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n:gfllivf. En effet la nomination nnx éfècliés et aux nbbnjes assurait au roi la soumission lies principales familles du royaume, en les Ini attachant par de nouvelles espérances. TRHe lui donnait les moyens de récompenser, sans s*appan?rir, tous les genresde services, ennccordant les bénéfices aux enfants ot aux parents de ceux qui se montreraient les plus dévoués h sa personne. On peut froire que ces motifs furent ceux qui décidèrent principalement le chancelier h stipuler , on h accepter des conditions contraires aux intérêts du peuple et au droitdes Eglises de France. « Ce jtigoment de M. de Barante (Biogarphie Michnud^ nri. Duprat) est complètement erroné en ce qui concerne le Pape ; car le Pape a certainement le droit de changer la mode de nomination des évêques.
D'ailleurs , le concordat faisait cesier des «bus, en exigeant oue les sujets nommés
})ar le roi aux évéchés et aux bénéfices lissent Agés de plus de 25 ans, et gradués dans une université. Antérieurement il n*^ avait aucune condition d'âge, et il n*était pas rare de voir nommor à des évéchés et h ÛBS abbayes des enfants de 5 ou 6 ans. L'élection était sans inconvénients, elle était ce D'il y avait de mieux aux premiers siècles fe l*Eglise, où on ne recherchait ({ue le mérite et la vertu. Mais quand les dignités ecclésiastiques conférèrent la richesse et Tinfliienee» elles furent recherchées par la cupidité et par l'ambition : de là des brigues et des scandales déplorables. Le changement introduit dans la nomination aux bénéfices ii*8vait donc pas tant d'inconvénients qu'on le prétendit alors. Néanmoins l'opinion publique s'en émut vivement, et Duprat encourut une grande impopularité.
Il fallait cependant que le concordat fût enregistré par le parlement; après de longs délais, il lui fut enfin présenté; il y souleva la plus vive opposition, et n'obtint l'enregis- Irement qu'avec beaucoup de peine. Le concordat n'était pas la seule mesure qui rendît nnprat si odieux. Il fallait de I argent à François I" pour ses guerres, fiour satisfaire h ses prodigalités. Son chancelier était rhargé d'y pourvoir. C'est lui, disait-on,
3ui a suggère de vendre les charges de juicature, de créer une nouvelle chambre de vingt conseillers (celle qui prit le nom de la Tournellc au parlement de Paris). On lui reprochait d'augmenter les tailles, d'établir de nouveaux impôts, sans attendre l'octroi des Etats, au mépris de Tancienno constitution du royaume. Il était tout-puissant.
François 1" et, quand ce prince était è la lAle de ses armées, Louise de Savoie» sa mère, chargée» sous le titre de régente, de Tadministration intérieure, abandoimaient eo chancelier la direction des affaires. Lors des lêtes du camp du Drap-d'Or^ et de t'en- Irevue de François 1" et de Henri VIII à Calais, Duprat lut chargé de négocier auprès de Wolsey, la médiation du roi d'Angleterre, pour mettre tin è la lutte engagée raire la maison de France et la maison u'Au- Iricbe Les deux ministres tirent jouer tous
les ressorts de la diplomatie; mais Henri VIII ne voulut point se prononcer, et les hostilités recommencèrent avec une nouvelle fureur, entre la France et les impériaux, en Flandre et en Italie. Ce fut è Duprat à chercher de l'argent : la confiscation des grands biens du connétable de Bourbon vint fort à propos. Et il parait que Duprat contribua autant que Louise de Sa voie, a jeter ce prince dans les bras des ennemis de \(i France. C'est surtout après le désastre de Pavie, en 1525, et pendant la détention de François I" à Madrid, q*ie le mécontentement public éclata contre le chancelier et Louise de Savoie. On leur attribuait tous les malheurs de la France. Ce déchaînement était dicté par la passion ; pendant celte espèce d'interrègne, la régente et le chancelier tinrent une conduite prudente, et dirigèrent avec habileté les négociations qui avaient pour objet la délivrance du royal captif. Aussi celui-ci, k son retour, anéantit une procédure que le parlement avait commencée contre le chancelier, comme étant la cause des maux quiaffligeoient l'Etat. Duprat, veuf depuis plusieurs années, avait embrassé Tétat ecclésiastique, et la faveur l'avait bientôt porté aux premières dignités de l'Egli.