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loi donna révéché de Gassano» el» en IM^, le chapeaa de cardinal. Quelque temps après, il fut envoyé par ce Pontife, arec le caractère de légatt à Camerino, et ensuite en Ombrie. Enfin il fut pourvu de révôché de Brescia» Sà patrie, où il mourut le 15 mai 1558. (Foy. Ughelli, llalia iocra; — Aubbrt, £fistoire des cardinaux.)
DURAZZO(Etibnnb), d*une illustre famille de Gènes, arcnevèque de cette ville, fut créé, en 163i, par le Pape Urbain VIIl, prêtrecardinal du titre de Saint-Laurent m Panf, puis de Saint-Laurent in Lucina. Après avoir été légat de Ferrare, puis de Bologne, il laissa, dans sa patrie, dont il avait gouverné Téglise, pendant vingt-huit années, les témoignages honorables d'une vie exemplaire et d une modestie admirable. Il mourut le 11 juillet 1667.
DURAZZO (Mirgbl), neveu du précédent* Génois, fait cardinal, en 1686, par le Pape Innocent XI, fut chargé par ce Pontife des premières nonciatures, et de Tadminislration des plus célèbres églises, auxquelles il laissa assez de marques de ses bienfaits. Il fut encore honoré par Alexandre VIII des légations de Bologne et de tout l'Etat ecclésiastique. Il mourut dans son évèché de Faënza le 27 avril 1710, figé de 74 ans.
DURINI (Charlbs-Françoisj, Milanais, nonce en France, né le 20 janvier 1693, fut nommé cardinal» par le Pape Benott^XIV, le 26 novembre 1753.
DURINI (Anoe-Marib;, né h Milan en 1725, fut fnit cardinal en 1776, par Pie VI ; il mourut en 1796.
EA5T0N (Adam), né dans le comté d'Hertford, en Angleterre, sortait d'une famille très obscure. — Après avoir pris l'habit de religieux bénédictin dans le monastère de jNorwich, il fil do grands progrès dans les sciences divines et humaines, et fut trèsconsidéré de Richard II, roi d'Angleterre. Ce
[irinee lui fit obtenir l'évèché de Londres, et e chapeau do cardinal quTrbain VI lui donna en 1378. Depuis, Easton, ayant parlé trop librement des défauts du Pontife, fut arrêté arec six autres cardinaux; et il aurait été décapité, si le roi d'Angleterre n'était intervenu en sa faveur. Il mourut h Rome an 1396. Le cardinal Easton a fait quelques traductions de l'hébreu et du latin; il a trnduit notamment tout TA ncien Testament de rbébreu en latin. Il a fait aussi quelques ouvrages en langue hébraïque ; en latin il a écrit, DefensoriumEccteiiœ; De electione Fon^ iificist et quelques autres traités, qu'on peut voir dans Pitscus. {Voy. Thibrry de Niens, Deêchiim.j lib. i, c. ^1 et 57; —Pitscus et BiLOEUs, De scriploribus AngL : — Goowiif, Deepiscop. AngL ; — Aubbrt, Bist. des eard.; — On UPHRE ; — CiAcoMius ; — Spondb ; — Lblong, Bibliotheca sacra.)
