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il luy donne tous ses meubles et effets mobiliers », et la charge d'exécuter son testament. Il déclare « ne pouvoir signer à cause du tremblement que luy cause la fièvre dont il est actuellement travaillé ». Il mourut le surlendemain, 22 mai, âgé de trente-cinq ans, et fut inhumé le 23 en l'église de Saint-Benoïit. L'acte de décès le qualifie « traiteur ». Le 27 mai 1740, F. Gendrot, notaire, dressa inventaire de ses meubles, effets et papiers, en présence de François-Pierre et Nicolas Laroche, bordagers, frères dudit défunt.
DE LA ROCHE (Rogix), « charpentier », est choisi, le 21 juillet 1420, ainsi que son confrère André Julien, le maçon Henri Gillot et Nicole de l’Escluse, comme arbitre dans un procès entre le prieur de Saint-Victeur et Jehan Le Fournier. Il semble que Robin de la Roche devait être occupé comme les trois autres à l’œuvre de l'église du Mans. — Voir Nicole de l’Escluse.
DE MEAULT (François et GRÉGoIRE), peintres. « Le dernier jour d'octobre mil six cent quarante et trois, apprès midy, par devant Jehan de Labbaye, notaire royal au comté du Mayne, demeurant au Mans, fut présenten sa personne François de Meault, paintre, demeurant en la paroisse de Saint-Vincent, faubourg de ceste ville, estant de présent en ce lieu, d’une part, et Grégoire de Meault, aussy peintre, demeurant en la mesme paroisse, d'autre part. Lesquels ont accordé entreulx contract en la forme qui ensuit ; c’est à scavoir que ledit François de Meault a vendu et par ces présentes vend audit Grégoire de Meault, son frère, acquérant pour luy, etc., tous les héritages et immeubles qui peulvent appartenir audit vendeur de la succession de deffunctz Germain de Meault et Sébastianne de la Rue, sa femme, ses père et mère, quelque part qu'ils soient scittuez et assis ; la
vendition faicte pour le prix et somme de 235# payée par ledit acquéreur audit vendeur dont il s’est contenté et en acquicteicelluy. Faict au Mans, présents honorable maitre Claude Agin, greffier en l’officialité du Mans, et maîtres Louis Durand et François Vallienne, praticiens, demeurant au Mans ; ledit acquéreur a déclaré ne seavoir signer, enquis. » François épousa Suzanne Ferré, dont il eut : Suzanne, Marie et Anne de Meault. Il était mort en 1722.
DENÉ (Mine), brodeur, reçut en 1508, du Chapitre de Saint-Pierre-de-la-Cour, 30 sols pour avoir fait la couverture de la châsse de Sainte-Scholastique « de damars avecques une ymaige de sainte Scolasse », et pour l'avoir doublé « de bougrain rouge et avoir reffaict une autre couverture de boucassin, à porter par temps de pluye. » (1).
DES ARDELLIERS (Béniaxe), dit DUPRÉ, « musicien, de Bourges en Berry ». Le 18 novembre 1773, 1l fait baptiser à la paroisse du Crucifix, au Mans, une fille, née le même jour, issue de lui et de Marie-Victorine Clément, « qu'on nous a dit être son épouse » (2). Le parrain était Augustin-François de Brais, ancien lieutenant-colonel et général-adjudant en Pologne ; la marraine Françoise Le Conte, femme de Pierre Salien, maitre chirurgien.
DESBOYS (Louis-François), originaire du diocèse de Saint-Brieuc, « l’un des vicaires haute-contre de l'église cathédrale du Mans », époux de Louise Le Dez, demeurant paroisse du Crucifix, signe un acte devant René Chevallier, notaire au Mans, le 21 mars 1775.
(1) « S’ensuit la mise faite. en argent monnayé pour la châsse de sainte Scholastique. » Arch. par. de Saint-Benoît du Mans. (2) Reg. par. du Crucifix.