<ie. Il lut successivement évêque de Meaux, d'AIbi, de Valence, de Dié et de Gap, archevêque de Sens, abbé de Fleury et de Sainl-Bcnolt-sur-Loire. En 1527, il fut nommé cardinal par te Pape Clément VII, et, en 1530, son légat a tatere en France. Jusr|ue-lè il s'était montré indifférent aux affaires de religion; mais, dès qu'il fut légat, il remplit ses nouvelles fonctions avec un zèle excessif et provoqua toutes les mesures de rigueur qui furent prises contre les réformés. Dans un concile provincial ot!t il convoqua les évêques suffragants de sa métropole de Sens, il fit rendre plusieur!« décrets d'une sévérité qui lui a valu bien des critiques. Non content de la peine de mort qu'il avait fait porter contre le.s religionnaires, il voulut que les tortures fussent ajoutées à leur supplice. Lltalien Lorenzo Capelloni rapporte, dans ses Exemples poli» iiqueSf qu*après la mort de Clément VU, en lokiV, Duprat dilau roi qu'il lui serait facile de faire tomber le choix du condave^sur un de ses sujets, et au'il supplia ce prince de jeter les yeux sur lui, ajoutant que lion exaltation ne coûterait rien h la France, puisqu'il avait quatre cent mille écus pour les frais de l'élection. Ce récit parait |)eu vraisemblable; car, outre que Paul III fut élu vingt jours af»rès la mort de Clément VII, il n'est guère probable que Duprat, qui était Agé et impotent, songeât è sortir de sa maison. 11 était, ditoiu devenu si gros, qu*il fallut échancrer sa table pour faire place è son ventre. Au reste, les registres du par ement font foi qu*après la mort de ce cardinal, le président Poyet eut ordre d*allcr à Nantouillet, pour s'y faire donner cent mille écus au soleil, à titre de prêt. Le cardinal Duprat, devenu valétudinaire, s'était fait traus|K>rter à sQn cb&teaa de Nautouillet,
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où il mourut le 9 juillet 1535, <gé de 78 ans. Il ordonna que son corps fût ensofelt dans son église métropolitaine de Sens ; il y fut
f>orlé« et l'on remarqua qu'il y entrait pour a première fois. L'année même de sa mort, il avait fondé h THAlel-Dieu de Paris, un corps de logis destiné è recevoir des pauvres malades, et appelé la Malte du Légal jusqu'à l'incendie de cet édiUce en 1772. C'est à cette occasion que François 1" disait: « La salle du Légat est bien petite pour loger le grand nombre de pauvres qu'il a faits. » Les grands événemenis qui arrivèrent pendant son ministère, dans l'Etat et dans la reli* gion, soit par la prise et par la détention à Madrid du roi François I^ et des deux prio» ces, ses fils, soit par le sac de Rome et la détention du Pape Clément VU et des cardinaux, en 1527, soit par les nouveautés in* Iroduites dans la religion par Luther, Calvin et leurs sectateurs, soit enfin par le schisme d'Angleterre, en 1539. ont donné lieu au proverbe : H a aulanldC affaires que U légat.
Voici en quels termes Mézeray parle de la mort de Duprat : « Le 9 juillet de cette année 1535, Antoine Duprat, cardinal-archevêque de Sens, légat en France et chancelier, mourut d'une phthiriase ou maladie pédiculaire, en son château de Nantouillet, fort tourmenté des remords de sa conscience, comme ses soupirs et ses paroles le firent connaître, pour n'avoir point observé d'autres lois, lui qui était si grand jurisconsulte, que ses intérêts propres et la {tassion du souverain. C'est lui qui a ôté les élections des bénéfices et les privilèges à plusieurs églises, qui a introduit la vénalité des charges de judicature, qui a appris en France à faire toutes sortes d'impositions, qui a divisé l'intérêt du roi d'avec le bien public, qui a mis la discorde entre le conseil et le jf^rlement, et qui a établi celte maxime si fausse et si contraire à la liberté naturelle : « Qu'il n'est point de terre sans « seigneur. » On accuse aussi le chancelier Duprat d'avoir irrité Louise de Savoie contre le connétable de Bourbon, dans l'espérance de profiter d'une partie de la dépouille de ce prince. En effet, il en eut left baronieis de Thiern et de Thoury. [Yoy. lb Féron et GoDBFROT, Officieri de ta couronne ; — de Thou ; Histoire; Capblloni, 1. m ; — Frizor, Gattia purpuraia; — Aubbrt, Hist. des ear^^ dinaux;-- Saintb-Mibtub , Gattia Christ.; — J. TivBLLB, De episcop. Senon,; — Mabil- LAG, Hist. de Bourb.; — Mézerat, Uisi, de France: — Blanchard, Hist» des présidents de Paris et des maîtres des requêtes ; — Garimbert. Annales de France^ 1. ly; —Le P. AnsblmbJ
DUPUY (Imbbrt), né à Montpellier, mais appartenant h la famille Dupujr de Cahors, fut créé, en 1S37, par le Pape Jean XXII, son parent, cardinal du titre des Douze-Apôtres, et mourut le S6 mai 1348.
