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honorable Étienne Doudieux, seulteur, et demoiselle Anne Cormier, sa veuve, relaissés en la maison où il est décédé en la paroisse de Gourdaine,.….. » à la réquisition de: ladite veuve; de maitre Jacques Barreau, bourgeois, . mari de demoiselle Anne-Élisabeth Doudieux, demeurant | paroisse du Crucifix ; demoiselle D oise Doudieux, fille majeure ; et de maître Étienne Doudieux, prêtre, demeurant paroisse de Gourdaine, ses enfants. «< Dans la salle d’entrée :
« Un cabinet ancien fermant à trois serrures, estimé 5!
« Un miroir avec son cadre peint en noir XL
« Deux morceaux de tapisserie de Bergame 3 . «Trois tableaux, trois figures en bosse, un crucifix en croix, un marbre et outils de sculteur et peintre MIGtC., etc...
«@Dans la chambre haute de dessus la salle, cinq tableaux de diverses représentations, et un cadre en sculture, etc., etc. »
Parmi les titres : « Le contrat de mariage dudit défunt avec ladite Anne Cormier, passé le 15 janvier 1667, devant maitre Jacques Bihoreau, notaire royal ; — Inventaire après le décès de maître Jean Cormier, père de ladite Anne, attesté par maître Julien Provost, notaire royal, le 20 septembre 1675 ; — Contrat du 8 juillet 1693, devant maïtre...., notaire royal, par lequel ledit défunt achète la maison où 1l est décédé, de maître Sébastien Minier, conseiller à la prévôté, pour 20# de rente, qu'il amortit par acte du 4 janvier 1700, devant maître Oger, notaire ; — Une liasse de huit pièces d'une procédure pendante au siège du Chapitre du Mans entre ledit défunt, d’une part, et Nicolas Doudieux, son frère (mari de Louise Bougard), « au sujet d'un travail par eux faict à l’église de Sceaux » ; — Une lhiasse de cinq pièces et procédures concernant une instance
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intentée entre ledit défunt au siège de tai prévos $ Mans contre les habitants de la pos de Sargé,
somme à Ha il avoit traité pour la façon d un sa en l’église dudit Sargé. rate « ltem, deux pièces, la première des quelles e est un traité sous seings privés, du 23 juin 1697, faict entre ledit defunet et maître Pasquier Philippes, curé de la paroisse de Gandelin, dont reste à payer 11#. Ai) « Acte du 10 janvier 1682, devant maitre Oger, notaire royal, par lequel Jacquine Doudieux, veuve de Laurent Coeffeteau, délaisse audit Étienne Doudieux, la propriété d’un pré en la paroisse d’Auvers, pour 400#.» Cet inventaire, commencé le 21 octobre 1706, fut clos le 11 septembre 1714, devant Hodebourg, notaire, par. accord entre lesdites parties. Ladite Anne Cormier, veuve Doudieux, et sa fille Françoise demeuraient alors à Yvré-l Évèque.
Le même jour, Jacques Barreau fit rédiger l'acte suivant : l
«Mémoires des modèles relaissez par le deceds de défunct maitre Doudieux, mon beau-père, trouvez dans la chambre d’en haut sur la cuisine.
« Et premier : ;
« Pour les dessins, thèses et autres, estimés à dix
sols, 10° « Plus pour les modèles et statues estimés à la somme de six livres, GA
«Plus cinq tableaux dans la chambre haulte surla salle, scavoir un représentant la sainte Madeleine, l’autre la Circoncision, le troisième représentant la teste de saincte Véronique, le quatrième un £cce homo, le cinquième saincte Catherine, lesdicts cinq tableaux estimez à quinze livres, 1
« Plus cinq figures faictes pour M. Jupille, pour les- quelles il y a instance, la première est la figure de la saincte Vierge, la seconde de sainct Herme, la troisième sainct Yves, la quatrième sainct Pierre, la cinquiesme sainet Morice, chacune de 15 poulces de hauteur, estimez à 30° pièces, Hat?