— 188 — | DESFOSSÉS (DExis), «haulte-contre ». Les chanoines
de Saint-Julien, réunis le 24 septembre 1663, remettent % sa réception au prochain Chapitre «etcependantluysera
payé 14 sols par jour » (1). Le 26, ils différent encore à l’admettre, « pendant lequel temps on l'entendra chanter » (2). Le 9 octobre suivant, « sur la prière à eux faicte par maitre Denis Desfossez, haulte-contre, de lui vouloir accorder 30 sols pour payer sa chambre, attendu qu'il n’est que diacre et non encore de frairie, comme aussi de luy vouloir donner de quoy achepter un surpely, le Chapitre luy accorde lesdits 30 sols par mois pour sa chambre et 40 sols pour luy aider à avoir un surpely (3). »
DESHAIS (Orrvier), architecte et sculpteur à Rennes, fit, en 1688, l’autel de la Sainte-Vierge en l’église de Saunt-Célerin (4).
DESHAYES (CnarLes), haute contre, musicien passant au Mans, y chante en l'église Saint-Julien, le 8 février 1651, et reçoit 15 sols (5).
DESHAYES (Maitre RENÉ), « basse taille, musicien passant » au Mans, y chante à la messe de la cathédrale et reçoit 20 sols, le 12 novembre 1650 (6):
DES LANDES (...). Le procureur de fabrique de Lombron paye, en 1658, à ...... dit des Landes, soidisant horloger, «qui auroit entreprins à faire fraper l’orloge de ladicte églize sur la grosse cloche, suivant le traicté faict avec luy par le sieur vicaire dudit Lombron
1) Arch. du Chap., B. 12, p. 19.
2) Ibidem, p. 20.
3) Îbidem, p. 28.
4) Chroniques paroissiales manuscrites.
5) Arch. du Chap., B. 10, p. 688.
( ( ( | (6) Arch. du Chap., B. 10, p. 641.
et plusieurs habitans, 100 solz à déduire sur le contenu du traicté » (1).
DESLAURIERS (...), « menuisier sculpteur à Saint- Pierre-du-Lorouer, exécute, pour 22# », les boiseries des deux autels latéraux de l’église de Courdemanche, dédiés à saint Sébastien et à saint Jacques (février
DESLES (Jean), musicien. Le dimanche 2 juin 1647, le Chapitre de Saint-Julien fait donner « à maître Jean Deslès, taille, et à Mathurin Landès, haulte contre, musicien passant, pour avoir chanté à la messe du chœur, la somme de 30 sols qui leur sera délivrée par moitié » (3).
DES MARAIS (Jean), sculpteur à Angers, exécute, en 1534, un crucifix pour l'hôpital Saint-Jean (4).
DESTOUX (Maître Nicozas), prêtre curé de... (5) paintre de monseigneur du Mans, 2 juin 1628 (6).
DESVAUX (Josepx), « faiseur d'instruments », demeurant au Mans, paroisse Saint-Benoit, fils de défunts Melchisedech Desvaux et de Marie Verdier, veuf de Jeanne Estourneau. Par contrat du 13 octobre 1695, devant Simon Peteillard, notaire royal au Mans, il épouse, en deuxièmes noces, Marie Deschamps, fille majeure des défunts Georges Deschamps et Marie Thébault, demeurant susdite paroisse. Il était assisté de Louis Desvaux, son frère; Marie Desvaux, veuve Claude
(1) Comptes du procureur de la fabrique de Lombron, 1658.
(2) Archives de la fabrique. — L'abbé R. Charles, Chroniques de la Paroisse et du Collège de Courdemanche, 1876.
(3) Arch. du Chap., B. 10, p. 56.
(4) C. Port, Cartulaire de l'hôpital Saint-Jean d'Angers. Angers, Lachèse, 1870, p. 29.
(5) Reg. par. de Saint-Vincent, t. I.
