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du Mans, du 26 juillet 1773, qu'elle avait AE de beaux tableaux pieux « à des prix raisonnables ».
DE GORATIN (RéMox), marchand orfèvre au Mans. Le 7 mai 1601, devant Siméon Fréart, notaire au Mans, il reconnaît avoir reçu de « Julien Vouet, gendre et héritier de défunte Marie Coquillard, veuve Mathurin Malherbe, ci-devant détentrice du lieu de la Boste, à Rouezen-Champagne, 15 écus sol évalués à 45# et ce par les . mains de honneste homme Antoine Marin, marchand au Mans, qui les a reçus dudit Nouet pour les délivrer audit Degoratin, comme caution de honeste femme Magdeleine Coullon, veuve François Autin. Tesmoins : Pierre Grignon et Michel Martin, orfèvres, demeurant au Mans, maison de ladite veuve Autin ».
DEGRADY (MaxiMiL1EN - Josepx), « sculpteur, » demeurant au Mans, paroisse de Saint-Ouen-sur-les- Fossés, est parrain en cette église, le 25 mai 1782, et signe l'acte.
DE GUERCY (ALEXANDRE), « peintre, en son vivant, de la ville de Paris », est-1l dit dans l’acte d’ondoiement de sa fille posthume, dont sa femme, demoiselle Anne Sommier, accoucha au Mans, paroisse de la Couture, le 23 juin 1686. Elle paraît s’y être fixée, puisque, le 9 juin 1687, on enterre au cimetière son fils Alexandre. |
DE LA BARRE. Famille originaire de Chantenay, où un Gervais de la Barre était procureur de fabrique en août 1475. Le plus célèbre de ses membres est Gervais I de la Barre, sculpteur. Il construisit les deux autels, qui encadraient le grand autel de l’église de Saint- Serge d'Angers. « La première pierre en fut posée solennellement par le maire, le 10 mars 1593. Dans l’un il avait représenté la Mise au Tombeau, avec Joseph
De MOI —
d'Arimathie et Nicodème ensevelissant le Christ, à l’entour, les Apôtres et une Madeleine, et, aux pieds de Jésus, un religieux à genoux, portrait du donateur ; dans l’autre, où se voyait la scène du Trespassement de Notre-Dame, l'artiste lui-même s'était placé supportant la tête de la Vierge ; mais il détournait son visage en arrière, car 1l était de la religion réformée (1). » Cette dernière affirmation est fausse, Gervais de la Barre était catholique. Il fit baptiser ses enfants à Saint-Vincent et reçut lui-même la sépulture ecclésiastique en cette paroisse. Le 11 décembre 1606, les chanoines de Saint- Julien du Mans s’adressèrent à lui pour la sculpture des dix anges à apposer au jubé, qu'ils faisaient construire en leur église (2). En 1610, ils le chargèrent de l'exécution d’un sépulcre pour la cathédrale. Le groupe de la mise au tombeau fut détruit pendant la Révolution; seuls la contretable et le buste du donateur, le chanoine Primet, sont aujourd'hui conservés (3). Le Chapitre commanda encore, le 2 décembre 1613, à Gervais dela Barre la peinture et les images de son cloître (4). La même année, il sculpta avec son oncle Dionise, une statue de la sainte Vierge pour l’église de Parigné-l'Évèque (5). La réputation de l'artiste manceau s’étendit au delà des limites de sa province; en 1593, il travaillait à Angers ; en 1621, le R. P. D. Richer, abbé de Saint-Vincent du Mans, le signalait à l’abbesse de Fontevrault comme l'un « des plus excellents sculpteurs du royaume, » et
(1) GC. Port, les Artistes angevins.
(2) Arch. du Chap., B. 7, p. 179.
(3) H. Chardon, le Sépuicre de la cathédrale du Mans.
(4) « Die lunæ secunda mensis decembris anno 1613, Domini du Tertre, du Tronchay et Beauté, conveniant cum Magistris... La Barreet Henrico Guillaume, pro pictura et constructione figuræ claustri nostri, et referant. » Arch. du Chap., B. 9, p. 300.