ECCLESIA (Jean-Paul, ab) ou ECCLESIUS, né en 1521 a Torlone, dans le Milanais, d*une famille honorable, était encore en bas âge quand il perdit son père. — On l'envoya k Padouo pour y faire ses études. Il les fit avec succès, s'appliqua à la jurisprudence, et devint l'avocat le plus distingué de Milan. Il accompagna en Espagne Thomas Marin, pour plaider sa cause, et parla avec tant d'éloquence et de solidité à la fois, qu'il mérita les félicitations du roi et de tout le conseil. De retour dans sa patrie, il fut nommé sénateur de Milan, et ensuite préteur de Puvie. Il rendit la justice avec beaucoup d'intégrité, et une grande réputation de druilure. Devenu veuf, il fut envoyé par )os Milanais à Home auprès du Pape Pie Y, k Toccasion des différends qui eiistaient entre Charles Borroméo, archevêque de Milan, et les citoyens de cetle ville. Ce Pontife
voulut s'attacher un homme si remarquable. Il le fit d'abord protonotaire apostolique,
f>uis abbé de Saint-Pierre de Mulegio dans e diocèse deVerceil; enfin il le créa, en 1568, cardinal-prêtre du titre de Saint-Pancrace, dans sa seconde promotion de cardinaux. Jean-Paul ah Ecclesia mourut à Home en 1575, et fut inhumé dans l'église de Saint- Pancrace, oii l'on voit son épitaphe. Il avait fait quelques ouvrages de jurisprudence,
3ui n*ont pas été publiés. (Voy. EGBS^Purpura ocla^ tom. III, p. &5.)
ELCI (SciPioN d'), Siennoîs, évèque de Pienza, puis archevêque de Pise, créé en 1657, par le Pape Alexandre VU, prêtrecardinal du titre de Sainte-Sabine, légat d'Urbin, mourut en 1670.
ELCI. — Voy. Ubbrt.
EMERY (db Chalus), né à Chalus, petite ville du Limousin, était profondément versé dans la jurisprudence civile et canonique,
Sti'il avait étudiée sous Jean André, cébre jurisconsulte de Bologne. — Chanoine de Limoges en 1314, il fut, peu après, archidiacre dans Tégiise de Tours. Depuis, le Pape Jean XXII l'employa en dilférentes négociations. Il l'envoya en Italie, lui confia le gouvernement de ("errare, nuis celui de la Romagne, et, en 1322, lui oonna l'archevêché de Ravenne. En 1342, il fut élevé h l'évèché de Chartres, et enfin au cardinalat par le Pape Clément VI. Ce Pontife l'envoya, en qualité de légat, h Naples, pour y être tuteur de la jeune reine Jeanne I. Il en revint bientôt après, et mourut eu 1349. {Voy. Rubbus , Uisi. Ravenn.y I. vi; — Frizon, (iaHia purpurala; — Saintb-Marthb, Gallia Chri^ sliana; — Aubbrt, Hisi. des card.)
BNCXENWOERT (Guillaumb), originaire de Maastricht, était né à Mierlo, bourg du Brabant, près de Bois-le-Duc. — D'abord chanoine d'Anvers, il obtint ensuite la prévôté de Saint-Rombaud, à Malines, puis le doyenné de Saint-Jean-Baptiste à Bois- le* Duc Plustard, il fut prévôt de Saint-Sauveur à Utrecbt ; ce dernier bénéfice, il le dut au
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cAnlînal Adrien Florisz, depuis Saoverain Pontife sous le nom d^Adnen Vf, el qui s'en était démis en sa faveur. Quand l'ancien précepteur de Charles-0'"nt eut été élevé sur le Satnt-5i<&ge en 1522, il voulut avoir auprès de lui Knckenwoert, dont il connaissait les talents ; il le nomma dataire, c*est-h-dire chef de la cbancelleriet lui donna révêché de Torlose en Espagne, qu'il avait occupé lui-môme, et enfin treize jours avant sa mort, en septembre 1523, il lui conféra la pourpre romaine, avec le litre de cardinalprêtre des Saints Jean et Paul. Enckenwoert est le seul qu'Adrien VI ail honoré de cette dignité. Lors de la prise de Rome par les Impérinni en 1527, ils se saisirent de la personne de ce cardinal, et ne le rendirent k la liberté qu'après qu'il leur eut payé trente mille ducats pour sa rançon. En 1529, Clément VII, successeur d'Adrien, lui donna l'évèché dlllrechl , auquel avait renoncé Henri de Bavière. Le cardinal Enckenwoert prit possession de son siégo par procureur; mais, pendant cinq ansqu il en fut titulaire, il resta toujours à Rome, retenu par son grand Age : il avait constitué Jacques Uteliing pour administrer en son nom. Il mourut è Rome en juin 153^, Agé de 90 ans, ut fut enseveli dans Téglise des Allemmids. (Foy. Paul Jovb, Histoire : --^ G kiex^ Hi$t, ecelésiattiq. de$ Puys-Bn$; — Valèie André:, Bibi. Relg.; — Larochb-pozay, Nomencl.
cardinal. ; — Aubbht, lli$t de» card. ; — SAiiiTE-MARTaE, GaUia Christiana.)