«Danslachambred’entrée, un marbre avec cinq outils et une demi-livre de blanc de plomb, estimez à 45° 2!5° « Trois tableaux, un de la Saincte-Famille, l’autre du Voyage de Mahu, et l’autre de Nostre-Seigneur au Jardin des Ollives, estimés à huict livres, en « Deux figures de trois pieds de hauteur chaque, la première est une figure d’évesque, la seconde et troisième Sainct-Jean-Baptiste, estimées à 4 livres, 4! « Le tout estimé par maître François Sallé et signé
| de luy.
ChPMSALLE.: »
Anne Cormier était morte en 1715. Le 24 janvier, Michel Fay, notaire au Mans, dressa l'inventaire de ses biens. On y retrouve les objetset papiers constatés dans l'inventaire du 21 octobre 1706 :
Dans la salle d'entrée : « Un cabinet ancien fermant à trois serreures ; un miroir avec son cadre peint en noir ; trois grands tableaux et trois portraits ; un crucifix en croix. »
Dans la chambre haute au-dessus de la salle : « Cinq tableaux de diverses représentations, dont il y en a trois sur papier et deux sur toile ; un petit tabernacle avec un gradin ; un marbre à broyer les couleurs et quelques outils servant à la sculture ; deux figures en bosse et une autre figure de Sainte-Roze ; un cadre de sculpture et plusieurs petites figures servant de modèle ; cinq figures en bosse avec trois bucs (bustes ?). »
Parmiles papiers : « Dix-huit pièces concernant l’acquêt
fait parledit défunt Doudieux, à la veuve Claude: Valienne, d’un office de commissaire No LiBea 1e de la paroisse de Saint-Ouen, pour 300#. Men et Étienne Doudieux, es Fe. de la succession de ses parents le bordage de la Bouquetière, paroisse d'Yvré- 4 l’'Évèque. Françoise Doudieux, une maison, paroisse de 4 Gourdaine, et une autre maison, paroisse Notre-Damedu-Pré. Anne Doudieux, une maison paroisse Saint- Ouen-des-Fossés, et le bordage de Belle- -Fontaine, à Yvré-l'Evêque. “a
DOUDIEUX (Nicoras), « peintre et maître vitrier », au Mans, frère (: 1) du précédent, mari de Louise Bougard, demeurant paroisse Saint-Nicolas. Le 5 septembre 1678, devant Joachim Varanne, notaire royal au Mans, Pierre Houet, marchand à Sargé, leur fait bail « d’une boutique sur rue, une chambre à cheminée derrière, etc. », située sur la rue Marchande, en ladite paroisse, pour six ans à partir du 15 dudit mois, et 40# par an. Louis Doudieux, sergent royal au Mans, fut assassiné, laissant un fils mineur, René Doudieux, qui eut pour curateur « Nicolas Doudieux, peintre et maitre vitrier en cette ville », paroisse Saint-Nicolas. Le 17 Juillet 1679, devant maître Guillaume Fouin, notaire royal au Mans, Nicolas Doudieux, comme curateur dudit René, cède et abandonne tous les droits, dommages et actions qu'il pouvait avoir contre Charles de la Croix du Egarel (?), pour raison de la plainte qu'il avait portée contre celui-c1, qu'il prétendait être complice du meurtre et assassinat, et cela pour la somme de 150# de dommages intérêts qui a été versée audit Nicolas Doudieux par Nicolas de Caqueray, écuyer, sieur de Bécourt, demeurant paroisse de Baubreil, en Normandie, de présent au Mans, logé en l’hostellerie du Cheval-Blanc, paroisse dela Couture, au nom dudit Charles de la Croix. Le 9 avril 1680,
devant le même notaire, Étienne Doudieux, sculpteur, demeurant au Mans, paroisse Saint-Ouen-sur-les-Fossés, oncle paternel dudit René Doudieux, mineur, approuve et confirme l’acte ci-dessus. Nicolas Doudieux répara, en 1680, les vitres de l’église de la Guierche et, en 1697, celles de l’église de Souillé (1).
