notarié (3). | |

DAMPMARTIN (Jexax de), natif de Jargeau au diocèse d'Orléans « maitre ès œuvres de la cathédrale du Mans ». Le 21 janvier 1421 (v. s.), le Chapitre de Saint- Julien procéda à sa réception en cette charge aux conditions et honoraires accoutumés. Ces honoraires avaient

(1) Arch. du Chap., B.40,p.122;

(2) … «Plus demande qu’il soit aloué la somme de 36#, payée à M. Dagin, maître brodeur, pour un drap mortuaire qu’il m'a livré suivant sa quittance du 23 septembre 1700, cv... 36# ». Comptes du procureur de la fabrique de Chantenay.

(3) Arch. du château de Corbuon, à Villaines-sous-Lucé, :

été fixés, dès le 14 mai 1404, à 40 sols par semaine, avec 20# de gratification en plus (1). Les chanoines obligèrent leur nouvel architecte à réparer les accidents qui pourraient, par sa faute, se produire dans la construction (2). C’est à lui que l’on doit attribuer le mérite de l’achèvement du magnifique transept septentrional de la cathédrale du Mans entrepris sous la direction de Nicolas de l’Escluse. Jehan de Dampmartin était fils de Dreux de Dampmartin, qu'on croit « maistre général des œuvres » du duc de Berry. Sa mère, Gilon du Coignet, avait épousé en premières noces maitre Pierre Moreau, bourgeois de Jargeau, dont elle eut deux filles. Jehan de Dampmartin eut deux frères du même prénom de Jehan, l’un « maître ès arts », le second, maçon à Jargeau, 1423. Dans un acte du 14 janvier 1422 (v. s.), passé à Jargeau, il est qualifié de « maistre ès œuvres du Roy nostre sire ». Cette qualification lui fut probaée en raison de ravaux de rtie de blement donnée en raison de ses t de la partie d la cathédrale du Mans appelée « l'œuvre du Roï » (3). Dernièrement M. l'abbé Ledru faisait connaitre dans la Province du Maine un travail du maître ès œuvres de la cathédrale du Mans, la pierre tombale du chanoine Gilles Lefebvre, dissimulée derrière un confessionnal de la chapelle Saint-Martin.

(4) Arch. du Chap., B. 15, p. 3.

(2) « Ipsa die (XXI: Januarii 1420, v.s.), recepimus in magistrum operum ecclesie nostre Johannem de Dampmartin, oriundum de Gergeau, Aurelianensis diæcesis, cum pensione et emolumentis magistris ipsis tradi solitis ; promisitque et juravit non recedere a nobis nisi de licentia nostra et voluntate, et si aliquod dampnum eveniret in opere per negligenciam suam aut alias, debite dampnum refundere et restituere, jure dictioni nostre se submittens quantum ad hoc, ubicumque se duxerit transferendum. » Arch. de la Sarthe, G. 18, fo 43, vo.

(3) P. A, Leroy, Jargeau et ses environs. Orléans, Herluison, 1893. — Cf. L'abbé G. Esnault, le Transept septentrional de la cathédrale-du Mans. Paris, H. Champion, 1879. — Ch. de Grandmaison, Documents pour servir à l'histoire des Arts en Touraine. Tours, 1870. — Le docteur Giraudet, les Artistes Tourangeaux.

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« C’est une simple dalle gravée... mesurant ROUES de hauteur, sur 0"42 de largeur. |

« À la partie supérieure, l'artiste a dessiné au trait, à gauche, un chanoine, l’aumusse sur la tête, vêtu d'une chappe et le goupillon à la main, à droite, un enfant de chœur tonsuré, vêtu d’une aube, l’amict sur les épaules, la main gauche sur la poitrine et tenant un bénitier de la main droite. |

« Entre les deux personnages se déroulent deux banroles ingénieusement agencées et tenues par deux mains sortant d'un nuage. Sur la première on lit : Tu qui transis ita omni die dominica : dic hujus anima et requiescat in m(orte ?) Sur la seconde : Dic Pater noster et Ave Marta. | Le

« Au-dessous de cet espèce de frontispice vient l’inscription funéraire ainsi conçue : « Egidius Fabri hic sepultus dedit | edomadario et puero portant aquam | benedictam XL'* solidos turonensium perpetui | reddictus super locum dat Larda | ise pro hac aspercione et precibus. »

Le 5 août 1421, le Chapitre accordait à son maître ès œuvres (qui do était Jean de Dampmartin) 100 sous tournois, en rémunération de ses peines pour la tombe

de Gilles Lefebvre (1).

DANAYS (...), menuisier à Pont-de-Gennes, fit en 1547, le pupitre de l’église de Lombron (2).

(4) Arch. de la Sarthe, G. 18, fol. 50. La Province du Maine, t. VI, p. 365. — M. l’abbé Ledru nous a obligeamment permis de reproduire ici le dessin qu’il à fait graver pour son article. Nous tenons à lui en exprimer notre reconnaissance. J.-L. D.

(2) « Payé audit Danays, menuysier de Pont-de-Gennes, pour faire la menuyserie du pulpitre 12# ». Comptes de fabrique de Lombron, 1547- 1548. — L'abbé Froger, la Paroisse de Lombron de 1450 à 1789, d'après les comptes de fabrique, dans la Revue hist. et arch. du Maine, L ns 0:

DANCE (François), clerc du diocèse de Beauvais. Le 2 mars 1162, le Chapitre de l’église du Mans le reçoit comme vicaire contra lenorem tenens, aux appointe- ments ordinaires (1).