ENRIQUEZ (Henri), Napolitain, nonce en Espagne, né le 30 novembre 1701, fut nomme cardinal le 26 novembre 1753 par BenoU IV, Pape de 17^0 à 1758.
ERARD DE LESIGNY, Français, èvêque d'Auxerre, cardinal-évôque de Pnlestrine, mort en 1277, fut le seul cardinal promu par Jean XXL Pape de 1276 à 1277.
ERBA ODESCALCO (Antoinb-I^arib), Milanais, oé en 1712, fut créé cardinal par Clément XIll en 1759, devint cardinal-diacre, et mourut en 1762.
ERCOLANI (Louis), né à Foligno en 1758, fut fait cardinal par Pie Vil en 1806. Il mourut en 1825.
ËRSKINE (Charles), d'origine écossaise, né h Rome en 174^3, fut fait cardinal, par Pie VII, en 1803.11 mourut en 1811.
ESCARS (Anne d*), cardinal de Givut, Gis de Jacques de Pérusse, seigneur d'Rscars, etc., et de sa seconde femme Françoise de Longvic, dame deGivry, appartenait à une famille considérable par sa noblesse et par ses alliances. — Né, le 29 mars 15M, à Paris, il j flt ses éludes, et ensuite prit l'habit de religieux de Sainl-Benolt, dans l'abbaje de Saint-Bénigne de Dijon, dont il fut abbé, ainsi que de Barbery, de Molesmes, de Poullières et de Champagne, dans le dio« cèse du Mans. Pendant un voyage qu'il flt à Rome, Pie V eut occasion de ^e connaître et de l'apprécier. Le zèle de d'Escars pour la religion ne pouvait manquer de le rendre odieux aux fauteurs dos nouvelles opinions;
ce même zèle le jeta dans le parti de la Ligue, dont quelQues politicjues adroits se servaient pour s'éievor ; mais la masse des li* gueurs (etd'Escars entre autres) n'avaient en vueque le bien de TEtal. D'Escars, évèquede Lisieux dès 1585, jouit peu de ses revenus pendant la guerre; il en faisait volontiers le sacrifice pour la Sainle-Dnion^ nom que Ton donnaitè la Ligue. Le zèle ardent qu'il avait déployé devait mériter les bonnes grfices de h cour de Rome ; au^si Clément Vil lui déféra-ti1 idpourpreen 1596.L'élévaliond'un ligueur* tel que I évèquede Lisieux, n'était pas faite pour satisfaire Henri IV. Mais ce prince magnanime n*eut pas plustèl connu le mérite du cardinal de Givry, qu'il l'honora de son estime et le combla des t<^nioignagesde sa bienveili«ince. Quoique ce prélat fût coadiuteur de Lnngres, il lui donna, en 1608, J'évôché de Metz, et le nomma comprotecteur de France. Le cardinal répondit par la reconnaissance è ces bontés. Le grand roi qui le connaissait à fond, disait un jour de lui : c C'est en vain qu'en voudrait persuader le cardinal de Givry, dans les occasions où il a la raison de son côté et oCli il défend la religion. » Il mourut en sa maison de Vie, le 19 avril 1612. Son corps fut porté dans son église do Metz, où Ton voyait son tombeau et sa statue dans la rhanelle de Saint- Mnximin. (Voy. Frizon. Gallia purpuraia:
— SAiNTb-MARTBE, GaiUn Chriatiana^ De epiitcopis Lexoviemibun et Metensibux; — d'Ossat, 1. Il, episi. 55 et 56: — Martin M SURISSE, Hist. dtê évéaues de Metz ) ;« Voici son éloge (Wir le Père Aiby [t6U] :
« Les honneurs, comme les ardent^, fuient ceux qui les suivent, el vont après ceux qui leur tournent le dos : le premier se trouve tous les jours vérifié en ceux qui, pour avoir plus d ambition que de mérile« courtisent la faveur des grands, et courent vainement après un bien volage grossi de vent et de fumée, qui dédaigne leurs poursuites et s'enfuit devant eux. De l'autre il y a autant d'exemples qu'il se trouve d'hommes de courage è vaincre les vanités du siècle, et à quitter par un généreux mépris ce que le monde, ou la fortune leur gardait dans le partage de ses faveurs, de qui les honneurs se rendent (pour dire ainsi) ambitieux, el vont chercher, jusque dans leur humble retraite, ceux qui les ont quittés par amour d'un bien plus solide, el sont sans eux devenus grands par leur mépris.