(6) Reg. par. du Crucifix.
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Riot, sa sœur, demeurant susdite paroisse, et de Claude Berger, maître de danse au Mans.
DETAY (JEAN), maître ès œuvres du château de Courtanvaux, à Bessé (1491).
DEUE (MicueL), brodeur, fournit en 1510 un ornement complet à l’église de Congé-sur-Orne pour la somme de 40# (1).
DIENIS. Famille de peintres verriers, établie à Fresnay-sur-Sarthe,où ses membres exercèrent leur art au xvi° et au xvu° siècle. François Dienis fut occupé à différentes reprises, de 1563 à 1580, à la restauration des verrières de l’église de Fresnay. En 1563, le procureur de cette église le chargea de « racoustrer » la croix ; en 1575, il lui versa 30 sols pour avoir exécuté « deux pourtraict du grand autel » ; en 1580, il le paya 7# 10 sols « pour avoir rafraischy et repainct l'image de Nostre-Dame », et 3 écus et demi « pour avoir faict les tableaux en paincture et une fenestre servant au sacre estant en ladicte église, ensemble la patte dorée servant à porter le Corpus Domint (2) ». La fabrique d’Asséle-Boisne s’adressa plusieurs fois à François Dienis pour réparer des vitraux et pour exécuter des peintures en son église. Voici les mentions que nous avons relevées dans les comptes des procureurs de cette fabrique, relatant les travaux du verrier de Fresnay (3).
1583. — « liem, auroit icelluy comptant payé la
(4) « Item, pour la faczon desdits ornements a payé à Michel Deue, brodeur, la somme de quarante livres tournois ainsy qu’il est contenu ou marché sur ce fait et passé. » Comptes de fabrique de Congé-sur-Orne, 1510. — L'abbé Froger, la Paroisse de Congé-sur-Orne d'après les comptes de fabrique, dans la Revue hist. et arch. du Maine, t. XXXIX, p. 305.
(2) Moulard, Une Famille d’Artistes ruraux, les Dienis de Fresnay.
(3) Ces comptes ont été donnés, mais d’une façon très incorrecte, par M. Moulard. ;
somme de 5 sols 6 deniers, en despense pour ledit Thébault, faisant le prix de ce que dessus, et pour maître François Dienis, painctre, et pour son filz qui auroit faict apposer et poser lesdites ymaiges Sainct-Estienne et Sainct-Sébastien, icelluy jour en ladite église, pour ce VS2VId»
. «Auroit à semblable marchandé et payé audit maître François Dienis la somme de 50 sols pour avoir estoffé lymaige de la Magdelaine et rafreschy et repainct le drap mortuaire de ladite église, pour ce LS » . « Îtem, auroit icelluy procureur, par ladvis de
M. de Serrant et de la plus saine partie desdits habitans, faict peindre en la contretable du grand aultier de ladite esglise d’Assé-le-Boisne l’histoire de la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour quoy il auroyt payé à maître François Dienis, painctre, demeurant à Fresnay, la somme de cinq escus sol, pour ce | XV'»
1627-1629. — « [Payé] À François Dienis, vitrier, pour avoir faict, fourny et mis ung panneau de voire à l’une des vittres de ladite esglize, 50 sols L® » « Payé à maître François Dienis, vitrier pour avoir raccommodé les vitres de ladite esglise, 60 sols, pour ce LX* »
« ltem, payé à François Dienis, vittrairier, la somme de 13 livres 9 sols pour avoir faict la vittre de la chappelle du sainct Rozaire, pour ce XITITIXS (1) » L'église de Sougé-le-Ganelon possède encore un tableau de François Dienis. «Il est peint sur un panneau de bois et représente la mort dela sainte Viergeentourée des apôtres. II a 1 m. 80 de largeur sur 0 m. 80 de hauteur, porte la date de 1584, et le monogramme [F. D. entrelacés] de Dionise » M. Moulard a donné la descrip-
(1) Comptes de fabrique d’Assé-le-Boisne.
tion de cette œuvre dans son travail sur les Dients de Fresnay.