DANGUY (AxToINE), maitre écrivain au Mans, mari de Marie Huot, veuve avant août 1699. A cette date, leur fils, Jean Danguy, était marchand cordier au Mans, paroisse de Gourdaine.

- DANISY (...), qui, le 24 octobre 1771, signe l’acte de baptême du fils de François de Cressy, comédien au Mans, me semble appartenir à la même profession.

DAUBERT (F.), sculpteur. On lit sur un bénitier en pierre blanche dure en la chapelle de Sxint-Menélé, aux Parillers, à Précigné : « Faict faire le benistier par F. Daubert, 1647 ».

DAUNAY (E.). Un encensoir de l’église de Spay porte cette inscription : £. DAVNAY, 1656 (2).

DAVID restaure, en 1715, les peintures du lambris de Souvigné-sur-Même et reçoit pour son salaire 150#.

DAVID (Louis), prêtre, musicien passant à la cathédrale du Mans, y reçoit 60 sols, le 11 août 1603 (4).

DAVID (MircHEL), « graveur », demeurant à Châteaudu-Loir, y est témoin d’un acte notarié, le 29 octobre

DAVOINE (Tnomas), maitre menuisier au Mans, paroisse Saint-Jean-de-la-Chevrie. Le 22 août 1728, devant François Pissot, notaire royal au Mans, il fait

(1) “Arch. du Chap., B. 8, p.128 ve.

(2) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(3) L'abbé R. Charles, Étude hist. et arch. sur l’église et paroisse de Souvigné-sur-Même. Mamers, 1876.

(4) Arch. du Chap., B. 6, p. 328.

traité d'apprentissage avec François Neret, âgé de vingt ans, natif de Saint-Aubin-du-Désert, fils de Julien Neret, bordager, et de défunte Gillette Gohier, « demeurant depuis un mois chez ledit Davoine..., lequel promet lui apprendre ledit métier et a offert le prendre chez luy en qualité d'aprenty... » pendant trois ans.

DEBELLENGE (Augerr)}, musicien passant à la cathédrale du Mans, y reçoit 20 sols, le 14 janvier

DECHARME (François), « maistre fondeur de cloche de la résidence de Breuvanne-sous-Choïiseul, évêché de Langres, province de Lorraine, » fondit, en 1744, une cloche pour l’église de Congé-sur-Orne (2).

DECHERCHES. Famille d'artistes peintres et verriers, dont nous n'avons pu exactement établir la filiation. Jehan Decherches, « maistre viltrier, » établi au Mans, dès 1662, était fils de Jean Decherches, « maistre viltrier, » demeurant à Fontenailles-en-Brie, et de Marie Buttet. Il épousa au Crucifix, le 11 juin 1663, Marie Desvaux, fille de Jean Desvaux, chapelier au Mans, et de défunte Marie Desnos. Leur contrat de mariage fut fait sous seings privés, le 25 mai, et reconnu quelques jours plus tard devant Mathurin Pottier, notaire royal au Mans. Jean Decherches eut plusieurs enfants : Jean 11 Decherches,baptisé au Crucifix, le 23 mars 1664, maitre vitrier. Le 25 juillet 1684, celui-ci contracta mariage avec Marie Cornu : Louis Decherches, maître vitrier, son frère, signa ce contrat. Un autre enfant, François Decherches, naquit au Mans, le 23 mars 1667, du mariage de Jean et de Marie Desvaux.

(1) Arch. du Chap., B. 8, p. 298.

(2) L'abbé Froger, la Paroisse de Congé-sur-Orne, d’après les comptes de fabrique, dansla Revue hist. et arch. du Maine, t. XXXIX, p. 315.

Nous trouvons ensuite : un J. Descherches, peintre, dont un tableau représentant l’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers, daté de 1695, est conservé en la chapelle du lycée du Mans ; Catherine Decherckes, peintre qui a signé, en 1707, une toile représentant Jésus rendant la vue à un aveugle, possédée par la même chapelle. L'abbé Lochet réunit sous son nom les œuvres suivantes : une Descente de Croix, 1702, à Villainessous-Lucé ; le Sauveur au jardin des Oliviers, signé Decherches pinxit Cenomani, anno 1726, et Laissez venir à mot les petits enfants, à Saint-Mars-sous- Ballon ; l'Adoration des Bergers, à Yvré-le-Pôlin, réduction du même sujet fait pour le retable de la chapelle de la Vierge en l’église de la Couture ; l’Assomption, signé Decherches p. au Mans, 1757, à Étival-lès-le-Mans ; et une autre Assomption, datée de 1760, à Allonnes. Charles Decherches, peignit, en 1734, le tableau du maïtre-autel de l’église de Notre-Dame de Mamers, pour 200# (1). Parmi les œuvres de cette lignée d’artistes peintres, il nous faut encore citer : la Samaritaine, à la chapelle du lycée du Mans, signé Decherche invenit et p., 1701; deux toiles, le Baptème de Jésus et l'Agonie de Jésus, portant l'inscription : Decherche, peintre au Mans, 1731, qui se trouvent au presbytère de Saint-Pavin des Champs ; enfin une Nativité, ainsi signée : Decherche, fecit et pinxit, Cenomant, anno 1734, que l'on voyait en 1889, en l’église paroissiale de Pont-de-Gennes. Un Decherckhes, arpenteur, dressa, en 1713, le plan figuré du lieu des Arènes, au Mans. Une demoiselle Decherches, demeurant rue Saint-Vincent, faisait avertir dans les Affiches

(1) G. Fleury, le Prieuré et l’église Notre-Dame de Mamers, dans la Revue hist. et arch. du Maine, t. XXX VIII, p. 293.

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