DOUSSIN (...), de Torcé-en-Charnie, restaura l’église d'Assé-le-Riboul, 1687 (2).
. DREUX (TuisauLrT). Par contrat du 13 octobre 1574, passé devant Martin Houdayer, notaire au Mans, les chanoines de Saint-Pierre-de-la-Cour font marché avec « honneste homme sire Thibault Dereulx, marchand orphèvre », demeurant au Mans. Celui-ci s'engagea à « refaire et racoustrer la châsse de madame saincte Escolasse, bien et deuement de toutes choses et faczons ainsy qu'enssuyt. Premier refaire un des huyct piliers, pesant ung marc une once ; tem, un des huyct aornements, pesant troys onces ; em, ung des deulx fleurons de dessus, pesant deulx onces ; item, une grande lame d'argent doré d’ung des boutz, pesant quattre onces ; item, une enbasse dedans le clocher de ladite châsse, et ung ymaige d’ung petit Jésus tenant ung monde et une croix dessus, dedans et six arcs boutans, le tout pesant quattre onces ou environ ; £{em, sera tenu resoulder et redorer par endroict les autres sept piliers, sy besoing est, et refaire quelques pièces ou il en faudra, resoulder et redorer ung des quattre gros pilliers et refaire des pierres aux troys aultres pilliers ou besoing (1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.
(2) « Demande ledit procureur luy estre alloué trente sols de dépence qui auroit esté faicte chez luy par le sieur Doussin qu'on avoit fait venir de Torcé-en-Charnye pour marchander à restablir l’église, le 10 mars 1687... et quarante sols pour son voyage qu’il est allé quérir ledit sieur
Doussin, le 7e mars susdit an 1687 ». Comptes mss. de la fabrique d’Asséle-Riboul.
sera ; em, sera tenu resoulder des pes d'art aux ymaiges et cherubins y estans, et yceulx redorer ou
besoing sera ; tem, employer à ladicte châsse des cloux
et moulleures qu'il faudra à clouer à la couverture de
ladicte châsse, pour deulx onces d'argent ou environ;
item, sera tenu redresser, nettir et mettre en couleur et dorer ou besoing sera, toutes les aultres pièces de ladicte châsse qu'il resouldra et mectera au feu pour la confection de ladicte châsse, et y faire un boys neuf commode ; item, sera tenu redresser, nettir et mettre en coulleur la basse de cuivre de ladicte châsse. » Le Chapitre était tenu de fournir d'argent blanc « aultant pesant que ledit Dereulx y employra pour ce faire.» L'artiste promit en outre de «faire la couverture tout d'argent doré d’ung grand livre contenant le texte d’évangiles, auquel y aura d’ung cousté ung crucifix, ung imaige Nostre-Dame et ung ymaige Sainct-Jehan et de l’aultre cousté, ung ymaige Sainct-Pierre et ung Sainct-Paul en demye bosse, et approprira ledit argent sur ung boys qu'il fera faire propre et commode. Pour sallaire de ces deux ouvrages Thibault Dreux reçut 260 # (1). Le 3 décembre 1573, le même orfèvre fut chargé d’expertiser les bijoux trouvés après la mort de Martin de Marescot, seigneur de Souday (2).
DROUIN (MADELEINE-ANGÉLIQUE-MICHELLE), artiste célèbre de la Comédie-Française, née au Mans, paroisse de Saint-Benoit, le 17 mars 1731, mariée le .... 1750, à Pierre-Louis Dubur, dit Préville, admise définitivement à la Comédie-Française, le 1° mars 1757, d’où elle
(1) Arch. de la fab. de Saint-Benoît du Mans.
(2) 3 décembre 1573. Compte des frais de la sépulture de Martin de Marescot seigneur de Souday. « Payé à Thibault Dreux, orphèvre, et à Jullian Goier, marchant de draps de soye, aussi dudiet Mans, deux desdictz
apretiateurs pour leur vaccations de chacune trois jours entiers, XIII#, » Chart. de Saint-Agil. :