(5) Arch. de la Sarthe, G. 869.
— 180 — FRE celle-ci lui confiait l'exécution de nn. autels (1) ; au début du xvir° siècle, il élevait le petit monument dit le Pas-de-Dieu dans l’église de Sainte-Radegonde à Poitiers (2) ; enfin, d’après un compte de la maison d'Anne d'Autriche, 1l recevait en 1642, 10# pour travaux faits pour la reine mère (3). Gervais de la Barre exécuta encore avec son fils Gervais les statues de l’église. abbatiale de Saint-Vincent-du-Mans (4). Gervais I de la Barre épousa Marie Launay; dont il eut onze enfants: 1° Catherine, baptisée le 7 juillet 1599 ; 2° Marie, baptisée Le 16 avril 1601 ; 3° Gervais 11, baptisé le 15 jum 1603 ; 4° Claudine, baptisée le 30 mai 1605 ; 5° Michel, baptisé le 17 mai 1607 ; 6° Anne ; et 7° Antoinette, sœurs jumelles, baptisées le 27 janvier 1609 ; 8° Louis, baptisé le 12 janvier 1612 ; 9° Julien, baptisé le 20 septembre 1613 ; 10° Magdeleine, baptisée le 16 septembre 1615 ; 11° Guillaume, baptisé le 24 juin 1619. Il mourut le 3 mai 1644 et fut enterré le même jour en AT de Saint-Vincent, sa paroisse (5).
Gervais IT de la Barre, fils du à aussi sculpteur, nous est au pour la première fois par l'acte qui suit. Le 4 juin 1646, assistée de René Bobet, notaire royal au Mans, Jeanne Marine, femme de Marin Bureau, demeurant à Sargé, « se transporte vers et à la personne de Gervais Labarre, sculteur, et sa femme, où estant et parlant audit sieur Labarre, auroit dit en ces mots : « Monsieur, en exécution du jugement rendu au siège de la provosté, le premier jour du présent mois, Je vous ay apporté l'enfant qui m’avoit esté baiïllé à nourir et alaiter, apartenant au sieur de la Fontaine Maceot,
(1) H. Chardon, Op. cit.
(2) Note de l’abbé Alfred Largeault, de Poitiers.
(3) Jal, Dictionnaire.
(4) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.
(5) Reg. par. de Saint-Vincent.
vostre frère, vous sommant et interpellant de recevoir ledit enfant et de me payer la somme de 43# 10 sols, pour la nourriture jusques à ce jour, conformément audit Jugement, protestant à faulte que vous ferez de le rece- voir et de payer ladite somme, de toute perte, despens, dommages et interests, et de poursuivre l’exécution dudit jugement. À quoy ledit Labarre a faict response n avoir ouy parler dudit jugement, qu'il estoit préalable de luy en faire apparoir ; ‘que s’il portoit qu'il deust estre chargé dudit enfant et de paier lesdites pensions, qu'il en est appellant, comme de fait il en appelle, par ces présentes, et que le père estant vivant et demeurant en cette ville, en la maison de Guillaume Malet, marchand hoste du Pelican, il luy doict estre rendu et n'avoir aucune commodité ny logement pour le pouvoir recevoir, . estant chargé de cinq enfants, et sa femme preste de ses couches, et ainsy refusé ledit enfant... » Ladite femme Bureau s'obstine et proteste d'agir contre ledit la Barre.
En 1650, Claude Gault, chantre et chanoine de Péglise du Mans, commanda, pour 33#, à Gervais Il « ung image de sainct Liboire », qui devra être placé à l'autel Saint-Maurice en l’église cathédrale. Gervais IT, habitait au Mans paroisse de la Couture. Il avait épousé Jacquine Hallu, veuve en 1577, qui mourut le 2 décembre 1683 et fut enterrée en l’église de Notre- Dame de la Couture. Leurs enfants furent : Roland de La Barre ; Marie, épouse de Thomas Chassevent, huissier royal ; et Marguerite, morte en 1718.