Un Jacques Dienis travailla aussi vers le même temps pour l’église d’Assé-le-Boisne (1).
1618. — « ltem, mect en lingne de compte ledit procureur la somme # 70 sols qu 3] auroict baïllez et payez . à maître Jacques Dienis, peinctre et victrier, pour avoir racommodé les vitres et voyrrières de ladite esglize, pour ce LXX: »
Les comptes de la même fabrique révèlent le nom d’un autre membre de la famille, Julien Dienis. |
1583. — « Jtem, auroit icelluy comptant payé à maitre Jullian Dienis la somme de 8 sols 6 deniers pour avoir racoustré ung panneau de la vittre de la chappelle de M. de Serrant auquel panneau sont les armoyries dudit seigneur, pour ce VIII Vla »
«tem, à maitre Jullian Dienis pour avoir racoustré : deux panneaux de la vittre de la chappelle Saincte- Catherine, auroit payé | XL »
« ltem, ledit procureur compte avoir payé à maitre Jullian Dienis, vittrier, pour avoyr racoustré panneau de la vittre de la chappelle d'Assé auquel sont les armoyries de Mme de Serrant, lequel estoit rompu, et pour avoir fourny huict louzanges en plusieurs endroicts des aultres vittres de ladite église, pour ce LXX" (2) »
En 1597, Michel Dients réparait les vitraux de Fresnay. Il fut, lui aussi, employé à Assé-le-Boisne, comme nous l’apprennent les extraits suivants des comptes des procureurs.
1583-1586. — « tem, le vingt-sixiesme jour du moys de mars audit an 1583, seroit icelluy procureur allé exprès à Fresnay pour accorder avec maître Michel
(1) Comptes de fabrique d’Assé-le-Boisne.
(2) Ibidem.
Dienis, ymaigier, pour faire et fournir en l’église dudit. Assé[le-Boisne] deux ymaiges en bosse estoffez de bonnes et vives coulleurs, mesmes les dorer où il appartiendra, lung diceulx ymaiges de sainct Estienne et Paultre de sainct Sébastien, pour lesquels ledit procureur auroit payé audit Dienis la somme de cinq escus et demy, comme appert par la quictance dudit Dienis en dabte du huictiesme jour de juing audit an, pour ce XVI! X°» «tem, auroient pareillement lesdits habitans donné charge audit procureur de faire réparer et estoffer les ymaiges de saincte Anne et saincte Catherine en ladite esglise, pour quoy compte icy avoir payé à maître Michel Dienis, la somme de cinq escus et sept sols en vin, pour ce | NNVANIISS . © Jlem, auroit payé audit Dienis la somme de 30 sols tournoys pour avoir racoustré et réparé troys petits angelots en pierre en la chapelle d’Assé, pource XXX' » 1606-1608. — « Ztem, payé à Michel Dienis qui a racoustré les vittres de ladite église, 102 sols, ey CIT » 14627. — « Compte ledit Paisant (procureur) avoir payé en vin, despense, par ladvis du sieur curé et paroissiens faisant et traictant laccord et marché avec maître Michel Dienis, peinctre, Mathurin et Jehan les Beaunés, masons, pour peindre et reblanchir en ladite esglize, la somme de 23 sols 6 demiers, de ce XXIIIS VIa » « Dict ledit Paisant comptable avoir par ladvis desdits paroissiens payé audit Dienis la somme de 27 livres pour avoir repeint les imaiges et racommodé les vitres de ladite esglize, comme sera veu par l'accord et acquit dudit Dienis, de ce XXVIL (1) »
Michel Dienis travailla, en 1585, pour l’église d’Asséle-Riboul (2).
(1) Comptes de fabrique d’Assé-le-Boisne.
(2) Comptes de fabrique d’Assé-le-Riboul.