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DICTIONNAIRE DUP S

parlement de Toulouse. Ses «orvices lui firent donner, par le roi Louis XII, une charge de maître des requêtes de son hôtel, vacante par la mort de Simon Bavi ; il fut reçu, en celte qualité, le 25 janvier 1504, et, en cette même qualité, il présida les états du Languedoc, par ordre du roi. En 1506, i! fut nommé quatrième président nu r'arloment de Paris, et premier président en 1507. Vera la fin du règne de Louis Xïl, Duprat se tourna vers l'héritier présomptif du trône» et surtout vers Louise de Savoie, qui conserva toujours un si grand ascenaant sur l'esprit de son fils. Peu de temps avant sa mort, Louis XII avait épousé, en troisièmes noces, la jeune Marie, sœur de Henri VIII, roi d'Angleterre. Le comte d'Angou'ême s'éprit de la jeune reine ; mais on lui fit sentir qu'il s'exposait ainsi h se donner un maître ; et ce sage conseil fut attribué à Duprat. Dès que le comte d'Angoulême fut devenu François 1*', il n'eut rien de plus pressé que de retirer les sceaux h Etienne Poncher, évô-

3 ne de Paris, prélat aussi probe qu'éclairé; uquel on a porté cet honorable témoignage, qu il les avait maniés sans reproche et les quittait sans regret. Le 7 janvier 1515, Duprat lui succéda dans la charge de chancelier de France. Au mois d'août de la même année, il suivit François I" dnns celte expédition dJlalio qui devait finir si tristement. La victoire de Marignan, qui livrait le Milanais au roi de France, déconcerta les princes ligués contre lui, et surtout le Pape Léon X. Le 19 décembre lol5, ce Pontife et François 1" eurent h Bologne une conférence h laquelle assistait Dupra». Le Pontife ne laissa pas échapper une si belle occasion. Comme ses prédécesseurs, il avait k cœur d'abolir la pragmatique qui restreignait l'autorité do la cour de Rome, et diminuait ses revenus. Dès qu'il se vil avec François I*', il revint sur cette question avec une grande instance. Le jeune roi, qui peutêtre ne connaissait pas la question, et qui d'ailleurs n'y attachait pas une grande importance, s'en rapf)Orta h son chancelier, et» d'après les conseils de celui-ci, il promit tout ce que le Pape voulut. Impatient de retourner en France pour y jouir de ses lauriers, il quitta précipitamment Bologne, laissant Duprat pour conclure cette affaire. Celui-ci fut bientôt d'accord avec le Pontife. On convint d'abolir l'ancienne pragmatique et d'en faire une nouvelle, qu'on appela concordat, parla(]uelle le Souverain Pontife remettait au roi le droit de nommer aux évêchés et aux bénéfices qui précédemment étaient conférés par l'élection, tandis que le roi accordait au Pape les annales, c'est-à-dire une année de revenu de chaque bénéfice vacant, moyennant quoi le Pontife confirmerait par une bulle la nomination royale. « Ainsi,» dit M. de Baranle,« les deux parties contractantes se donnèrent réciproquement ce qui ne leur appartenait pas; mais toutes deux trouvèrent de grands avantages dans C9 sacrifice mutuel du droit des autres. La Pape augmenta ses revenus et le roi sa pré*

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