Roland de la Barre, peintre, époux de Charlotte Esguillonneau, habitait sur la paroisse de la Couture, en 1687, avec Marie de la Barre, veuve de Thomas Chassevent, Il vendit à Henri Desportes, le 18 mai 1718, une maison « composée d’une chambre basse, l'allée qui
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conduit de la rue. de Quatre-Roues pour entrer dans ladite maison, la moitié de la cour et issues estant au devant de ladite maison, joignant d’un costé sur ladite cour, d'autre costé les bastimens et issues des Pères Minimes, d’un bout la maison du sieur Orry, marchand, d'autre bout, en partie, la maison de la dame veuve de Feumusson, et en partie la maison dudit H. Desportes, à cause de sa femme », provenant de la succession de défunte Marguerite de la Barre, par partages du 7 novembre 1688, pour 25# de rente foncière amortissables pour 500#. Le 8 septembre 1719, devant Michel Martigné, notaire royal au Mans, Roland de la Barre reconnait avoir reçu de Claude Ronsard, prêtre, demeurant au Mans, 60# « pour les peintures par luy faites dans la maison » habitée par ledit Ronsard, paroisse Saint-Nicolas. De son mariage avec Charlotte Esguil- Tlonneau, Roland eut deux filles, Anne et Magdeleine. Celles-ci vendirent, le 29 mai 1722, leur part dans le pré de Molessard, à Savigné-l'Évèque, provenant de la succession de leur mère.
DE LA BORDE (MArTauriN), architecte de la Ferté- Bernard, dès 1535. Il gagne 7 sols par jour et reçoit 45 sols pour ses frais de voyage. Peut-être venait-il des chantiers de la Touraine ou du Blésois, où le roi François [° faisait élever Chambord. Dès son arrivée, il trace ses plans « sur un carreau d’une toise, collé en papier des deux côtés ». Il dirigeait encore le chantier en 1542 (1).
DE LA HAYE (AxDRÉ), musicien. Le dimanche 1L août 1647, les chanoines de Saint-Julien lui donnent de grâce la somme de 60 sols, pour avoir « faict chanter un Magnificat en musique aux vespres de
(1) Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard, 1871.
ladite église » (1). Le 3 juillet 1648, ils lui font remettre 15 sols.
DELAGRANGE (LAURENT), facteur d’orgues, « organista », du diocèse de Paris, s'engage, en 1569, à refaire les nouvelles orgues de Saint-Pierre-de-la-Cour, moyennant 800#, plus 12 écus soleil pour son vin et le loyer de la maison qu'il habitera pendant la confection desdites orgues (2).
DELAISE (Pierre), peintre au Mans (3).
DE LALANDE (Coras), vitrier, cité dans une assemblée des habitants de la Ferté tenue le 9 décembre 1500 (4).
DE LALANDE (Guirraume), peintre verrier à la Ferté-Bernard, vitrier ordinaire de l’église en 1525 (5).
DE LALANDE (François), vitrier de l’église de la Ferté-Bernard dès 1530. L'abbé Charles lui attribue les verrières de Saint-Nicolas et de Saint-Julien, V'Incrédulité de Thomas, l'Ecce Homo, et le Baiser de Judas. Les habitants de Souvigné-sur-Même s’adressèrent à lui, en 1534, pour vitrer les fenêtres de leur église (6). |
En 1542, il travaillait encore à Notre-Dame-des- Marais, comme le prouve la mention des comptes de cette année : « À François Delalande... pour avoir levé et réassis les vitres de la chapelle Saint-Barthélemy de ladite Ferté, pour éviter à ce qu'elles ne fussent gastées et endommagées au moyen des fumées faictes ) Arch. du Chap., B. 10, p. 95, 256.
2) Inv. sommaire des archives de la Sarthe, série G.
3) Arch. de la Sarthe, 1867, p. 67.
%) Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard, p. 253. o) Ibidem, p. 160.
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L'abbé R. Charles, Étude hist. et arch. sur l’église et paroisse de igné-sur-Même.