DUPUY (GÉRARD), né en Limousin, était très-jeune encore quand il se consacra k Dieu parmi les religieux Bénédictins de la congrégation de Clun/. — Il avait dans cet
ordre un frère, qui fut d'abonl ablié de Saioi- Florent, puis abbé de Marmoutier. Il lui succéda dans cette dernière abbaye, où il fli le plus grand bien, et manifesta le désir de faire le voyage de Rome pour y visiter les lieux saints. Le Pape Grégoire XI, qui était alors è Avignon, lui fit donner des lettn^s de recommandation, et, peu après, le déclara son vicaire général aans les gouvernements de Pérouse, de la dmpagne de Rome, et de (|uelques autres provinces voisines. L'intelligence et le zèle avec lesquels il remplit ces fonctions lui valurent le chapeau de cardinal qu'il reçut en 1375. Il sa trouva à l'élection d'Urbain VI, puis k celle de Cfément VU, en 1378, et mourut sous l'obéissance de ce dernier, è Avignon, la 14 février 1389. IVo^.. sur les deux précédents, Arnoul Wio^f, in Ligna vitœ; Thibrrt de Niem, De schismat., c. 2 ; — Villani, 1. x, c. 53 ; — BosQt'ET, in Notis ad vitam Joan^ nis XXII ; — Acbbrt. tlist. des cardinaux : — BalL'ze, Vitœ PiiparumAvenionensium ;-^Biê* loin de Tulle.)
DUPUY (Jacques) , né h Nice, dans les Etats sardes, le 9 février 1497, fut discipla de Pierre de Accottis, l'un des plus célèbres jurisconsultes de son temps. — Après lui avoir succédé dans ses emplois, et avoir été auditeur de Rote pendant quinze ans, il devint doyen de ce corps distingué. Le tribunal de la Rote, institué, par le Pape Jean XXII, pour juger des matières bénéficiâtes, est composé de onze docteurs ecclésiastiques, nommés auditeurs de Âote^ et pris dans les quatre nations d'Italie, de France, d'Bs» pagne et d'Allemagne. Jacoues Dupuy, de* venu archevêque de Bari, fut créé cardinal, en 1551, par le Pane iules IL II fut ensuite préfet de l'une et 1 autre signature, président de l'inquisition, protecteur du royaume de Pologne, de l'ordre des Carmes et de celui de Malte. Les talents du cardinal Dupuy la rendirent l'oracle delà cour de Rome ; on la consultait sur les grandes affaires. Il fut un des commissaires que le Pape Jules 111 institua pour confirmer, ou pour casser les aliénations, ou emphytéoses des biens ecclésiastiques, faites contre les formes prescrites par la bulle de Paul IL Nommé par Pie IV pour présider le concile de Trente, en remnlacement du cardinal Scripande, il mourut a Rome, pendant qu'il faisait ses préparatifs de dépar!, le lundi 26 avril 1563, dans la 69* année de sou A^e. Son corps fut enseveli dans l'église de Sainte- Marie de la Minerve, où Antoine Dupuy, son neveu, qui lui avait succédé À l'archevêché de Bari , fit graver l'épitaphe qu'on y voit. Le cardinal Dupuy avait composé plusieurs ouvrages, entre autres: Decisiones Rotœ ; De mutatione tnonetarum. (Voy. Jofprendi, HistoriaNiciensis; — Ughelli, italia sacra; — Ghilini, Theat. d'huoin. lelter. ; — Aubbrt, Hist. des cardinaux; -^Petrambllario.)
DURANTI DE DURANTIBUS naquit è Brescia en Lombardie, le 5 octobre 1507. — Après avoir achevé %qs éludes, il alla à Rome, où il fut camérier secret du Pape Paul III, qui