« El dans ce nombre je mots le cardinal de Givrv qui, étant issu de rilluslre et ancienne laujille d'Escars, des comtes de Limoges, et par sa mère appartenant è la trèsnoble maison de Longvic et de Givrj, alliée de sang aux princes d'Orléans, et (variant noovant sans reproche prétendre aux granus biens qui lui échéaient par naissance, et aux honneurs qui accoinpagni'nt les charges publiques que les hommes donnent, ou que la fortune distribue, quitta de son plein gré sa part de ces vaines prétentions, pour faire de la vertu la borne de son partaKuet l'omet de sa plus louableambiliou.
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1 II avait iïéjh bien étudié à Pai'is« et durant roccufNiUon do ses études promis la vertu qu'il montra tôt après , consacrant, par la profession de vie qu'il embrassa, les muses qni avaient formé son esprit et élevé HB première jeunesse. Il avait cru de se tirer ainsi du grand jour où il commençait è paraître, à Tobscurité où il voulait vivre inconnu, dans le monaslèrede Saint-Bénigne, è Diion. Mais comme il nV a point d*ombre capabfe de cacher ou d*obscurcir la vertu, et qu'elle a souvent de plus doux attraits dessous le voile qui la couvre, il fut bientôt recherché du commun consentement de ses frères, pour gouverner Tabbaye et pour pren<ire la charge, comme il fit, des principaux monastères de l'ordre, dans lesquelles fonctions il se comporta avec une conduite si sage et si mesurée, qu'il gagna toutes les affections, sans flaitar les vices: et ne mit Thonneur de son ministère qu'au prix de leur amendement et de ses bons exemples.
« Il fit un vovâge à Rome séant le Pape Pie V, à qui il fut fort asréable, et de qui il rrçut toutes sortes de témoignages d'affection et d'honneur, hors celui du chapeau qui lui fut prédit lui devoir arriver sous nn autre pontificat Cependant il fut nommé il Tévéche de Lisieux , dans lequel il servit fidèlement sans revenu, qui lui fut arrêté par le malheur des guerres civiles, comme îl l'avait accepté sans prétention : cherchant Dieu non pour le pain, mais pour sa parole, et s'étant bien persuadé qu'il était, non mercenaire, mais pasteur.
« La réputation de cette fidélité désintéressée, comme du zèle qu'il témoigna en quelques occasions è ta défense des droits vi de l'autorité du Saint-Siège, mut le Pape Clément Vlll, à le nommer cardinal, nonobstant qu'il fût bien informé que celte promotion serait moins agréable au roi Henri le Grand, à qui notre prélat, avec un grand nombre de bons Catholiques, avait opposé son zèle (durant le temps qu'il laissa douter la France de sa religion) pour arrêter la course de ce prince généreux, qui s'avançait par les armes et par ses grands mérites, où le Ciel et la nature rappelaient. Il prit par considération après son élection au cardinalat, le surnom de Givry, qu'il tenait de sa mère, et peu d'années après alla h Rome pour porter ses remercîments ft son bienfaiteur, de qui il reçut toutes sortes de caresses, avec le titre de cardinal de Sainte- Susanne .: il fut fait protecteur de Tordre de Clteaux et coadjuleur de son frère aîné, Charles d'Escars, évoque de Langres ; lais- . santtau reste, h son départ de celte cour, plus d'opinion de sa vertu qu'il n'en rcml^rta de faveur et d'honneur.