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en ladicte chapelle, en faisant la fonte des dennes 0 0
LX sous (1). » ARE DE LA LANDE (Micuer). En 1557, il restaure les
verrières de la chapelle de l’Hôtel-Dieu de la Ferté- À Bernard. Il était mort en 1568 (2). |
DE LA MOTTE {...), prêtre, cordelier. Le 5 juin 1679, les chanoines de Saint-Julien chargent "fe Peintre, l’un d’entre eux, « d’escrire à Tours de leur envoyer le père de la Motte, cordelier, facteur d'orgues, » pour raccommoder leur orgue (3). Le Chapitre décida, le Î1 août 1679, que « MM. de Saint-Germain, Le Peintre et Le Tourneur, chanoines, entendraient les propositions du père de la Motte, prêtre, cordelier, facteur d'orgues, pour mettre en estat leur orgue et scauraient de luy ce qu'il demanderoit pour ce faire » (4). « Le 12 aoust 1679, M. Le Peintre, chanoine, apporte à la séance du Chapitre un mémoire de l’estat de leur orgue, dressé par le père de la Motte, prêtre, cordelier, facteur d’or- gues, qui fut mis avec coppie de celuy du père Freuslon, jacobin, aussy facteur d’orgues, dans la liasse courante pour y avoir recours si besoin est (5). »
DE LA PAIX (Tosix), maitre fondeur, né au lieu de Hacourt, près la ville de la Motte, en Lorraine, fait marché en 1643, pour la refonte des quatre cloches à mettre dans la grosse tour de l’abbaye de Saint-
Vincent (6).
DE LA PIERRE (JEAN), musicien passant à la cathé-
(1) L'abbé R. Charles, la Fonte des cloches de la Ferté-Bernard au XVIe siècle, dans la Semaine du Fidèle, t. XII, p. 829. (2) Léopold Charles, Op. cit.
(3) Arch. du Chap., B. 13, p. 388 vo.
(4) Ibidem, p. 412 v.
(5) TIbidem, p. 413 r°, 455 vo.
(6) Arch. de la Sarthe, H. 127.
drale du Mans, y reçoit 16 sols, le 9 septembre 1613 (1).
DE LA PLANCHE (Brice), « maczon, demeurant à Saint-Jean-des-Échelles, » reçoit du procureur de cette paroisse, en l’année 1563, 8 sols « pour son sallaire d'avoir racoustré et rassemblé les ymaiges de Saint- Jehan-Baptiste et de Saint-Roch, qui ont estez briséez des huguenotz » (2).
DE LA PORTE (GUILLAUME), peintre verrier, prêtre, moine de l’abbaye de Saint-Vincent du Mans, fit les vitraux de l’église paroissiale de Notre-Dame de Saint-
Vincent du Mans (3).
DELAROCHE (Louis), « écrivain », demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas, fils de Jean Delaroche, et de Marie Folenfant. Par contrat du 9 janvier 1740, devant François Gendrot, notaire royal au Mans, il épouse Marie Boiret, fille des défunts Jean Boiret et Jeanne Davoust, demeurant paroisse Saint-Nicolas; chacun des futurs apportait une somme de 300#. À ce contrat, passé en la maison de Julien Rouche, prêtre, chapelain du Gué-de-Maulny, signèrent avec eux : Richardeau, de Courtoux, de Guillemeaux, J. Nobilleau, Chevreux, Crochard fils aîné, etc. Le 20 mai 1740, « cabarettier à bouchon », demeurant paroisse de Saint- Benoît, « détenu au lit malade de maladie corporelle », il dicte son testament audit F. Gendrot, notaire. Il veut être inhumé en l'église dudit Saint-Benoit ; «et pour la véritable et sincère amitié qu’il porte à Marie Boiret, sa femme, et en reconnaissance de celle qu’elle luy a toujours marquée, et de ses bons soins pour luy,
(1) Arch. du Chap., B. 8, p. 251.
(2) Arch. de la fab. de Saint-Jean-des-Echelles. — L'abbé R. Charles, l'Œuvre de Sainclot Chemin, sculpteur fertois, 1530-1555.
(3) Notice descriptive de cette église. — Notes manuscrites de l’abbé Lochet,