« Retourné qu'il fut en France, il redoubla ses soins et sa piété dans la province qui étîîil commise à sa charge, et comme il arrive d*ordioaire que la vertu décharge MB visage avec le temps, des taches et des ombrages que la passion d'autrui lui avait jetés dessus, le roi qui avait aupara-
DlCTIO?!.^. DBS CaEDIFIIUX.
vant eu de la peine à ajuster ses inclinatieps avec l'humeur de notre cardinal, commença h le goûter, et à faire étal de sa courageuse piété, de sa probité singulière et de sa prudence. Dont il l'envoya à Rome pour y résider en qualité de vice-protecteur de France, où il rendit de très-grands services è l'Eglise et à l'Etat, et fut comme l'agent de la paix et du repos de ce royaume. Or, quoiqu'il répandit au loin ses soins et les effets salutaires de sa pru«Jence,il se faisait encore sentir de près à tous ceux qui étaient spectateurs de l'ardeur de spn zèle et de la pureté de ses mœurs, qui prirent une si avantageuses opinion de lui, qu'à l'élection des Papes Léon XI et Paul V on ouït plusieurs fois le peuple crier hautement par la ville, que le conclave n'en j)ouvait choisir de plus digne que le cardinal de Givry, pour remplir le Siège de saint Pierre : chacun croyant qu'il méritait la plus haute dignité de l'Eglise, comme on jugeaitsa vertu digne de la plus haute estime.
« il succéda depuis au cardinal Charles de Lorraine en l'évéché de Metz, par les suffrages des chanoines de cette Eglise, conformément aux intentions du roi et aux
inelinationsdu Saint-Père, de laquelle charge il s'acquitta avec tant de louange, que les exemples de son gouvernement ont fourni ib la France ridée d'un parfait prélat. Il assemblait en consultation une ou deux fois chaque semaine, six prêtres des plus capables et pieux do son chapitre, quelques supérieurs de religion, et deux de ses domestiques, pour traiter des affaires spirituelles de son diocèse, et examiner ponctuellement les devoirs de sa profession. H s'appliqua d'un soin particulier à la réformation des monastères, et tâcha surtout de . faire uu bon clergé pour servir do miroir aui laïques, parmi lesquels il établit de louables coutumes, qui sont encore en quelque vigueur. Ce qui ne diminuait rien des assistances qu'il rendait pour l'instruction des dévoyés. Il eut soin do faire prêcher aux Juifs une fois la seuiaine les vérités chrétiennes, et combattre leurs erreurs obstinées. Il attaqua de résolution les libertins et les héri^tiques; et quoique sa bonté, sa facilité et SCS communications familières la rendissent aimablo à tout le monde, et k ceux mên^ qui différaient d'avec nous de créance et de religion, envers qui il témoignait des douceurs extrêmement complaisantes pour les convertir, aimant mieux les plier que les rompre, et les gagner que les dompter; k l'exemple de Tesprit de Dieu qui, étant toute lumière, surmonte les ténèbres, sans effort, et comme le soleil, sans enfoncer les fenêtres, éclaire dans les maisons : si est-ce que son zèle lui lit pratiquer aux occasions des voies sévères et des exemples de rigueur; comme quand il dta aux religionnaires un cimetière sacré qu'ils avaient envahi, et fit jeter h la voirie les corps qu'ils y avaient enterrés; montrant par effet qu'il n'y a souvent de sévérité plus , austère, que des humeurs douces, oomiDe
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